# Zone N du plan local d'urbanisme intercommunal de Monferran-Savès (32268) : ce que le règlement autorise Document en vigueur : 200023620_PLUi_20250304 (plan local d'urbanisme intercommunal), approuvé le 04/03/2025, déposé au Géoportail de l'urbanisme. Chapitre N du règlement, 7 rubriques. Secteurs du plan de zonage rattachés à ce chapitre : Nce. Leurs règles sont celles du chapitre, avec les valeurs propres au secteur. ## Les 7 rubriques du règlement, mot pour mot Ce règlement suit la nomenclature postérieure à 2015, qui ne numérote pas les articles : ses règles sont rangées par rubrique, et une même rubrique peut répondre à plusieurs questions. ### Rubrique N 1 - Usages et affectations des sols interdits ou soumis à conditions (intitulé du document : A – DESTINATION DES CONSTRUCTIONS, USAGE DES SOLS ET NATURE DES ACTIVITES) A.1 – DESTINATIONS DES CONSTRUCTIONS ET USAGES DES SOLS INTERDITS Toutes les occupations et utilisations du sol à l’exception de celles mentionnées à l’article A2 ci-dessous. A.2 – DESTINATIONS DES CONSTRUCTIONS ET USAGES DES SOLS SOUMISES A DES CONDITIONS PARTICULIERES ❖ Ensemble de la zone naturelle : Sont autorisées les constructions suivantes dès lors qu'elles ne sont pas incompatibles avec l'exercice d'une activité agricole, pastorale ou forestière du terrain sur lequel elles sont implantées et qu'elles ne portent pas atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages : - Les constructions et installations nécessaires à des équipements collectifs ; - Le changement de destination des bâtiments repérés sur le règlement graphique à condition de ne pas renforcer les réseaux existants et que la destination projetée soit limitée à des activités prolongeant l’activité agricole, à l'habitation, à la restauration, aux hôtels et autres hébergements touristiques, à des activités de bureaux ou de services où s'effectue l'accueil d'une clientèle, à l’artisanat et au commerce de détail. - Les ouvrages et aménagements légers tels que ponts ou passerelles au-dessus d’un cours d’eau, sentiers piétonniers, cyclables, ou équestres, ni cimentés ni bitumés, ainsi que les objets mobiliers destinés à l’accueil et l’information du public, et à l’observation de la faune ou de la flore, sont autorisés dans le cadre de la gestion et de la mise en valeur des espaces et des milieux naturels ; - Les équipements liés à la gestion de l’eau ou à la production d’énergie hydroélectrique, les opérations de restauration et d’entretien des cours d’eau ou de milieux liés à l’eau et le drainage et les ouvrages existants ou futurs nécessaires au pompage, à l’irrigation et à l’entretien des ouvrages existants liés à l’activité agricole, sont autorisés à condition d’être compatibles avec la qualité des corridors écologiques concernés. ❖ Zone N uniquement : - Les constructions et installations nécessaires à une activité forestière ; - L’adaptation, la réfection et l’aménagement des habitations existantes sans création de nouveau logement ; - L’extension des habitations existantes, à condition de : • Ne pas créer de nouveau logement ; • Ne pas excéder 30 % de la surface de plancher et de l’emprise au sol existante à la date d’approbation du PLUiH. - Les annexes des constructions d’habitation, à condition de : • Ne pas créer de nouveau logement ; • Ne pas excéder 60 m² cumulés d’emprise au sol et de surface de plancher, hors piscine ; • Ne pas excéder 60 m² de surface de bassin pour les piscines ; ### Rubrique N 3 - Implantation des constructions (intitulé du document : – IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS PAR RAPPORT AUX EMPRISES PUBLIQUES ET AUX VOIES) Toute construction doit être implantée à au moins : - 35 mètres de l’axe de la RN124, de la RN 224 ; - 15 mètres de l’alignement des routes départementales ; - 10 mètres de l’emprise du domaine ferroviaire ; - 5 mètres de la limite des autres voies et emprises publiques. B.5 – IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS PAR RAPPORT AUX LIMITES SEPARATIVES OU AUTRES LIMITES Toute construction doit être implantée : - À une distance des limites séparatives au moins égale à la moitié de la hauteur de la construction sans pouvoir être inférieure à 3 mètres ; - À au moins 5 mètres de la limite des zones N et des espaces boisés classés. Cas particuliers : - Les bassins de piscines doivent être implantés à au moins 2 mètres des limites séparatives. - Pas de limite concernant l’implantation d’équipements ou installations liés à la gestion de l’eau ou à la production d’énergie, les opérations de restauration et d’entretien des cours d’eau ou de milieux liés à l’eau et les ouvrages nécessaires au pompage, à l’irrigation et à l’entretien des ouvrages existants liés à l’activité agricole. ### Rubrique N 4 - Hauteur et volumétrie des constructions (intitulé du document : – HAUTEUR DES CONSTRUCTIONS) La hauteur des constructions ne pourra excéder : - 12 mètres pour les bâtiments d’exploitation forestier. - 7 mètres pour les autres constructions. ### Rubrique N 5 - Emprise au sol et pleine terre (intitulé du document : – EMPRISE AU SOL DES CONSTRUCTIONS) L’emprise au sol de l’ensemble des constructions, existantes et projetées, ne doit pas dépasser : - 40 % de la superficie des STECAL. - 40 % de la superficie de l’unité foncière pour les constructions d’habitation existante en N. Chaise de protection en bois* * Préserve aussi les arbres existants lors d’un chantier Coupe de plantation d’arbre en pleine terre Agence V. Labarthe Grave enherbée Le mélange terre-pierre permet de stabiliser le sol afin qu’il puisse accueillir des espaces peu circulés, et des trottoirs végétalisés. C’est un revêtement perméable composé de : - 60 % de pierres, la taille des granulats est primordiale : comprise entre 0 mm et 40mm (grave 0-40), leur nature est secondaire ; - 40 % de terre végétale. La mise en place d’une structure porteuse sous la couche terre-pierre est nécessaire (couche de fondation). Pour le compactage du mélange terre/pierre, l’épaisseur varie en fonction de l’usage (aux alentours de 20 cm). Ce mélange doit être homogène et préparé antérieurement à la mise en place. Les possibilités pour le semis de gazon sont : soit semer sur une fine couche de terre végétale (les graminées doivent être résistantes à la sécheresse, au piétinement et se développer sur sol pauvre), soit laisser pousser la strate herbacée spontanée (favorise la biodiversité végétale). La période de mise en œuvre est au printemps ou à l’automne. Pour que le gazon ait le temps de s’installer il est fortement recommandé d’interdire toute circulation sur la zone durant cette période. 