EMPRISES PUBLIQUES
En zone A : Les constructions devront se situer à un retrait minimum de :
- 25m de l'axe de la route départementale 911 - 15m de l'axe des autres routes départementales - 3 m par rapport à l’alignement des voies communales et chemins ruraux.
D’autres implantations pourront être autorisées :
Ces distances sont des minimums. Des implantations autres peuvent être imposées lorsque les conditions de sécurité l’exigent ou pour des raisons d’ordre urbanistique et paysager.
Ces dispositions ne s’appliquent pas à l’adaptation, à la réfection ou à l’extension des constructions existantes sans toutefois être inférieure à l'alignement du bâtiment existant dans la mesure où cela ne constitue pas une gêne pour la sécurité publique (visibilité dans le carrefour notamment).
D’autres implantations pourront être autorisées pour les constructions et installations nécessaires aux services publics ou d'intérêt collectif.
A7
IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS PAR RAPPORT AUX LIMITES
SEPARATIVES
A moins que le bâtiment à construire ne jouxte la limite parcellaire, la distance comptée horizontalement de tout point de ce bâtiment au point de la limite parcellaire qui en est le plus rapproché doit être au moins égale à la moitié de la différence d'altitude entre ces deux points, sans pouvoir être inférieure à trois mètres ((L ≥ H/2 ET >3M)).
Les extensions peuvent être réalisées à la même distance des limites séparatives que le bâtiment principal.
Une implantation autre pourra être autorisée pour les équipements et installations techniques nécessaires au fonctionnement des services publics et les constructions qui s’y rattachent.
A8
IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS LES UNES PAR RAPPORT AUX
AUTRES SUR UNE MEME PROPRIETE
Les annexes aux bâtiments d’habitation existants (dont ceux créés par changement de destination) doivent être implantées à proximité du bâti existant sur l’unité foncière. Dans le cas d’une unité foncière classée dans deux zones différentes du PLU (exemple : Ua et A), les annexes et extensions aux bâtiments d’habitation existants sont autorisées quelle que soit la zone et sont soumises aux règles propres à la zone où elles sont implantées.
A9
EMPRISES PUBLIQUES
En zone N :
Les constructions devront se situer à un retrait minimum de : - 25m de l'axe de la route départementale 911 - 15m de l'axe des autres routes départementales - 3 m par rapport à l’alignement des voies communales et chemins ruraux.
D’autres implantations pourront être autorisées :
Ces distances sont des minimums. Des implantations autres peuvent être imposées lorsque les conditions de sécurité l’exigent ou pour des raisons d’ordre urbanistique et paysager.
En cas d'extension d'un bâtiment existant, l'implantation pourra se faire à une distance moindre à celle définie ci-dessus sans toutefois être inférieure à l'alignement du bâtiment existant dans la mesure où cela ne constitue pas une gêne pour la sécurité publique (visibilité dans le carrefour notamment). Ceci est également valable pour un projet de construction jouxtant une construction existante.
D’autres implantations pourront être autorisées pour les constructions et installations nécessaires aux services publics ou d'intérêt collectif
N7
IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS PAR RAPPORT AUX LIMITES
SEPARATIVES
A moins que le bâtiment à construire ne jouxte la limite parcellaire, la distance comptée horizontalement de tout point de ce bâtiment au point de la limite parcellaire qui en est le plus rapproché doit être au moins égale à la moitié de la différence d'altitude entre ces deux points, sans pouvoir être inférieure à trois mètres ((L ≥ H/2 ET >3M)).
Les extensions peuvent être réalisées à la même distance des limites séparatives que le bâtiment principal.
Une implantation autre pourra être autorisée pour les équipements et installations techniques nécessaires au fonctionnement des services publics et les constructions qui s’y rattachent
N8
IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS LES UNES PAR RAPPORT AUX
AUTRES SUR UNE MEME PROPRIETE
Les annexes aux bâtiments d’habitation existants (dont ceux créés par changement de destination) doivent être implantées à proximité du bâti existant sur l’unité foncière. Dans le cas d’une unité foncière classée dans deux zones différentes du PLU (exemple : Ua et A), les annexes et extensions aux bâtiments d’habitation existants sont autorisées quelle que soit la zone et sont soumises aux règles propres à la zone où elles sont implantées.
