Aller au contenu
Edifiable

Le règlement de Beauvoisin, texte intégral

118 articles repris mot pour mot du document opposable 30033_PLU_20260219, dans l'ordre du plan. Aucun résumé, aucun commentaire, aucun nombre tiré d'une phrase.

Sommaire

Dispositions générales

1 article, qui valent dans toutes les zones

Dispositions générales

COMMUNE DE BEAUVOISIN

PLAN LOCAL D’URBANISME PIECE 3.1 - REGLEMENT

PLU

Prescription par délibération du Conseil Municipal du 07/09/2023 Approbation par délibération du Conseil Municipal du 19/02/2026

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 1/121

SOMMAIRE

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 2/121

DISPOSITIONS GENERALES

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 3/121

DISPOSITIONS GENERALES INTRODUCTIVES

ARTICLE DG.1 - CHAMP D’APPLICATION TERRITORIAL DU PLAN ET PORTEE GENERALE DU REGLEMENT

Le présent règlement du plan local d’urbanisme s’applique à la totalité du territoire de la commune de Beauvoisin.

D’un point de vue juridique, les occupations et utilisations du sol doivent être conformes aux dispositions du règlement (écrites et graphiques). De plus, pour la réalisation de tout projet, le règlement doit être entendu dans sa globalité, aussi bien en respectant les dispositions générales que les éléments contenus dans les règles de chaque zone et dans les annexes du PLU auxquelles il est fait référence.

Le présent règlement se substitue aux dispositions contenues dans la partie règlementaire du Code de l’Urbanisme constituant le « règlement national d’urbanisme » à l’exception des articles d’ordre public qui s’appliquent, en toute hypothèse.

ARTICLE DG.2 - DIVISION DU TERRITOIRE EN ZONES

Le présent règlement comprend un document écrit et des documents graphiques.

Il fixe sous réserve du droit des tiers et du respect de toutes autres réglementations en vigueur, les conditions d’utilisation des sols. Il délimite les zones urbaines (U), les zones à urbaniser (AU), les zones agricoles (A) et les zones naturelles et forestières (N).

Les zones urbaines, dites « U »

Peuvent être classées en zones urbaines, les secteurs déjà urbanisés et les secteurs où les équipements publics existants ou en cours de réalisation ont une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter.

UA

UA - Noyau originel du village de Beauvoisin

UAc – Château de Beauvoisin

UAf - Noyau originel du hameau de Franquevaux

UB

UB - Faubourgs anciens denses

U

UBf - Faubourgs anciens du hameau de Franquevaux

UC

UC - Extensions pavillonnaires du village de Beauvoisin

UCp - Secteur d’habitat avec des problématiques liées au pluvial

UCf - Extensions pavillonnaires du hameau de Franquevaux

UZ

UZ – Secteur d’habitat groupé - Anciennes ZAC de la Clastre, de

Cabassan et des Clarettes

UP

UP - Secteur d’équipements publics de Beauvoisin

UE

UE - Zone à vocations d’activités commerciales, tertiaires

Les zones à urbaniser, dites « AU »

Peuvent être classées en zones à urbaniser les secteurs à caractère naturel de la commune destinés à être ouverts à l’urbanisation. Notamment, lorsque les voies publiques et les réseaux d’eau, d’électricité et, le cas échéant, d’assainissement existant à la périphérie immédiate d’une zone AU, ont une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter dans l’ensemble de cette zone.

1AUh

Zone à urbaniser « ouverte » à vocation d’habitat

AU

2AUe

Zone à urbaniser « fermée » à vocation d’équipements publics

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 4/121

Zones agricoles

Peuvent être classées en zones agricoles, les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles.

A

Zone agricole à protéger en raison du potentiel agronomique,

biologique ou économique du sol ou du sous-sol

A

Zone agricole à protection renforcée en raison de la qualité

Ap

environnementale, des paysages et des sites (plaine du Vistre, les

Costières, coupure d’urbanisation avec Générac, zone humide de

Franquevaux).

Zones naturelles

Peuvent être classées en zones naturelles et forestières les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison soit de la qualité des sites, des milieux naturels, des paysages et de leur intérêt, notamment du point de vue esthétique, historique ou écologique, soit de l’existence d’une exploitation forestière, soit de leur caractère d’espaces naturels.

N

N

Zone naturelle et forestière à protéger en raison de la qualité des sites, des milieux naturels et des paysages

Nm

Zone naturelle accueillant les installations du motocross

ARTICLE DG.3 - LES PRESCRIPTIONS GRAPHIQUES REGLEMENTAIRES

Des prescriptions réglementaires particulières peuvent affecter tout ou partie des zones du PLU, elles sont repérées sur les documents graphiques du règlement (plans de zonage). Il s’agit notamment :

- des Emplacements Réservés ; - des bâtiments agricoles existants identifiés au titre de l’article 151-11 du code de l’urbanisme qui peuvent

bénéficier de changements de destination dans certaines conditions ; - des linéaires commerciaux à préserver identifiés au titre de l’article L.151-16 du code de l’urbanisme - des éléments de patrimoine à préserver identifiés au titre de l’article 151-19 du code de l’urbanisme ; - des éléments de paysage à préserver identifiés au titre de l’article 151-19 du code de l’urbanisme ; - des éléments protégés pour des motifs écologiques identifiés au titre de l’article 151-23 du code de

l’urbanisme ; - des périmètres d’Orientations d’Aménagement et de Programmation sectorielles ; - des marges de recul minimum des constructions le long des routes départementales et de la voie verte Via

Rhôna.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 5/121

REGLES D’URBANISME COMMUNES A TOUTES LES ZONES

ARTICLE DG.4 - LES SERVITUDES D’UTILITE PUBLIQUE

Les Servitudes d’Utilités Publiques (SUP) affectant l’utilisation du sol sont des limitations administratives au droit de propriété, instituées par des actes spécifiques en application de législations particulières en vue notamment de préserver le fonctionnement de certains équipements publics, le patrimoine naturel ou culturel ainsi que la salubrité et la sécurité publique. Le PLU comporte en annexe les SUP affectant l'utilisation du sol communal.

Toutes constructions nouvelles (bâtiments, ouvrages...) et tous travaux sur constructions existantes, doivent respecter les dispositions définies dans les règlements des SUP annexés au document d’urbanisme. Ces dispositions s'appliquent en sus du règlement de la zone.

ARTICLE DG.5 - DISPOSITIONS RELATIVES AUX VOIES ROUTIERES DEPARTEMENTALES, ET AUX VOIES VERTES

Des contraintes spécifiques sont à prendre en compte par rapport aux voies routières départementales et à la voie verte (EuroVélo17 – Via Rhôna) :

VOIES CONCERNEES SUR LA COMMUNE

RD 6572

RD 139

RETRAIT D’IMPLANTATION DE TOUTE NOUVELLE CONSTRUCTION *

Recul de 25 m de part et d’autre de l’axe de la voie Interdiction de nouvel accès direct

Recul de 25 m de part et d’autre de l’axe de la voie

NIVEAU AU SCHEMA DEPARTEMENTAL ROUTIER Réseau structurant

Réseau de liaison

RD 197

Recul de 15 m de part et d’autre de l’axe de la voie

Réseau de proximité

EUROVELO17 – VIA RHONA

Recul de 15 m de part et d’autre de l’axe de la voie

Voie verte

* Les secteurs concernés par ces marges de recul sont délimités sur le règlement graphique du PLU auquel il convient de se référer.

