Zone UFA
- Zone urbaine
- secteur UFa
- 14 articles
- PLUi d'Outreau, approuvé le 30/06/2026
Les questions courantes, dans les mots du règlement
- Quelle surface au sol ?
Les constructions ne pourront dépasser une emprise de sol de 10%
- Jusqu'à quelle hauteur ?
1) En aucun cas la hauteur d'une construction mesurée au-dessus du sol naturel avant aménagement ne peut dépasser 7 mètres au faîtage en toiture en pente, 6 mètres à l’acrotère en cas de construction en toiture plate.
Le règlement de la zone UFA, article par article
Le texte du document, sans reformulation. Le règlement entier, 475 articles, avec une rechercheArticle UFA 1Occupations et utilisations du sol interdites
Intitulé du document : OCCUPATIONS OU UTILISATIONS DU SOL INTERDITES
Tous les modes d'occupations et d'utilisation des sols à l'exception de ceux nécessaires à l’aménagement d’aires d’accueil pour caravanes et camping-cars, aux services publics et ceux prévus par l’article UFa.2.
Article UFA 2Occupations et utilisations du sol soumises à conditions
Intitulé du document : OCCUPATIONS ET UTILISATIONS DU SOL SOUMISES A DES CONDITIONS PARTICULIERES
1) Toute opération d’aménagement et/ou de constructible doit être compatible avec les orientations d’aménagement et de programmation du PLUi (OAPt Habitat, OAPt Déplacements, OAPs Habitat, OAPs Développement économique, OAPs Espaces naturels).
2) Toute construction ou installation, y compris les annexes, et les locaux accessoires, hormis celles nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif*, doit être implantée à une distance minimale de 10 mètres des berges des cours d’eau, sauf pour les cours d’eau chenalisés*, et dans tous les cas, en dehors du lit majeur des cours d’eau.
3) Les affouillements et exhaussements de sols, ainsi que les puits et forages sont autorisés sous réserve : a) qu’ils soient réalisés en dehors du lit majeur des cours d’eau et des champs d’expansion des crues, sauf pour l’aménagement d’espaces de tamponnement des eaux ; b) qu’ils soient indispensables à la réalisation des installations et constructions admises pour l’enterrement des réseaux ou l’installation de dispositifs d’infiltration ou de rétention des eaux pluviales et d’énergie renouvelable ou pour l’aménagement de stationnements collectifs en sous-sol.
Article UFA 3Accès et voirie
Intitulé du document : DESSERTES DES TERRAINS PAR LES VOIES ET ACCES AUX VOIES
1) Dans tous les cas, les constructions et installations doivent être desservies par des voies publiques ou privées ouvertes à la circulation automobile dont les caractéristiques correspondent à leur destination. Tout accès ne peut être d’une largeur inférieure à 4 mètres.
2) Les caractéristiques des accès doivent permettre de satisfaire aux exigences de la sécurité, de la défense contre l'incendie et de la protection civile.
3) Le cas échéant, le tracé de voirie respectera les orientations d’aménagement et de programmation sectorielles (OAPs) relatives à l’aménagement des terrains concernés. Il sera adapté à la topographie de façon à permettre une orientation optimale des parcelles (ex : ensoleillement) et un respect du terrain naturel.
4) Les talus et fossés en limite séparative des voies publiques seront préservés au maximum dans leur configuration initiale. En cas d’impossibilité de préservation, il pourra être remplacer par un dispositif ayant la même fonction.
5) Les accès automobiles peuvent traverser les voies affectées exclusivement aux piétons et cycles à la condition de garantir la sécurité de ces derniers (ex. : marquage au sol, matériaux particuliers).
PLUi de la CAB – Règlement Communauté d’agglomération du Boulonnais - Boulogne-sur-Mer Développement Côte d’Opale
155 Juin 2026
Article UFA 4Desserte par les réseaux
Intitulé du document : 3
Eaux pluviales OBJECTIF(S) : imposer la prise en compte de la gestion des eaux pluviales lors de la conception des projets pour réduire, autant que possible, leur rejet dans le réseau collectif ou dans le milieu naturel. 4) Tout projet doit permettre d’assurer l’infiltration des eaux pluviales (eaux de ruissellement sur sol et
toiture). En cas d’impossibilité liée à la nature du sol, et/ou à la configuration du terrain, un dispositif de rétention doit être mis en place, le trop-plein devant être raccordé, lorsqu’il existe, à un réseau collectif de collecte des eaux pluviales. Cette disposition s’applique également lors des travaux sur les constructions existantes ayant une incidence sur les eaux pluviales (ex. : extension des constructions, aménagement de stationnement). 5) Dans le cas d’opérations d’aménagement, qu’il s’agisse d’un dispositif d’infiltration ou de rétention ou mixte, celui-ci doit être dimensionné en fonction de la pluie centennale la plus défavorable et à l’échelle du bassin versant amont du projet*. 6) Le débit de fuite autorisé est de 2 litres/seconde/hectare. Les ouvrages doivent être équipés d’un tropplein* repris dans le réseau collectif avant rejet vers un exutoire de capacité suffisante (ex. : fossé pluvial). 7) Dans des cas particuliers d’insuffisances de réseaux connus ou milieux récepteurs sensibles, une gestion quantitative et/ou qualitative des eaux pluviales peut être prescrite alors que la surface imperméabilisée n’est pas augmentée, ceci afin de réduire les nuisances.
Article UFA 5Superficie minimale des terrains
Intitulé du document : CARACTERISTIQUES DES TERRAINS
Il n’est pas fixé de règle.
PLUi de la CAB – Règlement Communauté d’agglomération du Boulonnais - Boulogne-sur-Mer Développement Côte d’Opale
156 Juin 2026
Article UFA 6Implantation par rapport aux voies et emprises publiques
Intitulé du document : IMPLANTATION PAR RAPPORT AUX EMPRISES PUBLIQUES
1) Les constructions et installations doivent être implantées à l’alignement* ou au-delà.
Article UFA 7Implantation par rapport aux limites séparatives
Intitulé du document : CONSTRUCTIONS PAR RAPPORT AUX LIMITES SÉPARATIVES*
1) Les constructions et installations peuvent s’implanter soit en limites séparatives, soit avec un retrait de 3 mètres par rapport à ces limites.
2) Pour les constructions annexes d’une surface inférieure ou égale à 20m² et d’une hauteur inférieure ou égale à 3 mètres, cette distance (L) peut être réduite sans être inférieure à 1 mètre.
Article UFA 8Implantation des constructions les unes par rapport aux autres
Intitulé du document : IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS LES UNES PAR RAPPORT AUX AUTRES SUR UNE MEME PROPRIETE
La distance entre deux bâtiments non contigus édifiés sur un même terrain doit être au minimum égale à 3 mètres.