N9
En zone Nca :
Toute nouvelle construction doit être implantée avec un recul minimum porté : - à 15 m de l’axe des voies départementales.
Nca 7
IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS PAR RAPPORT AUX LIMITES SEPARATIVES
A moins que le bâtiment à construire ne jouxte la limite parcellaire, la distance comptée horizontalement de tout point de ce bâtiment au point de la limite parcellaire qui en est le plus rapproché doit être au moins égale à la moitié de la différence d'altitude entre ces deux points, sans pouvoir être inférieure à cinq mètres (L ≥ H/2 et >5m).
Une implantation autre pourra être autorisée pour les équipements et installations techniques nécessaires au fonctionnement des services publics et les constructions qui s’y rattachent.
Nca 8
IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS LES UNES PAR RAPPORT AUX AUTRES SUR UNE MEME PROPRIETE
Non réglementé.
Nca 9
Dans les parties urbanisées, les constructions doivent s'implanter à l’alignement ou à un retrait minimum de 3m par rapport à l'alignement.
En dehors des parties urbanisées, les constructions devront se situer à un retrait minimum de : - 25m de l'axe de la route départementale 911 - 15m de l'axe des autres routes départementales - 3 m par rapport à l’alignement des autres voies.
D’autres implantations pourront être autorisées :
Ces distances sont des minimums. Des implantations autres peuvent être imposées lorsque les conditions de sécurité l’exigent ou pour des raisons d’ordre urbanistique et paysager.
En cas d'extension d'un bâtiment existant, l'implantation pourra se faire à une distance moindre à celle définie ci-dessus sans toutefois être inférieure à l'alignement du bâtiment existant dans la mesure où cela ne constitue pas une gêne pour la sécurité publique (visibilité dans le carrefour notamment). Ceci est également valable pour un projet de construction jouxtant une construction existante.
D’autres implantations pourront être autorisées pour les constructions et installations nécessaires aux services publics ou d'intérêt collectif.
Ncd 7
IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS PAR RAPPORT AUX LIMITES SEPARATIVES
A moins que le bâtiment à construire ne jouxte la limite parcellaire, la distance comptée horizontalement de tout point de ce bâtiment au point de la limite parcellaire qui en est le plus rapproché doit être au moins égale à la moitié de la différence d'altitude entre ces deux points, sans pouvoir être inférieure à trois mètres (L ≥ H/2 et >3m).
Les extensions peuvent être réalisées à la même distance des limites séparatives que le bâtiment principal.
Une implantation autre pourra être autorisée pour les équipements et installations techniques nécessaires au fonctionnement des services publics et les constructions qui s’y rattachent.
Ncd 8
IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS LES UNES PAR RAPPORT AUX AUTRES SUR UNE MEME PROPRIETE
Dans le cas d’une unité foncière classée dans deux zones différentes du PLU (exemple : Ua et A), les annexes et extensions aux bâtiments d’habitation existants sont autorisées quelle que soit la zone et sont soumises aux règles propres à la zone où elles sont implantées.
Ncd 9
III/PRINCIPES DE BASE
La typologie du bâti Les rythmes de la façade
IV/LES MURS
Les murs à pans de bois Les murs bâtis en pierres irrégulières
- Les encadrements - en pierres de taille - en béton - en briques
- Les joints - Les enduits
V/LES ÉLÈMENTS DE MAÇONNERIE ET DÉCORS DE LA FAÇADE
Les encadrements de baies Les soubassements Les baies
- Les fenêtres - Les volets - Les portes Protubérances diverses apparentes en façade - Les descentes d'eau de pluie - Protubérances diverses
VI/GLOSSAIRE
I-LES
SÉGALAS
Socle géologique du département, ce sont des paysages vécus, faciles d’accès, traversés et intégrés à une économie agricole actuelle forte.
Les paysages des Ségalas montrent de larges étendues où le rapport entre les plateaux et les vallées introduit des échelles de lecture différentes. Depuis les routes sur les dorsales, on a une perception de continuité des plateaux. La couverture végétale faite d’un bocage ouvert rajoute à la lecture ample du paysage ; alors que depuis les vallées boisées et encaissées le paysage apparaît fragmenté et sauvage.