- Pour les giratoires, la marge de retrait s’apprécie par rapport à l’axe de la voie extérieure de l’anneau. - Ne sont pas concernés par les marges de recul : les extensions limitées de bâtiments existants, les annexes

(piscines, abris de jardin...), les installations et ouvrages nécessaires au service public s'ils n'aggravent pas la sécurité et ne compromettent pas la stabilité et le fonctionnement de la route (avis du gestionnaire nécessaire).

Toute création, transformation (changement de destination) ou modification (y compris de capacité), d’un accès sur une route départementale doit être soumis pour avis au gestionnaire de la voirie départementale.

ARTICLE DG.6 - OUVRAGES TECHNIQUES NECESSAIRES AU FONCTIONNEMENT DES SERVICES PUBLICS.

Les ouvrages techniques nécessaires au fonctionnement des services publics sont autorisés dans toutes les zones, sous réserve de leur intégration correcte dans le site.

En raison de leurs caractéristiques particulières, les ouvrages techniques d’intérêt public ou d’intérêt collectif (pylônes de lignes électriques, stations d’épuration, antennes, transformateurs électriques...) ne sont pas soumis à l’ensemble des règles des différentes zones, à condition de ne pas porter atteinte au caractère de la zone dans laquelle ils sont implantés et de limiter l’insécurité routière.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 6/121

Pour les lignes HTB et les postes de transformation La construction et la maintenance d’ouvrages électriques nécessaires au fonctionnement du Réseau Public de Transport d’Electricité ainsi que les affouillements et les exhaussements qui leur sont liés sont autorisés dans toutes les zones. Les règles de prospect, de hauteur et d’implantation ne sont pas applicables aux ouvrages de transport d’électricité HTB et les câbles télécom.

Concernant le réseau GRT Gaz Sont admis, dans l’ensemble des zones, les canalisations (conduites enterrées et installations annexes) de transport de gaz ou assimilé y compris les ouvrages techniques nécessaires à leur fonctionnement et leur bornage, ainsi que les affouillements et exhaussements inhérents à leur construction et aux interventions ultérieures relatives au maintien de la sécurité.

Concernant la canalisation d’hydrocarbures ESPIGUETTES-NOVES Sont admises, dans les zones du PLU concernées par le passage du pipeline Espiguettes - Noves, les installations nécessaires à l’exploitation et à la sécurité des oléoducs de défense commune.

Concernant la station d’épuration Un périmètre de protection de 100 mètres a été délimité autour de la station d’épuration sur le document graphique du PLU. Dans ce périmètre, est interdite la construction d'habitation ou d'établissement recevant du public.

ARTICLE DG.7 – RECONSTRUCTION / RESTAURATION DES BÂTIMENTS – CAS PARTICULIERS

En application de l’article L 111-15, lorsqu'un bâtiment régulièrement édifié vient à être détruit ou démoli, sa reconstruction à l'identique est autorisée dans un délai de dix ans nonobstant toute disposition d'urbanisme contraire, sauf si le plan local d'urbanisme ou le plan de prévention des risques naturels prévisibles en dispose autrement.

En application de l’article L 111-23, la restauration d'un bâtiment dont il reste l'essentiel des murs porteurs peut être autorisée, sauf dispositions contraires des documents d'urbanisme et sous réserve des dispositions de l'article L. 111-11, lorsque son intérêt architectural ou patrimonial en justifie le maintien et sous réserve de respecter les principales caractéristiques de ce bâtiment.

ARTICLE DG.8 - ARCHEOLOGIE

Sur la commune, des entités archéologiques ont été cartographiées par le service régional de l’archéologie (cf. annexes PLU). Avant tous travaux (constructions, assainissement, labours profonds, etc...) entraînant des terrassements et des affouillements dans cette zone dont le plan figure en annexe du plan local d’urbanisme, prévenir la Direction Régionale des Affaires Culturelles d’Occitanie, afin de lui permettre de réaliser à titre préventif toutes les interventions nécessaires à l'étude scientifique ou à la protection du patrimoine archéologique.

Toute découverte fortuite de vestige archéologique devra être signalée immédiatement à la Direction régionale des Affaires Culturelle d’Occitanie (Service régional de l’Archéologie) et entraînera l’application du code du patrimoine (livre V, titre III).

ARTICLE DG.9 – REGLES D’URBANISME APPLICABLES AUX LOTISSEMENTS DE MOINS DE 10 ANS

Selon les dispositions de l’article L.442-9 du code de l’urbanisme : « Les règles d'urbanisme contenues dans les documents du lotissement, notamment le règlement, le cahier des charges s'il a été approuvé ou les clauses de

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 7/121

nature réglementaire du cahier des charges s'il n'a pas été approuvé, deviennent caduques au terme de dix années à compter de la délivrance de l'autorisation de lotir si, à cette date, le lotissement est couvert par un plan local d'urbanisme ou un document d'urbanisme en tenant lieu.

De même, lorsqu'une majorité de colotis a demandé le maintien de ces règles, elles cessent de s'appliquer immédiatement si le lotissement est couvert par un plan local d'urbanisme ou un document d'urbanisme en tenant lieu, dès l'entrée en vigueur de la loi n° 2014-366 du 24 mars 2014 pour l'accès au logement et un urbanisme rénové ».

Lorsque les dispositions du règlement du lotissement sont plus restrictives que celles du présent PLU, elles prévalent sur les règles du PLU, sauf décision contraire de la collectivité compétente.

Tout projet de construction, d’aménagement ou de modification dans un lotissement doté de son propre règlement doit être conforme à la fois :

• aux dispositions du règlement du lotissement en vigueur, • et aux règles du PLU, dans la mesure où elles ne sont pas contraires au règlement du lotissement.

Les colotis peuvent demander l’évolution ou l’abrogation du règlement de leur lotissement dans les conditions prévues par les articles L. 442-10 et suivants du Code de l’urbanisme. En cas d’abrogation ou de mise en concordance du règlement du lotissement, les règles du PLU deviennent pleinement applicables.

Selon les dispositions de l’article L.442-14 du code de l’urbanisme : - Au cours des 5 premières années, le règlement du lotissement est toujours applicable. - Au-delà de 5 ans, le règlement du lotissement est applicable s’il est plus restrictif que le PLU.

La liste des lotissements concernés est jointe en annexe du PLU.

Dispositions relatives aux risques naturels et technologiques, et aux nuisances

La commune de Beauvoisin est soumise à plusieurs types de risques naturels qui sont les suivants : - Incendie de forêt ; - Inondation (par débordement et ruissellement) ; - Risque minier ; - Chute de blocs ; - Glissement de terrain ; - Retrait et gonflement des argiles : la commune est soumise dans sa totalité à cet aléa avec une exposition moyenne. Des dispositions constructives particulières s’appliquent sur l’ensemble de la commune. - Séisme : la commune est soumise dans sa totalité à un risque sismique de catégorie 2 (sismicité faible). Des règles de construction parasismique sont applicables aux nouveaux bâtiments, et aux bâtiments anciens dans certaines conditions. - Risque lié au radon : la commune est en zone 1 présentant un risque potentiellement faible.

La commune est également soumise au risque transport de matières dangereuses par voies terrestres et pour les dépôts et canalisations.

