Dispositions générales
DÉPARTEMENT DU TARN Communauté de Communes Thoré
Montagne Noire
Plan Local d’Urbanisme Intercommunal
4. Règlement écrit
Élaboration du Plan Local d’Urbanisme intercommunal prescrit le 29 septembre 2014 Approuvé pour la Modification simplifiée N°2 le : 16/07/2025
Cittànova
SOMMAIRE
Chapitre 1-DISPOSITIONS GENERALES..................................................................................2
1- Champ d’application.....................................................................................................................2 2- Portée respective du règlement a l’égard d’autres législations relatives à l’occupation des sols......2 3- Division du territoire en zones.......................................................................................................3 4- Adaptations mineures ...................................................................................................................5 5- Ouvrages publics et d’intérêt collectif ...........................................................................................5 6- Restauration des bâtiments existants et reconstruction de bâtiments démolis ou détruits ...............5 7- Application du règlement aux lotissements ou en cas de division en propriété ou en jouissance
. ..................................................................................................................................6 8- Protection et prise en compte du patrimoine archéologique...........................................................6 9- Plan de prévention du risque inondation........................................................................................7 10- Plan de prévention du risque retrait et gonflement des argiles......................................................7 11 – Protection des monuments historiques.......................................................................................7 12 – Eléments de paysage .................................................................................................................7 13–Edification des clôtures ...............................................................................................................7 14–Permis de démolir .......................................................................................................................8 15- Dispositions spécifiques a certains territoires...............................................................................8 16- Pollens et lutte contre les espèces végétales exotiques envahissantes ..........................................8 17- Prevention des arboviroses et moustique-tigre.............................................................................8 18- Lexique.......................................................................................................................................9
Chapitre 2 – DISPOSITIONS APPLICABLES AUX ZONES ..................................................14
ZONES U, A VOCATION PRINCIPALE D’HABITAT (UA et UB) ............................................15 A) Destinations des constructions, usages des sols et natures d’activité...........................................15 B) Caractéristiques urbaine, architecturale, environnementale et paysagère.....................................17 C) Équipement et réseaux ...............................................................................................................25
ZONES U, A VOCATION PRINCIPALE D’ACTIVITES (UX) ...................................................28 A) Destinations des constructions, usages des sols et natures d’activité...........................................28 B) Caractéristiques urbaine, architecturale, environnementale et paysagère.....................................30 C) Équipement et réseaux ...............................................................................................................37
ZONES UL, A VOCATION PRINCIPALE DE LOISIRS, DE SPORT ET DE TOURISME ........40 A) Destinations des constructions, usages des sols et natures d’activité...........................................40 B) Caractéristiques urbaine, architecturale, environnementale et paysagère.....................................41 C) Équipement et réseaux ...............................................................................................................46
ZONES AU, A VOCATION PRINCIPALE D’HABITAT (1AU ET 2AU) ...................................49 A) Destinations des constructions, usages des sols et natures d’activités .........................................49 B) Caractéristiques urbaine, architecturale, environnementale et paysagère.....................................51 C) Équipement et réseaux ...............................................................................................................58
ZONES 1AUM A VOCATION MIXTE ........................................................................................61
A) Destinations des constructions, usages des sols et natures d’activité...........................................61 B) Caractéristiques urbaine, architecturale, environnementale et paysagère.....................................63 C)Équipement et réseaux ................................................................................................................70
ZONES 1AUX ET 2AUX, A VOCATION PRINCIPALE D’ACTIVITES .................................. 73
A) Destinations des constructions, usages des sols et natures d’activité .......................................... 73 B) Caractéristiques urbaine, architecturale, environnementale et paysagère .................................... 75 C) Équipement et réseaux .............................................................................................................. 82
ZONE AGRIGOLE (ZONE A)...................................................................................................... 86 A) Destinations des constructions, usages des sols et natures d’activités ........................................ 86 B) Caractéristiques urbaine, architecturale, environnementale et paysagère .................................... 88 C) Équipement et réseaux .............................................................................................................. 94
ZONE NATURELLE (ZONE N)................................................................................................... 97 A) Destinations des constructions, usages des sols et natures d’activités ........................................ 97 B) Caractéristiques urbaine, architecturale, environnementale et paysagère .................................. 100 C) Équipement et réseaux ............................................................................................................ 106
Chapitre 1-DISPOSITIONS GENERALES
1- CHAMP D’APPLICATION
Le présent règlement s’applique à la totalité du territoire de la Communauté de Communes THORE MONTAGNE NOIRE située dans le département du Tarn. Il est opposable pour l’exécution de tous travaux, constructions, édifications de clôtures, démolitions, affouillements ou exhaussements des sols, pour la création de lotissements et d’installations classées. Le présent règlement est établi conformément aux dispositions du Code de l'Urbanisme (articles L.151-1 et suivants) en vigueur à la date d'approbation du PLUi.
