Dispositions générales
COMMUNE DE QUINÇAY (86)
RÈGLEMENT
PIÈCE ÉCRITE
Révision
Vu pour être annexé à la délibération du Conseil Municipal en date du 20 février 2020
approuvant la révision du Plan Local d’Urbanisme de la commune de Quinçay,
SOMMAIRE
INTRODUCTION GÉNÉRALE AU RÈGLEMENT .........................................................................................3
TITRE 1 : LES DISPOSITIONS COMMUNES APPLICABLES À TOUTES LES ZONES.............................8
RÈGLES APPLICABLES SUR L’ENSEMBLE DU TERRITOIRE................................................................................................................ 8 PRISE EN COMPTE DES RISQUES ET DES NUISANCES .................................................................................................................... 8 DISPOSITIONS RELATIVES AUX DIVISIONS FONCIÈRES .................................................................................................................. 9 ARCHÉOLOGIE.................................................................................................................................................................... 9 DISPOSITIONS APPLICABLES AUX ÉQUIPEMENTS D’INTÉRÊT COLLECTIF ET SERVICES PUBLICS .............................................................. 10 DISPOSITIONS APPLICABLES AUX RÉSIDENCES DÉMONTABLES ET AUX RÉSIDENCES MOBILES CONSTITUANT L’HABITAT PERMANENT DE LEURS UTILISATEURS................................................................................................................................................................... 10 DISPOSITIONS RÈGLEMENTAIRES LIÉES À DES REPRÉSENTATIONS GRAPHIQUES SPÉCIFIQUES PORTÉES AUX DOCUMENTS GRAPHIQUES........ 11 DISPOSITIONS RÈGLEMENTAIRES RELATIVES AU STATIONNEMENT DES VÉHICULES ET DES VÉLOS ........................................................ 15 DISPOSITIONS RÈGLEMENTAIRES RELATIVES AUX VOIRIES ET ACCÈS.............................................................................................. 18 DISPOSITIONS RÈGLEMENTAIRES RELATIVES À LA DESSERTE PAR LES RÉSEAUX ................................................................................ 18
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TITRE 2 : LES DISPOSITIONS APPLICABLES AUX ZONES URBAINES................................................21
DISPOSITIONS APPLICABLES À LA ZONE UA............................................................................................................................. 21 DISPOSITIONS APPLICABLES À LA ZONE UB............................................................................................................................. 30 DISPOSITIONS APPLICABLES À LA ZONE UE ............................................................................................................................. 38 DISPOSITIONS APPLICABLES À LA ZONE UY ............................................................................................................................. 41
TITRE 3 : LES DISPOSITIONS APPLICABLES AUX ZONES A URBANISER .........................................44
DISPOSITIONS APPLICABLES À LA ZONE 1AU........................................................................................................................... 44 DISPOSITIONS APPLICABLES À LA ZONE 2AU........................................................................................................................... 51
TITRE 4 : LES DISPOSITIONS APPLICABLES AUX ZONES AGRICOLES .............................................53
DISPOSITIONS APPLICABLES À LA ZONE A ............................................................................................................................... 53
TITRE 5 : LES DISPOSITIONS APPLICABLES AUX ZONES NATURELLES ..........................................62
DISPOSITIONS APPLICABLES À LA ZONE N ............................................................................................................................... 62
ANNEXE 1 : LEXIQUE ................................................................................................................................71
ANNEXE 2 : ARRÊTÉ DU 10 NOVEMBRE 2016 DÉFINISSANT LES DESTINATIONS ET SOUSDESTINATIONS DE CONSTRUCTIONS POUVANT ÊTRE RÉGLEMENTÉES.........................................76
ANNEXE 3 : BÂTIMENTS SUSCEPTIBLES DE CHANGER DE DESTINATION.......................................79
INTRODUCTION GÉNÉRALE AU RÈGLEMENT
CHAMP D’APPLICATION DU PLU
Le règlement s’applique à la totalité du territoire communal de QUINCAY. Il contient exclusivement les règles générales et servitudes d’utilisation des sols destinées à la mise en œuvre du projet d’aménagement et de développement durables.