60% grave 0-40 et 40% terre végétale Fondation Projet de parking en graves enherbées à Daumazan Croquis Agence V. Labarthe EXEMPLES D’UTILISATION DE SOLS SEMI-PERMÉABLES Dalles alvéolées Coupe de sol en grave enherbée Agence V. Labarthe Les dalles alvéolées sont utilisées pour les zones de stationnement urbaines, elles sont adaptées à des parkings à fréquentation modérée. C’est un revêtement semi-perméable. Elles sont posées sur un lit de sable et remplies de substrat avec semis ou bien simplement de gravillons. Dans le cas d’une forte fréquentation, les dalles doivent être assez solides pour résister à la pression exercée par les véhicules. Elles peuvent être coulées sur place avec des moules alvéolaires issus du recyclage de papier et carton. On évitera les alvéoles plastiques qui ne sont pas recyclables. Par contre, le béton peut être réutilisable sous forme de matériau concassé. Remplissage de substrat et semi Dalles de béton Grave 0-40 épaisseur selon sol en place Fondation Parking de la mairie à Quié Coupe de sol sur dalles enherbées Agence V. Labarthe Sable stabilisé Le sable stabilisé est utilisé pour les cheminements piétons et les voies vélo. Il supporte une forte fréquentation. Il est semi-perméable. C’est un matériau compacté lors de sa mise en œuvre. Il est plus ou moins rugueux en fonction de la taille du granulat utilisé. La variété de la taille des granulats utilisés, leurs couleurs et leurs origines en font un matériau de très bonne qualité en termes d’intégration paysagère. Stabilisé à base de ciment ou liant hydraulique avec sable lavé 0-4 sur 6cm Géotextile Grave NT 0-20 sur 20cm Projet d’allées en stabilisé semi perméable dans le parc château de St Girons Croquis Agence V. Labarthe Fondation en tout-venant Coupe de sol en sable stabilisé Agence V. Labarthe EXEMPLE D’UTILISATION DE SOL IMPERMÉABLE DE COULEUR NATURELLE Tricouche calcaire Le tricouche (ou bicouche) est utilisé pour les zones de stationnement urbaines. Il est adapté à des parkings à fréquentation modérée. C’est un revêtement imperméable. Il est mis en œuvre avec trois (ou deux) couches de graviers (de provenance locale) et de bitume de goudronnage. Tricouche ocre Adapté au passage de véhicules, il est moins onéreux que l’enrobé noir. Il constitue une des solutions pour obtenir des couleurs plus adaptées au paysage environnant. Il possède un plus fort albédo que l’enrobé (absorbe moins la chaleur). Ce type de revêtement est moins Grave 0-40 épaisseur selon sol en place Fondation en grave 0-80, épaisseur selon sol en place résistant dans le temps et doit être rechargé en Coupe de revêtement tri-couche calcaire gravillons environ tous les dix ans. Agence V. Labarthe POUR EN SAVOIR PLUS *Les épaisseurs sont données à titre indicatif • Vidéo sur la désimperméabilisation et l’adaptation au changement climatique à Réquista produite par la Dreal Occitanie : https://www.dailymotion.com/video/x86n4pk • Guide « Vers la ville perméable : comment désimperméabiliser les sols ? » produit par le Cerema et les agences de l’eau • Webinaire « Solutions d’Adaptation Fondées sur la Nature » réalisé par la Région Centre-Val-de-Loire • Fiches sur la résilience des cours d’écoles produites par le Cerema • Guide « Revêtements perméables des aménagements urbains : Typologie et Caractéristiques techniques » produit par PLANTE&CITE -->Typologie des revêtements perméables p.12-13 https://www.plante-et-cite.fr/ressource/fiche/632 Maintenir et renforcer la place du végétal La végétation permet, dans les espaces publics, d’apporter de l’ombre, de conserver l’humidité par évapotranspiration, d’empêcher l’érosion des sols, d’infiltrer l’eau en profondeur et d’améliorer le confort thermique estival. Dans les conditions de changement climatique, il est essentiel de : - Planter des arbres en milieu urbain en maintenant les parcs et jardins publics pour réduire les îlots de chaleur, en plantant les stationnements... - Renouveler les ensembles arborés dépérissants en replantant les alignements d’arbres dans les rues, les places et les parcs historiques, - Associer les strates végétales pour favoriser la biodiversité dans les espaces aussi bien urbains que ruraux, - Renforcer les lisières par des haies en mélange pour limiter la fréquentation et préserver les milieux boisés, - Végétaliser les talus avec des semis de graines d’origine locale, - Préférer des essences d’origine locale qui auront une meilleure adaptation au changement climatique, et qui favoriseront l’intégration des aménagements dans les paysages environnants. DE LA PLACE POUR INTÉGRER LE VÉGÉTAL EN MILIEU URBAIN FACE AU CHANGEMENT CLIMATIQUE Il est important de réserver de la place au végétal et de mettre en place une gestion appropriée pour maintenir et renforcer le patrimoine végétal en milieu urbanisé. ### Rubrique N 6 - Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère (intitulé du document : – ASPECT EXTERIEUR DES CONSTRUCTIONS ET AMENAGEMENT DE LEURS ABORDS) ❖ Généralités Les constructions en lien avec une exploitation agricole et forestière devront utiliser des matériaux, enduits, peintures, parements et bardages en harmonie avec le caractère ou l’intérêt des lieux avoisinants, du site et des paysages, sauf justification d’une impossibilité technique. Elles devront s’adapter à la topographie du terrain en recherchant l’équilibre entre les déblais et remblais, la préservation de l’environnement et en harmonie avec les lieux et les paysages avoisinants. ❖ Les Toitures Chaque opération nécessite une intégration des toitures dans l’environnement paysager. Toutes les nouvelles constructions devront, si elles sont implantées sur des terrains en pente, aligner la ligne de faitage et/ou la façade la plus longue, en parallèle des courbes de niveaux. ❖ Performances énergétiques et environnementales Pour les