# Zone 1AU du plan local d'urbanisme d'Odenas (69145) : ce que le règlement autorise Document en vigueur : 69145_PLU_20230511 (plan local d'urbanisme), approuvé le 11/05/2023, déposé au Géoportail de l'urbanisme. Chapitre 1AU du règlement, 13 articles. ## Les 13 articles du règlement, mot pour mot ### Article 1AU 1 - Occupations et utilisations du sol interdites Sont interdits : - Les constructions à usage d’entrepôt : - Le camping et le stationnement des caravanes hors des terrains aménagés, l’aménagement de terrains pour l’accueil de campeurs, des caravanes, et des habitations légères de loisirs. - Les autres occupations et utilisation du sol suivantes : • Les parcs d’attractions ouverts au public • Les dépôts de véhicules • Les garages collectifs de caravanes - Les occupations et utilisations du sol visées à l’article 2 ci-après dans le cas où elles ne remplissent pas les conditions particulières exigées. ### Article 1AU 2 - Occupations et utilisations du sol soumises à conditions (intitulé du document : OCCUPATIONS ET UTILISATIONS DU SOL SOUMISES A DES CONDITIONS PARTICULIÈRES) Dans la zone 1AU, l’ensemble des constructions doivent être compatibles avec la réalisation à terme du schéma d’aménagement tel que présenté dans le document d’Orientations d’Aménagement et de Programmation du présent document d’urbanisme. - Les constructions à usage d’équipement collectif, sous réserve qu’ils soient compatibles avec le caractère de la zone. - L’aménagement et l’extension des constructions à usage agricole existantes. - La reconstruction des bâtiments dans leur volume initial, en cas de destruction accidentelle et sous réserve que leur implantation ne constitue pas une gêne notamment pour la circulation. - Les installations classées pour la protection de l’environnement soumises à autorisation, sous réserve que leur présence soit justifiée par la nécessité de fournir un service à la zone et à l’exception de celles visées à l’article L.51-8 du Code de l’Environnement. - Les ouvrages techniques nécessaires au fonctionnement de services publics ou d’intérêt général, sous réserve qu’ils soient compatibles avec le caractère de la zone. - Les affouillements et exhaussements de sol, dans la mesure où ils sont nécessaires à des constructions ou à des aménagements compatibles avec la vocation de la zone. SECTION 2 - CONDITIONS DE L’OCCUPATION DU SOL ### Article 1AU 3 - Accès et voirie 1) Accès : - L’accès des constructions doit être assuré par une voie publique ou privée et aménagée de façon à ne pas présenter de risque pour la sécurité des usages des voies publiques ou pour celles des personnes utilisant ces accès. Cette sécurité doit être appréciée, compte tenu notamment de la position des accès, de leur configuration ainsi que de la nature et de l’intensité du trafic. - Le nombre des accès sur les voies publiques peut être limité dans l’intérêt de la sécurité. En particulier, lorsque le terrain est desservi par plusieurs voies, les constructions peuvent n’être autorisées que sous réserve que l’accès soit établi sur la voie où la gêne pour la circulation sera la moindre. Cette gêne sera appréciée notamment en fonction des aménagements qui pourraient être réalisés sur l’une ou l’autre voie. 2) Voirie - Les voies publiques ou privées, destinées à accéder aux constructions, doivent avoir des caractéristiques techniques adaptées aux usagers qu’elles supportent, aux opérations qu’elles doivent desservir et notamment à l’approche du matériel de lutte contre l’incendie. - Les impasses sont interdites. - Les voiries disposeront d’un gabarit de 4.50 mètres et la circulation des piétons se fera en dehors de la chaussée. ### Article 1AU 4 - Desserte par les réseaux 1) Alimentation en eau : - Toute construction à usage d’habitation ou d'activités doit être raccordée au réseau public de distribution d’eau potable par une conduite de caractéristiques suffisantes, conformément aux dispositions réglementaires en vigueur. 2) Assainissement des eaux usées : - Toute construction occasionnant des rejets d’eaux et matières usées doit être raccordée au réseau public d’assainissement d’eaux usées par un dispositif d’évacuation séparatif et efficace, conformément aux dispositions réglementaires en vigueur. - Le déversement des eaux usées non domestiques (d’origine industrielle, artisanale, agricole…) est soumis à autorisation préalable du gestionnaire du réseau qui fixe les caractéristiques que le rejet doit présenter pour être reçu (art. L1331-10 du Code de la Santé Publique). Le déversement des eaux de vidange des piscines dans le réseau public est également soumis à cette autorisation. 