# Zone AM du plan local d'urbanisme intercommunal de Créteil (94028) : ce que le règlement autorise Document en vigueur : 200058006_PLUi_20260226 (plan local d'urbanisme intercommunal), approuvé le 26/02/2026, déposé au Géoportail de l'urbanisme. Chapitre AM du règlement, 2 rubriques. ## Les 2 rubriques du règlement, mot pour mot Ce règlement suit la nomenclature postérieure à 2015, qui ne numérote pas les articles : ses règles sont rangées par rubrique, et une même rubrique peut répondre à plusieurs questions. ### Rubrique AM 3 - Implantation des constructions (intitulé du document : BIEN CHOISIR LE LIEU D’IMPLANTATION) Plusieurs règles sont à suivre pour le développement optimum de la prairie fleurie : le site doit être ensoleillé, protégé des vents dominants et bien évidemment du piétinement ! Le sol doit être pauvre en matière organique, car un excès d’éléments nutritifs favorise les graminées, au détriment des plantes à croissance plus lente. LE GAZON, AVEC MODÉRATION ! Dans les espaces publics comme privés, le gazon nous offre de formidables espaces récréatifs. Mais doit-il pour autant prendre toute la place ? N’est-il pas préférable de le réserver à certains espaces situés en périphérie directe des bâtiments? Par ailleurs, le gazon est d’autant plus intéressant sur le plan paysager, lorsqu’il côtoie des espaces de végétation plus élevée, créant des lignes ou des courbes et de belles perspectives. Enfin, pour qu’il ne s’apparente pas à un « désert biologique », laissons-le s’habiller de pâquerettes, de trèfles ou autres renoncules ! VARIONS LES PLAISIRS Des espèces sauvages peuvent tout à fait prendre place aux pieds de plantes cultivées, comme les Tulipes ou les Roses. Certains mariages sont très heureux, lorsque l’on joue sur la complémentarité des couleurs. De plus, les plantes indigènes maintiennent l’humidité et peuvent être répulsives pour certains parasites. Ainsi, le Bugle rampant, la Véronique petit-chêne ou le Lotier corniculé peuvent « habiller » les massifs de plantes à bulbes, pour y créer de très beaux contrastes. Bugle rampant PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCE 39 ### Rubrique AM 4 - Hauteur et volumétrie des constructions (intitulé du document : HAUTEUR) TYPE VÉGÉTATIF FLORAISON COULEUR FLEURS Alnus glutinosa Aulne glutineux 18-30 m Angelica sylvestris Angélique sauvage 3m Bidens tripartita Bident trifolié 20-50 cm Caltha palustris Populage des marais 20-40 cm Cardamine pratensis Cardamine des prés 20-40 cm Carex acutiformis Laîche des marais 40-100 cm Carex hirta Carex pendula Ceratophyllum demersum Cirsium palustre Laîche hérissée Laîche à épis pendants Cornifle immergé 20-80 cm 1m 50-90 cm Cirse des marais 50-100 cm Eleocharis palustris Scirpe des marais 20-60 cm Epilobium hirsutum Epilobe hérissée 1m Equisetum palustre Prêle des marais 25-60 cm Eupatorium cannabinum Eupatoire chanvrine 60-120 cm Filipendula ulmaria Reine des prés 1m Heracleum sphondylium Berce sphondyle 1m Iris pseudacorus Iris des marais 40-100 cm Juncus conglomeratus Jonc aggloméré 40-80 cm Juncus effusus Jonc épars 40-80 cm février-avril juilletseptembre juilletseptembre mars-juin avril-juin avril-juin mai-juillet mai-juillet juinseptembre juilletseptembre mai-août juinseptembre maiseptembre JuilletSeptembre juin-août juinseptembre avril-juillet juin-août juinseptembre 30 PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCE LÉGENDE À L’ARRIÈRE DU RABAT EN DERNIÈRE DE COUVERTURE #2 OFFRE EN NECTAR ET/OU POLLEN MODE DE POLLINISATION MODE DE DISPERSION DES SEMENCES HUMIDITÉ DU SOL LUMIÈRE NITROPHILIE PH PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCE 31 #2 PLANTONS LES PIEDS DANS L’EAU NOM SCIENTIFIQUE NOM VERNACULAIRE HAUTEUR TYPE VÉGÉTATIF FLORAISON COULEUR FLEURS Juncus inflexus Jonc glauque 40-80 cm Lotus pedunculatus Lotus des marais 30-80 cm Lychnis flos-cuculi Œil-de-perdrix 30-90 cm Lycopus europaeus Lycope d'Europe 30-100 cm Lysimachia nummularia Lysimaque nummulaire 10-60 cm Lysimachia vulgaris Lysimaque commune 50-100 cm Lythrum salicaria Salicaire 50-100 cm Mentha aquatica Menthe aquatique 35-80 cm Mentha arvensis Menthe des champs 10-60 cm Mentha suaveolens Myriophyllum spicatum Menthe à feuilles rondes Myriophylle en épis 10-80 cm 2-3 m Najas marina Naïade majeure 10-200 cm Nuphar lutea Nénuphar jaune 50-90 cm Persicaria amphibia Persicaire flottante 30-100 cm Phalaris arundinacea Baldingère faux-roseau 80-150 cm Phragmites australis Roseau 3-5 m Potamogeton crispus Potamot crépu 30-200 cm Potamogeton natans Potamot nageant 100 cm Potamogeton nodosus Potamot noueux 50-200 cm juin-août juinseptembre mai-août juilletseptembre juin-août juin-août juinseptembre juilletseptembre juilletoctobre juilletseptembre juin-août juin-août juinseptembre juinseptembre mai-juillet juilletseptembre juinseptembre juinseptembre juinseptembre 32 PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCE #2 OFFRE EN NECTAR ET/OU POLLEN MODE DE POLLINISATION MODE DE DISPERSION DES