# Zone N du plan local d'urbanisme de Gellin (25263) : ce que le règlement autorise La zone N couvre les secteurs naturels et forestier de la commune, à protéger en tant que tels. Elle comprend notamment la majorité des boisements, des milieux naturels ouverts remarquables, des milieux humides… La zone N est concernée par le PPRI. Pour les parties de zone concernées, repérées par des hachures dans les plans de zonage, on se réfèrera au règlement du PPRI joint en annexe du présent règlement. Les zones humides sont repérées sur les plans de zonage par une trame spécifique en application de l’article L15123 du code de l’urbanisme. Certains secteurs sont soumis à des risques naturels (glissement de terrain, effondrement….). Ils sont repérées sur les plans de zonage en application du (b) de l'article R123-11 du code de l'urbanisme (dans sa version au 31/12/2015). En fonction de la nature du risque et de son intensité, des recommandations spécifiques existent, elles sont annexées au présent règlement. Document en vigueur : 25263_PLU_20170223 (plan local d'urbanisme), approuvé le 23/02/2017, déposé au Géoportail de l'urbanisme. Chapitre N du règlement, 2 articles. ## Les 2 articles du règlement, mot pour mot ### Article N 1 - Occupations et utilisations du sol interdites  Toutes les constructions et installations, autres que celles admises sous condition à l’article N-2 sont interdites ;  Le comblement / remblaiement des dolines est interdit. ### Article N 2 - Occupations et utilisations du sol soumises à conditions (intitulé du document : occupations et utilisations du sol soumises à des conditions particulières) Sont admis sous conditions :  les équipements collectifs et les constructions et installations nécessaires au fonctionnement des services publics notamment ceux nécessaires à l’aménagement du territoire, compatibles avec la protection des forêts et des milieux naturels, (ex : voirie et ouvrages liés, captage, traitement et distribution d'eau potable, infrastructure de transport d'électricité, production d’énergie renouvelable …)  Dans les zones humides repérées sur les plans de zonage au titre de l’article L151-23 et du (h) de l’article R123-11 du code de l’urbanisme tout occupation et utilisation du sol est interdite à l’exception des équipements collectifs d’infrastructure et les installations et ouvrages nécessaires au fonctionnement des services publics lorsque leur localisation répond à une nécessité technique impérative. Toute atteinte à la zone humide devra faire l’objet de compensations conformes aux règles en vigueur (en application du SDAGE). Les travaux de restauration écologiques de ces milieux sont autorisés. Section II – conditions de l’occupation du sol Articles N3 à N15 : il sera fait application des articles A-3 à A-15 ANNEXES L’INSERTION DES BATIMENTS AGRICOLES DANS L’ENVIRONNEMENT Composer avec le paysage et l’environnement du site Chaque lieu révèle un paysage unique avec des caractéristiques particulières. Les bâtiments agricoles doivent s’enraciner dans leur paysage, qu’ils s’implantent dans le village, à proximité de celui-ci ou bien encore en rase campagne. Pour choisir le terrain d’implantation du bâtiment, différents critères paysagers seront à prendre en compte :  La topographie des lieux. Un terrain accidenté est souvent beaucoup plus contraignant qu’un terrain plat. D’une façon générale, éviter les terrassements et essayer de retrouver des talutages proches de la pente du terrain naturel. Dans cet objectif, les longs bâtiments seront implantés parallèlement aux courbes de niveau. Autant que possible le dénivelé du terrain sera mis à profit dans la construction. Mise à profit du dénivelé dans la construction  La végétation existante (forêts, haies, bosquets, arbres isolés...). Elle est utile aussi bien comme protection que comme éléments favorisant l’insertion du bâtiment.  Les vues lointaines et rapprochées sur le site. En zone très exposée à la vue, l’intégration du bâtiment devra être irréprochable.  L’orientation du terrain. Se protéger au mieux des vents dominants tout en profitant d’une ventilation naturelle optimale. Rechercher un ensoleillement maximal l’hiver.  Le bâti existant. Construire dans la continuité du bâti existant, respecter l’orientation des faîtages, les volumes et les couleurs des constructions en place.  La présence des réseaux (chemins, routes, eau, électricité). La présence de tous les réseaux à proximité du site évitera de coûteux travaux de viabilisation. Quand cela est possible, enterrer les lignes aériennes.  