Article UFA 9Emprise au sol
Les constructions ne pourront dépasser une emprise de sol de 10%
Article UFA 10Hauteur maximale des constructions
Intitulé du document : HAUTEUR DES CONSTRUCTIONS
1) En aucun cas la hauteur d'une construction mesurée au-dessus du sol naturel avant aménagement ne peut dépasser 7 mètres au faîtage en toiture en pente, 6 mètres à l’acrotère en cas de construction en toiture plate.
2) Une tolérance maximum de 2 mètres supplémentaires est admise lorsque la limite de hauteur telle qu'elle est déterminée ci-dessus ne permet pas d'édifier un nombre entier d'étages droits ou pour obtenir une continuité des lignes d'égout, d’acrotère ou de faîtage en façade avec les constructions existantes sur les parcelles voisines.
3) Le cas échéant, les orientations d’aménagement et de programmation sectorielles (OAPs*) relatives à l’aménagement des terrains concernés peuvent indiquer une hauteur maximale inférieure à celle du Règlement (en valeur ou en niveaux). Ces orientations devront être respectées.
Article UFA 11Aspect extérieur
Intitulé du document : 2
Clôtures et abords
3) Les clôtures ne doivent en aucun cas gêner la circulation sur l’ensemble de la zone, notamment en diminuant la visibilité aux sorties d’établissements publics et aux carrefours.
4) Les clôtures implantées au sein des aires d’accueil ne pourront être constitués que de haies végétales, d’un grillage doublé d’une haie végétale ou d’un muret de pierres apparentes.
PLUi de la CAB – Règlement Communauté d’agglomération du Boulonnais - Boulogne-sur-Mer Développement Côte d’Opale
157 Juin 2026
5) La partie des clôtures réalisée en matériaux pleins ne doit pas excéder une hauteur de 0,60 mètre, mesurée à partir du niveau du sol de la voie ou du niveau naturel du terrain, à moins d’assurer le prolongement à l’identique ou la reconstruction d’un muret existant d’une hauteur supérieure repéré sur le Plan règlementaire B.
6) En cas de clôture en partie ou entièrement végétale, on privilégiera le recours aux essences locales indiquées dans l’article UFa.13.
7) Les aires de stockage et de dépôts, les citernes, les bennes à déchets, tout en étant situées à un endroit permettant facilement leur accès, doivent être masquées de l’espace public (ex. : écran végétal, parois bois, etc).
8) Les paraboles, antennes, climatiseurs, ventouse de chauffage et postes électriques devront être, autant que possible, positionné de manière non visible de l'espace public.
Article UFA 12Stationnement
Intitulé du document : STATIONNEMENT DES VEHICULES
Il n’est pas fixé de règle.
Article UFA 13Espaces libres et plantations
1) Autant que cela est possible, les éléments végétaux présents sur le ou les terrains avant aménagement ou construction doivent être préservés, en particulier les arbres de haute tige et les haies sur limite parcellaire. En cas d’impossibilité de maintien, ces derniers seront remplacés dans le cadre du traitement paysager des espaces libres du terrain.
2) En cas d’opérations d’aménagement, celle-ci devra permettre la création d’espaces verts facilement accessibles et entretenus en évitant toute espace délaissé et/ou enclavé.
3) Dans le cas d’espaces libres préservés sur les terrains, une part de ces espaces permettra de planter des arbres ou des arbustes en pleine terre.
4) En cas d’opération d’aménagement, ces espaces seront plantés à raison d’un arbre ou d’un arbuste pour 5 places de stationnements.
5) La plantation qui accompagne le stationnement respectera une fosse de plantation suffisante permettant le développement du végétal.
Schéma illustratif non-opposable
6) La plantation ou la replantation d’éléments végétaux privilégiera le recours aux essences locales indiquées dans le tableau ci-après.
PLUi de la CAB – Règlement Communauté d’agglomération du Boulonnais - Boulogne-sur-Mer Développement Côte d’Opale
158 Juin 2026
TABLEAU DES ESSENCES LOCALES RECOMMANDEES
ARBRES
ARBUSTES
aulne glutineux
noyer commun
bouleau pubescent
Peuplier grisard
bouleau verruqueux
peuplier tremble
charme
poirier sauvage
chêne pédonculé
pommier sauvage
chêne sessile
saule blanc
érable sycomore
saule osier
érable plane
sorbier des oiseaux
hêtre
tilleul à petites feuilles
merisier
* Plus favorablement en secteur littoral
ajonc* argousier* bourdaine
buis chèvrefeuille des bois
cornouiller sanguin églantier
fusain d'Europe groseillier à maquereaux
groseillier noir
groseillier rouge houx
nerprun purgatif noisetier prunellier
saule cendré saule marsault troène d'Europe viorne mancienne viorne obier
Article UFA 14Coefficient d'occupation des sols
Intitulé du document : PERFORMANCES ENERGETIQUES ET ENVIRONNEMENTALES
Il n’est pas fixé de règle.
PLUi de la CAB – Règlement Communauté d’agglomération du Boulonnais - Boulogne-sur-Mer Développement Côte d’Opale
159 Juin 2026
PLUi de la CAB – Règlement Communauté d’agglomération du Boulonnais - Boulogne-sur-Mer Développement Côte d’Opale
160 Juin 2026
ZONE UFc
INDICATIONS NON OPPOSABLES La zone UFc correspond aux espaces urbains d’accueil d’habitat touristique (camping, caravaning, habitat léger de loisirs).
Pour que tout projet soit conforme avec le Plan Local d’Urbanisme, en plus des dispositions ci-après qui font référence au Plan règlementaire A, il est nécessaire de consulter les Plans règlementaire B, C et D et de se reporter, le cas échéant, aux dispositions du Titre II du présent Règlement.
Pour les mots ou expressions marqués d’un *, se reporter impérativement au lexique du Règlement.
Les références au code de l’urbanisme ou à d’autres cadres législatifs et règlementaires sont indiquées en l’état du droit en vigueur à la date d’approbation de l’élaboration du PLUi.