2- PORTEE RESPECTIVE DU REGLEMENT A L’EGARD D’AUTRES LEGISLATIONS RELATIVES A L’OCCUPATION DES SOLS
Les articles L.111-1 et R.111-1 du Code de l’Urbanisme organisent l’articulation entre le Règlement National d’Urbanisme (RNU) et le Plan Local d’Urbanisme intercommunal (PLUi). L’article R.111-1 du Code de l’Urbanisme exclut certaines dispositions, qui ne sont pas applicables dans les territoires dotés d’un PLUi. Il s’agit des dispositions des articles R.111-3, R.111-5 à R.11119 et R.111-28 à R.111-30.
1 - Les articles d'ordre public du règlement national d'urbanisme :
Seules 5 dispositions sont d’ordre public, c’est-à-dire opposables même en présence du PLUi.
R.111.2 : salubrité et sécurité publique, Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations.
R.111.4 : sites ou vestiges archéologique, Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature, par sa localisation et ses caractéristiques, à compromettre la conservation ou la mise en valeur d'un site ou de vestiges archéologiques.
R.111.25 : aires de stationnement, Le permis ou la décision prise sur la déclaration préalable peut imposer la réalisation d'installations propres à assurer le stationnement hors des voies publiques des véhicules correspondant aux caractéristiques du projet. Il ne peut être exigé la réalisation de plus d'une aire de stationnement par logement lors de la construction de logements locatifs financés avec un prêt aidé par l'Etat. L'obligation de réaliser des aires de stationnement n'est pas applicable aux travaux de transformation ou d'amélioration de bâtiments affectés à des logements locatifs financés avec un prêt aidé par l'Etat, y compris dans le cas où ces travaux s'accompagnent de la création de surface de plancher, dans la limite d'un plafond de 50 % de la surface de plancher existant avant le commencement des travaux.
R.111.26 : préservation de l’environnement, Le permis ou la décision prise sur la déclaration préalable doit respecter les préoccupations d'environnement définies aux articles L. 110-1 et L. 110-2 du code de l'environnement. Le projet peut n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si, par son importance, sa
situation ou sa destination, il est de nature à avoir des conséquences dommageables pour l'environnement. Ces prescriptions spéciales tiennent compte, le cas échéant, des mesures mentionnées à l'article R. 181-43 du code de l'environnement.
R.111.27 : respect des sites et paysages naturels et urbains. Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales.
2 – Les servitudes d'utilité publique : Les servitudes d'utilité publique constituent des charges existant de plein droit sur des immeubles (bâtiments ou terrains), ayant pour effet soit de limiter, voire d'interdire l'exercice des droits des propriétaires, soit d'imposer la réalisation de travaux. Les prescriptions liées aux servitudes d’utilité publique s’ajoutent ou se substituent aux règles du PLUi. Elles sont répertoriées dans les annexes du dossier de PLUi.
3 - Se superposent également aux règles de PLUi, les effets du Code civil, du Code rural, du Code de l’environnement, du Code forestier, du Code de la santé publique, du règlement sanitaire départemental, du règlement départemental de voierie, du Code de la construction et de l’habitation, etc.
4 – S’appliquent également la législation et la réglementation propre aux installations classées pour la protection de l’environnement, la réglementation en matière de publicité, le schéma directeur d’assainissement.
5- Sont applicables les règlements de lotissements, lorsque leurs règles demeurent en vigueur et sont différentes du PLUi (ce sont alors les règles les plus contraignantes qui s’appliquent).
3- DIVISION DU TERRITOIRE EN ZONES
Le territoire couvert par le Plan Local d’Urbanisme intercommunal est divisé en zones urbaines, en zones à urbaniser, en zones naturelles et en zones agricoles, éventuellement subdivisées en secteurs.
Chaque zone est dénommée par une ou deux lettres selon la nature de l’occupation des sols qui y est admise :
- La première lettre permet d’identifier la vocation générale de la zone : U pour les zones urbaines, AU pour les zones à urbaniser, A pour les zones agricoles et N pour les zones naturelles.
