# Zone N du plan local d'urbanisme de Bonnard (89050) : ce que le règlement autorise Document en vigueur : 89050_PLU_20200702 (plan local d'urbanisme), approuvé le 02/07/2020, déposé au Géoportail de l'urbanisme. Chapitre N du règlement, 7 rubriques. ## Les 7 rubriques du règlement, mot pour mot Ce règlement suit la nomenclature postérieure à 2015, qui ne numérote pas les articles : ses règles sont rangées par rubrique, et une même rubrique peut répondre à plusieurs questions. ### Rubrique N 1 - Usages et affectations des sols interdits ou soumis à conditions (intitulé du document : N1 : DESTINATION DES CONSTRUCTIONS, USAGE DES SOLS ET NATURES D’ACTIVITES) Occupations et utilisations du sol Destination Sous-destination Exploitation agricole et forestière Habitation Commerce et activités de service Equipements d'intérêt collectif et services publics Autres activités des secteurs secondaire ou tertiaire Exploitation agricole Exploitation forestière Logement Hébergement Artisanat et commerce de détail Restauration Commerce de gros Activités de services où s’effectue l’accueil d’une clientèle Hébergement hôtelier et touristique Cinéma Locaux et bureaux accueillant du public des administrations publiques et assimilés Locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilés Etablissement d’enseignement, de santé et d’action sociale Salle d’art et de spectacles Equipements sportifs Autres équipements recevant du public Industrie Entrepôt Bureau Centre de congrès et d’exposition Interdite X X X X X X X X X X X X X X X Autorisée sous conditions X (1) X (1) X (2) X (3) X (3) Autorisée 1. Dans le tableau ci-dessus, les destinations identifiées par le (1), les constructions des exploitations agricoles et forestières sont autorisées dès lors qu’elles ne portent pas atteinte à la sauvegarde des espaces naturels, des corridors écologiques et des paysages. 2. Dans le tableau ci-dessus, la destination identifiée par le (2), seuls les extensions et constructions annexes des bâtiments d’habitation existants sont autorisées dès lors que ces extensions et annexes ne compromettent pas l’activité agricole ou la qualité paysagère du site. 3. Dans le tableau ci-dessus, les destinations identifiées par le (3) sont autorisés • dès lors qu'elles ne sont pas incompatibles avec l'exercice d'une activité agricole, pastorale ou forestière du terrain sur lequel elles sont implantées et qu'elles ne portent pas atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages, • à titre exceptionnel, lorsqu’ils ne peuvent être accueillis dans les espaces urbanisés, des ouvrages et installations nécessaires au service public ou d’intérêt collectif de niveau intercommunal liés notamment au traitement des déchets solides ou liquides, l’eau potable, ainsi qu’à la production d’énergie. 4. Lorsque, par son gabarit ou son implantation, une construction ou une installation existante n’est pas conforme aux prescriptions des articles de cette zone, l’autorisation d’urbanisme ne peut être accordée que pour des travaux qui ont pour objet d’améliorer la conformité de l’implantation ou du gabarit ou pour des travaux qui sont sans effet sur l’implantation ou le gabarit. 5. Tout projet de construction susceptible d’impacter directement ou indirectement plus de 1000 mètres carrés de surface de terrain en zone humide doit faire l’objet d’un inventaire des zones humides. Dans le cas où le projet impacterait plus de 1000 mètres carrés de terrain en zone humide, le porteur de projet devra être en possession d’une autorisation au titre de la police de l’eau avant le début des travaux. 6. Dans les zones inondables définies par les plans de prévention des risques d’inondation de l’Yonne et du Serein, les constructions et installations doivent être conformes aux prescriptions des règlements de ces documents. Usages et affectations des sols interdits 1. Le camping, les parcs résidentiels de loisirs, les habitations légères de loisirs, les résidences mobiles de loisirs et les caravanes au sens de l’article R111-31 du Code de l’urbanisme et suivant. 2. Les résidences démontables constituant l’habitat permanent de leur utilisateur et les résidences mobiles au sens de l’article 1er de la loi n°200-614 du 5 juillet 2000 relative à l’accueil et à l’habitat des gens du voyage. 