STECAL, chaque opération visera à optimiser la consommation d’énergie et intégrer si possible les énergies renouvelables dans les constructions. ❖ Les clôtures Le traitement des clôtures doit contribuer à préserver la qualité du paysage et l’identité de la zone naturelle. Les clôtures ne devront pas dépasser une hauteur de : - 1,60 mètre en limite des emprises publiques et des voies ; - 1,80 mètres en limites séparatives. Lorsqu’elles sont réalisées, les clôtures pourront être constituées par : - Une haie d’essences locales en mélange, - Un grillage à maille large monté sur piquets en bois. Pour les exploitations agricoles, une dérogation est possible concernant les règles de clôtures en fonction de la topographie et des besoins spécifiques de l'activité agricole (élevage, etc.). Les arbres sont parfois vus comme du mobilier urbain mais ce sont des êtres vivants faisant parti d’écosystèmes plus ou moins importants que nous devons préserver. Planter en pleine terre en groupant les plantations permet un meilleur développement des plants mais aussi de garder un sol perméable qui permettra l’infiltration de l’eau. Pour maintenir ce patrimoine, il faut renouveler les arbres fragilisés (dépérissants, endommagés...) qui représentent aussi un danger, et il faut essayer de préserver ceux existants dans les projets d’aménagement, mais aussi sur les chantiers. Un bout d’écorce en moins, et c’est une porte ouverte aux insectes et aux champignons xylophages ! Ex. de protection bois Croquis Agence V. Labarthe Prise en compte du développement des végétaux dans les projets d’aménagement A la plantation A l’âge adulte Il est important de prévoir la taille de l’arbre à l’âge adulte dès la plantation pour choisir une essence adaptée. Il faut environ 8m minimum entre chaque arbre pour les alignements de hauts-jets et 5m minimum entre les arbres et les façades. En milieu urbain, on vérifiera que l’arbre a assez de volume de terre pour se développer, entre 2 et 6m3 pour chaque sujet. Campagne Village Bourg Évolution de la température dans les conditions actuelles Ville Évolution de la température avec ajout de végétation Les îlots de chaleur en milieu urbain dessin adapté par l’agence V. Labarthe ### Rubrique N 7 - Traitement environnemental et paysager des espaces non bâtis (intitulé du document : Exemple de distance à respecter à la plantation pour donner de la place aux arbres) Extrait de l’Urbanisme Végétal Edition Mission du paysage Apport de végétation dans un parc pour améliorer la qualité de vie Coupe de principe Agence V. Labarthe pour le jardin du Musée Dom Robert UNE PALETTE VÉGÉTALE ADAPTÉE AU CONTEXTE CLIMATIQUE ET PAYSAGER Choisir les végétaux adaptés dans un projet requiert de prendre en compte différents facteurs et se fait en fonction des paysages et milieux environnants, ainsi que des situations, des usages, de la gestion... Le facteur écosystémique Tous les êtres vivants interagissent entre eux (consommation des végétaux par les herbivores, prédation, compétition, symbiose...). Pour qu’un milieu soit équilibré, il doit posséder une diversité végétale notamment par la diversité des espèces (diversité spécifique). Par exemple, des essences dont les périodes de floraison sont différentes et couvrent ainsi une grande partie de l’année, permettront aux oiseaux et aux insectes de se nourrir. Varier les strates de végétation a aussi un fort intérêt pour la faune et le sol : - La strate arborée est utilisée par certains oiseaux ainsi que par les abeilles, guêpes... pour faire leurs nids et permet aussi à de nombreux insectes de se loger, de se nourrir et de se reproduire. - La strate arbustive est composée de végétaux de taille et de forme différentes, utilisée par certains passereaux comme les moineaux, les rouges-gorges... qui nichent bas. Les arbustes buissonnants ou taillés en cépées permettent à la faune de se cacher. La taille en cépée permet à la plante de rejeter de souche, c’est-à-dire de pousser avec plusieurs troncs. - La strate herbacée permet de nourrir de nombreux invertébrés (limaces, syrphes, ver-de-terre...) et constitue un terrain de chasse pour les carnivores (rapaces, araignées...). Les facteurs liés aux usages et à la gestion Selon le milieu où l’on se trouve, la palette végétale sera différente : en milieu urbain, on pourra favoriser les végétaux ornementaux, remarquables, ou faisant parti du patrimoine historique, introduction au XIXe siècle de végétation exotique permettant de susciter des ambiances nouvelles (parc paysager, arboretum...). Dans le contexte urbain, les plantes ornementales ont comme intérêt d’attirer le regard et d’être parfois plus résistantes aux conditions de vie difficiles de ces milieux. Elles peuvent très bien s’intégrer aux écosystèmes déjà en place. Cependant, il faut rester vigilant car ce n’est pas tout le temps le cas. Il faut faire attention aux plantes envahissantes et exotiques qui ne sont pas adaptées à la faune locale. En milieu rural, près des espaces agricoles, naturels ou sensibles, on privilégiera la flore locale et on proscrira les essences classées « exotiques envahissantes ». Parking planté en milieu urbain Berges naturelles du Salat Chêne pubescent Strate arborée /arborescente Noisetier en cépée Strate arbustive Strate herbacée Framboisier Exemple d’association de strates végétales en lisière de forêt avec la faune associée Coupe de principe Agence V. Labarthe Il est important de préserver la végétation locale qui est associée à la faune locale. Du milieu urbain aux espaces naturels Coupe de principe Agence V. Labarthe Les facteurs édaphiques et climatiques Pour que les végétaux se développent dans les meilleures conditions, il est important qu’ils soient adaptés au sol et au climat. Avec l’augmentation de la température dans les années à venir et les économies d’eau, les plantes avantagées sont celles qui sont résistantes à la sécheresse et capables de se développer sur un sol pauvre. Il s’agira donc de planter des variétés locales répondant à ces caractéristiques. On se tournera alors vers des pépinières qui proposent des végétaux aux génotypes anciens et qui par sélection naturelle seront les plus résistants. Le polymorphisme génétique de l’arbre est une façon de