Il est établi conformément aux dispositions du Code de l’Urbanisme, notamment ses articles L.151-8 et suivants et R.151-9 et suivants relatifs aux Plans Locaux d’Urbanisme.
Il est constitué d’une partie écrite (Pièce 04a règlement écrit) et d’une partie graphique, laquelle comporte plusieurs documents (Pièces 04b et 04c - documents graphiques).
Toutes les règles, qu’elles soient écrites ou graphiques, sont opposables aux autorisations d’urbanisme dans un rapport de conformité.
L'exécution par toute personne publique ou privée de tous travaux, constructions, aménagements, plantations, affouillements ou exhaussements des sols, et ouverture d'installations classées appartenant aux catégories déterminées dans le PLU doivent être conformes au règlement et à ses documents graphiques.
DIVISION DU TERRITOIRE EN ZONES
Le territoire couvert par le Plan Local d’Urbanisme communal est divisé en 4 types de zones :
les zones urbaines (U),
les zones à urbaniser (AU),
les zones agricoles (A),
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les zones naturelles et forestières (N).
La délimitation de ces zones figure au Document – Règlement graphique : chacune étant désignée par une ou plusieurs lettres majuscules. A chaque zone est associé un ensemble de règles écrites qui figurent dans ce règlement. Ces zones peuvent être découpées en différents secteurs, qui sont alors matérialisés par des lettres indicées après le nom de la zone et qui renvoient à des règles écrites particulières énoncées dans ce règlement écrit.
ZONES URBAINES, DITES ZONES « U » :
correspondant aux secteurs déjà urbanisés et aux secteurs où les équipements publics existants ou en cours de réalisation ont une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter. Afin de permettre un classement des sols et de définir leur utilisation, on distinguera différentes zones U :
UA : La zone UA est une zone urbanisée à vocation mixte (habitat, équipement, activités), correspondant aux parties anciennes des espaces urbanisés du territoire (le bourg, les Roches, Les Jaudouines, Masseuil, La Gère, Ringère) caractérisées par une forme urbaine spécifique et une qualité architecturale à préserver.
Un secteur UAc a été créé, identifiant le secteur bourg ancien dans lequel les commerces sont également autorisés UB : La zone UB est une zone urbanisée à vocation mixte (habitat, équipement, activités), correspondant aux extensions urbaines de la commune (le bourg, les Roches, Les Jaudouines, Masseuil, La Gère, Ringère), caractérisées par une forme urbaine et une qualité architecturale plus hétérogènes qu’à l’intérieur de la zone UA.
Un secteur UBb a été créé, identifiant le secteur de Masseuil au sein duquel les résidences démontables constituant l’habitat permanent de leur utilisateur sont également autorisées
UE : La zone UE est une zone urbanisée à vocation dominante d’accueil d’équipements, correspondant aux sites structurés représentant une emprise significative à l’échelle de la commune (EHPAD, équipements sportifs, cimetière, équipements scolaires)
UY : La zone UY est une zone urbanisée à vocation d’accueil d’activités économiques à dominante artisanale, industrielle et d’entrepôt correspondant au parc d’activités de l’Observatoire.
ZONES À URBANISER, DITES ZONES « AU » :
correspondant aux secteurs destinés à être ouverts à l’urbanisation :
1AU : La zone 1AU est une zone à urbaniser dont les voies ouvertes au public et les réseaux d’eau, d’électricité et, le cas échéant, d’assainissement existant à sa périphérie immédiate ont une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter dans l’ensemble de la zone ; les constructions y sont autorisées soit lors de la réalisation d'une opération d'aménagement d'ensemble, soit au fur et à mesure de la réalisation des équipements internes à la zone prévus par les orientations d'aménagement et de programmation et, le cas échéant, le règlement, qui en ont défini les conditions d’aménagement et d’équipement.
Un secteur 1AUh, à vocation dominante d’habitat a été créé, identifiant les sites d’extension urbaines ou de densification d’une surface significative : site des Jaudouines et de Masseuil – Le Sargé.