Sur les terrains affectés par un risque naturel ou technologique, les dispositions qui s’appliquent sont celles de la zone du PLU augmentées des dispositions règlementaires relatives aux risques identifiés auxquelles il convient de se référer dans les dispositions générales du présent règlement, ainsi que dans les annexes du PLU. En tout état de cause, ce sont les dispositions les plus restrictives qui s’appliquent sur ledit terrain.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 8/121

ARTICLE DG.10 – PRISE EN COMPTE DU RISQUE INCENDIE DE FORET

La commune est concernée par le Plan Départemental de Protection des Forêts contre l’Incendie (PDPFCI) 20242034, l’arrêté du 28 mars 2025 relatif aux Obligations Légales de Débroussaillement (OLD), le règlement départemental de Défense Extérieure contre l’Incendie du SDIS 30 et par le PAC sur le risque feu de forêt de 2021.

Il convient de se référer au plan de zonage du PLU n°3.2.5 qui retranscrit la carte de l’aléa feu de forêt au 1/5 500ème, ainsi qu’aux préconisations du PAC qui s’appliquent quel que soit le zonage du PLU (cf. PAC risque feu de forêt de 2021 en annexe du PLU). Le tableau ci-après synthétise les principes généraux de prévention du risque :

Les principes généraux suivants sont à appliquer :

- ne pas augmenter le linéaire d'interface forêt/urbanisation à défendre, - ne pas créer d'urbanisation isolée, - ne pas rajouter d'urbanisation dans les zones où le risque est important, - bénéficier de voiries d'accès et d'hydrants suffisants, même pour les constructions déjà existantes.

Exceptions :

Quel que soit le niveau d'aléa, certaines constructions, installations et aménagements peuvent être admis aux conditions suivantes : ne pas aggraver le risque, être défendables (équipements de défense).

Ces exceptions sont listées ci-après : - les installations et constructions techniques, sans présence humaine (pas d'accueil de public de jour ni de nuit, de locaux de sommeil, ni de postes de travail) suivantes :

• de service public ou d'intérêt collectif d'emprise limitée (ex : antenne relais, poste EDF, voirie...); • nécessaires à la mise en sécurité d'une activité existante (respect de la réglementation sanitaire ou sécurité... ex : STEU...) ;

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 9/121

• nécessaires à une exploitation agricole ou forestière existante, à l'exclusion des bâtiments d'élevage (sauf cas du point suivant) ; • bâtiments nécessaires à l'élevage caprin ou ovin participant à l'entretien des espaces naturels et à la réduction du risque incendie de forêt, sous réserve d'un projet d'aménagement pastoral validé par une structure compétente (chambre d'agriculture...); - les annexes aux constructions existantes à usage d'habitation, sans présence humaine prolongée ou la nuit d'emprise limitée à 20m² (abris de jardin, abris voiture, garages, terrasses, piscines...); - les carrières, sans création de logement, sous réserve de ne pas augmenter la vulnérabilité du secteur (pas de stockage d'explosifs ou de produits inflammables...).

Cas particuliers :

- l'implantation de projets d'envergure soumis à évaluation environnementale pourra être étudiée quel que soit l'aléa (exemple projet photovoltaïque, éolien...). Cependant la décision devra prendre en compte cette évaluation, - l'implantation d'aires de loisirs de plein air (accrobranche, parcours sportifs...) ainsi que l'aire de stationnement et le local technique limité à 20m² (sanitaires, stockage de petit matériel, accueil) pourront être étudiés au cas par cas mais uniquement en lisière de forêt. - l’implantation de bâtiments agricoles ou d’habitation indispensable à l’exercice de l’activité agricole pourra être étudiée au cas par cas en lisière de forêt.

ARTICLE DG.11 – PRISE EN COMPTE DU RISQUE INONDATION

La prise en compte du risque inondation dans les documents d’urbanisme est encadrée dans le département du Gard par une doctrine publiée en 2012 par la DDTM30 et mise à jour en mai 2018. Cette doctrine fait la distinction entre trois risques liés aux inondations : le débordement de cours d’eau, le ruissellement et les érosions de berge. Pour chaque risque, la doctrine définit des méthodes de détermination des aléas, mais aussi des principes généraux de constructibilité.

La commune est concernée par les trois types d'aléas : inondations par débordements, inondations par ruissellement pluvial, et érosions de berges lors des crues. Ces aléas concernent tout le réseau hydrographique.

• Par débordement

La commune de Beauvoisin dispose du Plan de Prévention du Risque Inondation (PPRI) bassin versant du Vistre et du Rhône, approuvé par arrêté préfectoral le 4 avril 2014. Ce PPRi vaut servitude d'utilité publique et est annexé au PLU. Le lecteur se reportera aux dispositions règlementaires du PPRI joint en annexe du PLU. Ces dispositions s’appliquent en sus du règlement de la zone. Les emprises concernées par la cartographie règlementaire du PPRI sont reportées sur le plan de zonage du PLU n°3.2.4.

• Par ruissellement pluvial

La définition des zones inondables par ruissellement pluvial sur la commune est basée :

- sur le zonage de l’étude hydraulique réalisée par CEREG en 2025, - sur la cartographie Exzeco pour les secteurs non couverts par l’étude hydraulique où aucune délimitation

de l’aléa ruissellement n’est disponible.

Cartographie Exzeco

Sur les secteurs non étudiés dans le cadre de l’étude hydraulique présentée ci-après, seule la cartographie du risque inondation issue de l’application EXZECO est disponible. Cette carte identifie notamment les secteurs soumis à ruissellement. Ces secteurs sont reportés sur le plan de zonage du PLU n°3.2.4. La méthode EXZECO (EXtraction des Zones d’ECOulement) se base sur l’utilisation de méthodes classiques d’analyse topographique pour l’extraction du réseau hydrographique. Les zones basses hydrographiques identifiées sont une approximation des zones potentiellement inondables.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 10/121

Dans la perspective d’une urbanisation de ces secteurs, la réalisation d’une étude hydraulique pourra permettre d’affiner la connaissance et le risque de ruissellement pourra être pris en compte de manière plus fine.

A la différence du risque d’inondation par débordement, pour le risque d’inondation par ruissellement des travaux et des aménagements pérennes peuvent permettre de mettre hors d’eau, durablement, des terrains exposés. Ainsi, il est envisageable d’étendre une zone d’urbanisation sur des secteurs soumis à un aléa ruissellement sous les conditions qui suivent : - démontrer, par une étude hydraulique, la possibilité de mettre hors d’eau les terrains projetés pour une pluie de référence centennale ou historique si celle-ci lui est supérieure, - réaliser les aménagements nécessaires dans le respect du Code civil et du Code de l’environnement (dépôt d’un dossier Loi sur l’Eau)

Ainsi dans les secteurs soumis à un aléa non qualifié, les principes de prise en compte du risque inondation par ruissellement sont les suivants :

ENJEUX ALEA

RUISSELLEMENT NON QUALIFIE (EXZECO hors zone

modélisée)

URBANISES

NON URBANISES

- constructibles avec calage à TN+80

cm sans PHE ou PHE+30cm - pas d'établissements stratégiques ou accueillant des populations vulnérables - adaptations possibles en centre

- inconstructibles sauf bâtiments agricoles sous conditions - extensions limitées des bâtiments existants sous conditions

urbain

Etude hydraulique réalisée en 2025

La modélisation hydraulique bidimensionnelle réalisée a permis de préciser le risque inondation ruissellement premièrement établi par le zonage EXZECO. L’emprise de la modélisation ne s’étendant par sur l’ensemble du territoire, il convient de conserver les conclusions du zonage EXZECO en dehors de celle-ci. Dans l’emprise de modélisation, l’aléa a été qualifié en fonction de la vitesse des écoulements et de la hauteur d’eau atteinte en 3 parties :

- Exondé – Il s’agit de zones où le ruissellement n’a pas été démontré par la modélisation 2D. Par précaution, elles restent concernées par des prescriptions sur les calages de plancher et l’implantation d’établissements stratégiques ;

- Moyen ;

- Fort – Ces deux derniers aléas sont concernés par des prescriptions plus contraignantes étant donné qu’un écoulement d’eaux de ruissellement a été quantifié par la modélisation 2D.

