Pour les constructions édifiées à l’angle de deux voies, le pétitionnaire
pourra respecter la règle qui lui est la plus favorable.
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2.
PRESCRIPTIONS
COMPLEMENTAIRES
AUX
REGLES DU PLUI
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Ces caractéristiques sont communes à toutes les zones et tous les secteurs : UA, UB, UC, UE, 1AU, 2AU, A et N.
Patrimoine bâti à protéger Tous travaux ayant pour effet de détruire tout ou partie d’un élément du patrimoine bâti à protéger, identifiés en application de l’article L.151-19 du Code de l’Urbanisme, doivent faire l’objet d’une déclaration préalable au titre des installations et travaux divers.
Patrimoine végétal à protéger Tous travaux ayant pour effet de détruire tout ou partie d’un boisement, d’une haie, d’un alignement d’arbre ou d’une prairie à protéger, identifiés en application de l’article L.151-23 du Code de l’Urbanisme, doivent faire l’objet d’une déclaration préalable au titre des installations et travaux divers.
Prise en compte des risques Le périmètre indicé (i) correspond aux périmètres des zones susceptibles d’être concernées par des désordres liés à l’eau. Sur ces périmètres, il pourra être fait utilisation de l’article R.111-2 du Code de l’Urbanisme après examen spécifique de chaque demande d’autorisation d’occupation du sol : « Le permis de construire peut être refusé ou n’être accordé que sous réserve de l’observation de prescriptions spéciales s’il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique de fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d’autres installations ».
Périmètre indicé (pi, pr, pe) Les périmètres indicés (pi,pr,pe) correspondent respectivement aux périmètres de protection de captage d’eau potable immédiat, rapproché et éloigné. Les Déclarations d’Utilité Publiques à laquelle doivent se conformer les pétitionnaires sont annexés au PLUi.
Prise en compte de la géologie (g) Le périmètre indicé (g) correspond aux périmètres des zones concernées les sites inscrits à l’IRPG et sont à protéger en raison de leur patrimoine géologique.
Linéaires commerciaux à protéger (zones UA, UB et UC) Le long de ces linéaires commerciaux à protéger, la transformation des surfaces de commerce ou d’artisanat en une autre affectation est interdite. En outre, sur ces linéaires, les locaux créés dans le cadre d’une restructuration ou d’une construction nouvelle doivent être destinés au commerce ou à l’artisanat.
Axes de ruissellement naturel Certaines communes sont concernées par des axes de ruissellement.
Sur la trajectoire de ces axes de ruissellement, et à défaut d’information plus précise sur l’emprise potentielle des écoulements exceptionnels :
- Sur une largeur de 10 mètres (5 mètres de part et d’autre de chaque axe), est interdit tout aménagement susceptible de constituer un obstacle aux écoulements (busages, affouillements et exhaussements de sol à moins qu’il soit prouvé qu’ils contribuent à l’amélioration de la gestion du risque ou au minimum qu’ils ne l’aggravent pas, aménagements susceptibles de subir des dégradations du fait d’une inondation…) et d’aggraver le risque inondation ou de subir des dégradations du fait d’une inondation.
- Sur une largeur de 20 mètres (10 mètres de part et d’autre de chaque axe), les sous-sols sont interdits, les accès de constructions neuves, y compris les accès aux garages, sont calés à 20
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cm au moins au-dessus de la cote du niveau du terrain naturel et de l’axe de la voirie la plus proche. Si un projet d’aménagement est traversé par un axe d’écoulement, le pétitionnaire pourra réaliser des relevés topographiques précis du site permettant de préciser la trajectoire de l’axe d’écoulement.
Gestion des eaux pluviales - Périmètre indicé (r) Il s’agit de zones à risque en matière de gestion des eaux pluviales. Dans ces périmètres, sont autorisées les constructions, à condition que les planchers habitables les plus bas et les niveaux d’accès soient calés au-moins à 20 cm au-dessus de la cote du terrain naturel. Les sous-sols sont interdits dans ces secteurs. Le système d’assainissement, notamment l’ouvrage de traitement, doit empêcher tout départ de matière polluante en cas d’inondation.
Gestion des eaux pluviales - Périmètre indicé (p) Il s’agit de zones prioritaires en matière de gestion des eaux pluviales, situées en zones urbaines, à urbaniser et agricoles. Les dispositions ci-après sont applicables à toute nouvelle imperméabilisation : constructions nouvelles, annexes et extensions d’une construction existante à la date d’approbation du PLUi, dont l’emprise au sol est supérieure ou égale à 40 m².
Toute utilisation du sol ou toute modification de son utilisation induisant un changement du régime des ruissellements par temps de pluie doit faire l’objet d’aménagements permettant de compenser le ruissellement supplémentaire induit. En domaine privé, cette compensation est de la responsabilité exclusive du propriétaire. La surveillance et le bon entretien des ouvrages nécessaires à cette compensation sont également de la responsabilité du propriétaire. Le propriétaire doit prendre toutes les mesures nécessaires pour préserver son bien et les biens riverains d’une inondation induite par les eaux pluviales issues de son utilisation du sol, que cette pluie soit exceptionnelle ou non.
L’évacuation des eaux pluviales se fera prioritairement par infiltration. Dans tous les cas, il est demandé de gérer à la parcelle un volume de 20 litres/m² de projet imperméabilisé. Ce volume doit être évacué par infiltration ou évapotranspiration, sans rejet vers le domaine public. Exception à la règle : Dans le cas d’une impossibilité de ressuyer les surfaces d’infiltration en moins de 12 heures, il est possible de demander une dérogation à la collectivité afin de mettre en place un rejet vers le domaine public. Dans ce cas, le pétitionnaire devra justifier l’impossibilité du ressuyage en moins de 12 heures sur la base de mesures in situ.