s’adapter aussi bien au changement climatique qu’à diverses attaques (parasites, tempête...). POUR EN SAVOIR PLUS • Guides « végétalisation » produits par le département des Pyrénées Orientales : http://espacesnaturels66.fr/gerer-et-amenager/ • Guide des végétaux en Occitanie développé par l’ARB disponible été 2022 • Guide pour l’utilisation d’arbres, arbustes et herbacées d’origine locale en Nouvelle Aquitaine produit par l’ARB • Aux éditions Adene et Cerema : - Aménager avec la nature en ville (ed. Adene ; thém. urbanisme et bâtiment) - Rafraîchir les villes (ed. Adene ; thém. changement climatique et énergie) - Végétaliser, agir pour le rafraîchissement urbain (ed. Adene ; thém. changement climatique et énergie) - Comment choisir les arbres et plantes adaptés dans l’espace urbain ? (ed. Cerema) • Guide « Comment reconstituer la flore en montagne Pyrénéenne ? Un guide technique de restauration écologique » produit par ECOVARS Maintien et renforcement du végétal - Extraits de palettes proposées DIVERSITÉ DANS LE PARC DU CHÂTEAU DES VICOMTES ET ÉTALEMENT DES FLORAISONS DANS LE TEMPS RENFORCER LES LISIÈRES BOISÉES SUR L’AIRE DE LOISIRS DU CARLA-BAYLE Le chêne vert Quercus ilex L’érable de Montpellier Acer monspessulanum Le murier blanc Morus alba La verveine des jardins Verbena x hybrida Le néflier commun Mespilus germanica Le noisetier Corylus avellana Le framboisier Rubus idaeus L’églantier Rosa canina Au Carla Bayle, des arbustes ont été privilégiés pour leur synergie avec la forêt afin de reconstituer des lisières naturelles. La faune les apprécie pour se cacher et se nourrir, en particulier le framboisier et le noisetier qui poussent très bien en cépée. STRUCTURER L’ENTRÉE EST DU VILLAGE DE CAZAVET PAR UNE NOUVELLE PEUPLERAIE L’oranger du Mexique Choisya ternata Le pistachier térébinthe Pistacia terebinthus La viorne tin Viburnum tinus Le nerprin alaterne Rhamnus alaternus La palette végétale proposée au parc du Château des Vicomtes à Saint-Girons est composée de différentes (strates, arborée, arbustive et herbacée) avec des essences à feuillage persistant et caduc. Les essences arborées apportent de l’ombre comme le mûrier blanc dont le port est étalé (il est aussi très apprécié des oiseaux). Les autres essences proposées telles que le chêne vert et le pistachier térébinthe sont mélangées à des essences ornementales telles que l’oranger du Mexique et la verveine des jardins (pour les parterres). Ce mélange d’essences permet une diversité des floraisons qui s’étalent dans le temps, et il assure des feuillages persistants même en hiver. SUR LA PLACE PIERRE NIGOUL À QUIÉ, ARBRES D’ALIGNEMENT ET ARBRES REMARQUABLES Le tilleul à petites feuilles Tilia cordata Le chêne rouge d’Amérique Quercus rubrum Le chêne chevelu Quercus cerris L’érable rouge Acer rubrum Des essences d’alignement comme le tilleul à petites feuilles et des arbres remarquables comme le chêne rouge d’Amérique et le chêne chevelu, créent un point d’appel visuel depuis le cœur du village. On veillera à bien ancrer les arbres à la plantation avec, a minima des tripodes contre les vents. Le peuplier noir Populus nigra Le peuplier tremble Populus tremula Le peuplier blanc Populus alba Le peuplier de Simon Populus simonii Afin de valoriser l’entrée du village de Cazavet, différentes espèces de peupliers ont été proposées pour créer un «arboretum». Avec notamment, le peuplier noir indigène de la région, le tremble pour ses feuilles, le peuplier blanc pour sa couleur et le peuplier de Simon pour sa grande envergure. Il s’agit ici de pouvoir observer à terme ceux qui s’implanteront le mieux dans le site et qui résisteront au changement climatique. DES ARBRES QUI SOULIGNENT LES QUAIS HISTORIQUES DE DAUMAZAN L’orme était présent sur les quais et marquait les paysages qui accompagnaient les bords des cours d’eau. L’orme de Lutèce est le résultat de la recherche horticole menée par l’INRAE en vue de réintroduire l’orme dans les villes. Ainsi, il est résistant à la maladie de l’orme, la graphiose, qui avait décimé cette essence. L’orme de Lutèce Ulmus Lutece Valoriser la présence de l’eau dans l’espace public Dans un contexte de changement climatique, l’eau devient une ressource essentielle à préserver et à valoriser pour les usages et les besoins de tous, et pour la biodiversité. Afin d’économiser l’eau potable, nous devons réduire sa consommation et favoriser le recyclage de l’eau pour tous les autres usages (arrosage, nettoyage...). Le cycle de l’eau est un élément important à prendre en compte pour éviter les phénomènes d’inondations (rétention, fossé...). Ainsi la gestion de l’eau est une des composantes majeures dans l’aménagement d’espaces publics pour : recueillir les eaux de pluie, mettre en valeur le petit patrimoine lié à l’eau tels que les puits, abreuvoirs, fontaines et préserver les bords de rivière et milieux humides. LES EAUX DE PLUIE EN CONTEXTE URBAIN Recueillir les eaux de ruissellement pour limiter les inondations Pour compenser l’artificialisation des sols en milieu urbain, la mise en place d’aménagements permettant la rétention des eaux de pluie est nécessaire dans le cadre du changement climatique. Cela permet de ne pas engorger les réseaux et d’atténuer les inondations, en favorisant l’infiltration et en créant un milieu propice à la biodiversité. Quand les tuyaux sont remplacés par des fossés, des noues, des bassins de rétention infiltrants, des jardins de pluie... la faune et la flore locales réinvestissent les lieux. Ces dispositifs jouent alors un rôle de collecte, de temporisation du rejet et de frein et d’infiltration. Lorsque les plantes s’installent (roseaux, massettes...), elles servent d’épuration aux Noue enherbée et évacuation par eaux pluviales. Associés à une végétation spécifique des bords d’eau (osier...), regard à grille à Saint-Juéry (81) ces aménagements constituent un maillage paysager de grande qualité. Rétention des eaux de ruissellement Végétation rivulaire Infiltration de l’eau dans le sol Noue enherbée et évacuation par ouvrage en béton à Balma (31) Schéma en coupe d’une noue Agence V. Labarthe Rigole à Aragon (11) Projets Agence V. Labarthe Il existe différents types de noues : infiltrante, drainante ou mixte. La