3. Les dépôts générant des nuisances olfactives, visuelles ou de nature à compromettre l’environnement. 4. Les sous-sols enterré ou semi-enterré. 5. Les épaves de voitures. 6. Dans les Espaces Boisés Classés (EBC) figurant au plan de zonage, le changement d’affectation ou tout mode d’occupation du sol de nature à compromettre la conservation, la protection ou la création des boisements. ### Rubrique N 3 - Implantation des constructions (intitulé du document : Volumétrie et implantation des constructions) Cet article ne concerne pas les constructions et installations d’équipements d’intérêts collectifs et de services publics. a. Implantation des constructions par rapport aux voies Méthode de calcul : Le recul de la construction par rapport aux voies doit être calculé horizontalement entre tout point de la construction au point d’alignement des voies qui en est le plus rapproché. 1. Les constructions, hors exploitations agricoles et forestières, doivent être implantées avec un recul minimum de 4 mètres. 2. Les constructions des exploitations agricoles et forestières doivent être implantées avec un recul minimum de 10 mètres. b. Implantation des constructions par rapport aux limites séparatives Méthode de calcul : Le recul de la construction par rapport aux limites séparatives doit être calculé horizontalement entre tout point de la construction au point de la limite séparative qui en est le plus rapproché. 1. Les constructions doivent être implantées soit : • Sur une limite ; • Avec un recul minimum de 4 mètres. 2. Les annexes peuvent être implantées en limite séparative à condition qu’elles soient d’une hauteur inférieure à 4 mètres. c. Emprise au sol des constructions Méthode de calcul : L’emprise au sol des constructions correspond à la projection verticale du volume de la construction, tous débords et surplombs inclus. Les ornements tels que les éléments de modénature et les marquises sont exclus, ainsi que les débords de toiture lorsqu’ils ne sont pas soutenus par des poteaux ou des encorbellements. 1. L’emprise au sol cumulée des extensions des bâtiments d’habitation existants ne doit pas excéder 20 % de l’emprise au sol des constructions existantes, compté à partir de la date d’approbation du PLU. 2. Les annexes sont limitées à une seule, dans la limite de 25 mètres carrés, compté à partir de la date d’approbation du PLU. d. Hauteur des constructions Méthode de calcul : La hauteur des constructions doit être calculée verticalement du terrain naturel au point le plus haut de la construction (ne sont pas prises en compte les parties de construction énumérées ci-après : cheminées, ouvrages techniques et autres superstructures dépassant de la toiture : chaufferies, antennes, paratonnerres, gardecorps, capteurs solaires, etc.). En cas d’implantation sur un terrain en pente, le point de référence du terrain naturel est celui du schéma suivant : Point de référence ### Rubrique N 4 - Hauteur et volumétrie des constructions (intitulé du document : La hauteur des extensions ne peut dépasser la hauteur du bâtiment faisant l’objet de l’extension.) 2. La hauteur des annexes est limitée à 4 mètres, sans pouvoir dépasser la hauteur du bâtiment principal. ### Rubrique N 6 - Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère Cet article ne concerne pas les constructions et installations d’équipements d’intérêts collectifs et de services publics. a. Qualité environnementale des constructions 1. Les prélèvements en nappe à usage géothermique doivent comprendre un doublet de forages avec réinjection de l’eau dans le même horizon aquifère que celui dans lequel est effectué le prélèvement. 2. Les constructions, travaux, installations et aménagements doivent être raccordés aux réseaux d’énergie existants à proximité du site d’implantation. b. Aspects extérieurs des constructions 1. Les constructions doivent respecter les dispositions inscrites en zone UB (Section UB2 – Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère – b.) Traitement environnementale et paysager des espaces non bâtis et abords des constructions a. Qualité paysagère 1. Doivent être non visible de la voie publique (possibilité de les dissimuler par des plantations à feuillage persistant) : les climatiseurs, les citernes, les antennes paraboliques, les aires de stockages de poubelles et de matériaux à ciel ouvert, les composteurs. 