- La seconde lettre majuscule de la zone U permet d’identifier la vocation particulière de la zone en fonction de la nature de l’occupation qui y est autorisée.
- Une lettre minuscule permet de distinguer, au besoin, différents secteurs au sein d’une même zone.
Dans le cas où une construction est implantée à cheval sur deux zones distinctes du Plan Local d’Urbanisme intercommunal, il y a lieu d’appliquer à chacune des parties de cette construction le règlement de la zone où elle se trouve.
ZONES URBAINES :
- La zone UA correspond aux centres historiques des communes, où les constructions sont généralement édifiées en ordre continu et à l'alignement des rues. o La zone UAa correspond aux principaux hameaux historiques de la CCTMN, o La zone UA1 correspond aux secteurs historiques d’urbanisations denses où le bâti peut atteindre R+3,
- La zone UB correspond aux secteurs de tissu urbain plus récent en extension du bourg dont la densité est moins importante que dans les centres anciens et les principaux hameaux, o La zone UBa correspond aux secteurs d’extensions du bourg admettant une implantation particulière, o La zone UBs correspond aux secteurs d’extensions du bourg destiné à accueillir des équipements de services
- La zone UL correspond aux secteurs d’activités liés au tourisme, aux loisirs et à la pratique sportive sur le territoire de la CCTMN
- La zone UX correspond aux zones d’activités à vocation artisanale, commerciale et industrielle du territoire de la CCTMN;
- Elle comprend les secteurs : o UX destinés à recevoir les activités à vocation artisanale, commerciale et industrielle, et leurs annexes, o UXa destinés à recevoir les activités à vocation artisanale, commerciale et industrielle et leurs annexes, en sortie Est de Labastide-Rouairoux, o UXc destinés à recevoir des activités commerciales et leurs annexes, o UXd destinés à recevoir les activités commerciales, avec des règles particulières de hauteur et d’implantation par rapport à la RD 612, o UXm correspond aux secteurs d’extraction des matériaux du sol et du sous-sol,
ZONES D’URBANISATION FUTURES :
- La zone 1AU correspond aux secteurs réservés pour l’urbanisation à vocation principale d’habitat, et destinés à être urbanisés sous forme d’une ou plusieurs opérations d’ensemble,
- La zone 2AU correspond aux secteurs de développement urbain à vocation principale d’habitat, fermés à l’urbanisation, car les réseaux et la voirie y sont actuellement en capacité insuffisante. Cette zone ne peut être ouverte à l’urbanisation que par modification ou révision du PLUi. Cette zone 2AU n’a aucun droit à construire
- La zone 1AUX correspond aux secteurs réservés pour l’urbanisation à vocation principale d’activités artisanale, commerciale et industrielle, et destinés à être urbanisés sous forme d’une ou plusieurs opérations d’ensemble,
- La zone 2AUX correspond aux secteurs de développement urbain à vocation principale d’activités artisanale, commerciale et industrielle fermés à l’urbanisation, car les réseaux et la voirie y sont actuellement en capacité insuffisante. Cette zone ne peut être ouverte que par modification ou révision du PLUi. Cette zone 2AUX n’a aucun droit à construire.
ZONES AGRICOLES :
- La zone A correspond aux espaces et aux bâtis agricoles, - La zone Ap correspond aux espaces agricoles à préserver de toutes constructions.
ZONES NATURELLES :
- La zone N correspond aux zones naturelles de biodiversité à préserver, - La zone Ne correspond aux zones naturelles réservées aux parcs éoliens, - La zone Nf correspond aux zones boisées d’exploitation forestière, - La zone Nj correspond aux zones naturelles de jardins, prés et vergers familiaux, - La zone Nl correspond aux zones naturelles dédiées aux activités touristiques, sportives et de
loisirs, - La zone Ny correspond aux zones naturelles réservées aux installations hydroélectriques.
Le territoire comporte également : - Des emplacements réservés aux voies et ouvrages publics, aux installations d'intérêt général, aux espaces verts ou aux espaces nécessaires aux continuités écologiques en application des articles L.151-41 et R.151-34 du code de l’urbanisme. Ces emplacements sont reportés sur le document graphique du PLUi et précisés dans la partie règlementaire du PLUi. - Des éléments identifiés au titre des articles L.151-19 et L 151-23 du code de l’urbanisme. Ces éléments sont reportés sur le document graphique du PLUi. - Des bâtiments pouvant changer de destination dans les zones agricoles et naturelles du PLUi en application des articles L.151-11-2° et R.151-35 du code de l’Urbanisme. Ces bâtiments sont reportés sur le document graphique du PLUi. - Des espaces et secteurs constitutifs de la trame verte et bleue en tant qu’ils contribuent aux continuités écologiques en application de l’article R.151-43 4° du code de l’urbanisme. Ces espaces et secteurs sont reportés sur le document graphique du PLUi.