noue infiltrante permet de reconstituer les nappes phréatiques mais le sol doit être perméable et l’eau non polluée. Dans une noue drainante, l’eau est évacuée via un trop-plein vers un exutoire (réseau, puits perdu, bassin de rétention...). La noue mixte regroupe les deux caractéristiques. Il est préférable d’évacuer les eaux de pluie dans les vingt-quatre heures pour éviter la prolifération des moustiques. Lorsque la désimperméabilisation n’est pas possible, de fines rigoles peuvent être créées dans les matériaux de l’aménagement (pierre) pour acheminer les eaux pluviales et profiter de l’effet visuel de l’eau à ciel ouvert à la place des tuyaux enterrés. Récupérer les eaux de pluie pour l’arrosage Il est possible de récolter les eaux de pluie des toitures avec des cuves qui peuvent s’intégrer aux aménagements ou être enterrées. Les cuves adossées aux habitations pour récolter les eaux de toiture permettent d’arroser les jardins et d’être utilisées pour le nettoyage au lieu de l’eau potable. Ce dispositif est utilisé dans les écoquartiers et s’intègre harmonieusement aux façades (habillage bois). Schéma d’une cuve enterrée Cuve habillée bois Le Séquestre (81) Cuve sur cabanons dans les jardins Agence V. Labarthe Projet agences AATC & V. Labarthe familiaux St-Viateur Ville d’Albi (81) Photo V. Labarthe VALORISER LA PRÉSENCE DE L’EAU, RIVIÈRES, ÉTANGS, PUITS ET FONTAINES... Dans les espaces publics qui sont à proximité des rivières, utiliser l’eau « brute » pompée directement dans le cours d’eau est possible pour arroser les nouvelles plantations le temps qu’elles s’installent (environ trois ou quatre ans). Remise en eau d’une fontaine à Cazalrenoux (11) Agence V. Labarthe Schéma pompe à eau électrique Agence V. Labarthe Pompe manuelle à Camon (09) Réservoir découvert à St-Projet (82) Photo Regard d’Objectif Photo Agence V. Labarthe Utiliser des points d’eau pour arroser les plantations est un procédé économe qui permet de ne pas gaspiller l’eau potable. Dans beaucoup d’espaces publics, et lors des chantiers d’aménagement il est important de retrouver des anciennes sources, puits enfouis ou encore points d’eau liés au petit patrimoine à remettre en valeur et à faire fonctionner. Valoriser l’eau sous toutes ses formes dès la conception d’un projet en travaillant avec un paysagiste concepteur permet de transformer les contraintes et les risques liés à l’eau en opportunité pour animer et rendre plus attractif l’espace public que l’on souhaite aménager. UNE COMPOSANTE NATURELLE AUX FORMES VARIÉES PARTICIPANT AU CADRE DE VIE Les points d’eau sont comme la végétation des solutions pour lutter contre les îlots de chaleur en milieu urbain, pour se rafraîchir et s’hydrater (points d’eau potable pour boire, fontaines et brumisateurs). Sources, rivières, roselières, mares et plans d’eau sont des composantes naturelles essentielles pour l’identité des paysages et la résilience du territoire au changement climatique. Sujets à contemplation, ils dynamisent le paysage par leurs mouvements et par la vie qu’ils abritent. L’aménagement des berges permet de rendre accessibles ces milieux aquatiques tout en les respectant. Perspective de l’aménagement des berges de l’Agout à Lavaur (81) Croquis Agence V. Labarthe Parc du Château des Vicomtes vu des berges du Salat L’utilisation de l’eau brute du Salat pour arroser les plantations pourra permettre d’importantes économies d’eau et de réduire le coût d’entretien du Parc. Ruisseau de la Gouarège à Cazavet Les prairies inondables jouent un rôle essentiel pour temporiser les crues (écrêtement) lors des pluies intenses. Aménagement point de vue sur la Truyère depuis le barrage de Cambeyrac (12) Projet Agence V. Labarthe Vue des quais réaménagés de Daumazan Photomontage Agence V. Labarthe Création d’un fontaine sèche à l’écoquartier du Midi à Ramonville-Saint-Agne (31) Projet Agence V. Labarthe Fontaine rénovée en pierre à Brassac (81) Projet Agence V. Labarthe Aire de Loisirs du Carla Bayle Pont sur l’Arize à Daumazan-sur-Arize En été, les bords de rivière et les plans d’eau sont particulièrement prisés pour se rafraîchir et pratiquer de nombreux loisirs (activités nautiques, pêche...). Dans les bourgs, retrouver le contact avec la rivière participe à la qualité de vie des habitants. Cependant, la fréquentation intense de ces espaces naturels peut entraîner des dégradations fortes de ces milieux fragiles. POUR EN SAVOIR PLUS • Mini-série « Méthod’eau » co-produite par l’association ARCEAU-IdF et l’AFB : https://veille-eau.com/videos/methodeau-episode-2-recits-d-innovation-dans-la-gestion-des-eaux-pluviales • Rapport « Les Solutions fondées sur la Nature pour les risques liés à l’eau en France » de l’UICN • Publication « Jardins de pluie - Une dimmension écologique et paysagère de l’aménagement » du Cerema • Synthèse « Gestion des eaux pluviales et biodiversité » produite par l’ARB d’Île-de-France • Livret n°1 « Adaptation au changement climatique en Occitanie » produit par la DREAL : https://www.occitanie.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/-adaptation_au_changement_climatique_-_livret_1_-_ eau-3-web.pdf Plaquette : https://www.occitanie.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/plaquette_1_eau.pdf Renforcer la qualité paysagère et accueillir les usages REPLACER LES PROJETS D’ESPACES PUBLICS DANS LEURS CONTEXTES PAYSAGERS L’analyse du site doit être bâtie sur des éléments de géographie physique et des éléments anthropiques : • Éléments « naturels » : Relief : Comment s’organisent les vues lointaines de par sa morphologie ? Quel est le rapport au grand paysage ? Hydrographie : Petites vallées, cours d’eau, perception visuelle d’une vallée... Comment ce fil conducteur peut révéler un paysage ? Comment la ressource en eau va jouer un rôle ? Végétation : Sa nature ? Joue-t-elle un rôle d’écran ? Perception visuelle et ambiance ressentie ? Quel apport à la végétation dans la tempérance climatique et la continuité écologique ? • Éléments anthropiques : Urbanisme : Y a-t-il des projets en cours et qui impactent le paysage ? Recensement des projets d’urbanisme. Prise en compte des problèmes d’adaptation au climat ? Réseau viaire : Comment se situe notre perception