N’est pas réglementé.
ANNEXES
PLU de Letteguives - Règlement
LEXIQUE
Annexe : Construction accolée à la construction principale.
Délaissé : Espace non bâti et non utilisé (pour du stationnement, un dispositif de gestion des eaux, un aménagement paysager…) à l’intérieur d’une parcelle laissé sans traitement particulier.
Dépendance : Construction détachée de la construction principale (abri de jardin, garage, remise, atelier…).
Double-rideau de construction : Principe d’urbanisation consistant à favoriser de nouvelles constructions derrière un front de construction déjà existante.
Emprise au sol : L’emprise au sol est la projection verticale du volume de la construction, tous débords et surplombs inclus. Cela signifie que toutes les constructions situées au-dessus du niveau du sol constituent une emprise au sol.
Espaces libres : Les espaces libres sont des espaces ne comportant aucun ouvrage au-dessus du terrain naturel. Ils comprennent :
des espaces minéraux : voiries, allées, cours, esplanades… des jardins et des espaces verts de pleine terre (engazonnés,
arborés…) des places de stationnement de surface.
Extension : Opération de construction qui de par sa nature et son importance modifie le volume principal de la construction. Si celle-ci est supérieure d’un tiers à la construction principale et qu’elle bouleverse de manière trop importante la construction existante, elle n’est pas considérée comme une extension mais comme une construction nouvelle. De la même manière, si elle n’est pas réalisée en continuité du bâtiment existant, il ne s’agit pas d’une extension. On peut ainsi considérer qu’un projet constitue une extension lorsque les trois conditions suivantes sont réunies :
Création de surface par prolongement des structures d’un bâtiment déjà existant,
Existence préalable ou création d’une ouverture sur le mur extérieur, Occupation irréversible ou quasi-irréversible du sol.
Hauteur maximale : Différence d’altitude entre le point d’emprise de l’édifice situé au niveau le plus bas du sol naturel et le faîtage ou l’acrotère.
Niveau du sol naturel : Il se définit comme le niveau du sol avant tous travaux.
Opération : Ensemble organisé d’études, de démarches juridiques visant l’acquisition foncière et de réalisation de travaux et d’équipements en vue de la construction ou de la rénovation de bâtiments de toute nature.
Unité cadastrale : Emprise prise en compte pour déterminer le droit à construire. Elle désigne la pièce de terrain appartenant à un même propriétaire sur laquelle est implantée la construction ou la parcelle destinée à recevoir une construction. Il ne s’agit donc pas d’un ensemble de parcelles cadastrales contiguës appartenant à un même propriétaire. Cet ensemble de parcelles cadastrales est désigné sous le terme de propriété foncière.
Unité foncière : Ilot de propriété d’un seul tenant, composé d’une parcelle ou d’un ensemble de parcelles appartenant à un même propriétaire ou à la même indivision.
Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) : Document de planification territoriale précisant les orientations d’aménagement, d’urbanisme, d’habitat, de mobilité et de politiques environnementales à l’échelle du Pays du Vexin Normand.
Sol naturel : Il s’agit du niveau du terrain avant toute transformation (remblais, déblais). Dans le cadre du présent règlement, les modifications liées à l’ajout ou à la suppression de terre par rapport au sol naturel ne peuvent excéder 50 centimètres. On cherche ainsi à ne pas bouleverser la physionomie du terrain.
NUANCIER DE COULEUR
Aide à l’application de l’article 11 pour les constructions à usage d’habitation :
Le choix d'une couleur est une opération difficile. La teinte choisie sur un nuancier à la lumière du jour peut donner des résultats très différents selon la taille du support à traiter, l'aspect de la surface. Le choix de la teinte sera à rechercher en fonction de la meilleure harmonie possible avec l’environnement de la construction, avec les déclinaisons de tons retenus pour les autres éléments de la construction: toiture, menuiserie, etc.