4- ADAPTATIONS MINEURES
En application de l’article L.152-3 du code de l’urbanisme, les règles et servitudes définies peuvent faire l'objet d'adaptations mineures rendues nécessaires par la nature du sol, la configuration des parcelles ou le caractère des constructions avoisinantes. Elles ne peuvent faire l'objet d'aucune autre dérogation. Lorsqu’une construction existante ou une occupation du sol n’est pas conforme aux règles applicables à la zone, le permis de construire ne peut être accordé que pour des travaux qui n’ont pas pour effet d’aggraver la non-conformité de ces constructions à l’égard de ces dites règles.
5- OUVRAGES PUBLICS ET D’INTERET COLLECTIF
Dans toutes les zones du présent PLUi, les dispositions du présent règlement ne s’appliquent pas aux constructions nécessaires aux services publics, aux équipements collectifs et publics, aux installations d’intérêt collectif et aux constructions portées par un opérateur public, sous réserve que les projets ne soient pas incompatibles avec le voisinage des lieux habités et avec l’exercice d’une activité agricole, pastorale ou forestière et qu’ils ne portent pas atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages (cf. article L.151-11-1° du code de l’urbanisme).
6- RESTAURATION DES BÂTIMENTS EXISTANTS ET RECONSTRUCTION DE BÂTIMENTS DEMOLIS OU DETRUITS
En application de l’article L.111-15 du code de l’urbanisme, lorsqu’un bâtiment régulièrement édifié vient à être détruit ou démoli, sa reconstruction à l'identique est autorisée dans un délai de dix ans nonobstant toute disposition d'urbanisme contraire, sauf si le plan local d'urbanisme intercommunal,
le plan de prévention du risque inondation et le plan de prévention du risque retrait gonflement des argiles en disposent autrement. En application de l’article L.111-23, est autorisée, sauf dispositions contraires des documents d'urbanisme et sous réserve des dispositions de l'article L.111-11, la restauration d'un bâtiment dont il reste l'essentiel des murs porteurs lorsque son intérêt architectural ou patrimonial en justifie le maintien et sous réserve de respecter les principales caractéristiques de ce bâtiment.
7- APPLICATION DU REGLEMENT AUX LOTISSEMENTS OU EN CAS DE DIVISION EN PROPRIETE OU EN JOUISSANCE
Dans le cas d'un lotissement, les règles du PLUi sont appliquées à chaque lot et au reliquat éventuel, en application de l’article R 151-21 du Code de l’urbanisme, cependant dans les secteurs d’opération d’ensemble encadrée par une Orientation d’Aménagement et de Programmation les règles peuvent être appliquées à l’ensemble du terrain d’assiette du projet.
Dans le cas de la construction, sur un même terrain de plusieurs bâtiments dont le terrain d'assiette doit faire l'objet d'une division en propriété ou en jouissance, les règles du PLUi sont appliquées à chaque lot du projet, en application de l’article R 151-21 du Code de l’urbanisme.
8- PROTECTION ET PRISE EN COMPTE DU PATRIMOINE ARCHEOLOGIQUE
Lorsque, par suite de travaux ou d'un fait quelconque, des monuments, des ruines, substructions (…) et plus généralement des objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art, l'archéologie ou la numismatique sont mis au jour, l'inventeur de ces vestiges ou objets et le propriétaire de l'immeuble où ils ont été découverts sont tenus d'en faire la déclaration immédiate au maire de la commune concernée, qui doit la transmettre sans délai au préfet (article L531-14 du code du patrimoine). Le service compétent relevant de la préfecture de région Occitanie est : Direction régionale des Affaires Culturelles, SRACP, 32 rue de la Dalbade, BP 811, 31080 - TOULOUSE cedex 6 Tél 05-67-73-21-14 ; fax 05-61-99-98-82
Le décret n°2004-490 du 3 juin 2004 relatif aux procédures administratives et financières en matière d’archéologie préventive prévoit, de la part des autorités compétentes pour instruire et délivrer les autorisations d’urbanisme, la saisine des services préfectoraux en absence de zonages particuliers pour certaines opérations d’urbanisme (ZAC, lotissements, opérations soumises à étude d’impact, travaux soumis à déclaration préalable en application de l’article 442-3 du code de l’urbanisme), et la possibilité de prendre l’initiative de cette saisine en se fondant sur les éléments de localisation du patrimoine archéologique dont elles auraient connaissance.