Les principes généraux de constructibilité reposent sur le croisement entre le type d’aléa, mais aussi sur les enjeux avec la distinction entre zone urbanisée et zone non urbanisée (sur la base de l’urbanisation actuelle et des projets d’aménagement engagés).

A la qualification de l’aléa s’ajoute la typologie et l’occupation de la zone, les prescriptions attenantes sont décrites ci-dessous.

Les modalités de prise en compte du risque inondation par ruissellement, synthétisées dans le tableau qui suit, sont définies dans le règlement du zonage ruissellement.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 11/121

ENJEUX ALEA

URBANISES

NON URBANISES

RUISSELLEMENT FORT

- inconstructibles - extensions limitées des bâtiments existants sous conditions (calage du plancher à TN+ 1.0 m sans PHE ou PHE+30cm) - adaptations possibles en centre urbain

RUISSELLEMENT MODERE ou NON QUALIFIE (= EXZECO

hors zone modélisée)

EXONDE (hors d’eau) pour la pluie de référence (centennale

ou historique)

- constructibles avec calage à TN+80

cm sans PHE ou PHE+30cm - pas d'établissements stratégiques ou accueillant des populations vulnérables - adaptations possibles en centre

- inconstructibles sauf bâtiments agricoles sous conditions - extensions limitées des bâtiments existants sous conditions

urbain

- constructibles avec calage à TN + 30 cm - pas d'établissements stratégiques

- extension d’urbanisation possible (voir le paragraphe précédent) - calage à TN + 30 cm - pas d'établissements stratégiques

Ainsi, dans le cadre de futurs constructions ou extensions, il est nécessaire de se référer au règlement du zonage ruissellement annexé au règlement du PLU ainsi qu’à la cartographie afin de déterminer les prescriptions s’appliquant à la parcelle concernée. Le zonage approuvé et intégré au Plan Local d’Urbanisme sera consulté pour toute nouvelle autorisation d’urbanisme. L’objectif visé est :

- D’interdire les implantations humaines (habitations, établissements publics, activités économiques) dans les zones les plus dangereuses, car la sécurité des personnes ne peut y être garantie ;

- De limiter les implantations humaines dans les autres zones inondables et émettre des prescriptions afin de mettre en sécurité les personnes et les biens ;

- De préserver les capacités d’écoulement des cours d’eau et les champs d’expansion de crue pour ne pas augmenter le risque sur les zones situées en amont et en aval.

À la différence du risque d’inondation par débordement, pour le risque d’inondation par ruissellement des travaux et des aménagements pérennes peuvent permettre de mettre hors d’eau, durablement, des terrains exposés. Comme pour la cartographie EXZECO, il est envisageable d’étendre une zone d’urbanisation sur des secteurs soumis à un aléa ruissellement sous les conditions qui suivent :

- Démontrer, par une étude hydraulique, la possibilité de mettre hors d’eau les terrains projetés pour une pluie de référence centennale ou historique si celle-ci lui est supérieure ;

- Réaliser les aménagements nécessaires dans le respect du Code civil et du Code de l’environnement (dépôt d’un dossier Loi sur l’Eau).

• Risque par érosion de berges

La prise en compte de cet aléa vient se superposer à celle des aléas débordement de cours d'eau et ruissellement pluvial afin d’intégrer les risques d'érosion de berges.

Des bords francs de 10 mètres devront être appliqués à partir du haut des berges, de part et d’autre de l’ensemble du chevelu hydrographique par rapport au phénomène d’érosion lors des fortes pluies. Cette bande tampon de 10 mètres, reportée sur le plan de zonage du PLU, constitue les francs bords, ils sont totalement inconstructibles et sont classés en zone non ædificandi.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 12/121

ARTICLE DG.12 - RISQUE MINIER

Une étude, réalisée en 2004 par Géodéris, a abouti à cartographier des secteurs soumis à des risques miniers potentiels. Cette étude a permis d'établir un classement des zones minières en fonction des risques géotechniques qu'elles génèrent et a engagé des études sur certains secteurs. Les secteurs concernés et, même s’ils n’ont pas été étudiés, sont potentiellement exposés à un risque minier à l’appui de la circulaire du 3 mars 2008 relative au contenu et l’élaboration des plans de prévention des risques mineurs. La commune de Beauvoisin est soumise au PAC général de 2010 qui correspond aux secteurs non (encore) étudiés. Le secteur présentant un risque sur la commune est géographiquement éloigné des zones urbanisées. Il est classé en zone retenue non prioritaire. Ces zones pourront faire l’objet d’études détaillées à une échéance non connue. Ces zones sont caractérisées par l’existence d’un risque minier potentiel mais non prioritaire.

Les secteurs concernés par cet aléa sont délimités sur le plan de zonage du PLU. Le Porter à Connaissance est annexé au présent PLU.

De manière générale, dans les zones non urbanisées, toute nouvelle construction est interdite dans les zones soumises à un aléa. Toutefois, si des constructions existent dans ces secteurs, leur extension reste autorisée à condition qu'elle n'augmente pas la vulnérabilité. Dans le cas particulier des ouvrages de production d'énergie renouvelable (éoliennes et centrales photovoltaïques), leur implantation en zone à risque est possible à condition qu'une étude géotechnique préalable soit réalisée.

ARTICLE DG.13 - RISQUE GLISSEMENT DE TERRAIN

La commune de Beauvoisin est soumise à un risque lié aux glissements de terrain. Une étude géologique a été menée en 2014 par le BRGM, et a permis d’identifier les zones d‘aléas présentant des risques mouvement de sol. Ces secteurs concernés sont cartographiés sur le plan de zonage du PLU.

Les secteurs concernés par cet aléa (faible) sont délimités sur le plan de zonage du PLU. Le Porter à Connaissance est annexé au présent PLU.

En zone d’aléa faible :

- En zone déjà urbanisée ou non, les constructions sont autorisées à condition que l’aléa soit porté à la connaissance des maitres d’œuvre.

ARTICLE DG.14 - CHUTE DE BLOCS

Une étude a été menée par le BRGM afin de déterminer l’aléa chute de blocs à l’échelle du Département. La commune de Beauvoisin est concernée par un risque de chute de blocs (niveaux d’aléa faible et moyen).

Les secteurs concernés par cet aléa sont délimités sur le plan de zonage du PLU. Le Porter à Connaissance de 2024 est annexé au présent PLU.

De manière générale, les aménagements au sens de l’urbanisme conduisant à augmenter le nombre de personnes exposées en zone de danger sont à proscrire.

Il convient : - d’interdire toute nouvelle construction dans les zones soumises à aléa fort et en aléa modéré. Dans ces zones, les modifications de construction et les changements de destination conduisant à une augmentation de la vulnérabilité seront également proscrits. - D’informer tout maître d’ouvrage de projet situé en zone d’aléa faible de sa situation au regard de l’aléa et de lui recommander la mise en place de mesures constructives adaptées.