Les couleurs des façades doivent se rapprocher de celles observées localement. Les couleurs trop claires sont à proscrire car elles créent un phénomène d’éblouissement et forment des tâches dans le paysage. En bordure de village, les nouvelles constructions ne doivent ainsi pas être enduites dans une teinte trop claire. Les teintes s’approchant des matériaux locaux sont recommandées (sable, terres, gamme de couleur beige pâle à beige rose orangé…).
Les teintes recommandées ci-après sont tirées du RDS (RAL Design System, reproductible sans erreur par les principaux fournisseurs de peinture). Les échantillons de cette fiche sont produits à titre indicatif, seules les références RAL permettent d'obtenir la couleur réelle dont on cherchera à s'approcher pour établir son propre projet.
La couleur des teintes des enduits pour des constructions à usage d’habitation peuvent être comprises dans les nuances des bases suivantes :
Les pétitionnaires peuvent se rapprocher de l’architecte conseil du Conseil d’Architecture d’Uurbanisme et d’Environnement de l’Eure ou prendre contact auprès du Service Départementale d’Architecture et du Patrimoine de l’Eure.
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LISTE NON EXHAUSTIVE D’ESSENCES LOCALES
Haies basses Bourdaine, Buis commun, Charme commun, Cornouiller mâle, Cornouiller sanguin, Coudrier, Epine vinette, Erable champêtre, Fusain d’Europe, Hêtre commun, Hêtre pourpre, Houx commun, If, Néflier commun, Nerprun purgatif, Poirier sauvage, Pommier sauvage, Prunellier, Saule cendré, Saule des vanniers, Saule marsault, Sureau noir, Troène commun « d’Europe », Viorne lantane, Viorne obier. …
Haies hautes Essences d’arbres :
Aulne glutineux, Bouleau verruqueux ou pubescent, Charme commun, Châtaignier, Chêne pédonculé, Chêne sessile, Erable champêtre, Erable plane, Erable pourpre, Erable sycomore, Frêne commun, Hêtre commun, Hêtre pourpre, Marronnier,
Merisier, Orme, Saule blanc, Tilleul à petites feuilles. …
Essences d’arbustes : Alisier torminal, Alisier blanc, Bourdaine, Buis commun, Cerisier de Sainte Lucie, Charme, Cornouiller mâle, Cornouiller sanguin, Coudrier, Cytise commun, Erable champêtre, Fusain d’Europe, Houx commun, If, Néflier commun, Nerprun purgatif, Poirier sauvage, Pommier sauvage, Prunellier, Prunier myrobolan, Saule cendré, Saule des vanniers, Saule marsault, Sureau noir, Viorne lantane, Viorne obier. …
Alignements Aulne glutineux, Charme commun, Chêne pédonculé, Chêne sessile, Erable champêtre, Erable sycomore, Frêne commun, Orme, Saule blanc. …
Aubépine, Cornouiller sanguin, Fusain d’Europe Prunellier, Sureau Noir, Troène
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FICHES SUR LE PETIT PATRIMOINE BATI ET NATUREL
PLU de Letteguives - Règlement
Identification Localisation : Rue du Bosc Oursel N° de parcelle concerné : Parcelle N°590
Caractéristique de l’élément à protéger Type d’élément à protéger : Château de Bosc Oursel Description de l’élément à protéger : Construit au 18ème siècle, il s’agit d’une demeure construite selon un axe de symétrie passant par la travée principale. Cette dernière est composée de trois portes en plein cintre au rez-de-chaussée et de trois fenêtres au premier étage. Le tout est surmonté d’un fronton enduit. Le plan de la façade se découpe à droite et gauche de la travée principale en deux travées similaires, qui confortent la symétrie de la façade. Elles sont composées chacune de trois grandes fenêtres en arc semi circulaire à imposte au rez-de-chaussée et de trois fenêtres en arc semi circulaire au premier étage et trois lucarnes pignon à fronton triangulaire au niveau des Combles. Enfin les extrémités du bâtiment se composent de chaque côté d’un rez-de-chaussée uniquement.
L’ensemble du bâtiment doit être préservé.