visuelle depuis les cheminements, quels sont ceux traversant les sites ? Quels impacts pour le paysage ? Prennent-ils en compte les risques ? Parcellaire agricole : Quelle est la dynamique agricole du territoire ? Comment l’agriculture participe à la qualité et à l’entretien des paysages ? Périmètre de protection et tourisme : Dialogues visuels qu’ils entretiennent avec le territoire. Quelles sont les protections réglementaires connues ? Quels impacts auront les futurs aménagements sur le site et sur la fréquentation ? PRISE EN COMPTE DES CARACTÈRES ET PATRIMOINES SPÉCIFIQUES À CHAQUE SITE Superposition des périmètres de protections patrimoniales et des espaces naturels d’intérêts écologiques identifiés à Saint-Girons Carte de synthèse Agence V. Labarthe Parcelles, chemins et formes urbaines circulaires en fonction du relief dans le Couserans d’après Anne Lévy-Luxereau Les enjeux liés au changement climatique doivent être mis en exergue pour veiller à réduire les îlots de chaleur, assurer la continuité de la végétation et la biodiversité, anticiper les problèmes d’inondabilité des sites… L’ensemble de ces indications permettent d’avoir un arpentage éclairé du territoire. Les enjeux d’aménagements ne sont pas les mêmes allant du plus «construit» au moins construit, en privilégiant l’intégration des végétaux quel que soit le contexte urbain ou paysager pour favoriser le bien être des usagers. Face au changement climatique, les aménagements d’espaces publics auront plus d’impact sur la qualité de vie des usagers notamment dans les centres urbains denses. IDENTIFIER LES CHOIX D’AMÉNAGEMENT SELON LES USAGES Dans un contexte bien précis, l’aménagement paysager devra répondre aux demandes des usagers en milieu urbain, villages ou bourgs, par exemple : des lieux de rencontre et de convivialité, des scènes de plein-air pour accueillir des spectacles vivants, des places de marché de plein vent, des espaces de jeux pour les enfants avec du mobilier urbain, tables et bancs, des points d’eau... En redéfinissant la place de la voiture, aujourd’hui sur-représentée dans les aménagements, l’espace pourra être mieux partagé entre les piétons, les cycles, et autres. En favorisant les déplacements doux, il s’agira aussi de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de ne pas aggraver l’emballement du climat. Les nombreux arbres qui seront plantés au parc du Château des Vicomtes à Saint-Girons, participeront à la bonne qualité de l’air en absorbant les polluants (particules...) à condition que le choix des essences privilégie des variétés non allergisantes. Dans les lieux à faible fréquentation nocturne, l’extinction de l’éclairage public peut être envisagée pour réduire efficacement la pollution lumineuse, faire des économies et favoriser la santé et la biodiversité. Arrière du parc du Château des Vicomtes à St-Girons Photomontage Agence V. Labarthe AMÉLIORER LE CONFORT D’ÉTÉ ET FAVORISER LES LIENS SOCIAUX Que ce soit la réhabilitation des places existantes ou la création d’espaces de rencontre dans les nouvelles extensions urbaines, la place de la convivialité doit être bien prise en compte pour favoriser les liens sociaux vecteurs d’entraide et de solidarité. Un lieu convivial doit inviter les usagers à s’approprier l’espace et à le partager par l’installation de mobilier adapté, d’éléments attractifs... Sur ce croquis, l’arbre est un élément visuel important qui incite les usagers à se rapprocher et à profiter de son ombre. Les multiples bancs permettent ensuite aux usagers de se poser et de profiter du moment. POUR EN SAVOIR PLUS Place de Saint-Guilhem-Le-Désert (34) Croquis Agence V. Labarthe • Programme d’expérimentations thématiques pour s’adapter au changement climatique d’Urban Lab : https://www.apc-paris.com/publication/urban-lab-sadapter-changement-climatique Exemples de projets retenus pour l’expérimentation : mobilier urbain en bois pour travailler dehors à l’ombre, fleurissement d’une rue par les habitants favorisant le lien social... • Guide d’appropriation du standard international sur les Solutions fondées sur la Nature « 8 questions clés à se poser pour mettre en oeuvre des Solutions fondées sur la Nature » par l’UICN • Guide de recommandations « Vers un urbanisme durable en Ariège » produit par le CAUE d’Occitanie • Plateformes : AdaptaVille et Nature en ville • Dossier « Adapter nos espaces urbains au changement climatique » produit par Construction 21 Définir un projet d’espaces publics LA CONCERTATION DES HABITANTS Une démarche collective et partagée est nécessaire afin de concerter toutes les personnes ayant un intérêt dans les décisions et les actions. L’approche participative vise à favoriser les concertations utiles pour accompagner les changements et développer les coopérations. L’apport que constituent de tels échanges avec les habitants, qui connaissent bien les espaces par leur vécu, leur histoire, est essentiel. Les différents points de vue permettent de nourrir le projet et de mettre en lumière des besoins. Il est important de co-construire les projets d’espaces publics dès le départ pour les rendre appropriables par les futurs usagers, seuls garants de la pérennité et du succès de l’aménagement réalisé. Présentation du scénario d’aménagement choisi durant une réunion publique à Quié Présentation du scénario d’aménagement choisi par le conseil municipal au conseil citoyen à Saint-Girons POURQUOI FAIRE APPEL À UN PAYSAGISTE CONCEPTEUR ? Le paysagiste concepteur a un rôle fondamental à jouer pour accompagner les collectivités dans leurs projets d’espaces publics. Le paysagiste conçoit et assure la maîtrise d’œuvre d’aménagements à des échelles variées du territoire : parcs et jardins, espaces publics, projet de territoire, urbanisme opérationnel, grandes infrastructures, espaces naturels, culturels, ruraux, planification, grands territoires... LES PROCÉDURES DE CONSULTATION D’UN CONCEPTEUR Les mairies peuvent s’adresser au CAUE 09 ainsi qu’au PNR PA pour les assister dans la constitution d’un programme et d’une aide à la consultation des concepteurs. La consultation de concepteurs d’espaces publics s’effectue soit par un appel d’offre restreint (procédure adaptée), soit par un appel d’offre