Dans les zones de danger inconstructibles (aléas fort et moyen), certains projets peuvent néanmoins être autorisés. Ils sont précisés en annexe A du Porter à Connaissance « chutes de blocs » auquel il convient de se référer (cf. annexes du PLU). Il s’agit :

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 13/121

- de la reconstruction d’un bâtiment à condition qu’elle ne soit pas consécutive à une chute de blocs, - de l’extension, dans la limite de 20m², de l’emprise au sol des locaux à usage d’habitation, et dans la limite

de 20% des locaux d’activités ou de stockage sous réserve que cela ne conduise pas à une augmentation du nombre de logements ou d’activités, - les ombrières photovoltaïques, et les centrales photovoltaïques au sol, - les équipements techniques de réseaux, - les modifications de construction allant dans le sens de la diminution de la vulnérabilité.

Les travaux d’affouillement ou d’exhaussement de sols sont proscrits, à, l’exception des travaux de protection contre l’aléa chutes de blocs réalisés dans les règles de l’art.

ARTICLE DG.15 - TRANSPORT DE MATIERES DANGEREUSES

La commune de Beauvoisin est traversée par : - la canalisation d’hydrocarbures Espiguettes-Noves, - la canalisation de gaz naturel exploitée par GRTGaz qui passe au nord de la commune, - le saumoduc (transport de saumure) de la saline de Vauvert vers les Bouches-du-Rhône qui passe au Sud du territoire.

Ces canalisations font l’objet de Servitudes d'utilité publique annexées au PLU auxquelles il convient de se référer.

Canalisation GRTgaz

Il est rappelé l’obligation d'informer GRTgaz de toute demande de permis de construire, de certificat d'urbanisme opérationnel ou de permis d'aménager concernant un projet situé dans une zone concernée de ses ouvrages. Ces zones sont délimitées sur le plan de zonage du PLU, et font l’objet de servitudes d’utilité publique annexées au PLU.

Canalisation d’hydrocarbures Espiguettes-Noves

Précisons que la canalisation d’hydrocarbures Espiguettes-Noves appartenant au réseau des Oléoducs de Défense Commune relevant de l’OTAN et opérée par ordre est pour le compte de l’Etat (Service National des Oléoducs Interalliés) par la société TRAPIL. En application des dispositions du chapitre IV du titre V du livre V du Code de l’Environnement (partie réglementaire) et depuis le 01 juillet 2012, pour tous les travaux situés dans une bande de 50 mètres de part et d’autre de la canalisation, la consultation du guichet unique à l’adresse internet suivante est obligatoire : http://www.reseauxet-canalisations.ineris.fr.

Rappel des zones d’effets du pipeline :

Le PLU doit tenir compte, dans les zones constructibles, des risques technologiques afférents à cette infrastructure pétrolière. Le développement de l’urbanisation doit prendre en compte les distances, précisées ci-dessous, notamment pour les projets de construction d’établissements recevant du public, d’installations nucléaires de base, d’immeubles de grande hauteur, de lotissements, de zones artisanales ou industrielles,…

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 14/121

ARTICLE DG.16 – ZONE DE BRUIT ET NUISANCES SONORES

La voie ferrée LGV, passant au nord de la commune, fait partie du classement sonore des infrastructures de transports terrestres 2023. Elle est classée en catégorie 2.

Le classement sonore ne correspond ni à une servitude, ni à un règlement d’urbanisme, mais à une règle de construction fixant les performances acoustiques minimales que les futurs bâtiments devront respecter. Les prescriptions liées aux zones de bruits sont énoncées en annexe du PLU (cf. arrêté du 18 octobre 2023 portant approbation du classement sonore des infrastructures du réseau ferré du Gard).

Les zones d'activités (UE) ou dédiées aux équipements d'intérêt collectif et services publics (UP) jouxtent voire sont insérées au sein de zones d'habitat. Il est rappelé que, hormis pour les ICPE soumises à leur propre réglementation, toutes les autres activités envisagées devront satisfaire aux dispositions des réglementations en vigueur à savoir le décret du 31 août 2006 ainsi que l'arrêté préfectoral du 11 juillet 20O8 tous deux, relatifs à la lutte contre les bruits de voisinage. ll convient de noter que cet arrêté préfectoral (art. 5) impose la réalisation d'une étude d'impact des nuisances sonores avant l'implantation d'activités potentiellement gênantes.

ARTICLE DG.17 - IMPERMEABILISATION DES SOLS ET GESTION DES EAUX PLUVIALES - PRESCRIPTIONS GENERALES DU ZONAGE PLUVIAL

Tout nouveau rejet comportant des eaux pluviales dans le milieu naturel, ou sur le sol ou dans le sous-sol, soumis à autorisation environnementale unique ou à déclaration en application des articles L. 214-1 à L. 214-6 du code de l’environnement ou soumis à autorisation environnementale unique, déclaration ou enregistrement en application de l’article L.511-1 du code de l’environnement pour les ICPE est interdit, à moins de satisfaire aux conditions cumulatives suivantes : respect des contraintes d’aménagement liées à la vulnérabilité des eaux souterraines et respect des prescriptions générales du zonage pluvial.

Les contraintes d’aménagement liées à la vulnérabilité des eaux souterraines sont évaluées suivant les règles cidessous :

• le dimensionnement des dispositifs d’infiltration doit préalablement tenir compte du niveau du toit de la nappe et de ses fluctuations (périodes de hautes eaux et périodes de basses eaux) ainsi que des caractéristiques pédologiques et de la perméabilité des matériaux rencontrés en vue d’évaluer les capacités d’infiltration des terrains en place. Il est demandé aux pétitionnaires de conserver au moins 1 mètre de matériaux entre le niveau des hautes eaux de la nappe et le fond des dispositifs d’infiltration, sur les secteurs identifiés à enjeu pour l’Alimentation en Eau Potable (zones de sauvegarde, AAC et PPE). L’imperméabilisation du fond des bassins est évaluée au cas par cas en fonction de la qualité des eaux rejetées dans le bassin,

• dans les secteurs d’enjeu de niveau 1 des zones de sauvegarde et les périmètres de protection rapprochés des captages AEP, les dispositifs de compensation de l’imperméabilisation sont interdits.

Prescriptions générales du zonage pluvial

Les règles de gestion des eaux pluviales ont été adaptées au contexte du territoire de Beauvoisin. La définition de ces prescriptions s’appuie sur l’état des lieux pluvial de la commune ; elles prennent en compte le contexte hydrologique et hydraulique local et les enjeux et la vulnérabilité du territoire. Elles permettent de répondre à deux objectifs majeurs :

• La préservation de la qualité des milieux aquatiques, en limitant les à-coups hydrauliques et le phénomène de lessivage des polluants. Cet enjeu implique une gestion des évènements pluvieux courants.

• La gestion du risque inondation, par la limitation des volumes et débits de ruissellement et une maîtrise des écoulements et zones inondées. Cet enjeu implique une gestion des pluies moyennes à fortes.

Ainsi, les eaux pluviales des nouveaux aménagements ne sont pas admises directement dans les réseaux publics, mais doivent être traitées par des dispositifs spécifiques, d’un point de vue qualitatif et quantitatif.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 15/121

Des règles en matière de compensation des surfaces imperméabilisées ont été définies, elles s’appuient sur les préconisations de la DDTM du Gard et du SAGE de la Camargue Gardoise.