Photographie de l’élément à protéger :
Localisation cadastrale :
Eléments n°2
Identification
Localisation : Rue du Bosc Oursel N° de parcelle concerné : Parcelle N°604, 336, etc.
Caractéristique de l’élément à protéger
Type d’élément à protéger : L’ensemble architectural et paysager formé autour du corps de ferme de Bosc-Oursel.
Description de l’élément à protéger : Caractéristiques architecturales : Il s’agit d’un ensemble formé, autour d’un
corps de ferme. Ce dernier comprend une maison de maitre, et de nombreux bâtiments agricole attenants à cette propriété. De plus cet ensemble est bordé de mur en briques ou en bauge, ou de bâtiments en briques sur une partie des limites partagées avec la rue de Bosc Oursel. Le bâtiment principal possède une façade en briques composé autour d’une symétrie simple et surmonté d’une toiture en ardoise. Les autres bâtiments (hangar agricole, bâtiments agricoles) sont constitués de briques et de silex dans certains cas.
Caractéristiques paysagères : Le patrimoine paysager est formé par la cour principale qui est délimitée par les bâtiments du corps de ferme. Cet ensemble est complété par la présence d’un verger. Le verger composé d’arbres fruitiers de hautes tiges est favorable à l’accueil de la biodiversité. Il allie en effet, la présence d’arbres de hautes tiges, à un espace herbagé. Aussi ils ont un rôle paysager et patrimonial.
La maison de maître doit être préservée dans son ensemble. Les bâtiments
agricoles en cas de réhabilitation doivent conserver les matériaux (briques et silex) utilisés dans la construction. Aussi les principales caractéristiques de ces bâtiments peuvent être préservées. Le verger est protégé.
Photographie de l’élément à protéger : Localisation cadastrale :
PLU de Letteguives - Règlement
Identification Localisation : Chemin du Thil N° de parcelle concerné : Parcelle N°402
Caractéristique de l’élément à protéger Type d’élément à protéger : Le château de Letteguives Description de l’élément à protéger : Construit en 1850, ce château s’inscrit en limite du bourg de Letteguives. Il s’agit d’une demeure construite selon un axe de symétrie passant par la porte d’entrée principale et centrale au rez-de-chaussée du bâtiment ainsi que par une fenêtre localisée au premier étage et d’une lucarne en fronton ornée d’un œil de bœuf. De ces différents éléments découle la symétrie de la façade, avec au rez-de-chaussée 4 fenêtres et au premier étage 4 autres fenêtres. Les combles sont agrémentés de part et d’autres du fronton de deux lucarnes. La symétrie de la façade est renforcée par une cheminée sur chacun des pignons de la demeure et de chainages qui rythment la façade.Les matériaux employés pour la construction sont la brique, la pierre et l’ardoise pour la toiture.
L’ensemble du bâtiment doit être préservé.
Photographie de l’élément à protéger :
Localisation cadastrale :
Identification N° de parcelle concerné : 169 Localisation de l’élément à protéger : Rue de l’église
Caractéristique de l’élément à protéger Type d’élément à protéger : L’église Saint-Martin Description de l’élément à protéger : L’église paroissiale Saint Martin dont la nef et le chœur sont du 12e, (le reste du 17e) a été restaurée à la fin du 18e. Constituée de calcaire, silex et moellon, son toit est en ardoise. Elle est surmontée d’une flèche carrée en ardoise à toiture à quatre pans en ardoise également. Sa façade principale comprend une porte de plein cintre à imposte. Celle-ci est encadrée par deux pilastres. Les façades latérales sont soutenues chacune par trois contreforts surmonté de petites tuiles plates. Ces contreforts rythment les façades latérales, avec la présence de hautes fenêtres en ogive entourée de briques. L’ensemble des caractéristiques cet édifice est à protéger
Photographie de l’élément à protéger :
Localisation cadastrale du bâtiment :
Identification N° de parcelle concerné : 486 Localisation de l’élément à protéger : Rue de l’église
Caractéristique de l’élément à protéger Type d’élément à protéger : Ancien bistrot Description de l’élément à protéger : Il s’agit d’une construction localisée à proximité de l’église et témoigne de la vie de Letteguives. En effet, il s’agit d’un ancien bistrot, qui se tenait à côté du presbytère et de l’église au centre du village. Ce bâtiment est à pans de bois, le hourdis lui est revêtu. Le rythme est donné à la façade par l’alternance entre le colombage et les ouvertures. La toiture de ce bâtiment R+1 est en ardoise ainsi que la partie supérieure des pignons qui sont terminées par un coyau afin de protéger les pignons de l’édifice de l’humidité. L’ensemble des caractéristiques de cet édifice est à protéger.