Les dispositions générales, qui valent dans toutes les zones
En tête du même règlement, avant les chapitres de zone. Elles s'appliquent en zone UFA comme partout.Sans numéroDispositions générales
Arrêt de projet le 25 mars 2016
APPROBATION LE 6 AVRIL 2017
REVISIONS ALLEGEES N°1 et 2 : APPROBATION LE 1er JUILLET 2021 MODIFICATION N°1 : APPROBATION LE 29 JUIN 2023 MODIFICATION SIMPLIFIEE N°1 : APPROBATION LE 29 JUIN 2023 MODIFICATION N°2 : APPROBATION LE 11 AVRIL 2024 MODIFICATION N°4 : APPROBATION LE 09 OCTOBRE 2025 MODIFICATION N°5 : APPROBATION LE 30 JUIN 2026 MODIFICATION SIMPLIFIEE N°4 : APPROBATION LE 30 JUIN 2026
PLUi de la CAB – Règlement Communauté d’agglomération du Boulonnais - Boulogne-sur-Mer Développement Côte d’Opale
1 Juin 2026
SOMMAIRE
PLUi de la CAB – Règlement Communauté d’agglomération du Boulonnais - Boulogne-sur-Mer Développement Côte d’Opale
1 Juin 2026
PLUi de la CAB – Règlement Communauté d’agglomération du Boulonnais - Boulogne-sur-Mer Développement Côte d’Opale
2 Juin 2026
TITRE I
INDICATIONS GENERALES
PLUi de la CAB – Règlement Communauté d’agglomération du Boulonnais - Boulogne-sur-Mer Développement Côte d’Opale
3 Juin 2026
PLUi de la CAB – Règlement Communauté d’agglomération du Boulonnais - Boulogne-sur-Mer Développement Côte d’Opale
4 Juin 2026
CADRE JURIDIQUE
Le Plan local d’urbanisme intercommunal de la Communauté d’Agglomération du Boulonnais est instauré dans le cadre législatif et règlementaire tel qu’il ressort de la loi ALUR du 24 mars 2014. Cependant, conformément à aux termes du décret du 29 décembre 2015, le PLUi s’inscrit dans les dispositions transitoires pour l’application de ce même décret. L’ensemble des documents composant le PLUi restent donc régis par le cadre règlementaire du code de l’urbanisme antérieur au 1er janvier 2016, date d’application du décret.
Par ailleurs, l’ordonnance du 15 décembre 2015 procédant à la recodification du code de l’urbanisme ayant également pris effet au 1er janvier 2016 et compte-tenu des considérations précédentes, les références au code de l’urbanisme dans le PLUi seront, pour la partie législative celles en vigueur après le 1er janvier 2016 (L151 et suivants) et, pour la partie règlementaire, celles en vigueur au 31 décembre 2015 (R123-1 et suivants).
Le règlement et les documents graphiques qui l’accompagnent, notamment les plans règlementaires A, B, C, et D, constituent un ensemble cohérent de dispositions règlementaires et, de ce fait, sont indissociables.
Ils s’imposent aux particuliers comme aux personnes morales de droit public et de droit privé.
Le Règlement est accompagné d’un rapport de présentation, d’un projet d’aménagement et de développement durables (PADD), d’orientations d’aménagement et de programmation (OAP) relatives à l’habitat, aux déplacements et à certains secteurs, ainsi que des annexes prévues aux articles R123-13 et R123-14 (R.151-51 à R.151-53 actualisés au 1er janvier 2016) du Code de l’Urbanisme.
CHAMP D’APPLICATION TERRITORIAL DU PLAN
Le présent Règlement s'applique à l’ensemble du territoire de la Communauté d’Agglomération du Boulonnais, telle que constituée à la date d’approbation du Plan Local d’urbanisme intercommunal.
PORTEE RESPECTIVE DU REGLEMENT A L’EGARD D’AUTRES LEGISLATIONS RELEVANT DE L’OCCUPATION DES SOLS
Les développements suivants sont indicatifs et n’ont pas de portée opposable. Ils sont rédigés en l’état du droit en vigueur à la date d’approbation de l’élaboration du PLUi.
1) Demeurent applicables les dispositions suivantes du Code de l’Urbanisme qui permettent de refuser le permis ou de ne l’accorder que sous réserve de l’observation de prescriptions spéciales : a) lorsque le projet est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d’autres installations ; b) lorsque le projet est de nature, par sa localisation et ses caractéristiques, à compromettre la conservation ou la mise en valeur d’un site ou de vestiges archéologiques ; c) lorsque le projet, par son importance, sa situation ou sa destination, est de nature à avoir des conséquences dommageables pour l’environnement ; d) lorsque les constructions par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l’aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu’à la conservation des perspectives monumentales.
2) Demeurent applicables les dispositions suivantes du Code de l’Urbanisme qui permettent d’opposer le sursis à statuer : e) lorsque les demandes d’autorisation concernent des terrains compris dans une opération faisant l’objet d’une enquête préalable à une déclaration d’utilité publique. f) lorsque les travaux, les constructions ou les installations sont susceptibles de compromettre ou de rendre plus onéreuses, la réalisation d’une opération d’aménagement ou d’une opération comprise dans un périmètre d’intérêt national, l’exécution d’un plan local d’urbanisme en cours d’élaboration, ou d’un plan de sauvegarde.
PLUi de la CAB – Règlement Communauté d’agglomération du Boulonnais - Boulogne-sur-Mer Développement Côte d’Opale
5 Juin 2026
3) Prévalent sur les dispositions du Plan Local d’Urbanisme intercommunal : g) les dispositions d’ordre public du Code de l’Urbanisme, notamment celles relatives à l’implantation des constructions le long des routes à grandes circulation ; h) les servitudes d’utilité publique affectant l’occupation ou l’utilisation du sol, qui sont reportées sur les documents graphiques en Annexe du PLUi et récapitulées dans la liste correspondante. i) les prescriptions plus contraignantes susceptibles d’être imposées, au titre de législations particulières et notamment celles relatives aux installations classées pour la protection de l’environnement. j) En matière de stationnement, les dispositions suivantes du Code de l’Urbanisme : «Lorsque le plan local d'urbanisme impose la réalisation d'aires de stationnement pour les véhicules motorisés, celles-ci peuvent être réalisées sur le terrain d'assiette ou dans son environnement immédiat. Lorsque le bénéficiaire du permis ou de la décision de non-opposition à une déclaration préalable ne peut pas satisfaire aux obligations résultant du troisième alinéa du présent article, il peut être tenu quitte de ces obligations en justifiant, pour les places qu'il ne peut réaliser lui-même, soit de l'obtention d'une concession à long terme dans un parc public de stationnement existant ou en cours de réalisation et situé à proximité de l'opération, soit de l'acquisition ou de la concession de places dans un parc privé de stationnement répondant aux mêmes conditions. Lorsqu'une aire de stationnement a été prise en compte dans le cadre d'une concession à long terme ou d'un parc privé de stationnement, au titre des obligations prévues aux deux premiers alinéas du présent article, elle ne peut plus être prise en compte, en tout ou en partie, à l'occasion d'une nouvelle autorisation ».
