Intitulé du document : QUALITE URBAINE, ARCHITECTURALE, ENVIRONNEMENTALE ET PAYSAGERE 4.1
Règles volumétriques pour insertion dans le contexte, en lien avec les bâtiments contigus
Toute construction principale nouvelle devra présenter une hauteur au moins égale à celle de la construction principale voisine la plus proche, avec une tolérance d’un mètre.
La hauteur des bâtiments principaux devra être inférieure à leur longueur (mur de long pan). La projection de la toiture dans un plan vertical ne doit pas être plus haute que la façade.
• Cette règle ne s’applique pas :
- aux aménagements (avec ou sans changement de destination) et extensions limitées à 40 m2 d’emprise au sol, réalisées dans le prolongement des constructions existantes à la date d’approbation du présent P.L.U ; - à la reconstruction suivant l’implantation initiale des bâtiments détruits en tout ou partie à la suite d’un sinistre ou d’une démolition.
4.2 - Caractéristiques architecturales des façades et toitures des constructions ainsi que des clôtures
Les constructions à édifier ou à modifier doivent présenter un aspect compatible avec le caractère ou l'intérêt des lieux avoisinants, du site et des paysages.
En particulier, dans les secteurs de point de vue indiqués sur les documents graphiques n° 3, l'aspect des constructions doit faire l'objet d'une attention toute particulière visant à assurer une parfaite intégration dans le site construit.
Les règles ci-après seront en tout état de cause respectées, sauf s’il s'agit de bâtiments d'exploitation agricole.
1 - Toitures
Les toitures des constructions doivent présenter une simplicité de volume et une unité de conception.
Elles seront composées d’un ou plusieurs éléments à deux pentes minimum, comprises entre 40 et 45 degrés, et seront recouvertes de tuile plate rectangulaire de petit moule (18 /m2 au minimum), ou par de l’ardoise.
Toutefois, une toiture à une seule pente de 35° minimum peut également être autorisée pour les extensions et aménagements, de même que pour les annexes définies à l’article UA.1.2.1.
Les toitures à pentes ne devront comporter aucun débord sur pignon. Leurs débords sur façades devront respecter l’usage local (planche de bois interdite). Les ruellées seront soit à la normande, soit maçonnées (les accessoires de rives sont interdits). Les arêtiers et les crêtes faîtières seront maçonnés.
L’éclairement des combles sera assuré par des ouvertures en lucarne à une seule fenêtre, soit : rampante, pendante, à bâtière, à la capucine ou à fronton. Les chiens assis sont interdits.
L’emploi de châssis de toit est autorisé, limité à un châssis par portion de 4 mètres linéaires de toit, toutefois l’implantation restant libre, de dimensions maximales de vitrages 80 x 100 (châssis 100 x 120)
La ligne principale de faîtage sera parallèle ou perpendiculaire à l’alignement de la voie de desserte ou à l’une des limites séparatives latérales de propriété, sauf recherche d’une meilleure exposition au soleil au regard des performances énergétiques.
Les parties de construction édifiées en superstructure telles que cheminées, machineries d'ascenseur, bouches ventilation, sorties de secours, etc., doivent s'intégrer dans la composition architecturale du bâtiment.
Les panneaux solaires implantés en toiture seront installés du côté opposé à la voie publique ou sur une annexe, dépendance, etc. non visible depuis la voie publique.
2 - Parements extérieurs - façades
Les différents murs d'un bâtiment ou d'un ensemble de bâtiment, aveugles ou non, visibles ou non d'une voie publique, doivent présenter une unité d'aspect. D’une manière générale, sont interdits : tout pastiche d’une architecture archaïque ou étrangère à la région.
Les ravalements seront uniformes, grattés, talochés, brossés ou lissés.
S’il s’agit de construction en pierre du pays, ils pourront être pierre vue, s’il s’agit de petit appareil, ou non enduits, s’il s’agit d’un appareillage plus grand.
L'emploi sans enduit de matériaux destinés à être recouverts (carreaux de plâtre, brique creuse, parpaings, etc.) est interdit.
La palette de couleurs du CAUE, jointe en annexe au présent règlement, fait référence pour le choix des coloris.
Les menuiseries des fenêtres seront à la Française2 et devront répondre aux caractéristiques suivantes :
2 Elle est constituée le plus souvent d'un ou de deux battants maintenus par des charnières installées verticalement. Elle
s'ouvre de manière verticale, vers l'intérieur de l'habitation. 14
- dimensions plus hautes que larges, - carreaux à dominante verticale, - 2, 3 ou 4 carreaux en hauteur par vantail, suivant les proportions de la baie.
Les coffrets des volets mécaniques seront soit intérieurs, soit dans le même plan que la façade. Les volets seront soit dissimulés, soit en matériau plein ou persiennés (se repliant sur les tableaux de fenêtre).