L’article L332-2 du code pénal prévoit les peines encourues au cas de la destruction, la dégradation ou la détérioration réalisée sur « un immeuble classé ou inscrit, une découverte archéologique faite au cours de fouilles ou fortuitement, un terrain contenant des vestiges archéologiques ».
L’article R-111-4 du Code de l’urbanisme précise : « Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature, par sa localisation et ses caractéristiques, à compromettre la conservation ou la mise en valeur d'un site ou de vestiges archéologiques ».
9- PLAN DE PREVENTION DU RISQUE INONDATION
La CCTMN est concernée par le Plan de Prévention du Risque inondation (PPRi) « bassin versant du Thoré » approuvé par arrêté préfectoral le 6 juin 2016. Les prescriptions du PPRi s’appliquent en tant que servitude d’utilité publique. Les constructions ou installations touchées par ce risque doivent se conformer au règlement du PPRi en vigueur, joint en annexe du PLUi.
10- PLAN DE PREVENTION DU RISQUE RETRAIT ET GONFLEMENT DES ARGILES
La CCTMN est concernée par le Plan de Prévention du Risque Retrait et Gonflement des argiles (PPRRGa) approuvé par arrêté préfectoral le 13 janvier 2009 qui s’applique sur l’ensemble du département du TARN. Les prescriptions du PPRRGa s’appliquent en tant que servitude d’utilité publique. Les constructions ou installations touchées par ce risque doivent se conformer au règlement du PPRRGA en vigueur, joint en annexe du PLUi.
11 – PROTECTION DES MONUMENTS HISTORIQUES
Lorsqu’un immeuble est situé dans le champ de visibilité d’un édifice classé ou inscrit, il ne peut faire l’objet, tant de la part du propriétaire privé que des collectivités ou établissements publics, d’aucune construction nouvelle, d’aucune démolition, d’aucun déboisement, d’aucune transformation ou modification de nature à en affecter l’aspect sans une autorisation préalable. Le permis de construire en tient lieu s’il est revêtu de l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France.
12 – ELEMENTS DE PAYSAGE
Le PLUi identifie et localise des éléments de paysage à protéger ou à mettre en valeur (articles L.15119 et L 151-23 du Code de l’Urbanisme).
Tous les travaux non soumis à permis de construire et ayant pour effet de modifier ou de supprimer un élément de paysage identifié par le PLUi seront soumis à déclaration préalable ou à permis de démolir. Ainsi tous travaux de démolition partielle, de ravalement de façade, d’agrandissement, de surélévation ou modification, ainsi que les projets de construction neuve sur les unités foncières supportant un élément de paysage à protéger sont autorisés à condition que ces travaux ne portent pas atteinte à l’intégrité de ce patrimoine et qu’ils constituent à assurer sa protection et sa mise en valeur.
Dans le cadre de l’intérêt général, les travaux d’aménagement de la voirie (élargissement, entretien, etc.) qui nécessitent des suppressions ponctuelles dans les boisements identifiés (ripisylves des cours d’eau) sont autorisés et ne sont pas soumis à déclaration préalable ou à permis de démolir. Les plantations détruites (haies, boisements, arbres, isolés) devront être remplacées par des plantations d’essences similaires au moins équivalentes.
13–EDIFICATION DES CLÔTURES
L’édification des clôtures, à l’exception des clôtures agricoles et forestières, est soumise à déclaration préalable conformément à l'article R.421-12 du code de l’urbanisme et à la délibération du conseil communautaire de la CCTMN en date du 13 avril 2021
14–PERMIS DE DEMOLIR
Les démolitions sont soumises aux permis de démolir sur l’ensemble du territoire conformément aux dispositions des articles L.421-3 et R.421-27 du code de l’urbanisme et à la délibération du conseil communautaire de la CCTMN en date du 13 avril 2021
15- DISPOSITIONS SPECIFIQUES A CERTAINS TERRITOIRES
1 - Les secteurs soumis au droit de préemption : La CCTMN a institué un droit de préemption urbain, conformément aux articles L.211-1 et L.211-4 du Code de l'Urbanisme sur l'ensemble des zones U et AU de la Communauté de Communes.