3) Assainissement des eaux pluviales et de ruissellement : Lorsqu’il existe un réseau d’égout susceptible de recevoir les eaux pluviales, leur rejet des eaux pluviales n’est pas accepté sur la voie publique (chaussée, caniveaux, fossés…). Dans le cas contraire, le rejet doit être prévu et adapté au milieu récepteur. 4) Électricité et télécommunication : - Ces réseaux doivent être enterrés. ### Article 1AU 5 - Superficie minimale des terrains (intitulé du document : CARACTÉRISTIQUES DES TERRAINS) Non réglementé ### Article 1AU 6 - Implantation par rapport aux voies et emprises publiques (intitulé du document : IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS PAR RAPPORT AUX VOIES ET EMPRISES PUBLIQUES) Lorsque le schéma d’aménagement ne spécifie pas la préservation d’un espace vert ou libre, les constructions devront s’implanter soit à l’alignement soit observé un recul de 5.00 m. Cette disposition n’est pas exigée : - Pour les aménagements et reconstructions de bâtiments existants ainsi que pour les constructions à usage d’équipements collectif et les ouvrages techniques nécessaires au fonctionnement des services publics ou d’intérêt général, - Pour les constructions à usage d’annexes et de stationnement, - Quand l’implantation des constructions existantes sur les propriétés voisines le justifie pour des raisons d’architecture ou de bonne intégration à l’ordonnance générale des constructions avoisinantes. Dans ce cas, la construction peut être édifiée dans une marge de 0 à 4 mètres par rapport à l’alignement existant ou à créer ### Article 1AU 7 - Implantation par rapport aux limites séparatives (intitulé du document : IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS PAR RAPPORT AUX LIMITES SÉPARATIVES) Les constructions peuvent s’implanter en limite séparative ou alors respecter une distance égale à la moitié de la hauteur de la construction. Ces dispositions ne sont pas exigées : • Pour les aménagements et reconstructions de bâtiments existants, • Pour le territoire des Z.A.C comportant au moins deux logements et pour des lotissements, et des permis groupés valant division assujettis à un plan de composition réglementant l’implantation des constructions et comportant au moins deux lots, sauf en ce qui concerne la limite externe du lotissement, du permis groupé valant division ou de la Z.A.C. • Pour les ouvrages techniques nécessaires au fonctionnement des services publics ou d’intérêt général et les constructions à usage d’équipement collectif. • Pour les constructions réalisées en continuité de celles existantes dans une propriété contiguë. • Pour les constructions à usage d’annexe. • Pour les piscines. ### Article 1AU 8 - Implantation des constructions les unes par rapport aux autres (intitulé du document : IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS LES UNES PAR RAPPORT AUX AUTRES SUR UNE MÊME PROPRIÉTÉ) Non réglementé. ### Article 1AU 9 - Emprise au sol Non réglementé. ARTCLE 1AU 10 – HAUTEUR MAXIMUM DES CONSTRUCTIONS - La hauteur des constructions est mesurée à partir du point le plus bas du sol naturel existant avant les travaux d'exhaussement ou d'affouillement nécessaires pour la réalisation du projet jusqu'au faîtage. - La hauteur des constructions sera comprise entre le niveau Rez-de-Chaussée et R+2 au maximum - Les constructions annexes auront une hauteur maximale de 4.00m. - Ces limites ne s’appliquent pas : • Aux dépassements ponctuels dus à des exigences fonctionnelles ou techniques. • Aux ouvrages techniques nécessaires au fonctionnement des services publics ou d’intérêt général. ### Article 1AU 11 - Aspect extérieur (intitulé du document : ASPECT EXTÉRIEUR DES CONSTRUCTIONS) Intégration dans le site et adaptation au terrain naturel. - L’aspect et l’implantation des constructions doivent s’intégrer dans le paysage naturel ou bâti en respectant la morphologie des lieux. - En particulier l’implantation des constructions devra s’intégrer dans l’ordonnancement de la structure urbaine (rues, parcellaire, bâti