Le sous-sol des Ségalas est constitué essentiellement de gneiss et de schistes. Ces roches au feuilletage caractéristique sont difficiles à bâtir, exceptées les plus fines, utilisées en lauzes de couverture. Les sols qui en sont issus étaient peu productifs pour l’agriculture avant les amendements agricoles du XXe siècle. Quelques variations interviennent dans cette unité apparente notamment la présence du granit le long de la faille de Villefranche de Rouergue, qui offre un modelé plus doux et un bâti plus conséquent mais aussi les calcaires du Lias, présents entre Montbazens et Rignac, qui créent un petit causse, plus visible dans le bâti que dans le parcellaire agricole.
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II-LES FORMES URBAINES
Le «bourg castral» et le «bourg ecclésial»
Naucelle
Rignac
Cassagnes Bégonhès
Le noyau ancien du village constitué de maisons ramassées autour d’un château, d’une église, d’un prieuré... témoigne des limites d’une ancienne enceinte.
Le castrum, forme défensive, regroupait idéalement dans un « fort » le logis seigneurial parfois accompagné d’une tour, de maisons fortes de chevaliers et d’une chapelle. Autour du fort se développait l’habitat du bourg qui recevait la désignation de « castral ». Le regroupement pouvait aussi se faire autour d’une église ou d’une abbaye et le bourg pouvait alors être qualifié « d’ecclésial » ou «d’abbatial». Des faubourgs (ou barris) développés le long des voies d’accès venaient grossir le village contenu dans ses «murs». Des quartiers périphériques plus compacts dessinés par la trame des voies et des espaces publics pouvaient aussi se constituer.
La bastide
Caractérisées par une trame régulière de rues se croisant à angle droit, les bastides sont des villes neuves créées à partir du XIIIe siècle dans le sudouest de la France.
La Bastide l'Evêque
Sauveterre
Rieupeyroux
Ces lotissements médiévaux avaient pour objet de fixer des populations dans des territoires à enjeux économiques.
Les villages et hameaux rue
Les bâtiments sont agencés le long d’une voie de communication qui dessert et commande l’implantation préférentielle des bâtiments « à l’alignement ». Leurs façades principales ouvrent souvent directement sur l’espace public. La rue ou la route qui reprend parfois un ancien chemin concentre des activités économiques utiles aux voyageurs comme aux habitants : auberge, épicerie, café...
Baraqueville
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III-PRINCIPES DE BASE
La nature des bâtiments dépend d’une part des savoir-faire et des connaissances des artisans au moment de la réalisation, d’autre part des matériaux locaux dont ils disposent et des moyens mis à leur disposition.
Les modernisations des techniques et des matériaux de constructions permettent de nouvelles expériences architecturales. Les trois principaux modes constructifs sont les :
constructions à pans-de-bois constructions en pierre constructions en ciment/béton
Ils illustrent une évolution chronologique du patrimoine bâti à vocation d’habitat ou mixte (habitat + usage agricole ou artisanal) visible sur le territoire, avec des périodes de chevauchement de plusieurs techniques.
Lors de travaux de ravalement et/ou de réhabilitation, Il est important d’ajuster les réponses techniques aux particularités des constructions. Les choix techniques adaptés, non seulement permettent d’assurer la pérennité des biens et leur valorisation patrimoniale, mais évitent des désordres d’aspect et parfois de structure.
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La façade comprend un ensemble d’éléments qui composent le caractère propre de l’architecture et font partie intégrante de sa qualité : -son volume (modénature de la façade, lucarnes) ; -ses percements (ouvrants, portes et fenêtres, volets) ; -ses « limites » (garde-corps, grilles, barreaux). Chacun de ces éléments participe au décor de la façade : moulures de corniche, frises, graphisme des ferronneries, dessin et couleur des menuiseries, etc... et est donc à considérer avec attention.
La façade est composée de rythmes horizontaux et verticaux qui constituent son identité. Ces rythmes sont marqués par la position des ouvertures (rapport plein/vide) et les éléments de modénature. L’harmonie générale d’une façade résulte de l’ensemble de ces éléments.
Les façades sont composées en niveaux et travées, les ouvertures sont idéalement alignées :
L’horizontalité de la façade peut être soulig née par des corniches, des bandeaux ou des niveaux de soubassement ; ces lignes marquent les différents niveaux
La verticalité de la façade est marq uée par la superposition des ouvertures qui forment des travées
Une façade doit être traitée de façon similaire sur la totalité, il faut éviter les rez-de-chaussée en pierre et les étages enduits.