2-Les secteurs affectés par le bruit des infrastructures de transports terrestres Conformément aux dispositions de la loi relative à la lutte contre le bruit du 31 décembre 1992 codifiée aux articles L.571-10 et suivants du code de l’environnement, « Dans chaque département, le préfet recense et classe les infrastructures de transports terrestres en fonction de leurs caractéristiques sonores et du trafic. Sur la base de ce classement, il détermine, après consultation des communes, les secteurs situés au voisinage de ces infrastructures qui sont affectés par le bruit, les niveaux de nuisances sonores à prendre en compte pour la construction de bâtiments et les prescriptions techniques de nature à les réduire. Les secteurs ainsi déterminés et les prescriptions relatives aux caractéristiques acoustiques qui s'y appliquent sont reportés … »
L’arrêté préfectoral du 30 Janvier 2015 fixe les mesures de lutte contre le bruit applicables l’ensemble du TARN et notamment sur le territoire de la CCTM N. Cet arrêté est joint en annexe du PLUi. La voie concernée est la RD 612.
16- POLLENS ET LUTTE CONTRE LES ESPECES VEGETALES EXOTIQUES ENVAHISSANTES
Le décret n°2017-645 du 26 avril 2017, pris en application de l’article L.13338- du code de la santé publique, relatif à la lutte contre l’ambroisie à feuilles d’armoise, l’ambroisie trifide et l’ambroisie à épis lisses fixe une liste d’espèces végétales dont la prolifération est nuisible à la santé humaine : ambroisie à feuilles d’armoise, ambroisie à épis lisses et ambroisie trifide. Le pollen de ces plantes entraîne des symptômes allergiques sévères (rhinite, conjonctivite, eczéma, urticaire…) et peut provoquer l’apparition ou l’aggravation de l’asthme. Ce décret détermine les mesures à prendre, d’une part, à l’échelle nationale et, d’autre part, à l’échelle locale, pour prévenir leur apparition, telles que la surveillance de ces espèces et l’information du public, ou lutter contre leur prolifération, comme la destruction des pieds d’ambroisie ou la gestion des espaces visant à limiter fortement leur capacité d’installation.
17- PREVENTION DES ARBOVIROSES ET MOUTIQUE-TIGRE
Les propriétaires publics ou privés, usufruitiers, locataires, exploitants ou occupants à quelque titre que ce soit, de terrains bâtis ou non bâtis, d’immeubles bâtis et de leurs dépendances, de décharges et de dépôts, sont tenus de supprimer physiquement les contenants susceptibles de constituer des gîtes à larves de moustiques ou rendre impossible, par tout moyen physique respectant la réglementation en vigueur, la ponte de moustiques au sein de ces contenants.
Plus généralement, ils ne doivent pas créer les conditions de formation de collections d’eau stagnante. Les maitres d’ouvrages, les maitres d’œuvre, les entrepreneurs de travaux publics et privés, devront, pour la conception des ouvrages, la conduite et la finition des chantiers, prendre toutes les mesures pour éviter la création de gîtes à larves de moustiques et pour les supprimer le cas échéant.
18- LEXIQUE
Accès : L’accès est un passage privé situé sur l’emprise de la propriété ou aménagé sur fonds voisin reliant la construction à la voie de desserte ouverte à la circulation, qu’elle soit publique ou privée. L’accès doit permettre notamment aux véhicules de pénétrer sur le terrain et d’en sortir en toute sécurité. Dans le cas de servitude de passage, l’accès est constitué par le débouché de la servitude sur la voie.
Acrotère : Saillie verticale d’une façade, au-dessus du niveau d’une toiture-terrasse ou d’une toiture à faible pente pour en masquer la couverture. L’acrotère constitue un rebord ou un garde-corps plein ou à claire-voie.
Affouillement - Exhaussement : L’affouillement est un creusement volontaire du terrain naturel. L’extraction de terre doit faire l’objet d’une autorisation si sa superficie est supérieure à 100 m² et si sa profondeur excède 2 m. A l’inverse, l’exhaussement est une surélévation volontaire du sol naturel par l’apport complémentaire de matière. Le remblaiement doit faire l’objet d’une autorisation si sa superficie est supérieure à 100 m² et si sa hauteur excède 2m.
