Lors de l’instruction d’une demande d’autorisation d’urbanisme, une attention particulière sera portée sur : - L’implantation des constructions - Le gabarit et la forme des volumes - L’adaptation des constructions et des abords à la pente naturelle du terrain - La forme et les couvertures des toitures - L’organisation et l’aspect des façades - Le traitement des limites de la parcelle et les abords des constructions
2 Elément dont la définition se trouve dans le lexique en annexe du règlement#
5.1 Volumétrie et implantation des constructions#
Hauteur
Calcul de la hauteur
Le point le plus haut à prendre comme référence correspond au faitage de la construction, ou au sommet de l’acrotère, dans le cas de toiture-terrasse ou de terrasse en attique. Elle s’apprécie par rapport au niveau du terrain naturel3 existant avant travaux, à la date du dépôt de la demande.
Les installations techniques (ouvrages techniques concourant à la production d’énergie renouvelable, antennes, cheminées, dispositifs relatifs aux ascenseurs, chaufferies, climatisation, gardes corps, …) sont exclues du calcul de la hauteur.
Dérogations particulières
Sous réserve de ne pas porter atteinte à la qualité de la composition urbaine, des sites, des monuments et des paysages, les hauteurs maximales pourront être dépassées dans les cas suivants :
- Lorsque que des hauteurs différentes sont pressenties dans les Orientations d’Aménagement et de Programmation.
- Pour les travaux d’aménagement et d’extension sur une construction existante à la date d’approbation du PLU, qui dépasse la hauteur maximale réglementée, sans dépasser cette hauteur initiale
- Pour les constructions en continuité d’un bâtiment voisin existant à la date d’approbation du PLU qui dépasse la hauteur maximale réglementée, sans dépasser cette hauteur initiale
- La construction de locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilées à condition que leur destination suppose une hauteur différente pour répondre à des besoins de fonctionnalité ou de sécurité et que la hauteur projetée ne porte pas atteinte au cadre bâti ou à l'environnement naturel,
- Pour les installations techniques de grand élancement indispensables aux destinations autorisées dans la zone (pylônes, antennes, silos, …),
Bonus lié aux performances énergétiques renforcées
Un dépassement de la hauteur maximale est autorisé, dans la limite de 3 mètres supplémentaires, pour les constructions faisant preuve d’exemplarité énergétique sous condition de :
- Ne pas porter sur un Monument Historique inscrit ou classé ou sur un bâtiment concerné par un périmètre de protection d’un monument historique,
- Ne pas porter sur des constructions classées au titre de l’art L 151-19 du CU,
- Ne pas porter atteinte à la qualité architecturale du bâtiment.
Implantation des constructions par rapport aux voies et emprises publiques Les constructions nouvelles doivent tenir compte de l’implantation et de l’orientation des constructions voisines afin de s’intégrer en harmonie et d’une manière ordonnée aux volumes existants.
3 Elément dont la définition se trouve dans le lexique en annexe du règlement#
Dérogations particulières
Des reculs différents à ceux édictées dans les dispositions relatives à chacune des zones peuvent être autorisés (sous réserve de justifications techniques ou architecturales) ou demandés dans les cas suivants :
- Lorsque des prescriptions différentes figurent, au document graphique et dans les orientations d’aménagement et de programmation,
- Respect d’une harmonie d’ensemble, lorsque l’ordonnancement des constructions voisines diffère de la règle générale. La construction nouvelle pourra s’implanter en continuité avec les bâtiments voisins, implantés le plus près de l’alignement sur voies et emprises publiques,
- Pour la préservation ou la restauration d’un élément ou d’un ensemble du patrimoine bâti ou naturel classé, inscrit ou identifié au document graphique (Eléments bâtis d’intérêt architectural, éléments de petit patrimoine, vergers, jardins et parcs d’intérêt architectural),
- Pour préserver des éléments végétaux d’intérêt écologique et paysager (essences variées, arbres anciens existants)
- Pour les extensions en continuité d’une construction principale existante à la date d’approbation du PLU qui ne respecte pas la règle générale,
- Pour les nouvelles constructions situées en second rideau (cœur d’ilot, secondes frange bâtie …), - En raison d’une configuration atypique ou complexe du terrain (parcelles en angle, terrains à fort dénivelé (> 20%), ...), - Pour la réalisation de locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilées sous réserve de justification techniques, architecturales ou d’implantation dans le site. - Pour réaliser des travaux d’isolation par l’extérieur ou l’installation de dispositifs d’énergie renouvelable sur une construction existante à la date d’approbation du PLU.