SEMENCES HUMIDITÉ DU SOL LUMIÈRE NITROPHILIE PH PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCE 33 #2 PLANTONS LES PIEDS DANS L’EAU NOM SCIENTIFIQUE NOM VERNACULAIRE HAUTEUR TYPE VÉGÉTATIF FLORAISON COULEUR FLEURS Pulicaria dysenterica Pulicaire dysentérique Ranunculus sceleratus Renoncule scélérate Sagittaria sagittifolia1 Sagittaire à feuilles en cœur 30-60 cm 8-80 cm 40-80 cm Salix alba Saule blanc 6-25 m juilletseptembre avrilseptembre mai-août avril-mai Salix viminalis Osier des vanniers 3-10 m Saponaria officinalis2 Saponaire 30-80 cm Scrophularia auriculata Scutellaria galericulata Scrofulaire aquatique 1-2 m Scutellaire casquée 2-100 cm Solanum dulcamara Douce amère 1-2 m Sparganium erectum Rubanier dressé 50-100 cm Stachys palustris Epiaire des marais 40-100 cm Succisa pratensis Succise des prés 30-100 cm Symphytum officinale Grande Consoude 40-100 cm mars-avril juinseptembre juinseptembre juinseptembre juinseptembre Juilletseptembre juinseptembre juilletoctobre mai-juillet Thalictrum flavum Typha angustifolia Typha latifolia Pigamon jaune Massette à feuilles étroites Massette à larges feuilles 100 cm 1-2 m 1-2 m juin-août juin-août juin-août 1. Nombreuses variétés horticoles 2. Nombreux cultivars* 34 PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCE #2 OFFRE EN NECTAR ET/OU POLLEN MODE DE POLLINISATION MODE DE DISPERSION DES SEMENCES HUMIDITÉ DU SOL LUMIÈRE NITROPHILIE PH PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCE 35 Campanula rapunculus FLEURISSONS NOS PELOUSES PAS SI FOLLES LES HERBES ! Un espace de pelouse épargné par la tondeuse peut devenir une magnifique prairie riche en fleurs sauvages. Au besoin, l’étrépage (technique qui consiste à décaisser le sol sur quelques centimètres) suffit à la banque de graines du sol pour s’exprimer. PRAIRIES FLEURIES : ATTENTION AUX MÉLANGES ! De nombreux mélanges de semences vendus dans le commerce sont composés d’une dizaine d’espèces qui favorisent fortement l’abeille domestique, qui n’est pourtant pas l’acteur unique de la pollinisation. Pour des zones où la diversité végétale est faible et présente un intérêt « moindre », un réensemencement (ou sur-semis) permettra d’améliorer la richesse floristique. Les plantes sauvages indigènes* sont très attractives pour les papillons, les abeilles et certains coléoptères. Leurs feuilles, leurs tiges ou bien encore leurs racines nourrissent chenilles, criquets ou sauterelles. Cetonia aurata © Saitis-Observateur / SPIPOLL PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCE 37 Les abeilles solitaires, les papillons, les syrphes ou les coléoptères, comme les longicornes ou la Cétoine dorée sont d’excellents pollinisateurs, qu’il convient de préserver, en leur offrant des sources de nourriture variées. Il est donc nécessaire de choisir des mélanges composés d’une grande diversité d’espèces. En effet, les papillons peuvent être les pollinisateurs exclusifs de certaines plantes, qui dépendent donc entièrement d’eux pour se reproduire (ex: Chèvrefeuille, Valériane, etc.). C’EST LE POMPON ! Les fleurs exotiques* (Zinnia, Pavot de Californie, etc.) et les variétés horticoles à fleurs doubles, (hybrides souvent stériles), sont sans intérêt, voire nuisibles aux pollinisateurs. Les étamines des variétés horticoles ont été transformées en pétales, afin de donner plus de « volume » à la fleur. Ces dernières utilisent alors toute leur énergie à fabriquer une grande corolle et ne produisent que peu ou pas de pollen et de nectar. Les plantes exotiques*, elles aussi, offrent peu de nourriture et aucun gîte pour les insectes locaux. S’ÉLOIGNER DU « TAPE À L’ŒIL » L’objectif d’une prairie favorable aux pollinisateurs n’est pas un fleurissement spectaculaire, comme il est possible d’en voir dans certains catalogues. L’idée est bien de faire alliance avec la nature et non de la contraindre ou de s’opposer à elle. Passée la première année où les annuelles aux couleurs vives sont prédominantes, le mélange s’adapte aux conditions spécifiques du lieu. Des espèces s’accommodent mieux que d’autres et certaines disparaissent. Notre œil doit alors réapprendre à admirer des espèces qui nous semblent « banales », mais sont en réalité de véritables trésors (pour peu que l’on prenne le temps de les observer). LAISSONS S’EXPRIMER LA NATURE, SANS EXCEPTION ! Nous devons aussi accepter le retour des mal-aimées comme la Ronce ou l’Ortie, qui sont à tort déconsidérées, voire systématiquement désherbées. Leur présence est pourtant essentielle au cycle de vie de nombreuses espèces. 38 PLANTONS LOCAL EN ÎLE-DE-FRANCE --- Lecture automatique d'un document public. Elle ne remplace pas le certificat d'urbanisme delivre par la mairie. Source : Géoportail de l'urbanisme (IGN, ministère chargé de l'urbanisme), Licence Ouverte 2.0, document 200058006_PLUi_20260226. Page : https://edifiable.fr/plu/creteil-94028/am La commune : https://edifiable.fr/plu/creteil-94028.md En JSON : https://edifiable.fr/api/plan/94028/zone/am