Photographie de l’élément à protéger :
Localisation cadastrale du bâtiment :
Identification N° de parcelle concerné : 623 Localisation de l’élément à protéger : Rue de l’église
Caractéristique de l’élément à protéger Type d’élément à protéger : Ancien presbytère Description de l’élément à protéger : L’ancien presbytère est à préserver, il symbolise l’histoire religieuse de Letteguives avec l’église. Il s’agit d’une construction enduite avec des chainages saillants en briques et des contours de fenêtres également en briques. La toiture à croupe est en fibrociment d’aspect ardoise. L’ensemble des caractéristiques cet édifice est à protéger.
Photographie de l’élément à protéger :
Localisation cadastrale du bâtiment :
Identification
N° de parcelle concerné : 561 Localisation de l’élément à protéger : Rue de la Mairie
Caractéristique de l’élément à protéger
Type d’élément à protéger : Demeure en briques Description de l’élément à protéger : Il s’agit d’une maison en briques rouges
ornementées par l’emploi de briques beiges pour l’encadrement des ouvertures et les dessins de figures géométriques. Sur les parties latérales de la construction les façades sont enduites de couleur beige et le rythme est apporté par une trame de brique rouge. Ainsi sur la façade principale la couleur rouge de la brique prédomine avec des touches de beige apportées par des briques différentes alors que sur les façades latérales le beige prédomine par l’utilisation d’un enduit et la ponctuation par des briques rouges. La toiture est quatre pans en ardoise. L’ensemble des caractéristiques cet édifice est à protéger.
Photographie de l’élément à protéger :
Localisation cadastrale du bâtiment :
Eléments n°8
Caractéristique des éléments à protéger Type d’élément à protéger : Les mares Description de l’élément à protéger : Il s’agit de petites étendues d’eau stagnante de faible profondeur d’origine naturelle ou anthropique
L’ensemble des mares répertoriées doit être protégé. Il s’agit d’interdire le
comblement des mares, de préserver la végétation de ces mares et de leurs berges, d’assurer le maintien du profil des berges et de l’alimentation en eau des mares afin de préserver leur rôle de régulation hydraulique (gestion des eaux de ruissellement, infiltration lente des eaux de pluie, etc.) ainsi que de protéger leur rôle d’habitat écologique. a) Identification et localisation cadastrale de l’élément à protéger N° de parcelle concerné : 496 Localisation de l’élément à protéger : Rue de la Fontaine
b) Identification et localisation cadastrale de l’élément à protéger N° de parcelle concerné : 571 Localisation de l’élément à protéger : Rue de la Fontaine
c) Identification et localisation cadastrale de l’élément à protéger N° de parcelle concerné : 528 Localisation de l’élément à protéger : Chemin du Thil
Eléments n°9
Caractéristique des éléments à protéger Type d’élément à protéger : Le verger Description de l’élément à protéger : Les vergers sont composés d’arbres, milieux favorables à l’accueil de la biodiversité. Ils allient, la présence d’arbres de hautes tiges et espace herbager. Aussi ils ont un rôle paysager et patrimonial.