LES TRAVAUX DE RÉNOVATION DOIVENT RESPECTER LES RÈGLES DE COMPOSITION, DE SYMÉTRIE, D’ALIGNEMENT ET DE PROPORTION DE CHAQUE FAÇADE, TOUT PARTICULIÈREMENT EN CAS DE CRÉATION OU DE MODIFICATION DE BAIE. DE MÊME, LA FAÇADE DOIT ÊTRE TRAITÉE DANS SON INTÉGRALITÉ. UN NIVEAU NE DOIT PAS ÊTRE EN PIERRE APPARENTE ET UN AUTRE ENDUIT.
IV-LES MURS
Le bâti ancien se caractérise par la nature des matériaux utilisés pour sa construction, souvent disponibles à proximité. Les matériaux naturels ont ainsi souvent été privilégiés et entrent dans la composition des matériaux traditionnels.
Les murs à pans de bois
Mur de refends
Maçonnerie qui sert d'appui aux éléments de charpente
Structure de pièces de bois assemblées. Elles ne sont pas décoratives et servent à maintenir la rigidité de la structure
Pans de bois
Remplissage
"Mortier" de terre et de fibres (torchis) posé sur un clayonnage de bois. Un enduit est posé en finition pour constituer une surface homogène.
Espace réservé à l'origine principalement à une échoppe.
Rez-de-chaussée
e sont des bâtiments construits essentiellement entre le XVe et le XVIIIe siècle. Leur structure porteuse est composée d’un assemblage de pièces de bois formant la façade de la maison et appuyée contre des murs de pierre. Elle supporte les charges et n’est pas décorative. Les vides entre poutres et poteaux sont comblés par un remplissage de type torchis, briquette, protégés par un enduit recouvert d’un badigeon à la chaux. Le pan de bois a souvent été enduit pour diverses raisons : usage de bois de récupération, de mauvaise qualité, souhait d’un décors plus fin, prévention contre l’incendie…
Lors de la restauration d’une façade, un diagnostic simple de la façade est à faire. La façade possède une certaine composition, des matériaux homogènes, des règles de construction. Ces éléments doivent être pris en compte. L’âge et les évolutions subies ont parfois fragilisé les constructions et la structure bois a pu souffrir de travaux inadaptés : sciage d’éléments porteurs pour des créations d’ouverture, travaux intérieurs provoquant l’enfermement et l’humidification des bois, etc…
Le ravalement est l’occasion de vérifier l’état réel du bâtiment pour éviter tout désordre g rave et éventuellement de remplacer certaines pièces fragilisées.
La majorité des immeubles des centres anciens du
Les murs bâtis territoire sont bâtis à partir de pierres irrégulières. Ces murs de blocage sont constitués de pierres
en pierres
« de tout-venant » qui ne sont pas taillées. Elles étaient cueillies dans leur forme naturelle,
irrégulières
sommairement triées et mises en place dans la masse du mur par empilement dans un bain de mortier. Le rôle du mortier est ici primordial. Il lie
les pierres et donne au mur sa compacité.
Encadrement en pierre de taille
Bien qu’un phénomène de mode ait conduit à la mise à nu des pierres, les laisser apparentes présente un risque d’infiltration d’une part et ne correspond pas d’autre part à l’esprit des constructions initiales. Il est vivement recommandé d’enduire les murs.
Quand les pierres des encadrements, des bandeaux et des balcons sont taillées en relief, laisser le mur sans enduit est une erreur évidente, les modénatures, pierres taillées à grand frais, sont parasitées par les pierres de tout-venant sans qualité qui étaient les équivalentes de « l’agglo ciment » d’aujourd’hui. On parle alors de façades « écorchées ». Elles ont perdu leur peau, l’enduit qui les protégeait et qui faisait partie de l’esthétique recherchée dès l’origine.
Encadrement en béton
Certains bâtiments, plus récents, ont des linteaux et ébrasements en béton. Dans ce cas, il est fortement conseillé d‘enduire la façade et de ne pas laisser ni les pierres apparentes, ni d’enduire les seuls linteaux.
Encadrement en briques
La brique est, sur le secteur, essentiellement utilisée en modénatures : encadrements de baies, chaînages d’angle, bandeaux… Ces éléments ne sont pas des décors plaqués sur les façades, mais des éléments structurels qu’il convient de conserver et de restaurer. Les briques défectueuses peuvent être remplacées. Les briques resteront idéalement apparentes (non enduites) afin de conserver l’identité architecturale du bâtiment.