4) Se conjuguent avec les dispositions du Plan Local d’Urbanisme intercommunal : k) Les dispositions d’un lotissement approuvé depuis moins de 10 ans, lorsqu’elles sont plus restrictives ou contraignantes tout en restant compatibles avec celles prescrites par le PLUi. l) Les règlementations techniques propres à divers types d’occupation ou d’utilisation des sols tels que les règlementations des installations classées, le règlement sanitaire départemental, etc.
DIVISION DU TERRITOIRE EN ZONES
Le territoire couvert par le Plan Local d’Urbanisme est divisé en différentes zones dont chacune correspond à une catégorie de la nomenclature suivante :
NB : Les éléments des tableaux suivants sont extraits du rapport de présentation du PLUi et n’ont pas de portée opposable.
Zones urbaines (U) :
En rouge les zones concernées par la servitude « Résidence Principale »
TYPE D’ESPACE URBAIN
CATEGORIE DE ZONE
TYPE DE FORME URBAINE
NOM DE ZONE
Hyper-centre-ville basse ville
UAa-I
(Boulogne SM uniquement)
haute ville
UAa-II
Ensembles urbains
UA
Centre-ville
centraux
morphologie rurale
UAb UAd-I
ESPACES URBAINS MIXTES
Ensembles
Centre-village
morphologie urbaine
Îlots résidentiels denses et faubourgs
tissus urbains péricentraux de faible hauteur
tissus urbains péricentraux de moyenne hauteur
UAd-II UBa-I UBa-II
urbains
UB
péricentraux
tissu de maisons et de petits immeubles
UBb-I
Front urbains
tissu de grands immeubles
UBb-II
fronts urbains de grande hauteur
UBb-III
ESPACES
A vocation
UC
Habitat individuel groupé
UCa
PLUi de la CAB – Règlement Communauté d’agglomération du Boulonnais - Boulogne-sur-Mer Développement Côte d’Opale
6 Juin 2026
URBAINS SPECIALISES
résidentielle
tissu de parc boisé habité
Habitat individuel indépendant
tissu d’habitat aéré tissu pavillonnaire paysager
Ensembles d’habitat collectif
Habitat de formes mixtes
tissu pavillonnaire dense
ensemble d’immeubles de petite taille
ensemble d’immeubles de taille moyenne
ensemble d’immeubles de grande taille
tissu urbain de formes mixte de faible densité
tissu urbain de forme mixte de densité moyenne
Habitat d’origine touristique
Secteurs urbanisés en discontinuité de l’urbanisation en commune littorale
Zone de faible densité
UCb-I UCb-II UCb-III UCb-IV UCc-I UCc-II UCc-III
UCd-I UCd-II UCe Usdu UEa-I
Zone d’activités Zone de densité moyenne
économiques mixtes
UEa-II
Zone de forte densité
UEa-III
A vocation
UE
Zone/site d’activités légères et/ou artisanales
UEb
économique
Zone/site d’activités commerciales
UEc
A vocation d’accueil
UF
Equipement UG
d’intérêt général
Espaces portuaires
UP
ESPACES
Renouvellement
URBAINS
UR
urbain
MUTABLES
Zone/site d’activités industrielles
UEd
Zone/site d’activités touristiques
UEt
Zone/site d’équipements collectifs et d’activités UEg
économiques
Aire d’accueil
UFa
Camping
UFc
Espace urbain d’équipements aménagés et peu ou UGa
pas bâtis
Espace urbain d’équipements bâtis ou à bâtir
UGb
Espaces d’infrastructures et UP
d’activités portuaires
Secteur portuaire à vocation UPa
d’activités économiques
Secteur portuaire à vocation
d’intégration de dispositifs
UPe
Espaces portuaires
de production d’énergie
renouvelable
Secteur portuaire à vocation UPt
touristique
Secteur portuaire à vocation
d’équipements collectifs et
UPg
d’activités économiques
Espace urbain en mutation
UR
PLUi de la CAB – Règlement Communauté d’agglomération du Boulonnais - Boulogne-sur-Mer Développement Côte d’Opale
7 Juin 2026
Zones à urbaniser (AU) :
PRINCIPALE(S) VOCATION(S) Accueil d’activités économique mixtes
Accueil d’activités économiques légères et ou artisanales
Habitat
Habitat en densité rurale Habitat en densité urbaine mixte
Accueil et activités touristiques
Secteur dans lequel les réseaux existants à la périphérie immédiate n'ont pas une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter.
NOM DE ZONE 1AUa 1AUb 1AUh-I 1AUh-II 1AUt 2AU
Zones agricoles (A) :
TYPE D’ESPACE
Espaces agricoles à fort potentiel agronomique et/ou économique ou site
d’exploitation agricole
Espaces à haute fonctionnalité écologique et/ou paysagère
Espace agricole commun
Espace agricole bocagers à préserver Espace remarquable littoral
Espace agricole de zone humide
NOM DE ZONE OU DE SECTEUR A
Ab (zone A) AL Azh
Zones naturelles et forestières (N) :
TYPE D’ESPACE
Espaces à caractère naturel présentant ou non des qualités paysagères et/ou écologiques
Espace naturel commun Secteur de taille et de capacité
limitée Espace de carrière
Espace de dépôt de matériaux
Espace forestier
Espaces naturels à haute qualité écologique ou paysagère
Espace remarquable littoral Espaces naturels marins
Espace naturel de zone humide
NOM DE ZONE N
Na (zone N) Nc (zone N) Nd (zone N) Nf (zone N)
NL
Nm
Nzh
ADAPTATIONS MINEURES
Conformément au Code de l’Urbanisme, des adaptations mineures dérogeant à l’application stricte des dispositions du présent Règlement pourront être accordées par l’autorité compétente, lorsqu’elles seront rendues nécessaires par la nature du sol, la configuration des parcelles ou le caractère des constructions avoisinantes
PLUi de la CAB – Règlement Communauté d’agglomération du Boulonnais - Boulogne-sur-Mer Développement Côte d’Opale
8 Juin 2026
TITRE II
DISPOSITIONS RELATIVES AUX PRESCRIPTIONS COMPLEMENTAIRES
PLUi de la CAB – Règlement Communauté d’agglomération du Boulonnais - Boulogne-sur-Mer Développement Côte d’Opale
9 Juin 2026
PLUi de la CAB – Règlement Communauté d’agglomération du Boulonnais - Boulogne-sur-Mer Développement Côte d’Opale
10 Juin 2026
ARTICLE II-1 - DISPOSITIONS REGLEMENTAIRES RELATIVES AUX RISQUES, NUISANCES ET POLLUTIONS
Il est nécessaire de se reporter au Plan règlementaire C du PLUi afin d’identifier les terrains ou parties de terrains concernés par l’application des dispositions du présent article.