Le verger doit être préservé, il constitue un réservoir de biodiversité et se trouve
implantée en entrée du village ce qui permet un accompagnement paysager de qualité. a) Identification et localisation cadastrale de l’élément à protéger N° de parcelle concerné : 185 Localisation de l’élément à protéger : Chemin du Quesnay
b) Identification et localisation cadastrale de l’élément à protéger N° de parcelle concerné : 5b et 214 Localisation de l’élément à protéger : Chemin du Quesnay
Eléments n°10
Caractéristique des éléments à protéger
Type d’élément à protéger : Les haies Description de l’élément à protéger : Il s’agit d’alignements d’arbres qui peuvent
jouer plusieurs rôles notamment en termes : o Protection contre les vents o Protection contre le ruissellement et l’érosion des sols o Favorisation de la biodiversité o Structuration du paysage o Production de bois o Etc.
Les haies représentées au plan de zonage au titre du L123-1-5, 7° sont à
préserver sous réserve de leur bon état phytosanitaire. Des percées peuvent être autorisées dans le cadre de la réalisation d’accès. La replantation en essences locales est imposée en cas d’abattage.
a) Identification et localisation cadastrale de l’élément à protéger N° de parcelle concerné : 6 Localisation de l’élément à protéger : extrémité du chemin du Quesnay
b) Identification et localisation cadastrale de l’élément à protéger N° de parcelle concerné : 404 et 402 a Localisation de l’élément à protéger : Chemin du Thil
Identification Localisation de l’élément à protéger : Bosc Oursel
Caractéristique de l’élément à protéger Type d’élément à protéger : Le parc du Château Du Bosc Oursel Description de l’élément à protéger : Le parc du château du Bosc Oursel comporte une grande pelouse qui ouvre une belle perspective sur cette demeure. La perspective est ouverte par la présence d’espaces de pelouse à l’avant et à l’arrière de l’édifice et par les masses boisées qui accompagnent le regard.
Ce parc doit être préservé, car il s’agit d’un écrin dans lequel il est possible
d’admirer le château du Bosc-Oursel avec les masses boisées, les aires engazonnées qui permettent d’apprécier le volume de l’édifice. Photographie de l’élément à protéger :
Localisation cadastrale :
Identification Localisation : Chemin du Thil N° de parcelle concerné : Parcelle N°402
Caractéristique de l’élément à protéger Type d’élément à protéger : le parc du château de Letteguives Description de l’élément à protéger : Le château prend place au cœur d’un vaste parc à la fois enherbé et arboré. On note notamment la présence de structures paysagères fortes sur la partie Sud-Est du Château via la présence d’un verger et d’arbres de haute taille.
L’ensemble de ces structures paysagères doit être préservé.
Photographie de l’élément à protéger :
Localisation cadastrale :
EXTRAITS DU CODE DE L’URBANISME
L. 111-3 : La reconstruction à l'identique d'un bâtiment détruit ou démoli depuis moins de dix ans est autorisée nonobstant toute disposition d'urbanisme contraire, sauf si la carte communale, le plan local d'urbanisme ou le plan de prévention des risques naturels prévisibles en dispose autrement, dès lors qu'il a été régulièrement édifié.
L. 111-9 : L’autorité compétente peut surseoir à statuer dès la date d'ouverture de l'enquête préalable à la déclaration d'utilité publique d'une opération, sur les demandes d'autorisation concernant des travaux, constructions ou installations à réaliser sur des terrains devant être compris dans cette opération.
L. 111-10 : Lorsque des travaux, des constructions ou des installations sont susceptibles de compromettre ou de rendre plus onéreuse l'exécution de travaux publics, le sursis à statuer peut être opposé, dès lors que la mise à l'étude d'un projet de travaux publics a été prise en considération par l'autorité compétente et que les terrains affectés par ce projet ont été délimités. L'autorité compétente peut surseoir à statuer, dans les mêmes conditions, sur les demandes d'autorisation concernant des travaux, constructions ou installations susceptibles de compromettre ou de rendre plus onéreuse la réalisation d'une opération d'aménagement qui a été prise en considération par le conseil municipal ou par l'organe délibérant de l'établissement public de coopération intercommunale compétent ou, dans le périmètre des opérations d'intérêt national, par le représentant de l'Etat dans le département. La délibération du conseil municipal ou de l'organe délibérant de l'établissement public de coopération intercommunale ou l'arrêté de l'autorité administrative qui prend en considération le projet d'aménagement délimite les terrains concernés. Le sursis à statuer ne peut être prononcé que si l'acte décidant la prise en considération a été publié avant le dépôt de la demande d'autorisation. La décision de prise en considération cesse de produire effet si, dans un délai de dix ans à compter de son entrée en vigueur, l'exécution des
travaux publics ou la réalisation de l'opération d'aménagement n'a pas été engagée.