2AU : La zone 2AU est une zone à urbaniser dont les voies ouvertes au public et les réseaux d’eau, d’électricité et, le cas échéant, d’assainissement existant à sa périphérie immédiate n’ont pas une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter dans l’ensemble de la zone ; son ouverture à l’urbanisation est subordonnée à une modification ou à une révision du plan local d’urbanisme comportant notamment les orientations d'aménagement et de programmation de la zone.
Un secteur 2AUh, à vocation dominante d’habitat a été créé, identifiant le site de Masseuil – La Terrassière
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ZONES AGRICOLES, DITES ZONES « A » :
correspondant aux secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles.
Au sein de la zone A ont été délimités, comme le permet l’article L151-13 du Code de l’urbanisme, à titre exceptionnel, des Secteurs de Taille Et de Capacité d’Accueil Limitées (STECAL), afin de tenir compte de la réalité des lieux connue :
Un secteur Aéq (STECAL) a été créé, identifiant un site en projet, pour l’accueil d’une activité équestre (pension, manège, centre équestre, hippodrome, médiation équine, spectacle équestre, débourrage …)
Un secteur Af (STECAL) a été créé, identifiant une activité agricole disposant d’un projet de développement d’une activité touristique, pédagogique et de loisirs.
Un secteur Ah (STECAL) a été créé, identifiant le hameau de Bois Frémin à dominante de bâti ancien, pour lequel une recherche d’optimisation du bâti existant prévaut
Un secteur As (STECAL) a été créé, identifiant deux sites agricoles au sein de la zone naturelle du vallon du Bois Viaud.
Un secteur Ay (STECAL ) a été créé, identifiant une activité artisanale à Masseuil.
ZONES NATURELLES ET FORESTIÈRES, DITES ZONES « N » :
correspondant aux secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison :
soit de la qualité des sites, milieux et espaces naturels, des paysages et de leur intérêt, notamment du point de vue esthétique, historique ou écologique ;
soit de l'existence d'une exploitation forestière ; soit de leur caractère d'espaces naturels ; soit de la nécessité de préserver ou restaurer les ressources naturelles ; soit de la nécessité de prévenir les risques notamment d'expansion des crues ou d’effondrement de cavités. Comme le permet l’article L.151-13 du Code de l’Urbanisme, au sein de la zone N, ont été délimités, à titre exceptionnel, des Secteurs de Taille Et de Capacité d’Accueil Limitées (STECAL), afin de tenir compte de la réalité des lieux et de projets connus :
Un sous-secteur Nc (STECAL) a été créé, identifiant un site en projet pour l’accueil d’une activité touristique et de loisirs au bord de l’Auxance.
Un secteur Ne (STECAL) a été créé, identifiant les constructions, installations et aménagements à caractère technique et industriel des administrations publiques et assimilés, pouvant être source de nuisances (station de traitement des eaux usées, stockage d’eau potable…).
Un secteur Nf a été créé, identifiant les espaces forestiers de la forêt de Vouillé-Saint Hilaire au sein desquels les constructions, installations et aménagements nécessaires à l’exploitation forestière sont autorisés.
Un secteur Nl (STECAL) a été créé, identifiant les espaces naturels à vocation de loisirs situés sur les abords de
l’Auxance afin de leur permettre des aménagements légers à vocation de loisirs.
Un secteur Nt (STECAL) a été créé, identifiant Château Gaillard, le Manoir du Pré Bernard et leur parc, afin de permettre la valorisation du potentiel bâti dans une logique de préservation et de mise en valeur d’un patrimoine bâti de caractère, tout en permettant une valorisation touristique encadrée.