Pour chaque nouveau projet d’urbanisation, l’aménageur doit mettre en œuvre un système de gestion des eaux pluviales permettant la collecte, le stockage et l’infiltration et/ou la régulation des ruissellements. Les règles générales qui s’appliquent pour tous les nouveaux projets entrainant des imperméabilisations (sauf cas exemptés indiqués ci-après) sont :

• Le volume de rétention est calculé sur une base minimale de 100 l/m2 de surface imperméabilisée, allant jusqu’à 150 l/m² en fonction des zones (dans le cas des lotissements, la surface imperméabilisée utilisée pour calculer les mesures compensatoires est majorée en fonction de la superficie du lot. Cette valeur de 100 l/m2 tient compte de cette valeur majorée). Il est précisé que dans les centres bourg, le réseau pluvial doit être adapté. Il est nécessaire de se référer à la cartographie et au règlement du zonage pluvial.

La différenciation de ces zones de l’amont vers l’aval. Les zones sont décomposées en 3 zones principales :

- Des zones de production situées à l’amont de la ville de Beauvoisin, où l’impact de la compensation serait le plus important. Il est donc dans l’intérêt d’un meilleur fonctionnement pluvial sur une grande partie des zones à enjeux, d’appliquer un ratio plus important : 150 l/m² imperméabilisé. Ces secteurs correspondent à la zone UCp du PLU.

- Des zones de transfert et des zones urbanisées aujourd’hui très impactées par les ruissellements, où l’impact d’une compensation supérieure au minimum demandé par le SAGE est intéressant. Ainsi, un ratio de 120 l/m² imperméabilisé est demandé. Ces secteurs correspondent aux zones UC (hors UCp), UE, UP, UZ et AU (1AUh et 2AUe) du PLU.

- Des zones plus en aval ou naturelles/agricoles dont les ruissellements ont un impact plus relatif sur des zones à enjeux où le ratio demandé correspond au minimum du SAGE, soit 100 l/m² imperméabilisé. Ces secteurs correspondent aux zones A et N du PLU.

• La vidange des ouvrages doit être réalisée préférentiellement par infiltration et évapotranspiration, avec un temps de vidange inférieure à 48 h. Mais si les conditions ne sont pas favorables à l’infiltration, l’évacuation des ouvrages pourra se faire à débit régulé vers un exutoire (réseau pluvial collectif, enterré ou aérien, voirie, sol). Le rejet maximum autorisé sera alors de 7 litres par seconde par hectare aménagé.

• La réalisation d’une notice hydraulique accompagnée d’une étude de sol est obligatoire pour les projets dont la surface imper

Zone UA

Ce que la zone UA autorise, en clair

UA 1Occupations et utilisations du sol interdites

Intitulé du document : CONSTRUCTIONS, ACTIVITES, USAGES ET AFFECTATIONS DES SOLS

a) Sont précisés dans le tableau suivant :

- les destinations et sous-destinations autorisées, admises sous conditions ou interdites dans le cadre de constructions nouvelles ou de changements de destination ou sous-destination de constructions existantes.

Les conditions relatives aux constructions, activités, usages et affectations des sols « admis sous conditions » à l’article 1a sont détaillées à l’article 1.b ci-après.

Destination Exploitation agricole ou forestière

Sous- Exploitation agricole destinations Exploitation forestière

Destination Habitation

Sous- Logement destinations Hébergement

Destination Commerce et activités de service

Artisanat et commerce de détail

Restauration

Commerce de gros

Sousdestinations

Activités de services où s'effectue l'accueil d'une clientèle

UA , UAf

UAc

Interdites

Autorisés

Autorisés sous conditions

Autorisé sous conditions

Interdit

Autorisée

Interdite

Interdit

Autorisées

Interdites

Hôtels

Autorisés

Interdits

Autres hébergements touristiques

Cinéma

Destination Équipements d'intérêt collectif et services publics Locaux et bureaux accueillant du public des administrations publiques et assimilées Locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilées

Interdits Interdit

Sous- Établissements d'enseignement, de santé et action sociale destinations

Salles d'art et de spectacles

Équipements sportifs

Lieux de culte

Autres équipements recevant du public

Destination Autres activités des secteurs primaire, secondaire et tertiaire

Industrie

Entrepôt

Sousdestinations

Bureau

Centre de congrès et d'exposition

Cuisine dédiée à la vente en ligne

Autorisés

Autorisé sous conditions

Interdite

Interdit

Autorisé

Interdit

Interdit

Autorisée

Interdite

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 21/121

- les autres constructions, activités, usages et affectations des sols autorisés, admis sous conditions ou interdits.

Autres constructions, activités, usages et affectations des sols

UA , UAf

UAc

Les travaux de protection, mise en valeur ou requalification des éléments patrimoniaux identifiés dans le PLU au titre de l’article L.151-19 du code de l’urbanisme.

Autorisés

Habitations légères de loisirs, résidences mobiles de loisirs et campings

Interdites

Ouverture et exploitations de carrières ou de gravières, exploitations du soussol Dépôts de véhicules Stationnement de caravanes isolées, les garages collectifs de caravanes, la création d’aires d’accueil des gens du voyage.

Installations Classées pour la Protection de l'Environnement (ICPE)

Affouillements et exhaussements du sol

Interdites

Interdits

Interdit

Autorisées sous conditions

Interdites

Autorisés sous conditions

Les constructions, activités, usages et affectations des sols qui ne sont ni interdits, ni admis sous conditions par l’article 1.a. sont autorisés.

b) Conditions limitatives relatives aux constructions, activités, usages et affectations des sols « admis sous conditions » à l’article 1.a :

• Sont admis, en zone UAc accueillant le bâtiment existant du château, uniquement les changements de destination vers les destinations autorisées au sein de la zone UAc, sans extension, ni construction nouvelle.

• Sont admises, en zones UA et UAf, les constructions et installations de la sous-destination « artisanat et commerce de détail » à condition :

- que leur surface de plancher totale ne dépasse pas 150m², - qu’elles ne présentent pas de risques et nuisances pour le voisinage, la santé, la sécurité et la salubrité

publique, - que leur volume et leur aspect extérieur assurent une continuité architecturale avec le bâti existant.

• Sont admises, en zones UA et UAf, les Installations Classées pour la Protection de l'Environnement (ICPE) ou leur extension à condition :

- qu’elles soient nécessaires ou complémentaires aux activités admises dans la zone, - qu’elles ne présentent pas de risques et nuisances pour le voisinage, la santé, la sécurité et la salubrité

publique, - que leurs exigences de fonctionnement, lors de leur ouverture et durant leur exploitation, soient

compatibles avec les infrastructures existantes, notamment les voiries et l’assainissement. • Sont admis, en zones UA, UAc et UAf, les affouillements et exhaussements de sol à condition qu’ils soient

directement liés aux travaux de construction autorisés dans la zone, aux travaux de voirie ou aux aménagements paysagers des espaces libres.