Lorsqu’il existe un Plan de prévention des risques (PPR) approuvé concernant une ou plusieurs parties du territoire communautaire, l’ensemble du dossier est annexé au présent Règlement. Les terrains concernés sont identifiables sur le Plan règlementaire C. Toutefois, il est nécessaire de se reporter aux plans et au règlement du PPR concerné afin de connaître exactement les dispositions règlementaires qui s’y appliquent. Les dispositions du PLUi continue s’y appliquent. Cependant, en termes de possibilités de construire et/ ou d’aménager les terrains, c’est le principe de la règle la plus contraignante qui s’applique.
OBJECTIF(S) : Eviter, d’une part, que les constructions et/ou aménagements futurs exposent leurs usagers aux aléas et, d’autre part, qu’ils n’aggravent les aléas.
ALEA INONDATION Les aléas inondation sur le territoire de la Communauté d’Agglomération du Boulonnais concernent principalement les communes des vallées de la Liane et du Wimereux. A noter qu’à la date d’approbation du PLUi seul le PPRi de la Liane a été approuvé le 21 juillet 2004, et concerne les communes de Condette, Hesdigneul-les-Boulogne, Hesdin-l’Abbé, Isques, St Léonard, St Etienne-au-Mont. Un Plan de prévention des risques naturels inondations (PPRi) concernant le Wimereux a été prescrit le 30/09/2010. Il concerne plus particulièrement les communes de Wimereux, de Wimille, de Conteville-les-Boulogne et de Pernes-les-Boulogne. Une fois approuvés, les PPRi constitueront des servitudes d’utilité publique s’imposant au présent PLUi. Dans l’attente de leur approbation, il est obligatoire de respecter les dispositions suivantes qui s’appliquent à l’ensemble des terrains compris entièrement ou partiellement dans les zones d’aléa représentées sur le Plan règlementaire C. 1) Dans les zones d’aléas forts et très forts, toute nouvelle construction ou installation, en dehors de celles
relatives à la gestion du risque, ainsi que tout changement de destination ou tout travaux de réhabilitation ou d’extension d’une construction existante qui seraient susceptibles d’entraîner une augmentation significative de la vulnérabilité (ou de la mise en danger potentielle) des personnes (ex. : création d’un bureau ou d’une chambre en rez-de-chaussée) est interdit. Pour tous les projets, à l’exception des projets des gestions des inondations, y compris ceux qui n’augmenterait pas directement la vulnérabilité (ex. : création d’un garage, d’une terrasse, etc), tout aménagement en sous-sol ou en décaissement de terrain est interdit. Il est fortement recommandé de recourir à des modes constructifs et des matériaux qui permettent à la construction de résister aux éventuels écoulements d’eau, en cas d’inondation. 2) Dans toutes les zones d’aléas, les clôtures implantées devront être conçues uniquement en clôture végétale, sous la forme de haie, et/ou en clôture ajourée*. Pour ces dernières, sur toute la longueur des linéaires de clôture, un espacement de 10cm à partir du sol doit être conservé afin de laisser passer l’écoulement éventuel des eaux.
ALEA SUBMERSION MARINE Les aléas submersion marine sur le territoire de la Communauté d’agglomération du Boulonnais concernent plus particulièrement les communes de Wimereux, et Wimille. A noter qu’à la date d’approbation du PLUi un Plan de prévention des risques naturels littoraux (PPRl), comprenant, entre autres, la prise en compte de l’aléa submersion marine, a été prescrit le 13.05.2016 (deuxième arrêté de prescription). Dans l’attente de leur approbation, dans les secteurs soumis à un aléa submersion marine tel que représenté sur le Plan règlementaire C, il est obligatoire de respecter les dispositions suivantes : 1) Dans les zones d’aléas forts et très forts, toute nouvelle construction ou installation, en dehors de celles
relatives à la gestion du risque, ainsi que tout changement de destination ou tout travaux de réhabilitation ou d’extension d’une construction existante qui seraient susceptibles d’entraîner une augmentation significative de la vulnérabilité (ou de la mise en danger potentielle) des personnes (ex. : création d’un bureau ou d’une chambre en rez-de-chaussée) est interdit. Pour tous les projets, à l’exception des projets des gestions des inondations, y compris ceux qui n’augmenterait pas directement la vulnérabilité (ex. : création d’un garage, d’une terrasse, etc), tout aménagement en sous-sol ou en décaissement de terrain est interdit. Il est fortement recommandé de recourir à des modes constructifs et des matériaux qui permette à la construction de résister aux éventuels écoulements d’eau, en cas de submersion.
PLUi de la CAB – Règlement Communauté d’agglomération du Boulonnais - Boulogne-sur-Mer Développement Côte d’Opale
11 Juin 2026
RECUL DES CÔTES A FALAISES Sur le territoire de la Communauté d’agglomération du Boulonnais, ce PPR concerne plus particulièrement les communes de Wimereux, Equihen-Plage, Le Portel, Boulogne-sur-Mer. Le plan de prévention des risques littoraux des falaises du Boulonnais a été approuvé le 22.10.2007. Dans les secteurs représentés sur le Plan règlementaire C, il est obligatoire de respecter les dispositions règlementaires qui s’appliquent.
TERRAINS IMPROPRES A LA CONSTRUCTION - ZONES NON AEDIFICANDI Sur les terrains impropres à la construction, identifiés au titre de l’article R151-31 du code de l’urbanisme, aucune construction ni installation, hors travaux de mise en sécurité, ne peut être autorisée.
RETRAIT GONFLEMENT DES SOLS ARGILEUX 1) Dans les zones d’aléas moyens à forts, avant tout engagement de travaux, il est fortement recommandé
de consulter un bureau spécialisé en études de sol pour la réalisation d’une étude géotechnique relative à la portance des sols et qui déterminera les mesures à prendre en compte pour la stabilité et la pérennité de la construction projetée. Cartographie en ligne : http://www.georisques.gouv.fr/dossiers/alea-retrait-gonflement-des-argiles#/ Informations en ligne : http://pas-de-calais.gouv.fr/Politiques-publiques/Prevention-des-risques-majeurs/Connaissance-desrisques/Les-risques-naturels/Mouvement-de-terrain/Retrait-gonflement-des-argiles
CAVITES SOUTERRAINES Par mesure préventive vis à vis de la présence d’une cavité souterraine, localisée ou non, il est fortement recommandé de réaliser une étude géotechnique relative à la recherche de cavités qui permettra de déterminer les mesures constructives qui seront à prendre en compte. Informations en ligne : http://pas-de-calais.gouv.fr/Politiques-publiques/Prevention-des-risques-majeurs/Connaissance-desrisques/Les-risques-naturels/Mouvement-de-terrain/Presence-de-cavites-souterraines-ou-marnieres
ARTICLE II-2 - DISPOSITIONS REGLEMENTAIRES RELATIVES AUX ELEMENTS DU PATRIMOINE BATI A PROTEGER
Les éléments du patrimoine bâti à protéger au titre de l’article L.151-19 du Code de l’urbanisme sont repérés sur le Plan règlementaire B par un symbole renvoyant à la liste descriptive figurant en annexe 1 du Règlement du PLUi. Ils sont classés en différentes catégories correspondant à la typologie du patrimoine bâti identitaire du territoire communautaire et, dans certains cas, en sous-catégories pour en distinguer le niveau de protection (ex. : bâtis d’origine agricole). Les sous-catégories ne sont pas identifiées sur le Plan règlementaire B mais dans l’annexe 1 du Règlement du PLUi. Les dispositions règlementaires ci-après sont édictées, en premier lieu, de manière générale, en second lieu, en fonction des catégories et, le cas échéant, des sous-catégories, et non pour chaque élément individuellement.