COMPOSITION DU RÈGLEMENT ÉCRIT :
TITRE 1 : LES DISPOSITIONS APPLICABLES À TOUTES LES ZONES TITRE 2 : LES DISPOSITIONS APPLICABLES AUX ZONES URBAINES TITRE 3 : LES DISPOSITIONS APPLICABLES AUX ZONES A URBANISER TITRE 4 : LES DISPOSITIONS APPLICABLES AUX ZONES AGRICOLES TITRE 5 : LES DISPOSITIONS APPLICABLES AUX ZONES NATURELLES
NOMENCLATURE UTILISÉE DE PRÉSENTATION DU RÈGLEMENT ÉCRIT :
I. Dispositions relatives à la destination des constructions, l’usage des sols et les natures d’activités :
I.1 Destinations, sous-destinations, usages et affectations des sols, natures d’activités interdites
I.2 Destinations, sous-destinations, usages et affectations des sols, natures d’activités soumises à des conditions
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particulières
I.3 Mixité sociale et fonctionnelle
II. Dispositions relatives aux caractéristiques urbaine, architecturale, environnementale et paysagère
II.1 Hauteur et implantation des constructions II.2 Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère II.3 Traitement environnemental et paysager des espaces non bâtis et abords des constructions II.4 Stationnement
III. Dispositions relatives aux équipements et réseaux
III.1 Desserte par les voies publiques ou privées III.2 Desserte par les réseaux
GUIDE D’UTILISATION DU RÈGLEMENT
1. Je regarde sur les documents graphiques du règlement dans quelle zone et dans quel secteur se situe mon projet :
Lettres en rouge : Lettre majuscule : nom de zone Lettre minuscule : nom de secteur Tireté noir = limite de zone
2. Je consulte les généralités du règlement écrit qui s’appliquent à toutes les zones (Titre 1 : les dispositions applicables à toutes les zones), et le cas échéant, les Orientations d’Aménagement et de Programmation avec lesquelles mon projet doit être compatible (Pièce 03 du dossier de PLU).
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3. Je consulte les dispositions relatives à la zone concernant mon projet (Titres 2 à 5 du règlement écrit) : Où puis-je construire ? Je consulte les dispositions relatives à la destination des constructions, l’usage des sols et la nature des activités ;
Comment prendre en compte mon environnement ? Je consulte les dispositions relatives aux caractéristiques urbaine, architecturale, environnementale et paysagère ;
Comment puis-je me raccorder aux équipements et réseaux ? Je consulte les dispositions relatives aux équipements et réseaux.
4. Je consulte enfin les annexes du dossier de PLU qui contiennent des règles, issues d’autres législations, ayant une incidence sur l’occupation du sol : les servitudes d’utilité publique ;
les annexes sanitaires (zonage d’assainissement des eaux usées, zonage d’assainissement des eaux pluviales …) ;
les périmètres particuliers (périmètres de DPU …) ;
les informations complémentaires relatives aux thèmes suivants : classement sonore des infrastructures terrestres, retrait gonflement des argiles…
Outre le découpage du territoire en différentes zones et secteurs, les documents graphiques peuvent être complétés de prescriptions complémentaires variables selon les zones, et notamment :
désignation de bâtiments pouvant faire l’objet d’un changement de destination au sein des zones A et N en dehors des STECAL (L. 151-11 du Code de l’Urbanisme) ;
identification et localisation d’éléments de paysage et identification, localisation et délimitation d’édifices remarqubles, d’ensembles bâtis remarquables, de sites et secteurs à protéger, à conserver, à mettre en valeur ou à requalifier pour des motifs d'ordre culturel, historique ou architectural (L. 151-19 du Code de l’Urbanisme) ;
identification et localisation d’éléments de paysage et délimitation des sites et secteurs à protéger pour des motifs d'ordre écologique (L. 151-23 1er alinéa du Code de l’Urbanisme) des éléments de la trame végétale ;
délimitation des terrains sur lesquels sont institués :
o des emplacements réservés aux voies et ouvrages publics (L. 151-41 1° du Code de l’Urbanisme) ;
o des emplacements réservés aux installations d’intérêt général à créer ou à modifier (L. 151-41 2° du Code de l’Urbanisme) ;
o des emplacements réservés aux espaces verts à créer ou à modifier ou aux espaces nécessaires aux continuités écologiques (L. 151-41 3° du Code de l’Urbanisme) ;
délimitation des espaces boisés classés définis à l’article L. 113-1 du Code de l’Urbanisme (R. 151-31 1° du Code de l’Urbanisme) ;
localisation des bandes d’application des dispositions de l’article L. 111-6 du Code de l’urbanisme aux abords des autoroutes, routes express, déviations au sens du Code de la voirie routière et autres routes classées à grande circulation ;
délimitation des périmètres des quartiers ou secteurs concernés par des orientations d’aménagement et de programmation (R. 151-6 du Code de l’Urbanisme) ;
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TITRE 1 : LES DISPOSITIONS COMMUNES APPLICABLES À TOUTES LES ZONES
RÈGLES APPLICABLES SUR L’ENSEMBLE DU TERRITOIRE
LE RÈGLEMENT NATIONAL D’URBANISME
Le règlement national d’urbanisme (articles L.111-1 à L.111-25 et R.111-1 à R.111-53 du Code de l’Urbanisme) s’applique sur l’ensemble du territoire, à l’exception des articles L.111-3 à L.111-5, L.111-22, R.111-3, R.111-5 à R.111-19 et R.111-28 à R.111-30. Il est applicable aux constructions et aménagements faisant l’objet d’un permis de construire, d’un permis d’aménager ou d’une déclaration préalable ainsi qu’aux autres utilisations du sol régies par le Code de l’Urbanisme.