UA 2Occupations et utilisations du sol soumises à conditions

Intitulé du document : MIXITE FONCTIONNELLE ET SOCIALE

En application de l’article L.151-16 du code de l’Urbanisme, sont interdits les changements de destination en habitation des rez-de-chaussée des constructions existantes dédiés à la destination «commerces et activités de service» repérées sur le plan de zonage.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 22/121

SECTION 2 – CARACTERISTIQUES URBAINES, ARCHITECTURALES,

ENVIRONNEMENTALES ET PAYSAGERES

Implantation et volumétrie des constructions

UA 3Accès et voirie

Intitulé du document : EMPRISE AU SOL DES CONSTRUCTIONS

Non règlementé à l’exception des piscines dont l’emprise au sol du bassin doit être inférieure à 32 m².

UA 4Desserte par les réseaux

Intitulé du document : HAUTEUR DES CONSTRUCTIONS

La hauteur totale maximale des constructions doit être située entre les hauteurs des constructions avoisinantes.

Un volet paysager devra comporter la représentation des constructions voisines afin d'apprécier l'impact de la hauteur du projet par rapport à l'environnement.

La hauteur totale maximale des annexes ne doit pas dépasser 4 mètres, sauf pour les annexes comprenant une toiture terrasse qui n’excéderont pas 2,80 mètres de hauteur à l’acrotère.

Le dépassement de ces hauteurs maximales est admis pour les superstructures et installations techniques telles que machineries d'ascenseur, cheminées, antennes...

Cet article ne s’applique pas aux équipements d'intérêt collectif et services publics à condition qu’ils ne portent pas atteinte à la préservation du site et du paysage.

UA 5Superficie minimale des terrains

Intitulé du document : IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS PAR RAPPORT AUX VOIES ET EMPRISES PUBLIQUES

Les constructions doivent être implantées à l’alignement des voies et emprises publiques, ou de la limite d’emprise des autres voies, existantes ou projetées.

Toutefois, des implantations différentes peuvent être admises ou imposées :

- lorsque le projet concerne l’extension ou la surélévation d’un bâtiment existant. Les annexes ne peuvent pas servir de référence quant à la marge de recul.

- si la construction assure une continuité avec l’immeuble voisin existant (hormis les annexes) à condition de contribuer à une meilleure intégration de la construction dans le paysage urbain,

- dans le cas d’une reconstruction à l’identique où les dispositions d’origine peuvent être conservées, - lorsqu’il est nécessaire de sauvegarder un élément du patrimoine bâti ou paysager, notamment un élément

repéré au titre de l’article L.151-19 du code de l’urbanisme, - lorsqu’il existe une servitude de passage ou de réseaux.

Cas particuliers des annexes et piscines

Non règlementé

Cet article ne s’applique pas aux équipements d'intérêt collectif et services publics à condition qu’ils ne portent pas atteinte à la préservation du site et du paysage.

UA 6Implantation par rapport aux voies et emprises publiques

Intitulé du document : IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS PAR RAPPORT AUX LIMITES SEPARATIVES

Les constructions doivent s’implanter sur les deux limites séparatives latérales. Toutefois, des implantations différentes peuvent être admises ou imposées :

- lorsque le projet concerne l’extension ou la surélévation d’un bâtiment existant,

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 23/121

- si la construction assure une continuité avec l’immeuble voisin existant (hormis les annexes), - lorsqu’il est nécessaire de sauvegarder un élément du patrimoine bâti ou paysager, notamment un élément

repéré au titre de l’article L.151-19 du code de l’urbanisme, - lorsqu’il existe une servitude de passage ou de réseaux. En fond de parcelle, les constructions qui ne jouxtent pas les limites séparatives, doivent être implantées à une distance minimale de 3 mètres de celles-ci.

Cas particuliers des annexes et piscines

Non règlementé.

Cet article ne s’applique pas aux équipements d'intérêt collectif et services publics à condition qu’ils ne portent pas atteinte à la préservation du site et du paysage.

UA 7Implantation par rapport aux limites séparatives

Intitulé du document : IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS LES UNES PAR RAPPORT AUX AUTRES SUR UN MEME TERRAIN

Non règlementé.

Qualité urbaine, architecturale, paysagère et environnementale

UA 8Implantation des constructions les unes par rapport aux autres

Intitulé du document : QUALITE DES CONSTRUCTIONS

En complément des règles édictées dans le présent article, les fiches conseils de la Direction Régionale des Affaires Culturelles Occitanie peuvent servir de guide pour les interventions en centre ancien (fiches téléchargeables sur les sites de la DRAC Occitanie et du CAUE d’Occitanie).

Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions, ou si l'aspect extérieur des bâtiments, ouvrages, exhaussements ou affouillements à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales.

L’implantation de la construction (y compris les annexes) doit s’adapter à la configuration topographique du terrain naturel, afin de préserver au maximum le couvert végétal et limiter les exhaussements et affouillements de sol. Les terrassements doivent être les plus réduits possibles.

Les annexes doivent être traitées avec les mêmes soins que le bâtiment principal.

Dans le cas d’une réhabilitation de construction existante, tous les éléments existants de qualité caractéristiques du bâti ancien doivent être conservés (tuiles de couvert, corniches, génoises, maçonnerie de façade ou encadrement en pierre de taille ou de blocage, même partielle, enduits anciens, bandeaux, sculptures, modillons, entablements, culots, pilastres, encadrements, baies, linteaux, mascarons, balcons et balconnets, ferronneries anciennes, gardecorps, grilles, menuiseries et serrureries, contrevents, clôtures anciennes en pierre ou en ferronnerie).

Les constructions doivent respecter la typologie d’origine lors d’éventuels travaux : - veiller à la mise en œuvre de techniques traditionnelles, - maîtriser les couleurs des enduits, - respecter les percements, - préserver décors propres à chaque époque et construction.

De manière générale, tout matériau doit être utilisé selon ses propres qualités, à l'intérieur de son domaine spécifique d'emploi.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 24/121

→ Volume

Les constructions doivent présenter une simplicité de volume et une unité d’aspect directement liées aux constructions avoisinantes.

→ Toitures, couvertures

Les toitures sont à deux pentes opposées entre 27% et 35%, sauf dans le cas d’une réfection ou d’un prolongement d’une toiture préexistante avec d’autres caractéristiques (toiture à une pente, pente d’un degré différent...) ou dans le cas d’une toiture-terrasse.

La direction des faîtages sera déterminée en tenant compte des éléments correspondants des bâtiments voisins. De façon générale, les faîtages doivent être parallèles à la voie publique principale, excepté pour les constructions existantes qui pourront, en cas d’extension, conserver leurs dispositions d’origine.

Les couvertures doivent être réalisées en tuiles rondes ou « canal », de préférence de réemploi, sauf si elles sont composées de dispositifs solaires et/ou de toitures terrasses. Les tuiles doivent être d’aspect terre cuite de teinte paille, rosée ou vieillie.

Les bas de versants de toitures doivent être traités avec des génoises à un ou plusieurs rangs et tuiles en débord ou avec des corniches (traditionnellement d’aspect pierre).

Les toitures-terrasses sont autorisées. Elles doivent être délimitées par une rive ou un muret d’acrotère. Les toituresterrasses en limites séparatives doivent être inaccessibles.

Les terrasses tropéziennes sont autorisées si elles sont incluses dans une pente de toit tuilé, avec rampant en amont et en aval, sans supprimer le faîtage. La surface ouverte dans la toiture devra être en retrait d’au moins 1 mètre par rapport au nu de la façade. Les ouvertures non intégrées à la pente du toit sont interdites.

Les loggias sont autorisées dans la mesure où les garde-corps sont en mur plein et en continuité de la façade.