Marges de recul des routes départementales
Les valeurs des marges de recul s’appliquent de part et d’autre de l’axe des routes existantes ou à créer.
Marges de recul nature du reseau routier departemental par rapport a l'axe#
Habitations · Autres constructions · Réseau d’Intérêt Local 15 m 15 m · Réseau d’Intérêt Général 25 m 20 m · Réseau Structurant 35 m 25 m 2X2 voies 50 m 35 m
La configuration physique des lieux ou les caractéristiques du projet global d’urbanisme peuvent justifier une adaptation dérogatoire de la valeur des marges de recul.
Les reculs particuliers suivants sont en outre, à respecter, au-delà des limites d’agglomération :
- Recul des obstacles latéraux : dans un objectif de sécurité, l’implantation des ouvrages en bordure de voie ne doit pas restreindre les conditions de visibilité sur l’itinéraire, et notamment dans les carrefours et ne doit pas constituer d’obstacle dangereux. Ainsi, en concertation avec les demandeurs, sont recherchées la ou les implantations la ou les plus éloignées possibles du bord de la chaussée et au-delà des fossés et/ou des équipements de sécurité.
- Les extensions de bâtiments existants : tout projet d’extension de bâtiment existant à l’intérieur des marges de recul ne doit pas réduire les distances de visibilité des usagers de la route, notamment en intérieur des courbes, ainsi que les possibilités d’aménagements futurs des routes départementales.
- Servitudes de visibilité : les propriétés riveraines ou voisines des routes départementales, situées à proximité de croisements, virages ou points dangereux pour la circulation publique, peuvent être frappées de servitudes destinées à assurer une meilleure visibilité.
Surplombs et débords sur voies et emprises publiques
Les éléments architecturaux et les ouvrages en saillie au-dessus des voies et emprises publiques pourront être autorisés, dans la limite de 30 cm à compter de l’alignement pour des motifs d’ordre écologique (amélioration des performances énergétiques et/ou acoustiques des constructions existantes, végétalisation des façades et installation de dispositifs d’énergie renouvelable) et sous réserve :
- De l’absence d’impacts architectural, patrimonial, paysager ou urbain dans les périmètres de protection des monuments historiques,
- Du respect du règlement de voirie, - Du maintien de l’accès aux réseaux enterrés, - D’une largeur de trottoir suffisante pour permettre le déplacement de personnes à mobilité réduite.
Implantation des constructions par rapport aux limites séparatives Les constructions nouvelles doivent tenir compte de l’implantation et de l’orientation des constructions voisines afin de s’intégrer en harmonie et d’une manière ordonnée aux volumes existants.
Dans le cas d’un lotissement ou dans celui de la construction, sur une unité foncière ou sur plusieurs unités foncières contiguës, de plusieurs bâtiments dont le terrain d’assiette doit faire l’objet d’une division en propriété ou en jouissance, les règles édictées par le PLU pour l’implantation des constructions sont appliquées à chaque parcelle issue de la division.
Dérogations particulières :
Des reculs différents à ceux édictées dans les dispositions relatives à chacune des zones peuvent être autorisés (sous réserve de justifications techniques ou architecturales) ou demandés dans les cas suivants :
- Lorsque des prescriptions différentes figurent, au document graphique et dans les orientations d’aménagement et de programmation,
- Respect d’une harmonie d’ensemble, lorsque l’ordonnancement des constructions voisines diffère de la règle générale. La construction nouvelle pourra s’implanter en continuité avec les bâtiments voisins, implantés le plus près de l’alignement sur voies et emprises publiques,
- Pour la préservation ou la restauration d’un élément ou d’un ensemble du patrimoine bâti ou naturel classé, inscrit ou identifié au document graphique (Eléments bâtis d’intérêt architectural, éléments de petit patrimoine, vergers, jardins et parcs d’intérêt architectural),
- Pour préserver des éléments végétaux d’intérêt écologique et paysager (essences variées, arbres anciens existants)
- Pour les extensions en continuité d’une construction principale existante à la date d’approbation du PLU qui ne respecte pas la règle générale,
- Pour les nouvelles constructions situées en second rideau (cœur d’ilot, secondes frange bâtie …), - En raison d’une configuration atypique ou complexe du terrain (parcelles en angle, terrains à fort dénivelé (> 20%), ...),
- Pour la réalisation de locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilées sous réserve de justification techniques, architecturales ou d’implantation dans le site.