LA RECONSTRUCTION À L’IDENTIQUE
L.111-15 du Code de l’Urbanisme : Lorsqu'un bâtiment régulièrement édifié vient à être détruit ou démoli, sa reconstruction à l'identique est autorisée dans un délai de dix ans nonobstant toute disposition d'urbanisme contraire.
LA RESTAURATION D’UN BÂTIMENT DONT IL RESTE L’ESSENTIEL DES MURS PORTEURS
Article L 111-23 du code de l’urbanisme : La restauration d'un bâtiment dont il reste l'essentiel des murs porteurs peut être autorisée, sauf dispositions contraires des documents d'urbanisme et sous réserve des dispositions de l'article L. 111-11 du code de l’urbanisme, lorsque son intérêt architectural ou patrimonial en justifie le maintien et sous réserve de respecter les principales caractéristiques de ce bâtiment.
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PRISE EN COMPTE DES RISQUES ET DES NUISANCES
Risque sismique Les bâtiments devront intégrer les contraintes liées aux risques sismiques. La commune de Quinçay est classée selon le nouveau zonage réglementaire (issu du décret N°2010-1255 du 22 octobre 2010) en zone de sismicité 3 « modérée » (sur une échelle allant de 1 « très faible » à 5 « forte » ).
L’arrêté du 22 octobre 2010 (modifié par arrêté du 19 juillet 2011) définit les règles parasismiques applicables aux bâtiments de la catégorie dite « à risque normal » situés en zone de sismicité faible à forte. Les exigences et règles de construction contenues dans cet arrêté sont applicables pour tout permis de construire : construction neuve ou modifications importantes du bâti ancien, déposé depuis le 1er mai 2011 (date d’entrée en vigueur de l’arrêté) selon la catégorie d’importance du bâtiment (I à V) et de la zone de sismicité.
En zone de sismicité 3 « modérée », les règles de construction parasismiques s’appliquent pour les catégories de bâtiments suivantes :
cat. II (risque minime à moyen pour les personnes ou l’activité économique : habitations individuelles, ERP cat.4 et 5) ;
cat. III (dont la défaillance présente un risque moyen pour les personnes et/ou pour leur importance socio-économique, notamment établissements scolaires ou recevant du public) ;
cat. IV (dont le fonctionnement est primordial pour la sécurité civile ou le maintien de l’ordre public). Aucune règle de constructions parasismiques ne concernent donc les habitations individuelles et bâtiments assimilés (ERP cat. 4 et 5, habitations collectives inférieures à 28 m, bureaux et établissements commerciaux non ERP accueillant jusqu’à 300 personnes).
Dans le cas général, les règles de construction applicables sont désormais celles définies dans l’Eurocode 8 (norme NF EN 1998-1), avec seul cas particulier de possibilité de recours à des règles simplifiées pour les établissements scolaires sous réserve des conditions d’application de celle-ci, notamment en termes de géométrie et de consistance de sol : règles PSMI-92 (norme NF P 06-014).