existant, etc…) - Les constructions dont l’aspect général est d’un type régional affirmé étranger à la région, sont interdites (exemple : mas provençal, chalet, style Louisiane, etc…) - Les éléments agressifs par leur couleur ou par leurs caractéristiques réfléchissantes sont interdits. La conception des constructions devra être adaptée à la configuration du terrain naturel : - Dans le cas d’un terrain en pente, l’équilibre déblais/remblais devra être recherché sans excéder 50 cm et les murs de soutènement devront être limités au maximum afin de réduire l’impact visuel sur le site ; - Les niveaux de sol devront s’implanter le plus près du terrain naturel. Les mouvements de terre devront être limités à 50 cm et la terre régalée en pente douce - Lorsque plusieurs volumes composent le bâti, ils devront s’implanter de sorte que les différents corps de bâtiments respectent un plan orthogonal ou parallèle entre eux. - Les constructions devront présenter des volumes simples partant de préférence des toitures à deux pans en évitant une trop grande complexité de volume. - Les enrochements sont interdits. Aspect général bâtiments et autres éléments : - Tous les éléments réalisés avec des matériaux d’imitation grossière ou tous ceux étrangers aux caractéristiques de l’architecture régionale sont à proscrire. Concernant les ouvertures et encadrements du bâti ancien, les formes issues du bâti ancien sont autorisées. - Les équipements liés aux énergies renouvelables (capteurs solaires, vérandas, etc…) doivent être intégrés et adaptés à la logique architecturale des constructions et à leur environnement patrimonial et paysagé. Pour les constructions de conception contemporaine, ces équipements feront partie du projet architectural global du bâtiment qui sera apprécié en tant que tel. Pour le bâti ancien, ces équipements, entre autres les capteurs solaires, ne devront pas apparaître comme des éléments rapportés ou en contradiction avec l’harmonie générale du bâti et plus particulièrement des toitures. Il sera recherché une implantation non perceptible depuis l’espace public (par exemple toiture donnant sur cour, masquée par du bâti ou des masses végétales proches, capteurs solaires posés au sol, etc…). - Pour toute nouvelle construction ou réhabilitation, les volets devront présenter une homogénéité de forme et d’aspect, et devront être de type battant ou coulissant, sans écharpe et en harmonie avec l’architecture traditionnelle. - Dans la construction neuve et la réhabilitation de bâtiments existants, les fenêtres devront obligatoirement présenter deux vantaux, sauf pour les fenêtres de petite largeur qui ne peuvent pas l’être. De plus en cas de réhabilitation, les fenêtres seront posées en feuillure ou en tunnel. 1) Façades - Doivent être recouverts d’un enduit, tous les matériaux qui, par leur nature ne doivent pas rester apparents (ex : parpaings, béton grossier, etc…). - Les enduits anciens sont à conserver ou à restituer dans le respect des sujétions d’origine. - Les enduits seront de finition fine (enduit lissé ou gratté). En cas de nécessité technique, un enduit projeté très fin pourra être appliqué. Les couleurs des enduits doivent être compatibles avec celles du nuancier déposé en mairie et celles de « l’étude couleurs » du CAUE annexée au présent règlement. - La couleur blanche est interdite. - Les ouvertures doivent s’inscrire en harmonie dans les façades (disposition, dimensions, proportions,…) - La pose d’une isolation thermique par l’extérieur est autorisée en cas de nécessité sur des petites structures, notamment sur les façades orientées au Nord, et tout en conservant les volets battants. 2) Toitures - La pente du toit doit être comprise entre 25 et 45 % avec un faîtage réalisé dans le sens de la plus grande dimension. - L’implantation de la plus grande ligne du faitage principal doit être parallèle à la voirie principale du centre bourg, la RD43. - Dans le cas des extensions et des restaurations, la pente de toiture devra être en harmonie avec l’existant. Les ouvertures non intégrées à la pente du toit sont interdites. - Les toitures des constructions sauf pour les vérandas doivent être couvertes de tuiles creuses ou romanes, d’une coloration rouge nuancé. La réutilisation de tuiles romanes anciennes est autorisée. - Elles doivent être en terre cuite ou matériaux similaires présentant les mêmes caractéristiques de forme et d’aspect que les tuiles en terre cuite traditionnelle. - Pour les constructions à usage d’activités économiques de conception contemporaine, d’autres matériaux de couverture sont admis à condition que l’intégration de la toiture dans le site soit établie. 