L. 123-1-5°
I. Le règlement fixe, en cohérence avec le projet d'aménagement et de développement durables, les règles générales et les servitudes d'utilisation des sols permettant d'atteindre les objectifs mentionnés à l'article L. 121-1, qui peuvent notamment comporter l'interdiction de construire, délimite les zones urbaines ou à urbaniser et les zones naturelles ou agricoles et forestières à protéger et définit, en fonction des circonstances locales, les règles concernant l'implantation des constructions.
II. Le règlement peut fixer les règles suivantes relatives à l'usage des sols et la destination des constructions : 1° Préciser l'affectation des sols selon les usages principaux qui peuvent en être faits ou la nature des activités qui peuvent y être exercées ; 2° Définir, en fonction des situations locales, les règles concernant la destination et la nature des constructions autorisées ; 3° Délimiter, dans les zones urbaines ou à urbaniser, des secteurs dans lesquels les programmes de logements comportent une proportion de logements d'une taille minimale qu'il fixe ; 4° Délimiter, dans les zones urbaines ou à urbaniser, des secteurs dans lesquels, en cas de réalisation d'un programme de logements, un pourcentage de ce programme est affecté à des catégories de logements qu'il définit dans le respect des objectifs de mixité sociale ; 5° Identifier et délimiter les quartiers, îlots et voies dans lesquels doit être préservée ou développée la diversité commerciale, notamment à travers les commerces de détail et
de proximité, et définir, le cas échéant, les prescriptions de nature à assurer cet objectif ; 6° A titre exceptionnel, délimiter dans les zones naturelles, agricoles ou forestières des secteurs de taille et de capacité d'accueil limitées dans lesquels peuvent être autorisés :
a) Des constructions ; b) Des aires d'accueil et des terrains familiaux locatifs destinés à l'habitat des gens du voyage au sens de la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage ; c) Des résidences démontables constituant l'habitat permanent de leurs utilisateurs.
Le règlement précise les conditions de hauteur, d'implantation et de densité des constructions, permettant d'assurer leur insertion dans l'environnement et leur compatibilité avec le maintien du caractère naturel, agricole ou forestier de la zone. Il fixe les conditions relatives aux raccordements aux réseaux publics, ainsi que les conditions relatives à l'hygiène et à la sécurité auxquelles les constructions, les résidences démontables ou les résidences mobiles doivent satisfaire.
Ces secteurs sont délimités après avis de la commission départementale de la préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers. Cet avis est réputé favorable s'il n'est pas intervenu dans un délai de trois mois à compter de la saisine.
Dans les zones agricoles ou naturelles et en dehors des secteurs mentionnés au présent 6°, le règlement peut désigner les bâtiments qui peuvent faire l'objet d'un changement de destination, dès lors que ce changement de destination ne compromet pas l'activité agricole ou la qualité paysagère du site. Le changement de destination est soumis, en zone agricole, à l'avis conforme de la commission départementale
de la préservation des espaces agricoles, naturels et forestiers prévue à l'article L. 112-1-1 du code rural et de la pêche maritime, et, en zone naturelle, à l'avis conforme de la commission départementale de la nature, des paysages et des sites.
Dans les zones agricoles ou naturelles et en dehors des secteurs mentionnés au présent 6°, les bâtiments d'habitation peuvent faire l'objet d'une extension dès lors que cette extension ne compromet pas l'activité agricole ou la qualité paysagère du site. Le règlement précise les conditions de hauteur, d'implantation et de densité des extensions permettant d'assurer leur insertion dans l'environnement et leur compatibilité avec le maintien du caractère naturel, agricole ou forestier de la zone.