Les joints
Réalisable sur les bâtiments à vocation agricole (étables, granges, fours…) mais pas forcément sur l’habitation (très souvent enduite par le passé), le rejointement est toutefois acceptable pour les bâtiments des bourgs et villages dont l’appareil présente un minimum de qualité et de régularité. Le rejointoiement, peu protecteur contre la pluie battante et les ruissellements, doit être conçu à la chaux et selon deux finitions :
Rejointoiement au nu de la pierre : il est réalisé (beurré) ni en creux ni en saillie, mais au niveau de la face externe de la pierre.
Enduit à pierre vue : plus couvrant, il vient masquer, sur des appareils hétéroclites, les plus petites pierres ou les pierres fissurées ou gélives, en assurant ainsi une meilleure étanchéité à la façade. Son aspect rejoint alors celui d’un ancien enduit en partie dégradé par le temps et les intempéries et qui aurait partiellement disparu sur les plus grosses pierres.
UN BON REJOINTOIEMENT SE SITUE AU NU DES PIERRES. LE MORTIER EST TOUJOURS PLUTÔT EN EXCÈS, JAMAIS EN RETRAIT. LES PIERRES AFFLEURENT À LA SURFACE DU MORTIER AVEC UNE TEINTE TERRE EN ACCORD AVEC L’ENVIRONNEMENT IMMÉDIAT. LES PETITES PIERRES NOYÉES RESTENT INVISIBLES. LES JOINTS SONT BROSSÉS OU RACLÉS À LA TRUELLE, JAMAIS LISSÉS.
A PROSCRIRE
LES JOINTS QUI TRANCHENT par rapport au parement en pierre sont le plus souvent une erreur. Ils sont trop blancs ou trop lisses par rapport à la pierre. En règle générale la mise en valeur porte sur la pierre. Le joint qui l’accompagne doit se faire discret en copiant sa teinte et sa texture.
LES JOINTS ÉTANCHES. Les joints gris au ciment sont les plus visibles. Étanches, ils obligent l’eau à passer par la pierre qui se dégrade d’autant plus vite qu’elle est plus tendre.
LES JOINTS TROP CREUX soulignent chaque pierre. Techniquement, ils protègent moins de la pluie que les joints pleins ou que les joints beurrés. Esthétiquement, ils soulignent à l’excès chaque pierre même la plus petite au lieu de la recouvrir.
L'enduit
La réalisation d’un enduit a toujours représenté, dans l’histoire de la construction, la meilleure réponse au besoin de protection des maçonneries face aux contraintes thermiques, météorologiques ou contre les risques de dégradation naturelle ou artificielle de la pierre. La mode néo-rurale des pierres vues, encore bien ancrée dans les mentalités, tend à présenter comme postulat que seule la pierre est belle et a droit de cité. C’est oublier que l’enduit a souvent été également un symbole de richesse et l’occasion d’une expression artistique qui a permis de dynamiser le paysage urbain ou villageois en offrant une réelle diversité chromatique.
Il est préférable d’utiliser des matériaux naturels pour réaliser l’enduit, notamment la chaux comme liant. Le ciment, souvent utilisé, n’est pas adapté aux murs en pierre. Il empêche les murs de respirer provoquant salpêtre, fissures, décollements. L’enduit peut être réalisé soit :
de manière traditionnelle en utilisant les enduits prêts à l’emploi à base de chaux, spécialement conçus pour la restauration des bâtiments anciens
La finition doit être fine : finition lissée à la truelle talochée fin. Les finitions grossières ou trop grenues ne sont pas recommandées. Elles recueillent les salissures et présentent l’inconvénient de mal vieillir.
L'ENDUIT PROTÈGE LE MUR COMME UNE PEAU
L'ENDUIT EST PERSPIRANT, IL FORME UNE PEAU PROTECTRICE POUR LE BÂTI ANCIEN QUI A BESOIN DE RESPIRER.
L'enduit traditionnel à la chaux joue un rôle essentiel de protection contre l'humidité et le froid, car il fait corps avec le support et est perspirant. Chaque couche d'enduit a besoin de propriétés techniques particulières d'une part et esthétiques d'autre part. Il joue alors un rôle d'ornementation. La dernière couche, dite de finition, limite les phénomènes d'érosion et décore la façade. Le badigeon de lait de chaux, appliqué sur un enduit lissé permet de créer des surfaces propices à la création de décors. L'ajout de pigments permet d'obtenir des couleurs "transparentes".