3) Clôtures - Les clôtures doivent être de conception simple. - Tout élément de clôture d’un style étranger à la région est interdit. - L’harmonie doit être recherchée : • Dans leur conception pour assurer une continuité du cadre paysager notamment avec les clôtures avoisinantes. • Dans leur aspect (couleur, matériaux, etc…) avec la construction principale. - La hauteur maximale est fixée à 1,60 mètre tant pour les clôtures en limite séparative que celles en bordure des voies. La hauteur des murs de clôture en pierre, existant, situés en limite séparative doivent être conservés en l’Etat. Dans le cas d’une reconstruction de ce dit mur, la hauteur doit être égale à la hauteur de l’existant. Dans le cas de clôture réalisée en mur plein s’intégrant dans un tissu urbain, la hauteur maximale est portée à 2 mètres. - Les supports de coffrets EDF, boîtes à lettres, commandes d’accès, etc… doivent être intégrés au dispositif de clôture à proximité de l’entrée principale. ### Article 1AU 12 - Stationnement Le stationnement des véhicules correspondant aux besoins engendrés par les occupations et utilisations admises dans la zone, doit être assuré en dehors des voies publiques et des parcs de stationnement publics. - Les normes minimales suivantes sont exigées : • Pour les constructions à usage d’habitation : - T1 : 1 place par logement - T2 et plus : 2 places par logement, • tout m2 commencé implique la réalisation d’une place entière. Pour les constructions et installations à usage hôtelier, restaurations à usage d’équipements collectifs, à usage de commerce, de bureaux : - Destinées à abriter du personnel : 1 place par 50 m2 de SURFACE DE PLANCHER - Appelées à recevoir du public : 1 place par 25 m2 de SURFACE DE PLANCHER - Destinées à l’hébergement : 1 place par chambre - Destinées à la restauration : 1 place par 20 m2 de SURFACE DE PLANCHER cumulés de bars, salles de café, restaurants ... Pour les constructions à usage de bureaux dont la surface hors-œuvre nette dépasse 100 m2, 1 place de stationnement pour 30 m2 de surface hors œuvre nette. ### Article 1AU 13 - Espaces libres et plantations ESPACES BOISES CLASSES - Les plantations existantes doivent être maintenues ou remplacées par des plantations au moins équivalentes. - La surface non bâtie doit faire l’objet de plantations (espaces verts et arbres) dans la proportion d’au moins 15% de la surface du terrain. - Les aires de stationnement doivent comporter des plantations et utiliser des techniques permettant un bon écoulement des eaux pluviales. - Dans les lotissements ou permis groupés valant division comportant au moins 10 lots et les Z.A.C comportant au moins dix logements, il est exigé des espaces collectifs autres que les voies de desserte (voirie, cheminements piétonniers, pistes cyclables) à raison de 15% de la surface totale du lotissement ou de l’opération. - Les espaces boisés classés figurant au plan sont soumis aux dispositions de l’article L 130-1 du Code de l’Urbanisme. Dans les secteurs représentés par la trame « Présence de risque géologique d’aléas faible : retrait/gonflement des argiles », les plantations d’arbres devront être éloignées, le retrait provoqué par l’action de succion des racines se faisant sentir jusqu’à une hauteur de 1 à 1,5 fois la hauteur de l’arbre adulte et même parfois plus pour certaines essences. SECTION 3 - POSSIBILITES MAXIMALES D’OCCUPATION DU SOL ### Article 1AU 14 - Coefficient d'occupation des sols (intitulé du document : COEFFICIENT D’OCCUPATION DU SOL) Le COS n’est pas réglementé. TITRE III - DISPOSITIONS APPLICABLES AUX ZONES A URBANISER CHAPITRE II --- Seul le certificat d'urbanisme délivré par la mairie engage la commune sur ces règles. Source : Géoportail de l'urbanisme (IGN, ministère chargé de l'urbanisme), Licence Ouverte 2.0, document 69145_PLU_20230511. Page : https://edifiable.fr/plu/odenas-69145/1au La commune : https://edifiable.fr/plu/odenas-69145.md En JSON : https://edifiable.fr/api/plan/69145/zone/1au