2. Les récupérateurs d’eau doivent être en harmonie avec la construction ou dissimulés de la voie publique par des plantations à feuillage persistant. 3. Les inscriptions et les enseignes publicitaires sont interdites, exception faite des activités économiques présentes sur le territoire de la commune. 4. Les berges des cours d’eau, les étangs, les mares et les mouillères identifiées au plan de zonage au titre de l’article L151-23 du Code de l’urbanisme doivent être maintenues et toute intervention sur ces éléments doit faire l’objet d’une déclaration préalable en mairie. 5. Les travaux effectués sur les constructions identifiés au plan de zonage au titre de l’article L151-19 du Code de l’urbanisme doivent être réalisés de manière à éviter toute dénaturation des caractéristiques leur conférant un intérêt. b. Espaces libres et plantations 1. Les arbres de haut jet ne doivent pas : • Excéder une hauteur maximale de 10 mètres, • Être implantés à moins de 10 mètres des limites séparatives. 10 m 10 m ### Rubrique N 8 - Stationnement 1. Le stationnement des véhicules doit être assuré en dehors des voies ouvertes à la circulation automobile. 2. Les aires de stationnement doivent permettre de répondre aux besoins des constructions à édifier. Des dispositions doivent être prises pour réserver les dégagements nécessaires aux manœuvres. 3. La mutualisation des surfaces de stationnement entre plusieurs opérations d’aménagement doit être recherchée en priorité. 4. Une place de stationnement pour véhicule motorisé doit présenter des dimensions minimales de 5 mètres de long et 2,5 mètres de large. 5. Les places de stationnement doivent, si possible, être non imperméabilisées. ### Rubrique N 9 - Desserte par les voies publiques ou privées a. Accès 1. Pour être constructible, une unité foncière doit avoir accès à une voie publique ou privée ouverte à la circulation automobile ou à défaut, une servitude de passage suffisante instituée par acte authentique ou par voie judiciaire conforme aux prescriptions ci-dessous. 2. Un accès peut être refusé s’il présente un risque (sécurité) ou une gêne pour les usagers des voies publiques ou pour celles des personnes utilisant l’accès. Cette sécurité est apprécié compte tenu, notamment, de la position des accès, de leur configuration ainsi que de la nature et de l’intensité du trafic. 3. Les éléments naturels plantés (haie vive en clôture, arbre…) peuvent être interdits, coupés ou élagués s’ils présentent un risque ou une gêne pour les usagers des voies publiques ou pour celles des personnes utilisant l’accès. b. Voies 1. Les caractéristiques des voies publiques et privées ouvertes à la circulation automobile doivent permettre de satisfaire aux règles minimales de défense contre l’incendie, de protection civile, de ramassage des ordures ménagères, d’accessibilité aux personnes handicapées suivant les normes en vigueur et aux besoins des constructions et installations à édifier. 2. Les voies en impasse ouvertes à la circulation automobile doivent être aménagées de façon à permettre aux véhicules de faire un demi-tour suivant les normes en vigueur. 3. Les voies ouvertes à la circulation automobile doivent avoir une largeur minimale de 4 mètres. ### Rubrique N 10 - Desserte par les réseaux 1. Les raccordements eau-assainissement doivent être effectués conformément aux dispositions du règlement sanitaire départemental et des règlements d’eau et d’assainissement des organismes compétents. 2. La conformité des branchements est obligatoire et sera vérifiée au titre de l’autorisation correspondante. 3. Les dispositifs seront mis en œuvre (étude de perméabilité, dimensionnement, installation) sous la responsabilité des bénéficiaires des permis et des propriétaires des immeubles qui devront s’assurer de leur bon fonctionnement permanent. a. Alimentation en eau potable 1. Toute construction ou installation nécessitant une alimentation en eau destinée à la consommation humaine doit être raccordée au réseau public de distribution. 