L'enduit vient "mourir" sur les pierres en les dégageant de manière souple. Il ne doit pas boudiner, ce qui peut provoquer des problèmes d’infiltration et avoir un rendu moins esthétique.
LA TENDANCE OBSERVÉE AUJOURD’HUI EST DE METTRE À VUE LES MAÇONNERIES. OR, A L'ORIGINE, LA PLUPART DE CES MURS ÉTAIENT ENDUITS. MALHEUREUSEMENT, SANS PROTECTION (CONTRE L'HUMIDITÉ, LES VARIATIONS THERMIQUES) CES MURS SONT VULNÉRABLES ET FRAGILISÉS, LEUR DURABILITÉ EST RÉDUITE.
Les murs en pierres de taille
La mise en œuvre de pierre taillée est peu fréquente sur le territoire du Ségala, elle nécessite un important savoir-faire. Elle donne un aspect régulier et homogène.
La pierre taillée est donc majoritairement réservée, pour ses qualités environnementales et pour sa durabilité, aux façades donnant sur la rue et aux soubassements. Toutefois, le plus souvent, elle est utilisée pour les encadrements des portes et des baies, les chaînes d'angle... et le reste du bâti est fait de maçonnerie en moellons ou de galets ou en appareillage mixte avec de la brique.
V-LES ÉLÉMENTS
DE MAÇONNERIE ET
DECORS DE FAÇADE
Les encadrements de baies
Que la construction soit simple ou noble, le souci de l’encadrement est généralement présent. Ils sont souvent peints, parfois à l’enduit, quelquefois réalisés en pierre. Lors d’un ravalement de façade, ces encadrements sont à conserver et à restaurer, voire à créer lorsqu’ils ont été supprimés lors de travaux antérieurs. L’encadrement peut être réalisé :
Par application d’une surépaisseur d’enduit Par la réalisation d’une peinture d’encadrement au lait de chaux ou à la peinture minérale Un filet plus sombre peut souligner le dessin et assurer la transition entre l’enduit et l’encadrement
L’encadrement assure généralement la fonction d’appui de baie. Les appuis de baie, lorsqu’ils existent, sont réalisés en pierre et intégrés à l’ornementation de la façade. Ces appuis sont à conserver et restaurer.
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Les soubassements
Le soubassement d'une façade a un rôle technique. Le traitement de cette partie de la façade peut lui conférer un aspect décoratif. Le pied de la façade est soumis au rejaillissement des eaux pluviales issues de la couverture ainsi qu'aux remontées capillaires dans les maçonneries provenant des eaux du sol.
La mise en place d'un enduit dit "sacrificiel" permettait autrefois de reprendre simplement cette partie plus altérée.
Les soubassements ont deux fonctions : Ils donnent un socle au bâtiment Ils protègent l’enduit des salissures et rendent l’entretien de façade plus aisé (la reprise du soubassement pouvant être réalisée indépendamment du reste de la façade). Il est ainsi important de les conserver lorsqu’ils existent et d’en réaliser lorsqu’ils font défaut en créant une surépaisseur d’enduit
Il est préférable de traiter les soubassements dans une teinte plus sombre que les murs.
Les baies
Les ouvertures servent d’abord à pénétrer à l’intérieur du bâtiment et à y apporter de l’air et de la lumière. Elles participent aussi à la composition architecturale de la façade dans un jeu plus ou moins régulier de vides et de pleins et donnent ainsi un caractère au bâtiment. Leur disposition sur la façade (ordonnancement) a donc une grande importance. Dans le bâti ancien, elles sont plus hautes que larges pour permettre à la lumière de rentrer le plus loin possible dans les pièces.
Les fenêtres
La matière des menuiseries est très disparate. Cependant, si les fenêtres anciennes doivent être remplacées, il est préconisé :
la mise en place de fenêtres en bois, éventuellement en aluminium pour les batiments neufs ou postérieurs aux années 50. de s’inspirer du modèle d’origine pour définir la forme de la menuiserie (cintrée ou non, avec imposte ou non) et les découpes de carreaux de respecter la forme de l’ouverture, si ce n’est pas possible (arcs cintrés) dissimuler la modification par les lambrequins métalliques. de ne pas multiplier les types de fenêtre sur une même façade. Si des fenêtres anciennes sont conservées, les nouvelles menuiseries devront tenir compte de leur style
La porte-fenêtre standardisée non adaptée à l’ouverture existante participe à la dégradation.