Un contrôle technique avec mission Par Sismique (PS) est rendu obligatoire pour tous les bâtiments de catégories III et IV pour les zones de sismicité 2 et supérieures. Dans ce cas le code de l’urbanisme exige que soient produites, d’une part, une attestation de prise en compte des règles parasismiques lors du dépôt du permis de construire (art. R. 431-16- d), d’autre part à l’achèvement des travaux, une nouvelle attestation du contrôleur technique stipulant que le maître d’ouvrage a tenu compte de ses avis formulés sur le respect des règles parasismiques (art. R. 462-4).
Les termites La Vienne fait partie des 53 départements couverts par un arrêté préfectoral délimitant les zones reconnues infestées par des foyers de termites ce qui, conformément à l’arrêté du 27 juin 2006 relatif à l’application des articles R 112-2 à R 112-4 du code de la construction et de l’habitation, génère des obligations renforcées pour la prémunir des constructions (ou extensions) neuves : protection des bois et matériaux à base de bois participant à la solidité des bâtiments, et protection de l’interface sol/bâtiment contre les termites souterrains (attestées par notice technique fournie par le constructeur au maître d’ouvrage).
Même si la commune de Quinçay n’est pas concernée à l’heure actuelle, il est judicieux de rappeler que ces mesures sont la règle sur tout le territoire du département de la Vienne, que la commune soit reconnue termitée, ou pas encore. Le fait que la commune soit susceptible d'être infestée par les termites implique que les produits de démolition de bâtiments contaminés soient incinérés sur place ou, à défaut, traités avant tout transport, avec obligation de déclarer ces opérations en mairie.
Risque d’inondation Le territoire de Quinçay est concerné par une cartographie des zones inondables, sous forme d’atlas réalisé par les services de l’Etat pour la vallée de l’Auxance.
L’atlas des zones inondables constitue un outil de référence pour la prise en compte du risque d’inondation dans l’aménagement du territoire. Selon les cas, il peut servir d’élément à l’utilisation de l’article R 111-2 du Code de l’urbanisme pour refuser ou accompagner de prescriptions spéciales les permis de construire relatifs à des projets de construction qui, par leur situation ou leurs dimensions, sont de nature à porter atteinte à la sécurité publique, qu’il s’agisse de celle des occupants de l’immeuble ou de celle de tiers.
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Le plomb Selon l’article R.151-53, du code de l’urbanisme, le plan des zones à risque d’exposition au plomb doit être annexé au PLU. Dans le cadre des mesures d’urgence contre le saturnisme (articles L.1334-1 à L.1334-13 du code de la santé publique) et conformément à l’arrêté préfectoral du 15 juillet 2002, l’ensemble du département de la Vienne est déclaré zone à risque d’exposition au plomb.
Risque lié à la présence de cavités La commune de Quinçay est concernée par un risque cavités. Les occupations et utilisations du sol autorisées doivent être adaptées à la nature du sol et ne doivent pas mettre en péril, par leur implantation, leur conception ou leur dimensions, la stabilité du terrain ou des terrains avoisinants.
DISPOSITIONS RELATIVES AUX DIVISIONS FONCIÈRES
Par dérogation à l’article R.151-21 alinéa 3 du Code de l’Urbanisme, dans le cas d’un lotissement ou dans celui de la construction, sur une unité foncière ou sur plusieurs unités foncières contigües, de plusieurs bâtiments dont le terrain d’assiette doit faire l’objet d’une division en propriété ou en jouissance, le respect des dispositions du règlement sera apprécié construction par construction ou lot par lot et non pas au regard de l’ensemble du projet.
ARCHÉOLOGIE
En matière d’archéologie, les dispositions suivantes sont à respecter :
En application de l’article R.111-4 du Code de l’Urbanisme, le projet peut être refusé ou n’être accepté que sous réserve de l’observation de prescriptions spéciales s’il est de nature, par sa localisation et ses caractéristiques, à compromettre la conservation ou la mise en valeur d’un site ou de vestiges archéologiques.