DISPOSITIONS GENERALES : L’ensemble des éléments de patrimoine bâti à protéger repérés est soumis aux dispositions générales suivantes : 1) En application de l’article R.421-28 du code de l’urbanisme, la démolition partielle ou totale d’un élément
bâti repéré doit faire l’objet d’une autorisation préalable (ex. : permis de démolir). 2) Tous les travaux envisagés sur un élément bâti repéré doivent être effectués de manière à éviter toute
altération des caractéristiques principales lui conférant son caractère patrimonial, tel qu’indiqué dans la liste descriptive figurant en annexe du présent Règlement. 3) En cas d’agrandissement du bâti existant repéré, les extensions, même cumulées si extensions successives, ne doivent pas représenter un volume plus important que le celui du bâti repéré dans son état à la date d’approbation du Plan local d’urbanisme.
DISPOSITIONS PAR CATEGORIE : 1) Architecture noble
Est ici considérée comme architecture noble, les anciennes demeures seigneuriales rurales : les châteaux, les manoirs, les maisons fortes et maisons de maître. Le symbole est pointé sur le bâtiment principal, mais les prescriptions concernent l’ensemble des bâtis qui compose l’édifice.
PLUi de la CAB – Règlement Communauté d’agglomération du Boulonnais - Boulogne-sur-Mer Développement Côte d’Opale
12 Juin 2026
a) En cas de réhabilitation : Conserver les matériaux d’origine (ex. : moellons de grès, brique, pierre de taille, etc), respecter les proportions et les couleurs caractéristiques du patrimoine en place. En cas de réfection de toiture, les travaux devront permettre de restaurer les caractéristiques originelles du bâti (forme et matériaux). Aucune nouvelle ouverture n’est autorisée sur les façades principales des bâtiments y compris en toiture. Les travaux respecteront ou permettront de restituer en cas de disparition ou de dénaturation : - la composition d’ensemble de l’élévation (régularité, symétrie -façade et toiture) ; - le rythme des travées entre les pleins (maçonneries) et les vides (ouvertures) ; - les dimensions, la forme et la position des vides (baies ou éléments en retrait) ; - la hiérarchisation des niveaux de la façade (soubassement, rez-de-chaussée, étages, …) et leur ponctuation par des éléments particuliers (bandeaux, linteaux, corniches, encadrements, arcs, etc) ; - les détails architecturaux et ornements.
b) En cas d’extension : Les extensions doivent respecter le principe de hiérarchie plaçant en position dominante le volume initial de l’habitation. Toute construction neuve en extension ou de manière indépendante sur l’unité foncière, ne devra pas altérer les vues dégagées sur les façades principales de l’édifice. Celle-ci doit s’intégrer de façon harmonieuse dans sa volumétrie, sa silhouette et ses matériaux utilisés en cohérence de l’ouvrage initial. Conserver et entretenir les espaces plantés et de qualité visibles depuis l’espace public de manière à maintenir les respirations dans la trame urbaine et bâtie. Afin de préserver les jardins de qualité qui participent à la qualité de l’environnement des bâtiments repérés, maintenir les surfaces végétales dans l’espace situé entre le domaine public et la construction et traiter les limites (clôtures) comme des éléments de confortement des jardins. Maintenir la lisibilité des accès traditionnels, même en cas de création d’accès nouveaux. Conserver les éléments caractéristiques de la clôture (ex. mur en pierre, grille, piliers, etc..). Les parties maçonnées des limites qualifiées repérées doivent être préservées et restaurées dans leurs dispositions d’origine. En cas d’accès supplémentaire, les menuiseries pour la fermeture du portail existant et du nouvel accès feront l’objet d’une conception d’ensemble. Le nouvel accès sera suffisamment éloigné du portail existant pour ne pas nuire à sa lisibilité.
2) Ferme et bâtiments d’origine rurale 1) Bâtiment agricole reconvertible Sont considérés comme Bâtis agricoles reconvertibles, les bâtiments désignés par l’article L151-11 du code de l’urbanisme qui dispose que le Règlement du PLUi peut identifier dans les zones A et N les bâtiments agricoles qui, en raison de leur intérêt architectural ou patrimonial, peuvent faire l'objet d'un changement de destination, dès lors que ce changement de destination ne compromet pas l'activité agricole ou la qualité paysagère des sites. Les critères de désignation des bâtis agricoles reconvertibles sont : la construction doit être close et couverte, même si celle-ci présente des altérations (ex. : mur ou toiture en partie démoli, etc) ; les matériaux constructifs et la silhouette des constructions doivent correspondre aux valeurs traditionnelles locales (ex. : enduits de chaux, pierres de pays, fermes à cour carrée, etc.). Les prescriptions qui s’y appliquent sont les suivantes : Toute transformation doit garder la cohérence de l’ouvrage initial et respecter le patrimoine en place. Respecter les proportions d’usage et la simplicité pour de nouvelles ouvertures (pour exemple, une grande porte charretière sera remplacée par d’élégants châssis menuisés), isoler par l’intérieur, etc… Notons que l’article L151-11 du code de l’urbanisme prévoit que le changement de destination des bâtiments ainsi identifiés soit soumis, en zone agricole, à l’avis conforme de la commission départementale de la préservation des espaces forestiers prévue à l’article L11261-1 du code rural et de la pêche maritime, ; et, en zone naturelle, à l’avis conforme de la commission départementale de la nature, des paysages et des sites.
PLUi de la CAB – Règlement Communauté d’agglomération du Boulonnais - Boulogne-sur-Mer Développement Côte d’Opale
13 Juin 2026
2) Ferme isolée Sont ici considérées comme fermes isolées repérées à l’inventaire du patrimoine de la CAB, les fermes recensées dans le cadre de l’étude réalisée en 2013. Les prescriptions qui s’y appliquent sont les suivantes :
Toute extension du bâti existant doit se faire de manière mesurée selon une emprise au sol ne devant pas dépasser 30% du bâti existant support de l’extension. Les extensions doivent respecter le principe de hiérarchie plaçant en position dominante le volume initial de l’habitation.