Les ouvrages techniques de toutes natures seront soit installés dans le volume construit intérieur, soit incorporés dans les plans de façade ou les plans de toitures, soit posés au sol.
Les appuis de fenêtres en briques rouges, non flammées, sont admis. Les linteaux de bois ne doivent pas être apparents. Les souches de cheminées devront être réalisées soit dans le matériau de façade, soit en briques rouges, non flammées.
Les vérandas, oriels, verrières ou baies vitrées devront s’harmoniser avec le bâti existant. En particulier, s’ils sont visibles de la voie publique. L’utilisation de l’aluminium naturel est prohibée.
L'installation de systèmes domestiques solaires, thermiques ou photovoltaïques, est autorisée si elle s'intègre par son aspect et sa forme à la construction principale.
Les constructions en bardage ou ossature bois sont autorisées, à condition qu’elles soient peintes ou enduites, que les éléments constructifs soient de dimension modeste et que les chaînages d’angle soient ajustés sans débord.
3 - Clôtures
Tant en bordure des voies qu'entre les propriétés, les clôtures devront être conçues de manière à s'harmoniser avec la ou les constructions existantes sur la propriété et dans le voisinage immédiat.
Sauf entre deux propriétés, et si elles sont non visibles de la voie publique (en particulier dans les entrées de villages), les plaques de béton préfabriquées sont interdites.
La hauteur totale de la clôture devra être d’au moins 1,60 mètre et n’excédera pas 2,5 mètres, portails non compris, sauf s’il s’agit de l’harmoniser avec l’environnement immédiat.
En bordure de la rue de l'Eglise, à Aufferville, les clôtures seront constituées par un mur en maçonnerie surmonté d'un chaperon en tuiles plates. Dans le reste du village d'Aufferville, elles seront constituées soit d'un mur en maçonnerie, soit d'un grillage doublé d'une haie vive avec un soubassement ne dépassant pas une hauteur de 20 cm.
Les murs de clôture en maçonnerie pleine, implantés à l’alignement des voies et existants à la date d’approbation du présent P.L.U, doivent être conservés et, le cas échéant, reconstruits avec le même aspect extérieur que la clôture préexistante. Seuls sont autorisés l’édification de constructions sur le même alignement que ces clôtures et leur arasement partiel, par exemple pour constituer un mur-bahut surmonté d’une grille. En outre, une seule ouverture, de 4 mètres de large maximum, est autorisée par linéaire de clôture, défini par rapport aux propriétés telles qu’existantes à la date d’approbation du P.L.U.
4 - Dispositions diverses
Les citernes non enterrées de combustibles ou installations similaires seront implantées de manière à n'être pas visibles de la voie publique.
Pour les constructions et aménagements à implanter dans les secteurs exposés à un aléa des argiles (voir carte en annexe III), sont applicables les recommandations reportées en annexe II.
5 - Clauses particulières
Les dispositions édictées par le présent article, relatives aux toitures, aux façades et aux clôtures, pourront ne pas être imposées en cas d’une extension de construction existante, réalisée dans le même style architectural, ou s’il s’agit d’un projet utilisant des techniques solaires ou bioclimatiques, sous réserve toutefois que leur intégration dans l’environnement naturel ou urbain soit particulièrement étudiée.
De même, ces dispositions pourront ne pas être imposées pour des annexes de moins de 4 mètres carrés d’emprise au sol et de moins de 3 mètres de hauteur totale, visées à l’article UA.3.3.
4.3 - Performances énergétiques et environnementales.
Les constructions devront prendre en compte tout ou partie des objectifs du développement durable et de la préservation de l’environnement suivants, tout en s’inscrivant en harmonie avec le paysage urbain existant :
- utiliser les matériaux renouvelables, récupérables et recyclables ; intégrer des dispositifs de récupération de l’eau de pluie, - prévoir une isolation thermique qui limite les déperditions l’hiver et les apports de chaleur l’été, pour réduire les consommations d’énergie, - utiliser des énergies renouvelables, solaires (utilisation passive et active de l’énergie solaire), géothermie, etc. et des énergies recyclées, - orienter les bâtiments pour favoriser la récupération des apports solaires et valoriser la lumière naturelle, afin de limiter les dépenses énergétiques.
Les ouvrages techniques de production d’énergie, tels que panneaux solaires et climatisations, seront incorporés dans les plans de toiture ou les plans de façades. Les pompes à chaleur et climatisations seront posées au sol ou implantées de manière à ne pas être visibles depuis la voie publique. Elles seront implantées de façon à limiter les nuisances vis-à-vis des propriétés voisines.
4.4 - Prise en compte des risques d’inondation et de submersion.
La présence d’un risque d’inondation lié aux remontées de nappes interdit la réalisation de sous-sols, sauf réalisation sous forme de cuvelage étanche.