ouvert avec un avis de publicité dans la presse. LA MAÎTRISE D’ŒUVRE La maîtrise d’œuvre (MOE) est assurée par un concepteur-paysagiste associé ou non à d’autres compétences, notamment les bureaux d’études techniques en voiries et réseaux divers (VRD). Ils peuvent être associés selon les projets à des architectes de bâtiments ou des architectes du patrimoine. Le MOE est choisi par le maître d’ouvrage (MOA) pour la conception du projet en concertation, de l’avant-projet au projet détaillé et au dossier de consultation des entreprises. Il participe parfois à la mise en forme du dossier de demande de subventions en phase avant-projet. Le MOE assure aussi la conduite opérationnelle des travaux en matière de coûts, de délais et de choix techniques, le tout conformément à un contrat et un cahier des charges. LES SUBVENTIONS POUR LES AMÉNAGEMENTS D’ESPACES PUBLICS EN MILIEU RURAL L’aide publique représente les participations financières du projet. Elle se décline de la plus grande échelle à la plus petite : Europe, Etat, Région et Département. Les subventions sont obtenues pour financer les aménagements d’espaces publics, des études de conception à la réalisation des travaux. : %$ : !" $ % !. #$ #. # ( !# ! + +, $ " % #$ & ' 0* 3 & 4 ) *; . "; 0 ) *2 # ! $" # #& # # $" &% . - $ " !/ * 0* 12 .3 # $5 " . # ' 0* 4 ". % " , " . ! 1* " 1# % $ 1 %2 6* 7 # 8- 3 8, # 3 9 ! LES INTERLOCUTEURS LOCAUX DDT09 service Connaissance et Animation Territoriales : Emilie Gerboin - Référente Territoriale, Cécile Daures - Chargée de mission Climat énergie mobilité UDAP 09 : Quitterie Marquez - ABF, Patricia Vitu - Assistante REGION Occitanie : Claire Pages - Chargée de projets, Valérie Ferre - Assistante Agence de l’eau Adour-Garonne : Fanny Farres - Chargée d’intervention eau potable et assainissement ARB Occitanie : Morgane Villetard - Animatrice régionale «Solutions d’Adaptation Fondées sur la Nature» DREAL Occitanie : Pierre Lehimas - Inspecteur des sites CAUE 09 : Agnes Legendre - Directrice CD09 : Sophie Nussbaum - Ingénieure, Phillipe Muro - Chef de service Aménagement urbain et déchets Syndicat de rivière Salat-Volp : Gilles Domenc - Responsable POUR EN SAVOIR PLUS • Informations sur les financements : https://aides-territoires.beta.gouv.fr/ • Marchés de maîtrise d’oeuvre à procédure adaptée avec remis d’intentions architecturales ou d’esquisse : https://www.les-caue-occitanie.fr/sites/default/files/fichiers/ressource/field_fichiers/2016_N11-Trait-d-union-CAUE.pdf • Aides et appels à projets de la région : https://www.laregion.fr/Les-aides-et-appels-a-projets • Appel à projets - Désimperméabilions les sols urbains ! https://www.laregion.fr/Appel-a-projets-Desimpermeabilisons-les-sols-urbains-Donner-a-l-eau-et-a-la-nature • Information sur les paysagistes concepteurs : Site Objectif paysages du Ministère de la transition écologique. PIECE 3.1.2 REGLEMENT ECRIT Annexe 2 : Liste des végétaux et essences locales Arreté le : 8 Fevrier 2024 Enquete Publique : 16 septembre au 18 octobre 2024 Approuvé le : 4 Mars 2025 PLAN LOCAL D’URBANISME INTERCOMMUNAL Communauté de Communes de la Gascogne Toulousaine Liste de végétaux utilisables dans le département du Gers EXEMPLES DE PALETTE VEGETALE - arbres à grands ou moyen développement Palette d’arbres non exhaustive à choisir en fonction des caractéristiques du site (exposition, nature des sols, milieu sec ou humide, contexte urbain ou rural…) EXEMPLES DE PALETTE VEGETALE - petits arbres et arbustes pour plantation de haies Palette d’arbustes non exhaustive à sélectionner idem, en fonction du milieu. Acer campestre (érable champêtre) Alnus glutinosa (aulne glutineux) Cédrus libani (cèdre du Liban ou de l’Atas) Celtis australis (micocoulier) Fraxinus ornus (frêne à fleurs ou angustifolia) Gledistia triacanthos ‘inermis’ (gledistia sans épines) Magnolia grandiflora (magnolia à grandes fleurs) Malus sylcestris (pommier sauvage) Morus alba ou nigra (murier blanc ou noir) Populus nigra (peuplier noir) Pyrus communis (poirier commun) Quercus robur (chêne rouvre ou autres variétés) Salix alba ou cinerea (saule blanc ou cendré) Sorbus torminalis (alisier torminal) Tillia cordata (illeuel à petites feuilles) Ulmus minor (orme champêtre) Zelkova... Cornus mas (cornouiller mâle) Cercis siliquastrum (arbre de judée) Koelreuteria japonica (koelreuteria du Japon) Parrotia persica (parotie de Perse) Prunus cerasus (cerisier acide) Robinia pseudoaccacia (robinier) ... Abelia floribunda (abelie à fleurs) Arbutus unedo (arbousier) Choisya ternata (oranger du Mexique) Cistus alba (ciste blanche) Cornus alba ‘siberica’ (cornouiller blanc) Corylus avellana (noisetier) Lagestromia indica (lagestromia) Laurus nobilis (laurier sauce) Lonicera pileata (chèvrefeuille à cupules) Myrthus communis (myrthe) Phillyrea latifolia (filaire à feuille étroites) Prunus spinosa (prunelier) Sorbus domestica (sorbier commun) Sambucus nigra (sureau noir) … Sans oublier toutes les baies utiles pour la biodiversité (framboisiers, groseilliers, cognassiers, néfliers…) PIECE 3.1.3 REGLEMENT ECRIT Annexe 3 : Notice pluviale Arreté le : 8 Fevrier 2024 Enquete Publique : 16 septembre au 18 octobre 2024 Approuvé le : 4 Mars 2025 PLAN LOCAL D’URBANISME INTERCOMMUNAL Communauté de Communes de la Gascogne Toulousaine RAPPORT Etablissement d’une notice pluviale pour le PLUi-H Notice pluviale Décembre 2019 Communauté de communes de la Gascogne Toulousaine CLIENT RAISON SOCIALE Communauté de communes de la Gascogne Toulousaine COORDONNÉES Rue Louis Aygobère – ZA Pont Peyrin 32 600 L’Isle-Jourdain Tél. 05.62.07.71.16 INTERLOCUTEUR SCE COORDONNÉES INTERLOCUTEUR RAPPORT Rauna BARTH Tél. 05.81.67.21.90 rauna.barth@ccgascognetoulousaine.com 13 rue André Villet - ZI Montaudran 31400 TOULOUSE Tél. 05.67.34.04.40 - Fax 05.62.24.36.55 E-mail : sce@sce.fr Yann COMEAUD Tél. 06.84.05.59.20 E-mail : yann.comeaud@sce.fr 0% Pourcentages d’imperméabilisation à considérer suivants l’occupation des sols La surface imperméabilisée du projet est alors calculée sur la base de la formule : ������������������������������������������ ������������������������������������é������������������������������������é ������������ ������������������������������������ = %������������������ ������ ������������ (������������������������������������������ ������������ ������ℎ������������������������ ������������������������������������������������������ ������ ������������������������������������������������������������ ������������ ������������������) Pour d’autres typologies de surface, le pétitionnaire justifiera les pourcentages d’équivalentimperméabilisation retenus. En l’absence de justificatif, ces surfaces seront intégralement comptabilisées en tant que surfaces imperméabilisées. 