En application de l’article L.531-14 du Code du Patrimoine, lorsque, par suite de travaux ou d'un fait quelconque, des monuments, des ruines, substructions, mosaïques, éléments de canalisation antique, vestiges d'habitation ou de sépulture anciennes, des inscriptions ou généralement des objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art, l'archéologie ou la numismatique sont mis au jour, l'inventeur de ces vestiges ou objets et le propriétaire de l'immeuble où ils ont été découverts sont tenus d'en faire la déclaration immédiate au maire de la commune, qui doit la transmettre sans délai au préfet. Celui-ci avise l'autorité administrative compétente en matière d'archéologie.
Si des objets trouvés ont été mis en garde chez un tiers, celui-ci doit faire la même déclaration.
Le propriétaire de l'immeuble est responsable de la conservation provisoire des monuments, substructions ou vestiges de caractère immobilier découverts sur ses terrains. Le dépositaire des objets assume à leur égard la même responsabilité. L'autorité administrative peut faire visiter les lieux où les découvertes ont été faites ainsi que les locaux où les objets ont été déposés et prescrire toutes les mesures utiles pour leur conservation.
En application de l’article L.522-4 du Code du Patrimoine, hors des zones archéologiques définies en application de l’article L.522-5 de ce même Code, les personnes qui projettent de réaliser des aménagements, ouvrages ou travaux peuvent saisir l’Etat afin qu’il examine si leur projet est susceptible de donner lieu à des prescriptions de diagnostic archéologique. A défaut de réponse dans un délai de deux mois ou en cas de réponse négative, l'Etat est réputé renoncer, pendant une durée de cinq ans, à prescrire un diagnostic, sauf modification substantielle du projet ou des connaissances archéologiques de l'Etat sur le territoire de la commune.
Si l'Etat a fait connaître la nécessité d'un diagnostic, l'aménageur peut en demander la réalisation anticipée par l'établissement public institué par l'article L.523-1 ou un service territorial. Dans ce cas, il est redevable de la redevance prévue à l'article L.524-2.
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DISPOSITIONS APPLICABLES AUX ÉQUIPEMENTS D’INTÉRÊT COLLECTIF ET SERVICES PUBLICS
Pour les équipements d’intérêt collectif et services publics autorisés dans les zones, secteurs ou sous-secteurs au regard des dispositions relatives à la destination des constructions, l’usage des sols et la nature d’activités, les dispositions applicables en matière de :
Volumétrie et implantation des constructions, Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère, Traitement environnemental et paysager des espaces non bâtis et abords des constructions, peuvent ne pas être respectées si le parti architectural et urbanistique le justifie, ou pour des raisons techniques, sous réserve cependant dans les deux cas, que cela ne porte pas atteinte à la forme urbaine existante, à la sécurité, à l’environnement et à la qualité du paysage.
DISPOSITIONS APPLICABLES AUX RÉSIDENCES DÉMONTABLES ET AUX RÉSIDENCES MOBILES CONSTITUANT L’HABITAT PERMANENT DE LEURS UTILISATEURS
Pour les résidences démontables et les résidences mobiles constituant l’habitat permanent de leurs utilisateurs autorisées dans les zones, secteurs ou sous-secteurs au regard des dispositions relatives à la destination des constructions, l’usage des sols et la nature d’activités, sous réserve qu’elles ne soient pas visibles depuis l’espace public, les dispositions applicables en matière de :
Volumétrie,
Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère (dispositions relatives aux façades, toitures, panneaux solaires ou photovoltaïques)
peuvent ne pas être respectées à condition :
que cela ne porte pas atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants, aux sites et paysages urbains ou ruraux, et à la conservation des perspectives monumentales,
que les matériaux employés (toile, bois …) facilitent leur insertion dans un environnement à dominante agricole et/ou naturelle.
DISPOSITIONS RÈGLEMENTAIRES LIÉES À DES REPRÉSENTATIONS GRAPHIQUES SPÉCIFIQUES PORTÉES AUX
DOCUMENTS GRAPHIQUES