- Pour réaliser des travaux d’isolation par l’extérieur ou l’installation de dispositifs d’énergie renouvelable sur une construction existante à la date d’approbation du PLU.
Implantation des constructions sur une même parcelle Le choix de l’implantation devra être fait pour s’ajuster à l’existant et aux constructions environnantes. Les constructions doivent être implantées et conçus de manière à respecter l'ensoleillement des constructions voisines.
5.2 Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère#
Intégration architecturale des constructions Les constructions nouvelles doivent être conçues en adéquation avec les autres bâtiments environnants, et ce dans une harmonie d’échelle avec l’environnement architectural existant.
Par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou leur aspect extérieur, les projets de constructions ou de rénovation devront respecter le caractère ou l’intérêt des lieux avoisinants, des sites, des paysages agricoles, naturels et urbains.
Si dans les alentours, un matériau de façade ou de toiture est d'usage dominant, il peut être imposé de l'introduire dans la construction projetée ou de choisir un matériau voisin par l'aspect ou la couleur.
Le projet peut être refusé où n’être accepté que sous réserve de prescriptions si la construction, l’installation ou l’ouvrage, est de nature à porter atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux environnants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu’à la conservation des perspectives monumentales.
Les constructions d’un type régional affirmé, étranger à la région (maison bretonne, alsacienne, mas provençaux, chalets savoyards…), ne sont pas autorisées.
Intégration des constructions dans la pente Un soin particulier sera apporté à l’intégration des constructions dans la pente afin d’éviter les mouvements de terrain et minimiser l’importance des talus.
La forme du bâtiment doit s’adapter à la pente naturelle des terrains par encastrement ou étagement des volumes (cf. annexe du règlement – Implantation des constructions dans la pente). Les mouvements de terrain (déblais, remblais) nécessaires à l’implantation du bâtiment doivent être limités aux stricts besoins techniques de la construction et ne doivent pas conduire à une émergence de la construction dans le paysage.
- Pour des pentes inférieures à 15% : les talus créés seront répartis en pentes douces pouvant être plantées. les talus créés ne devant pas représenter une hauteur de plus de 1 mètre.
- Pour les pentes supérieures à 15% : la construction s’étage dans la pente, les éventuels murs de soutènement ne dépassent pas 2m de hauteur et sont réalisés sur le modèle des terrasses agricoles.
Les talus devront être traités de manière homogène sur chaque séquence bâtie. On aura recours à des techniques de plantation qui favorisent la colonisation rapide des talus par des plantes couvre-sol adaptées au sol et au climat.
Sont interdits :
- Les mouvements de sols portant atteinte au caractère d’un site naturel ou bâti.
- La mise en œuvre de plantations sur bâches.
- Les enrochements réalisés avec des pierres de très gros calibre et les imitations de matériaux.
Aspect extérieur des constructions
Toitures et couvertures Règle générale : Pour les équipements publics, constructions et ouvrages techniques nécessaires au fonctionnement des services publics ou d’intérêt collectif, les toitures ne sont pas réglementées, leur contrainte propre de fonctionnement et de structure induisant des types de toitures spécifiques et adaptés.
Pour tous les autres cas, les règles suivantes s’appliquent.
Les pentes Les toitures présenteront des pentes comprises entre 30 et 40%, l’inclinaison étant homogène sur l’ensemble de la construction. Cette règle ne s’applique pas aux toitures végétalisées et pour les toitures de véranda, serres de loisirs et couverture de piscine.
Les toitures seront à deux, trois ou quatre pans par volume dans le sens convexe. Les toits à une pente sont autorisés pour les volumes secondaires accolés à une construction principale ou pour les annexes de moins de 30m².
Les conduits de fumée devront présenter une finition identique aux façades (enduit). Dans les constructions nouvelles, ils sont interdits en saillie sur les façades, sauf au-dessus des toitures, dans le cas d’immeubles adjacents plus hauts.
Les souches de cheminée seront enduites sauf dans le cas de souches construites en briques pleines qui pourront rester non enduites.
Les couvertures Les couvertures seront réalisées en tuiles de terre cuite rouge suivant nuancier disponible en mairie.