Les ambiances. Les couleurs, formes et textures du bâtiment devront se rapprocher le plus possible de celles du paysage local (teintes dominantes sur toute l’année comme par exemple le vert clair des pâturages ou le vert foncé des forêts). Concevoir un bâtiment fonctionnel, esthétique et économique Volumétrie  Utiliser des volumes réduits, bas et fractionnés (de façon à briser l’effet de masse).  Éviter les formes trop complexes et privilégier celles plus simples, aux proportions harmonieuses. Percements et ouvertures  Un percement sert non seulement à faire entrer de la lumière mais aussi à cadrer des vues. Les percements rythment les façades, les équilibrent, accentuent des effets de barres ou créent des impressions de verticalité. Pour toutes ces raisons, le percement doit se composer avec l’ensemble du bâtiment. Toitures  Elles sont souvent les parties les plus visibles du bâtiment et se doivent donc d’être discrètes.  Opter pour une toiture dont la couleur fait référence aux tuiles à proximité des villages. En site isolé, une toiture végétalisée ou de couleur sombre (mate ou satinée) s’harmonisera avec l’environnement végétal.  Éviter de mettre des translucides (transparents) en toiture. Le cas échéant, veiller à une disposition esthétique de ces derniers : pas de saupoudrage mais une disposition en bande horizontale continue. Matériaux de façades Autant que possible, utiliser des matériaux constructifs en référence au patrimoine agricole local :  en soubassements : le bois empilé, le béton brut teinté (si finition soignée), la brique ou le parpaing soit enduits à la chaux, soit recouverts de bardage.  en bardage : le bois (avantages thermiques, acoustiques, écologiques) ou l’acier thermolaqué de couleur sombre) Le bois peut être posé de différentes manières (à l’horizontal, à la verticale, à claire-voie…). En extérieur, il doit être utilisé brut dans un choix d’essences imputrescibles (mélèze, châtaignier, chêne, douglas ou robinier …), ou traité classe 3 (traitement fongicide et insecticide).  en menuiseries et huisseries : le bois, le métal (acier ou aluminium) le PVC de couleur foncée ou le mixte bois/PVC (notamment pour les laiteries). JURA HABITAT PLU Volume simple Proportions harmonieuses Translucides bien disposés Bois posé à claire voie Utilisation de l’acier Soigner les abords de l’ensemble des bâtiments Le traitement des abords nécessite de réfléchir à un plan d’ensemble, intégrant toutes les composantes du site de l’exploitation. Les chemins et les accès  Optimiser les circulations extérieures : éviter les circulations inutiles et/ou redondantes.  Adapter les caractéristiques des circulations à leurs contraintes d’usage : largeurs, type de revêtements, plantations d’accompagnement seront différents selon leur vocation (chemin d’accès à la laiterie, accès des bêtes aux pâturages.  Limiter au maximum l’imperméabilisation des surfaces circulées.  Les chemins suivront le relief du terrain naturel et seront éventuellement accompagnés de plantations. Les plantations  Conserver au maximum la végétation existante.  Pour toutes nouvelles plantations, utiliser des essences de plantes locales en reprenant la structure végétale du paysage local si elle est intéressante : haies, bosquets, arbres isolés, alignements, vergers, bandes enherbées le long des bâtiments....  Le végétal doit servir d’écrin à la construction et ne dissimuler que les éléments disgracieux (stockage extérieur de fumier, fosse...). Les terrassements  Retrouver autant que possible les pentes du terrain naturel. Quand les talutages sont trop forts, utiliser des murs de soutènement de matériaux identiques aux bâtiments.  Enherber les talus et les surfaces terrassées dans l’année qui suit la construction. Les équipements annexes  Toutes les constructions envisagées (stockage fourrage, fumière couverte, hangar matériel, silos, fosse à lisier...) doivent être prises en compte dans une réflexion globale. Leur positionnement, leur couleur, leur forme seront cohérents et formeront une unité avec le bâtiment principal. Pour les silos à grains : procéder à leur intégration en les plaçant à l’intérieur du bâtiment ou en les peignant dans des couleurs se rapprochant des bâtiments auxquels ils s’accolent. PRISE EN COMPTE DES RISQUES NATURELS – RECOMMANDATIONS EN FONCTION DE LA NATURE ET DE L’INTENSITE DU RISQUE. Risque de glissement Risque / présence d’indices karstiques Retrait gonflement des argiles REGLEMENT DU PPRI --- Seul le certificat d'urbanisme délivré par la mairie engage la commune sur ces règles. Source : Géoportail de l'urbanisme (IGN, ministère chargé de l'urbanisme), Licence Ouverte 2.0, document 25263_PLU_20170223. Page : https://edifiable.fr/plu/gellin-25263/n La commune : https://edifiable.fr/plu/gellin-25263.md En JSON : https://edifiable.fr/api/plan/25263/zone/n