Alignement : Limite entre le domaine public et le domaine privé, ou plan d'alignement tel que défini par le Code de la Voirie Routière (art. L. 112-1 du Code de la voirie routière). Il peut correspondre à l’alignement existant ou projeté (en cas d’emplacement réservé pour élargissement de la voie et de plan d’alignement)
Annexe : Une annexe est une construction secondaire, de dimensions réduites et inférieures à la construction principale, qui apporte un complément aux fonctionnalités de la construction principale. Elle doit être implantée selon un éloignement restreint entre les deux constructions afin de marquer un lien d’usage. Elle peut être accolée ou non à la construction principale avec qui elle entretient un lien fonctionnel, sans disposer d’accès direct depuis la construction principale.
Bâtiment : C’est une construction couverte et close. Un bâtiment constitue un sous-ensemble de la notion de construction. Il est réalisé en élévation et peut comprendre un sous-sol. Il est impérativement couvert par une toiture et doté de systèmes de fermeture en permettant une clôture totale. Ne peuvent donc être considérées comme relevant de la définition du bâtiment, les constructions qui ne sont pas closes en raison :
• Soit de l’absence totale ou partielle de façades closes, • Soit de l’absence de toiture, • Soit de l’absence d’une porte de nature à empêcher le passage ou la circulation (de type
galerie), et n’ayant pas pour seul but de faire artificiellement considérer une pièce comme non close.
Clôture : Constitue une clôture toute édification d’un ouvrage visant à clore un terrain sur limite séparative ou alignement du domaine public. Il s’agit notamment des murs, des clôtures à claire voie,
grilles (destinées à fermer un passage ou un espace). Les clôtures sont soumises à autorisation (sauf lorsqu’elles sont nécessaire à l’activité agricole ou forestière).
Construction : Ouvrage fixe et pérenne, comportant ou non des fondations et générant un espace utilisable par l’Homme en sous-sol ou en surface.
Construction existante : Une construction est considérée comme existante si elle est reconnue comme légalement construite et si la majorité des fondations ou des éléments hors fondations déterminant la résistance et la rigidité de l'ouvrage remplissent leurs fonctions. Une ruine ne peut pas être considérée comme une construction existante.
Destination des constructions : Conformément à l’article R.151-27 et R.151-28 du code de l’urbanisme, le règlement peut distinguer 5 destinations et des sous-destinations de constructions.
Destinations Exploitation agricole et forestière Habitation
Commerce et activités de service
Equipements d’intérêts collectif et services publics
Sous-destinations
Exploitation agricole : Constructions destinées à l’exercice d’une activité agricole ou pastorale, notamment les constructions destinées au logement du matériel, des animaux et des récoltes
Exploitation forestière : Constructions et entrepôts notamment de stockage du bois, des véhicules et des machines permettant l’exploitation forestière Logement : Constructions destinées au logement principal, secondaire ou occasionnel des ménages à l’exclusion des hébergements couverts par la sousdestination « hébergement ». La sous-destination « logement » recouvre notamment les maisons individuelles et les immeubles collectifs.
Hébergement : Constructions destinées à l’hébergement dans des résidences ou foyers avec service. Cette sous-destination recouvre notamment les maisons de retraite, les résidences universitaires, les foyers de travailleurs et les résidences autonomie.
Artisanat et commerce de détail : Constructions commerciales destinées à la présentation et vente de bien directe à une clientèle et constructions artisanales destinées principalement à la vente de biens ou services
Restauration : Constructions destinées à la restauration ouverte à la vente directe pour une clientèle commerciale Commerce de gros : Constructions destinées à la présentation et la vente de biens pour une clientèle professionnelle.
Activité de service où s’effectue l’accueil d’une clientèle : Constructions destinées à l’accueil d’une clientèle pour la conclusion directe de contrat de vente de services ou de prestation de services et accessoirement la présentation de biens.
Hébergement hôtelier et touristique : Constructions destinées à l’hébergement temporaire de courte ou moyenne durée proposant un service commercial.
Cinéma : Toute construction répondant à la définition d’établissement de spectacles cinématographiques mentionnée à l’article L. 212-1 du code du cinéma et de l’image animée accueillant une clientèle commerciale.
Locaux et bureaux accueillant du public des administrations publiques et assimilés : Constructions destinées à assurer une mission de service public, elles peuvent être fermées au public ou ne prévoir qu’un accueil limité du public, notamment les constructions de l’État, des collectivités territoriales, de leurs groupements et les constructions des autres personnes morales investies d’une mission de service public.
Autres activités des secteurs secondaire ou tertiaire
Locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilés : Constructions des équipements collectifs de nature technique ou industrielle. Cette sous-destination comprend notamment les constructions techniques nécessaires au fonctionnement des services publics, celles conçues spécialement pour le fonctionnement de réseaux ou de services urbains et les constructions industrielles concourant à la production d’énergie.