Toute construction neuve en extension ou de manière indépendante ne devra pas altérer les vues dégagées sur les façades extérieures du corps de ferme.
La hauteur des extensions ne doit pas dépasser le faîtage du bâti existant en cas de toiture en pente ou l’égout en cas de toiture plate.
En cas de réfection de toiture, les travaux devront permettre de restaurer les caractéristiques originelles du bâti (forme et matériaux).
Aucune nouvelle ouverture n’est autorisée sur les façades extérieures des bâtiments du corps de ferme, y compris en toiture. Celles-ci doivent être prévues côté intérieur du corps de ferme.
Des travaux de modifications des baies sont autorisés à condition d’en respecter les formes d’origine. Conserver la lisibilité des anciennes baies.
Les nouvelles baies devront s’insérer de manière harmonieuse avec les ouvertures existantes, en respectant notamment les rythmes d’alignement verticaux quand ils existent.
Maintenir la lisibilité des accès traditionnels, même en cas de création d’accès nouveaux. Conserver clôtures, barrières et haies de type traditionnel. Conserver la cour dans son intégralité et ne pas y installer de clôture, y compris en cas de division
parcellaire.
3) Habitat caractéristique La typologie « Habitat caractéristique » correspond à deux modèles : le modèle rural et le modèle urbain. Les prescriptions qui s’y appliquent sont les suivantes :
a) Les modèles ruraux Sont considérés comme modèles ruraux, les bâtis fondés sur un plan bas et allongé, de volume simple, sans ou avec lucarne à fronton (en cas de comble à surcroît), avec soubassement marqué ou soubassement imposant sur une cave.
b) Les modèles urbains Sont considérés comme modèles urbains, les bâtis correspondant à l’habitat de ville (ouvrier et demeure) répandu dans la 2e moitié du 19e siècle. Le modèle urbain correspond à plusieurs typologies architecturales:
Maison de pêcheur ou d’ouvrier du 19 s (Type 1)-habitat populaire urbain de la fin 19e-début 20 siècle.
Maison de pêcheur ou d’ouvrier de la Reconstruction (Type 2)-habitat populaire urbain de 1945 à 1960.
Maison de Ville/Immeuble urbain du 19 s (Type 1) - habitat urbain de la fin 19e - début 20ème siècle.
Maison de ville de la Reconstruction (Type 2)-habitat urbain de 1945 à 1960. Les prescriptions qui s’y appliquent sont les suivantes :
sauvegarder les portes cochères ; conserver les alignements verticaux des baies ou les non alignements de travées selon la typologie
architecturale ; conserver la modénature de façade (ex. décor en faïence de Desvres) ; en cas de modification de baies, respecter les caractéristiques d’origine (nombre de vantaux,
imposte, arc, etc). Maintenir les portes à impostes ou leur remplacement par des portes similaires ; sur les bâtis en moellons de grès, conserver les enduits ; ne pas enduire les maisons en brique ; ne pas ajouter de lucarnes de type "chien assis", privilégier les fenêtres de toit de petites
dimensions ; préserver les murets de pierre situés sur l’unité foncière (murets à dossier, de pierre sèche ou
maçonnée) ; conserver les bâtis en torchis.
PLUi de la CAB – Règlement Communauté d’agglomération du Boulonnais - Boulogne-sur-Mer Développement Côte d’Opale
14 Juin 2026
4) Maisons de villégiature Sont ici considérées comme maisons de villégiature, les villas balnéaires et les maisons bourgeoises identifiées par le PLUi. Les prescriptions qui s’y appliquent sont les suivantes :
a) En cas de réhabilitation : les hauteurs d'origine devront être maintenues ou restituées. Pas de niveau supplémentaire ; les pentes et la volumétrie d’origine (versant, brisis, croupe, clocheton, noue…), devront être
maintenues ; les toitures terrasses sont interdites sauf si elles font partie des caractéristiques d’origine de la
construction ; les éléments de charpentes apparents (débords de toit, supports, corbeaux, rives de toitures)
devront être maintenus apparents et peints ; la création de lucarne n’est possible qu’en moins grand nombre que les trames de façade : soit, en
cas de lucarne préexistante, selon le même modèle, soit, en l’absence de modèle existant, de forme adaptée au style de l’immeuble et positionnée au plus bas de la toiture et composée en harmonie avec les ouvertures de façade ; la création de châssis de toiture n’est possible que sur les parties non visibles du domaine public et selon une proportion plus haute que large ; les travaux respecteront ou permettront de restituer en cas de disparition ou de dénaturation : - la composition d’ensemble de l’élévation (façade et toiture) ; - le rythme des travées entre les pleins (maçonneries) et les vides (ouvertures) ; - les dimensions, la forme et la position des vides (baies ou éléments en retrait) ; - la hiérarchisation des niveaux de la façade (soubassement, rez-de-chaussée, étages, brisis,
terrassons…) et leur ponctuation par des éléments particuliers (bandeaux, appuis isolés, appuis filants, linteaux, corniche, encadrements, arcs…) ou par la proportion des percements. en cas de bouchement de baie, réaliser une maçonnerie de bouchement revêtue d’un enduit réalisé au même nu (même profondeur par rapport à la façade) que la menuiserie supprimée (une fausse menuiserie dessinée ou peinte en trompe l’œil est possible). D’une grande variété de forme et de composition, les éléments architecturaux seront maintenus ou restaurés comme suit : les éléments ajoutés (ensembles menuisés de type balcon, auvent, bow-window, boîte à vue, lucarne, etc) et les éléments en retrait (loggia…) ; les éléments ornementés (faîtages, rives de toitures, débords de toitures, corniches, frises, appuis…) ; les portes, les fenêtres, les lucarnes, l’accès aux caves, les portails ; en cas de remplacement, le traitement unifié de l’ensemble des menuiseries, ferronneries et fermetures d’une façade et de sa toiture doit être préservé, selon les dispositions d’origine, dans le strict respect du mode de pose et d’aspect ; tous les éléments d’ornementation ou de décoration de qualité (tourelles, faîtages, arêtiers, épis, flèches, girouettes, débords de toitures, corniches, bandeaux, frises, encadrements de baie, gardecorps, ancre, corbeaux ou consoles, balcon, auvent, faïence, brique vernissée, médaillons sculptés, volutes, dentelles de bois, les plaques nominatives …) seront préservés ou restaurés ; toutes clôtures visibles depuis le domaine public doivent être traitées en harmonie avec les façades et les volumes du bâtiment principal qu’elles bordent ou qu’elles précèdent ; Les parties maçonnées des limites qualifiées repérées doivent être préservées et restaurées dans leurs dispositions d’origine. En cas d’accès supplémentaire, les menuiseries pour la fermeture du portail existant et du nouvel accès feront l’objet d’une conception d’ensemble. Le nouvel accès sera suffisamment éloigné du portail existant pour ne pas nuire à sa lisibilité. les bâtiments annexes visibles du domaine public seront traités en harmonie avec le bâtiment principal auquel ils se rapportent ;
b) En cas d’extension, agrandir le logement sans atténuer son caractère : toute extension ou toute nouvelle construction (située sur la même unité foncière que les bâtiments
repérés) doit s’inscrire en harmonie avec l’existant dans sa silhouette et sa volumétrie. Conserver et entretenir les espaces plantés et de qualité visibles depuis l’espace public de manière à
maintenir les respirations dans la trame urbaine et bâtie.