2. Après déclaration en mairie, l’alimentation assurée par prélèvement, puits ou forage, apte à fournir de l’eau ne peut être autorisée que pour un arrosage des espaces verts. Une utilisation domestique est interdite (douche, lave-linge, alimentation des toilettes...). 3. En cas d’usage simultané d’un réseau privé et du réseau public de distribution, les deux réseaux doivent être séparés physiquement et clairement identifiés. 4. Une protection adaptée aux risques de retour d’eau doit être mise en place au plus près des sources de risque. b. Assainissement eaux usées 1. Le branchement à un réseau collectif d’assainissement de caractéristiques appropriées est obligatoire pour toute construction ou installation engendrant des eaux usées. Toutefois, en l’absence de réseau collectif d’assainissement, toutes les eaux usées doivent être dirigées sur des dispositifs d’assainissement non collectifs, conformes aux normes et règlements en vigueur. 2. Toute évacuation des eaux usées non traitées dans le milieu naturel est interdite. 3. Les eaux de vidange et de filtration des bassins de natation et de baignade doivent être évacuées après neutralisation du désinfectant. c. Gestion des eaux pluviales 1. Les eaux de pluie doivent être utilisées, infiltrées, régulées ou traitées suivant le cas par tous dispositifs appropriés (puits d’infiltration, drains, fossés, noues, bassins…) sur l’unité foncière ou elles sont récoltées. Dans le cas où l’infiltration du fait de la nature du sol ou de la configuration de l’aménagement nécessiterait des travaux disproportionnés, les eaux de pluie seront stockées avant rejet à débit régulé dans le milieu naturel. Le stockage et les ouvrages de régulation seront dimensionnés de façon à limiter le débit de pointe ruisselé d’une pluie de retour 20 ans et d’une durée de 12h (soit 50 mm), à au plus 1,2l/s/ha de terrain aménagé. 2. Tout dispositif d’utilisation, à des fins domestiques (alimentation des toilettes, le lavage des sols et le lavage du linge), d’eau de pluie à l’intérieur d’un bâtiment alimenté par un réseau, public ou privé, d’eau destinée à la consommation humaine doit préalablement faire l’objet d’une déclaration auprès du service gestionnaire d’assainissement ou par la mairie. 3. Afin de respecter les critères d’admissibilité dans le milieu naturel, certaines eaux de pluie peuvent être amenées à subir un prétraitement avant rejet. d. Desserte téléphonique, électrique et télédistribution 1. Le raccordement des constructions aux réseaux concessionnaires doit être réalisé en souterrain jusqu’à la limite du domaine public en un point à déterminer avec le service gestionnaire du réseau. PLU Bonnard : règlement 70 Annexe 1 : LEXIQUE EPAVE DE VOITURE Véhicule non identifiable dont tout laisse à penser qu’il est abandonné ou qui ne peut plus être utilisé pour sa destination d’origine (absence de plaque d’immatriculation, de roues, de portières, de moteur, de tableau de bord, etc.). Les véhicules épaves sont assimilés à des déchets. Ils ne correspondent plus à la définition d’un véhicule au sens du code de la route et sont voués à la destruction. ANNEXE Les annexes sont liées par l’usage à une construction, par exemple à l’usage d’habitation (garages, abris de jardins, dépendances, piscines, abri à bois, etc.) A la différence d’une extension, une annexe ne permet pas de communiquer (porte) avec la construction principale. Ainsi, une annexe peut être isolée (cabanon, abri de jardin…) ou accolée (garage sans porte communicante, appentis…). EXTENSION Les extensions sont liées par l’usage à une construction, par exemple à l’usage d’habitation (garages, véranda, chambre, etc.) A la différence d’une annexe, une extension est accolée au bâtiment principal et dispose d’un moyen de communication entre les deux constructions (porte). --- Lecture automatique d'un document public. Elle ne remplace pas le certificat d'urbanisme delivre par la mairie. Source : Géoportail de l'urbanisme (IGN, ministère chargé de l'urbanisme), Licence Ouverte 2.0, document 89050_PLU_20200702. Page : https://edifiable.fr/plu/bonnard-89050/n La commune : https://edifiable.fr/plu/bonnard-89050.md En JSON : https://edifiable.fr/api/plan/89050/zone/n