Établissements d’enseignement, de santé et d’action sociale : Equipements d’intérêt collectif destinés à l’enseignement, établissements destinés à la petite enfance, équipements d’intérêt collectif hospitaliers, équipements collectifs accueillant des services sociaux, d’assistance, d’orientation et autres services similaires.
Salles d’art et de spectacle : Constructions destinées aux activités créatives, artistiques et de spectacle, musées et autres activités culturelles d’intérêt collectif.
Équipements sportifs : Equipements d’intérêt collectif destinés à l’exercice d’une activité sportive, notamment les stades, les gymnases et les piscines ouvertes au public.
Autres équipements recevant du public : Equipements collectifs destinés à accueillir du public afin de satisfaire un besoin collectif ne répondant à aucune autre sous-destination définie au sein de la destination « Equipement d’intérêt collectif et services publics ». Cette sous-destination recouvre notamment les lieux de culte, les salles polyvalentes, les aires d’accueil des gens du voyage.
Industrie : Constructions destinées à l’activité extractive et manufacturière du secteur primaire ou à l’activité industrielle du secteur secondaire et constructions artisanales du secteur de la construction ou de l’industrie. Cette sous-destination recouvre notamment les activités de production, de construction ou de réparation susceptibles de générer des nuisances. Entrepôt : Constructions destinées au stockage des biens ou à la logistique.
Bureau : Constructions destinées aux activités de direction et de gestion des entreprises des secteurs primaire, secondaire et tertiaire. Centre de congrès et d’exposition : Constructions destinées à l’événementiel polyvalent, l'organisation de salons et forums à titre payant.
Emprise au sol : (art R420-1 du code de l’Urbanisme) projection verticale du volume de la construction, tous débords et surplombs inclus. Toutefois, les ornements tels que les éléments de modénature et les marquises sont exclus, ainsi que les débords de toiture lorsqu'ils ne sont pas soutenus par des poteaux ou des encorbellements.
Extension : l’extension consiste en un agrandissement de la construction existante présentant des dimensions inférieures à celle-ci. L’extension peut être horizontale ou verticale (par surélévation, excavation ou agrandissement), et doit présenter un lien physique et fonctionnel avec la construction existante.
Façade : Les façades d’un bâtiment ou d’une construction correspondent à l’ensemble de ses parois extérieures hors toiture. Elles intègrent tous les éléments structurels, tels que les baies, les bardages, les ouvertures, l’isolation extérieure et les éléments de modénature.
Gabarit : Le gabarit désigne l’ensemble des plans verticaux, horizontaux ou obliques constituant la forme extérieure de la construction. Il résulte de la combinaison des règles de hauteur, de prospects et d’emprise au sol.
Habitation Légère de Loisirs (HLL) : Sont regardées comme des habitations légères de loisirs les constructions démontables ou transportables, destinées à une occupation temporaire ou saisonnière à usage de loisirs. Elles ne peuvent être implantées que dans les conditions visées à l’article R. 111-38 du Code de l’Urbanisme. Hauteur : La hauteur totale d’une construction, d’une façade, ou d’une installation se mesure à partir du terrain naturel avant travaux jusqu’à l’égout du toit, ou sur l’acrotère pour les toitures terrasses, et ce par rapport au point le plus bas de la construction projetée sur le terrain naturel.
Schémas : Sol et Cité
Installations : Sont concernées tout ce qui ne relève pas de la notion de construction. Limites séparatives : Limites de la propriété autres que celle avec les voies ou emprises publiques. Parc Résidentiel de Loisirs (PRL) : Un terrain spécialement aménagé pour l’accueil des HLL et qui fait l’objet d’une procédure d’autorisation alignée sur celle des campings caravanings. Recul, retrait par rapport à l’alignement : Le recul est la distance séparant une construction des emprises publiques ou des voies (publiques ou privées). Il se mesure horizontalement et perpendiculairement à la limite d’emprise publique, de voie ou d’emplacement réservé. Il est calculé à partir des murs de la façade, à l'exclusion des éléments de façade suivants : balcon, auvent, marches, débords de toit, génoises, décorations, gouttières, pergolas, ... En revanche, en l'absence de mur de façade (par exemple en cas de galerie ou terrasse couverte, préau, hangar sans mur, ...), le recul est calculé à partir du toit.
Cittanova Règlement écrit modif