Les auvents, vérandas, serres de loisir, abris de piscine pourront recevoir des couvertures de verres ou de matériaux synthétiques translucides. Les fenêtres de toit, les panneaux solaires et les tuiles photovoltaïques sont autorisés sous réserve qu’ils soient intégrés dans le versant et que les matériaux en constituant la structure soient de couleur sombre et sans brillance.
Les lucarnes, sont interdites.
Intégration des dispositifs d’énergie renouvelable dans les toitures à pan
Pour tout type de construction, des exceptions quant à la forme et la couleur des toitures peuvent être admises en cas d’intégration de capteurs d’énergie solaire afin d’obtenir le meilleur rendement énergétique.
Conformément au schéma ci-après, les panneaux solaires (thermiques ou photovoltaïques) peuvent être installés en bande, sur toute la longueur de la toiture, centrés dans l’axe d’une ouverture existante, posés sur un auvent ou une annexe (serre, véranda), ou encore utilisés comme garde-corps ou pare-soleil.
Dans le cas d’une construction neuve, l’intégration des panneaux doit être prise en compte dès la conception et être intégré comme un élément de projet.
Façades Sont concernés toutes les façades des bâtiments, annexes comprises, les murs de soutènement ainsi que les murs de clôture et les murets de jardin qui seront traités sur les 2 faces. Tous les ouvrages auront un revêtement adapté au support et feront l’objet d’un traitement harmonieux s’intégrant dans l’environnement. Les matériaux autorisés sont l’enduit, la pierre et le bois.
Les couleurs des façades seront choisies dans le nuancier disponible en mairie.
Pour les bâtiments anciens, les dessins de façade décoratifs en briques pleines, encadrements d’ouvertures, chaînage, éléments d’angles existants devront être conservés apparents sauf en cas d’impossibilité technique dûment motivée. Les raccords d’enduits avec des éléments de pierres de tailles dressées, chaînage, encadrements, seront réalisés avec des découpes simples et franches, sans relief accentué.
Clôtures L’aspect des clôtures devra être précisé dans le dossier de permis de construire. La hauteur des clôtures y compris murs et murets est limitée à 1,80 m
Des hauteurs différentes peuvent être imposées pour des raisons de topographie ou de sécurité
Equipements techniques Les équipements techniques (coffrets électricité et gaz, les boîtes aux lettres …) sont encastrés dans les façades ou intégrés dans les clôtures. Cette disposition ne s’applique pas aux coffrets réseaux. Les cuves de récupération des eaux pluviales et les citernes de gaz seront enterrées ou en cas d’impossibilité technique, elles ne devront pas être visibles depuis l’espace public ou bénéficier d’une intégration qualitative (coffrage bois, …).
5.3 Traitement environnemental et paysager des espaces non bâtis et abords des constructions#
L’aménagement des abords des constructions et les espaces résiduels (traitement des reculs par rapport aux voiries ou aux limites séparatives), doivent faire l’objet d’une réflexion au même titre que les constructions, et leurs traitements doivent être soignés.
Les surfaces libres de toute construction doivent être aménagées et entretenues de telle sorte que la propreté et l'aspect de la zone ne s’en trouvent pas altérés.
Les aménagements extérieurs doivent contribuer à limiter l’imperméabilisation des sols, à privilégier la réutilisation des eaux pluviales et à favoriser la circulation de la biodiversité.
Le recours à un traitement minéral des sols sera limité au minimum. Les emplacements de stationnement en dehors de la bande de roulement devront être le plus possible perméable et végétalisées (surface en herbe sur terre armée, résille et grave, pavés disjoints enherbés, solution mixte surface enherbée et grave sur bande roulante…).
Les plantations existantes de valeur doivent être maintenues ou remplacées par des plantations équivalentes.
Modalités de réalisation des places de stationnement Le stationnement des véhicules doit être assuré en dehors des voies ou emprises publiques. Les espaces de stationnement doivent être réalisés sur le terrain d’assiette de la construction ou dans son environnement immédiat. Le nombre de place de stationnement doit être suffisant pour répondre à l’ensemble des besoins, ainsi que proportionné et adapté aux usages générés par les nouvelles constructions.
Les aires de stationnement en surface doivent être aménagées avec des revêtements perméables faire l’objet d’un traitement paysager à dominante végétale
Stationnement vélo Pour les opérations de logements collectifs et les bureaux, un ou plusieurs espaces couverts et sécurisés doivent être aménagés pour le stationnement des vélos et des poussettes à raison de 1m² minimum par logement et de 1m² par tranche de 150 m² de bureaux.