Dans les périmètres de protection établis au titre des monuments historiques, périmètres à l’intérieur desquels les demandes d’autorisation sont soumises à l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France, des prescriptions architecturales spécifiques, pouvant le cas échéant être plus contraignantes que celles énoncées ci-après, pourront être imposées.
ASPECT
L'autorisation d'utilisation du sol ou de bâtir pourra être refusée ou n'être accordée que sous réserve de prescriptions particulières, si l'opération en cause, par sa situation, ses dimensions, son architecture ou son aspect extérieur, est de nature à porter atteinte :
- au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, - aux sites, - aux paysages naturels ou urbains, - à la conservation des perspectives monumentales.
Les constructions nouvelles ou aménagées doivent avoir, par leurs dimensions, leur architecture et la nature des matériaux, un aspect compatible avec le caractère des lieux avoisinants afin de préserver l'intérêt du secteur.
Les modifications ou extensions des constructions existantes doivent avoir, par leurs dimensions, leur architecture et la nature des matériaux, un aspect identique au bâtiment objet de la demande afin d'en préserver le caractère.
En particulier, toute restauration, réparation, adaptation ou extension d'une construction ancienne traditionnelle devra être réalisée en respectant l'emploi des matériaux locaux (pierre, enduits anciens, etc.).
Les deux règles ci-dessus ne s’appliquent pas pour les vérandas.
Les baies visibles de la voie publique seront plus hautes que larges.
MATERIAUX
Lorsque les matériaux (brique creuse, parpaing,…) sont recouverts d’enduits, ceux-ci doivent être lisses ou talochés de teinte rappelant les enduits anciens au mortier bâtard ou à la chaux, ou doivent être ton pierre, à l'exclusion du blanc pur.
TOITURES
A l’exception des vérandas, la pente des toitures des habitations ne doit pas être inférieure à 45° sur l’horizontale.
A l’exception des vérandas, les couvertures des constructions à usage d’habitation seront constituées de tuiles plates en terre cuite, de tuiles mécaniques de teinte brunie sans côtes verticales apparentes, ou d’ardoises.
Les panneaux solaires thermiques ou photovoltaïques sont toutefois autorisés. Cependant, lorsqu’ils sont visibles de la voie publique, les panneaux devront être posés au nu du plan de couverture et présenter les tonalités rappelant les matériaux de couverture utilisés sur la construction concernée (teinte, aspect).
Les climatisations, antennes paraboliques et autres accessoires techniques liés aux nouvelles technologies devront être non visibles de l’espace public ou bien intégrés en termes de teinte, aspect et géométrie.
En façade sur rue, les ouvertures en toitures seront de type lucarnes à croupe ou à capucine.
SOUS-SOLS
Les sous-sols enterrés sont interdits ; les constructions à usage d’habitation doivent être édifiées sur un vide sanitaire ou sur un radier.
ANNEXES
Les annexes, à l’exception des abris de jardin, doivent être construites en harmonie avec le bâtiment principal.
Les citernes et installations similaires doivent être placées en des lieux non visibles de la voie publique et/ou masquées par un rideau de verdure, un mur, une palissade,…
CLOTURES
Les clôtures sur rue seront minérales ; elles seront constituées soit de murs pleins d’une hauteur comprise entre 1,80 m et 2,20 m, soit de murets d’une hauteur minimale de 1,00 m surmontés d’une grille.
Les murs et murets seront traités en harmonie avec les façades des constructions.
Les clôtures réalisées en plaques de béton armé entre poteaux sont interdites.
Les murs identifiés au règlement graphique comme éléments à protéger sont soumis aux dispositions de l’article L. 123-1-5(III-2°) du Code de l’Urbanisme ; seules les réparations ou restaurations sont autorisées ; les enduits ne sont pas admis afin d’en préserver le caractère. La démolition partielle est toutefois admise pour permettre la réalisation d’un accès à une construction nouvelle (portail, porte,…), ou lorsqu’elle est consécutive à la mise à l’alignement d’une construction par un pignon ou une façade ; les ouvertures autorisées devront alors présenter un aspect compatible avec le caractère du mur.
Les éléments du petit patrimoine (ponts en pierre sous chaussée) identifiés au règlement graphique comme éléments à protéger sont soumis aux dispositions de l’article L. 123-1-5(III-2°) du Code de l’Urbanisme ; ils doivent être conservés et réparés à l’identique (conservation de la voûte en pierre).