Les règles de gestion des pluies moyennes à fortes dépendent de la superficie de l’opération :
• Pour les opérations d’une superficie inférieure à 2000 m², l’opération doit assurer le stockage et l’infiltration des eaux pluviales à l’échelle de la parcelle :
o Pour une pluie de période de retour 50 ans sur les zones prioritaires,
o Pour une pluie de période de retour 30 ans dans le cas général.
• Pour les opérations d’une superficie supérieure à 2000 m², l’opération doit assurer le stockage et l’infiltration des eaux pluviales, de façon mutualisée sur l’opération :
o Pour une pluie de période de retour 50 ans sur les zones prioritaires,
o Pour une pluie de période de retour 30 ans dans le cas général.
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Exception à la règle : En cas d’impossibilité démontrée d’infiltrer la pluie de période de retour 30 ans ou 50 ans à la parcelle ou à l’échelle de l’opération, on les règles seront les suivantes :
• Pour les opérations d’une superficie inférieure à 2000 m², l’opération est raccordée sans limitation de débit vers le domaine public,
• Pour les opérations d’une superficie supérieure à 2000 m², l’opération assure le stockage et la régulation des débits de rejets d’eaux pluviales.
L’exutoire sera alors par ordre de préférence : - Le milieu naturel (axe de ruissellement, cours d’eau…), - Le réseau collectif d’eaux pluviales, - En dernier recours, le réseau unitaire.
Un débit de rejet compatible avec cet exutoire sera identifié au cas par cas, selon la capacité de l’exutoire à recevoir des eaux supplémentaires. A défaut, le débit de rejet ne devra pas excéder 1l/s/ha pour les opérations de plus de 1 hectare, et 1l/s pour les opérations de superficie inférieure à 1 hectare. En cas de raccordement au réseau, le pétitionnaire sollicitera la collectivité compétence pour obtenir l’autorisation de raccordement. Dans tous les cas, il appartient au pétitionnaire de prendre toutes les dispositions nécessaires pour éviter toute atteinte aux biens et aux personnes sur l’opération et dans sa périphérie immédiate.
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3.
LES ZONES URBAINES
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CARACTERE DES DIFFERENTES ZONES URBAINES
La zone UA Elle correspond aux centres historiques d’Ailly-sur-Somme, de Picquigny et de Hangest-sur-Somme. Les hauteurs et la densité y sont plus élevées qu’ailleurs sur le territoire. Sa vocation est mixte, elle peut donc recevoir à la fois de l’habitat, des équipements, des commerces…
La zone UA comprend un sous-secteur : - UAc : ce secteur correspond aux cités ouvrières. Le sous-secteur est plus dense que le reste du secteur UA, du fait de l’implantation des constructions et de la morphologie des parcelles. - UAf : ce secteur est concerné par le risque d’effondrement de la falaise sur Picquigny. - UAj : l’indice « j » correspond aux secteurs de jardins, au cœur des centres bourgs ou en limite de zones. Ils constituent des cœurs de verdure au sein du tissu urbain.
La zone UB La zone UB correspond aux centres historiques des autres communes du territoire et aux secteurs périphériques d’Ailly-sur-Somme, Picquigny et Hangest-sur-Somme. Les constructions sont implantées soit à l’alignement, soit en retrait, créant ainsi une ambiance urbaine moins dense. Sa vocation est mixte, elle peut donc recevoir à la fois de l’habitat, des équipements, des commerces…
La zone UB comprend plusieurs sous-secteurs : - UBl : le sous-secteur UBl correspond aux secteurs strictement destinés aux équipements scolaires, socioculturels, aux salles communales… - UBp : le sous-secteur UBp correspond aux emprises foncières liées à la présence d’éléments de patrimoine au sein des tissus bâtis. Des dispositions relatives à la constructibilité et au traitement paysager complètent les dispositions réglementaires de la zone. - UBj : l’indice « j » correspond aux secteurs de jardins, au cœur des centres bourgs ou en limite de zones. Ils constituent des cœurs de verdure au sein du tissu urbain. - UBr : le sous-secteur UBr est dédié aux enjeux de renouvellement urbain.
La zone UC La zone UC correspond aux extensions récentes du tissu urbain. Ces zones sont moins denses et situées principalement en entrée de ville. L’implantation des constructions est de manière quasiment systématique en retrait.
La zone UC comprend plusieurs sous-secteurs : - UCa : secteur dont l’urbanisation est soumis au raccordement aux réseaux (La ChausséeTirancourt). - UCl : le sous-secteur UCl est dédié aux espaces occupés par des équipements. - UCp : le sous-secteur UCp correspond aux emprises foncières liées à la présence d’éléments de patrimoine au sein des tissus bâtis. Des dispositions relatives à la constructibilité et au traitement paysager complètent les dispositions réglementaires de la zone. - UCj : l’indice « j » correspond aux secteurs de jardins, au cœur des centres bourgs ou en limite de zones. Ils constituent des cœurs de verdure au sein du tissu urbain.
La zone UE La zone UE correspond aux zones dédiées uniquement au développement économique. Elles sont situées principalement en dehors des zones urbaines mixtes. La zone UE comprend un sous-secteur :
- UEa : secteur dont l’urbanisation est à dispositions particulières
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SECTION 1 : AFFECTATION DES SOLS ET DESTINATION DES CONSTRUCTIONS