PLUi de la CAB – Règlement Communauté d’agglomération du Boulonnais - Boulogne-sur-Mer Développement Côte d’Opale
15 Juin 2026
Afin de préserver les jardins de qualité qui participent à la qualité de l’environnement des bâtiments repérés, maintenir les surfaces végétales dans l’espace situé entre le domaine public et la construction et traiter les limites (clôtures) comme des éléments de confortement des jardins.
5) Petit patrimoine bâti a) De manière générale, les travaux portant sur les éléments repérés ne doivent entraîner aucune altération mais, au contraire, contribuer à sa restauration. b) Seuls les moulins peuvent faire l’objet de travaux de transformation intérieure dans le but d’être habité ou d’y accueillir une activité, sous réserve de présenter la capacité et les conditions d’accès adéquates et à condition de garantir la conservation voire la restauration de l’aspect extérieur de l’élément repéré et sous réserve de ne pas accroître l’exposition des biens et des personnes aux inondations. c) Il conviendra d’éviter toute construction ou installation à proximité des éléments repérés qui nuirait de manière évidente à leur lisibilité, en particulier depuis les voies et les chemins.
6) Tissus homogènes (centre-village, hameau, maison de ville) a) Le traitement des façades, des murs apparents et des toitures doit respecter l’harmonie globale du tissu homogène. b) Toute construction neuve ne doit pas nuire à l’ordonnancement urbain* de la partie du secteur (constructions voisines et/ou situées en face) repéré dans lequel elle s’implante. c) Toute extension verticale (élévation de la toiture, ajout d’un niveau supplémentaire) des bâtiments existants est interdite. d) Les extensions horizontales des bâtiments existants devront se faire sur l’arrière de la parcelle et sans présenter une hauteur supérieure au bâtiment étendu.
7) Séquence architecturale a) Toute construction neuve ne doit pas nuire à l’ordonnancement urbain* de la séquence architecturale repérée dans laquelle elle s’implante, tant au niveau de l’implantation que de la hauteur. b) Toute extension verticale (élévation de la toiture, ajout d’un niveau supplémentaire) des bâtiments existants est interdite. c) Les extensions horizontales des bâtiments existants devront se faire sur l’arrière de la parcelle et sans présenter une hauteur supérieure au bâtiment étendu. d) En cas de présence d’un perron, celui-ci devra être conservé et non-bâti. Si tel est le cas des caractéristiques d’origine, un garde-corps pourra être reconstruit en harmonie avec ceux des constructions de la séquence architecturale repérée. e) Conserver l’ordonnancement et le rythme des façades, ainsi que les éléments d’ornementations qui les animent (encadrement de baie, les cordons, les corniches…).
8) Autres bâtis patrimoniaux a) De manière générale, conserver les éléments d’implantation et de modénature de façade qui témoigne de l’usage originel (ex. encadrement, porte, porche, fronton en pierre, etc…) des édifices concernés. b) Restaurer le bâtiment le plus fidèlement possible dans son état d’origine avec mise en valeur de tous les éléments personnalisés et spécifiques qui composent ces façades et/ou restitution des composantes d’origine de l’architecture concernée. c) A l’occasion de modification ou de transformation, le projet respectera strictement l’architecture du bâtiment sans en altérer ses composantes (volumétrie, percement, matériaux, extensions, clôture). d) Si le bâtiment ne peut pas être restauré, sa reconstruction totale ou partielle strictement à l’identique sera possible.
9) Patrimoine de guerre Pas de prescription particulière.
10) Edifices public ou d’intérêt collectif Pas de prescription particulière.
PLUi de la CAB – Règlement Communauté d’agglomération du Boulonnais - Boulogne-sur-Mer Développement Côte d’Opale
16 Juin 2026
11) Secteur de préservation de l’identité balnéaire Sous-secteur de front de mer d’Hardelot-Plage a) Chaque projet de construction, d’extension ou de rénovation doit permettre de conserver les façades des immeubles dans un aspect général sobre et discret, relativement homogène. b) Chaque projet doit garantir une cohérence d’ensemble, notamment sur le plan horizontal. c) Le fond de façade des immeubles sera traité avec des couleurs de teinte claire et d’aspect mat. d) Les détails constructifs et décoratifs* des immeubles seront traités avec des couleurs de teinte claire mais légèrement plus soutenue que celles de fond de façade, éventuellement d’aspect brillant. e) Sont autorisées les couleurs reprise en annexe « nuancier – secteur de préservation de l’identité balnéaire »
Sous-secteur centre-ville d’Hardelot-Plage a) Chaque projet de construction, d’extension ou de rénovation doit respecter les principes de l’architecture balnéaire : individualité, matérialité et fantaisie. b) Chaque projet doit s’inscrire dans une composition verticale de l’immeuble concerné. c) Tout en étant individualisé, le projet doit respecter la cohérence d’ensemble avec les constructions voisines, d’autant plus en cas de mitoyenneté. Il faut donc éviter des compositions chromatiques et de fond et de détails peu associables avec les compositions voisines (ex. : devantures commerciales, fonds de façades, détails constructifs et décoratifs*), telles que deux couleurs de fond foncées identiques côte à côte). d) Chaque projet doit permettre de préserver et/ou de restaurer les effets de contraste entre les parties enduites et bardées et les partires menuisées. Les accessoires et l’ornementation de façade doit marquer une ponctuation colorée accentuant ce contraste. * e) Sont autorisées les couleurs reprise en annexe « nuancier – secteur de préservation de l’identité balnéa
Texte reproduit du règlement déposé au Géoportail de l'urbanisme. Lecture automatique d'un document public. Elle ne remplace pas le certificat d'urbanisme delivre par la mairie.