4.3.2. Calcul des débits et volumes ruisselés Le calcul des débits générés au sein du sous-bassin versant desservi par le projet pour les périodes de retour définies au zonage pluvial sera basé sur l’une des méthodes suivantes :  La formule superficielle (méthode dite de Caquot) telle que définie dans l’Instruction Technique 77-284,  La méthode rationnelle,  D’autres méthodes, notamment via des outils de modélisation hydrologique et hydraulique, peuvent être acceptées. Les résultats de ces méthodes devront être comparés à l’une des méthodes citée précédemment et ne devront pas différer ### Rubrique N 8 - Stationnement (intitulé du document : – STATIONNEMENT) En cas de réalisation d’aires de stationnement pour les véhicules, celles-ci seront réalisées à l’aide de matériaux favorisant l’infiltration des eaux pluviales dans le sol. Pour les STECAL, ces aires de stationnement seront réalisées dans le périmètre du STECAL. C – ÉQUIPEMENTS ET RESEAUX Se référer aux dispositions générales. POUR RAPPEL La défense extérieure contre l’incendie doit être satisfaite conformément à la règlementation par : - Soit un réseau de distribution d’eau doté de poteaux ou bouches d’incendie normalisés, facilement accessibles en permanence, signalés et situés à 5 mètres au plus du bord d’une voie engin, après validation du gestionnaire compétent. - Soit, à défaut, par l’aménagement de points d’eau naturels ou par la création de réserves artificielles suffisamment dimensionnés. Ces réserves artificielles seront enterrées pour une parfaite intégration dans le site où elles sont implantées (sauf pour les équipements propres dans le cadre d'une exploitation agricole) et devront être validées par le Service Départemental d’Incendie et de Secours du Gers mais aussi par l’autorité compétente communale ou intercommunale. PIECE 3.1.1 REGLEMENT ECRIT Annexe 1 : Guide de recommandations d'aménagement Arreté le : 8 Fevrier 2024 Enquete Publique : 16 septembre au 18 octobre 2024 Approuvé le : 4 Mars 2025 PLAN LOCAL D’URBANISME INTERCOMMUNAL Communauté de Communes de la Gascogne Toulousaine Désimperméabiliser les sols des espaces publics En ville comme dans les bourgs de zone rurale, les espaces publics présentent des sols très minéralisés, le plus souvent totalement imperméables. Dans un contexte de changement climatique, il est important d’augmenter les surfaces perméables et les revêtements poreux. Il faut favoriser les matériaux qui renvoient l’énergie lumineuse (fort albédo) pour ne pas emmagasiner la chaleur. Les surfaces naturelles (terres enherbées, sables...) sont à privilégier pour retrouver des sols vivants afin de lutter contre les îlots de chaleur urbains, limiter le ruissellement et les inondations. Désimperméabiliser consiste à remplacer les revêtements imperméables existants (asphalte, enrobé, bitume, béton...) par des revêtements perméables qui peuvent rester minéraux ou bien être végétalisés. Dans les nouveaux projets d’aménagement, il faut veiller en priorité à ne pas imperméabiliser les sols mais trouver des solutions alternatives. Des revêtements de sols du plus perméables au moins perméables peuvent être mis en place selon les usages. EXEMPLES D’UTILISATION DE SOLS ENTIÈREMENT PERMÉABLES Tous types de revêtements ne conviennent pas à toutes les situations, mais la plupart des revêtements perméables sont carrossables et compatibles avec la circulation des véhicules légers. Seuls les accès aux Personnes à Mobilité Réduite doivent être en matériau plus lisse et roulant. Projet de belvédère enherbé à Quié Croquis Agence V. Labarthe Lorsque les espaces publics ne sont pas circulés, il est souhaitable de les laisser en terre enherbée. Les arbres peuvent être plantés en pleine terre. Proposition de parking en graves enherbées au Carla Bayle Croquis Agence V. Labarthe Lorsque les espaces sont circulés périodiquement, la grave enherbée répond à la fréquentation. Vue de la place Pierre Nigoul à Quié entièrement minérale L’entrée du parc du château des Vicomtes à Saint-Girons est dédiée au stationnement Parking de l’aire de loisirs du Carla Bayle minéralisé et sans ombrage Le quai Francs-Pomiès à Daumazan, parking complètement minéralisé Les coûts du moins onéreux au plus onéreux -€ +€€ Terre végétale Grave enherbée Sable stabilisé Tri-couche calcaire Dalles béton enherbées Terre végétale Les différentes sortes de terre végétale (TV) correspondent aux différents types de sols : argileux, sableux, calcaire, humifère, franche. Les prescriptions de TV sont fonction du site. La teneur finale en matière organique varie entre 3 et 15 %. Pour les plantations, la terre végétale doit être mélangée avec des matières organiques végétales, ou des amendements organiques et/ou des matières minérales (feuilles et bois de forêt en décomposition, résidus de culture, fumiers, composts, tourbe...). Dans le sol, elle fourni les éléments nutritifs essentiels aux plantations. Retrouver des sols vivants, c’est rendre service à l’environnement : préservation de la biodiversité, rétention en eau, stockage du carbone, action dépolluante (filtre biologique) et renvoie de l’énergie lumineuse. Quand le sol est trop tassé pour que la terre puisse jouer son rôle de filtre, il faut décaper sur au moins 30cm et remplacer le sol existant par de la terre végétale. --- Lecture automatique d'un document public. Elle ne remplace pas le certificat d'urbanisme delivre par la mairie. Source : Géoportail de l'urbanisme (IGN, ministère chargé de l'urbanisme), Licence Ouverte 2.0, document 200023620_PLUi_20250304. Page : https://edifiable.fr/plu/monferran-saves-32268/n La commune : https://edifiable.fr/plu/monferran-saves-32268.md En JSON : https://edifiable.fr/api/plan/32268/zone/n