Menuiserie PVC dont le dessin ne respecte pas l’ouverture (perte de l’arrondi)
Proportion, matériau, effet de caisson, remplissage, ici tout amoindrit ce patrimoine.
Les profils beaucoup trop épais ont « mangé » toute la partie vitrée. Le blanc, trop pur, jure avec la pierre.
Les volets
Le volet traditionnel aveyronnais est un modèle à lames verticales épaisses, d’inégales largeurs, assemblées à joint vif, et maintenues dans un cadre massif, comportant parfois une barre intermédiaire. Ces modèles se sont vus adjoindre au XIXe siècle et au début du XXe siècle, des volets à lamelles, plus fragiles. Les volets à écharpes en Z ne sont pas des modèles traditionnels et les persiennes à repliement latéral ne sont apparues qu’à la fin du XIXe siècle.
Les volets anciens sont à conserver et à restaurer dans la mesure du possible. S’ils doivent être remplacés, ils seront réalisés de préférence en bois. Les volets seront peints. La mise en place de volets roulants est déconseillée sur des bâtiments n’en possédant pas à l’origine (et interdite en secteur protégé). En tout état de cause, le tambour d’enroulement sera à l’intérieur de l’immeuble ou dissimulé derrière des lambrequins. Mais en aucun cas en applique sur le mur.
Par le passé, les menuiseries n’étaient jamais maintenues à l’état naturel pour des raisons de conservation. Elles étaient souvent badigeonnées ou peintes. Les teintes pouvaient parfois être soutenues, comme par exemple le « bleu charron » largement utilisé par les agriculteurs ou le « brun rouge ». L’apparition de lasures et ses tons bois a souvent faussé l’image de la plupart des villes et villages en aboutissant à la création d’un aspect néo-rural rejetant la polychromie. L’usage de lasures et de vernis ne doit pas être exclu systématiquement, mais il paraît souhaitable de revenir à plus de diversité dans la coloration. Afin d’éviter les couleurs trop criardes, il est recommandé de s’orienter vers des tons pastel (camaïeux et déclinaisons à base de gris beige, gris bleu, gris vert…) et de toujours réfléchir à la complémentarité entre menuiseries, façade et ferronneries éventuelles.
Les portes
Si la porte doit être remplacée, il est recommandé d’installer une porte en bois à âme pleine de facture simple, s’inspirant avec sobriété des modèles présents sur le site, ou du moins en harmonie avec les fenêtres.
Ici tout est préjudiciable : Le matériau (PVC), l’encadrement (béton), la couleur (blanc), la proportion (volet roulant).
Deux persiennes viennent habiller la façade et assurent en
même temps la protection de cette
porte d’entrée.
Le dessin de la porte d’entrée ne fait pas référence à l’époque de construction de la maison
Une écriture simple, de porte à panneaux en
bois peint et son imposte vitrée.
L’usage du PVC, le dessin de la menuiserie, l’utilisation de produits standardisés affectent ce patrimoine.
Différents matériaux modernes (aluminium, acier...) sont compatibles
avec le patrimoine lorsqu’ils sont utilisés dans
une posture contemporaine visée par
un architecte.
Protubérances diverses apparentes en façade
De manière générale, les équipements techniques doivent être intégrés au maximum et ne pas nuire à la qualité d’ensemble du bâti et de son environnement.
Les descentes de pluie
La mise en place de dauphins en pied de chute est recommandée afin de protéger efficacement les descentes des coups et dégradations. Les descentes d’eau seront localisées sur les limites latérales des constructions sans bifurcation zébrant les façades. L’utilisation du PVC ou de l'aluminium pour réaliser les gouttières et descentes d’eau n’est pas recommandée (déboîtement et fragilité). Le zinc est à privilégier.
Protubérances diverses
Lors d’un ravalement de façade, il est recommandé : De négocier avec les services d’EDF et Télécoms le déplacement des câbles sous corniche, si leur passage en façade ne peut être supprimé De réaliser