III. Le règlement peut, en matière de caractéristiques architecturale, urbaine et écologique : 1° Déterminer des règles concernant l'aspect extérieur des constructions neuves, rénovées ou réhabilitées, leurs dimensions, leurs conditions d'alignement sur la voirie et de distance minimale par rapport à la limite séparative et l'aménagement de leurs abords, afin de contribuer à la qualité architecturale et paysagère, à la performance énergétique et à l'insertion des constructions dans le milieu environnant. Des règles peuvent, en outre, imposer une part minimale de surfaces non imperméabilisées ou écoaménageables, éventuellement pondérées en fonction de leur nature, afin de contribuer au maintien de la biodiversité et de la nature en ville ; 2° Identifier et localiser les éléments de paysage et délimiter les quartiers, îlots, immeubles, espaces publics, monuments, sites et secteurs à protéger, à mettre en valeur ou à requalifier pour des motifs d'ordre culturel, historique, architectural ou
écologique, notamment pour la préservation, le maintien ou la remise en état des continuités écologiques et définir, le cas échéant, les prescriptions de nature à assurer leur préservation. Lorsqu'il s'agit d'espaces boisés, ces prescriptions sont celles prévues à l'article L. 130-1 ; 3° Dans des secteurs situés à proximité des transports collectifs, existants ou programmés, imposer dans des secteurs qu'il délimite une densité minimale de constructions ; 4° Délimiter les secteurs dans lesquels la délivrance du permis de construire peut être subordonnée à la démolition de tout ou partie des bâtiments existants sur le terrain où l'implantation de la construction est envisagée ; 5° Localiser, dans les zones urbaines, les terrains cultivés et les espaces non bâtis nécessaires au maintien des continuités écologiques à protéger et inconstructibles quels que soient les équipements qui, le cas échéant, les desservent ; 6° Imposer aux constructions, travaux, installations et aménagements, notamment dans les secteurs qu'il ouvre à l'urbanisation, de respecter des performances énergétiques et environnementales renforcées qu'il définit.
IV. Le règlement peut, en matière d'équipement des zones : 1° Préciser le tracé et les caractéristiques des voies de circulation à conserver, à modifier ou à créer, y compris les rues ou sentiers piétonniers et les itinéraires cyclables, les voies et espaces réservés au transport public et délimiter les zones qui sont ou peuvent être aménagées en vue de la pratique du ski et les secteurs réservés aux remontées mécaniques en indiquant, le cas échéant, les équipements et aménagements susceptibles d'y être prévus ; 2° Fixer les conditions de desserte par les voies et réseaux des terrains susceptibles de recevoir des constructions ou de
faire l'objet d'aménagements. Il peut délimiter les zones mentionnées à l'article L. 2224-10 du code général des collectivités territoriales concernant l'assainissement et les eaux pluviales ; 3° Imposer aux constructions, travaux, installations et aménagements dans les secteurs qu'il ouvre à l'urbanisation de respecter, en matière d'infrastructures et réseaux de communications électroniques, des critères de qualité renforcés, qu'il définit.
V. Le règlement peut également fixer les emplacements réservés aux voies et ouvrages publics, aux installations d'intérêt général, aux espaces verts ainsi qu'aux espaces nécessaires aux continuités écologiques.
R111-2 : Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s’il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d’autre installation.
R111-4 : Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions sont de nature, par leur localisation et ses caractéristiques, à compromettre la conservation ou la mise en valeur d'un site ou de vestiges archéologiques.
R111-15 : Le permis ou la décision prise sur la déclaration préalable doit respecter les préoccupations d'environnement définies dans le code de l’environnement. Le projet peut n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si, par son importance, sa situation ou sa destination, il est de nature à avoir des conséquences dommageables pour l'environnement.
R111-21 : Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter
atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales.
PLU de Letteguives - Règlement