Les châssis de toit sont autorisés à condition qu’ils présentent les caractéristiques suivantes : limités au nombre de deux par versant et par logement, totalement encastrés dans la toiture, ayant une largeur ne pouvant excéder 0.80 mètre.

→ Façades et ouvertures

De façon générale, un principe de composition de façade doit être recherché. Les pleins doivent dans une façade dominer les vides. Les baies nouvelles doivent s’insérer dans l’ordonnancement des baies anciennes. Lorsque la référence à des baies anciennes n’a pas sa raison d’être, les baies créées doivent être de proportion traditionnelle (plus haute que large).

Les façades arrières et latérales, ainsi que celles des annexes doivent être traitées avec le même soin que les façades principales et en harmonie avec elles.

Les constructions d’aspect « pierre de pays» sont autorisées avec un appareillage traditionnel.

Pour les façades enduites, elles doivent être enduites avec un enduit taloché ou lissé fin. La teinte des murs doit être de tonalité douce dans des variations de couleurs pierre, terre et sable (cf. nuancier ci-après). Les couleurs blanches, vives ou pastels sont interdites. Les matériaux destinés à être enduits doivent l’être impérativement.

Les menuiseries doivent présenter, par typologie (fenêtre, volet, porte, baie vitrée, …), des aspects et couleurs uniformes sur toute la construction. Les volets à cadre sont à privilégier. Les volets basculants sont interdits en rezde-chaussée.

Les volets de teintes vives sont interdits (cf. nuancier ci-après).

Afin d’harmoniser la couleur de l’enduit avec celle des menuiseries, 2 correspondances sont généralement satisfaisantes :

- Rester ton sur ton, la couleur des menuiseries reprenant celle de l’enduit en plus soutenue. - Associer les couleurs complémentaires.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 25/121

Les teintes des façades et des menuiseries seront choisies dans la gamme de couleurs du nuancier détaillé cidessous.

Nuancier de référence pour les corps d’enduit :

Les tons «pierre» peuvent s’utiliser sur le bâti orné notamment présent sur les faubourgs issus de la fin du XIXe siècle:

Pierre grisée Peinture minérale Viero CRFO12-2 Pierre de Rose Badigeon Saint-Astier n°75

Beige ocré Peinture minérale Viero Badigeon Saint-Astier n°86

Beige claire (ou blanc cassé) Peinture minérale Viero

Badigeon Saint-Astier n°57 Badigeon Saint-Astier n°20

Sable Roux Peinture minérale Viero Badigeon Saint-Astier n°31

Les tons colorés peuvent être préférentiellement employés sur le bâti modeste présent au sein de la trame d’origine médiévale de Beauvoisin :

Sable clair Peinture minérale Viero Badigeon Saint-Astier n°24

Terre ocrée (teinte claire) Peinture minérale Viero

CRF031 -1 Argile rose Badigeon Saint-Astier n°25

Terre ocrée (teinte foncée) Peinture minérale Viero CRF071-3 Terre de Sienne

Badigeon Saint-Astier n°794

Terre ocrée (teinte foncée) Peinture minérale Viero

CRF037-1 Terre de Casti lle Badigeon Saint-Astier n°28 Badigeon Saint-Astier n°794

Nuancier de référence pour les ferronneries

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 26/121

Nuancier de référence pour les portes d’entrée, devantures Nuancier de référence pour les menuiseries, fenêtres et volets

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 27/121

→ Superstructures et installations techniques

Les éléments accessoires doivent être traités avec une simplicité extrême et en parfaite insertion avec le site.

Les souches de cheminées ou autres éléments de superstructure s'élevant au-dessus des toitures doivent être regroupés dans la mesure du possible. Leur traitement doit être étudié avec soin de façon à s'intégrer à l'ensemble du bâtiment. Les souches nouvelles de cheminée doivent être enduites et, de préférence, surmontées d’un chaperon en tuiles.

Les éléments techniques extérieurs (antenne parabolique ou de radiodiffusion-télévision, compresseur de climatisation, prises ou rejets d’air type « ventouse », canalisation, conduits) doivent être implantés de manière à en limiter au maximum l’impact visuel depuis l’espace public.

Tout dispositif de climatisation installé en façade doit être dissimulé par un habillage, en harmonie avec le bâtiment, et permettant son intégration visuelle au bâti.

Les ouvrages indispensables au fonctionnement des bâtiments (gaines d’ascenseur, VMC, climatisation…) peuvent être réalisés en toiture à condition qu’ils soient de faible volume, intégrés à la conception architecturale d’ensemble et qu’ils ne soient pas visibles depuis la rue et les espaces publics (dispositifs d’habillage ou de camouflage autorisés).

Les dispositifs nécessaires à l'utilisation des énergies renouvelables doivent faire l’objet d’une intégration soignée.

Le caisson des mécanismes de fermeture des baies (volets roulants, rideaux de fer) doit être implanté à l'intérieur des constructions.

→ Clôtures

Les brise-vues ou panneaux occultants sont interdits sur la voie publique.

Les clôtures sur rue, si elles existent, ne doivent pas excéder 2 mètres de hauteur. Elles doivent être constituées :

- soit d’un mur plein enduit sur les 2 faces ou d’aspect « pierre du pays », il peut être surmonté par un couronnement (chaperon en pierre plat ou cintré ou en tuiles à deux pentes),

- soit d’un soubassement bâti enduit sur les 2 faces ou d’aspect « pierre du pays », d’une hauteur maximale de 0,60 mètre, surmonté d’une grille, pouvant être doublé d’une haie aux essences locales et variées.

Dans la zone UAf de Franquevaux, les murs de clôtures doivent être couverts sur les 2 faces d’un enduit traditionnel au mortier de chaux ou similaire.

L’aspect des clôtures, comme des murs de soutènement, doit être harmonisé avec leur environnement, notamment en termes de teintes et de matériaux.

Les clôtures doivent assurer la libre circulation des eaux de ruissellement, et être perméables pour la petite faune.

Pour les clôtures végétalisées, les essences végétales à privilégier sont les essences locales et/ou adaptées aux conditions climatiques ainsi que les espèces caduques (cf. liste des espèces dans l’OAP TVB). Les espèces allergènes sont proscrites, en particulier les Cyprès.

→ Abris jardin

Les couleurs vives sont interdites. Les matériaux destinés à être enduits doivent l’être impérativement. L'utilisation de matériaux d’aspect précaire est interdite. Il n'est pas fixé de pente de toitures pour les abris jardins.

→ Les locaux commerciaux

Tout projet de devanture commerciale doit être étudié en tenant compte de l'ensemble des façades, du sol jusqu'à l'égout de toiture et viser au rétablissement de son équilibre. Toute séparation entre la partie commerciale et les étages supérieurs, sous forme de fausse génoise ou corniche, est proscrite.

Les devantures de boutiques ne doivent pas dépasser le niveau du plancher du premier étage ou du bandeau établi au-dessus du rez-de-chaussée.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 28/121

UA 9Emprise au sol

Intitulé du document : QUALITE DES ESPACES NON BATIS ET ABORDS DES CONSTRUCTIONS

Les plantations existantes doivent être, dans la mesure du possible, conservées. Les surfaces laissées libres de toute construction doivent faire l’objet d’un aménagement paysager, et les aires de stationnement doivent être plantées. La création de surface imperméable doit être limitée au strict besoin de l’opération et de ses usagers. L’utilisation de matériaux perméables ou poreux sera privilégiée pour les voies, zones de stationnement et cheminements internes à la parcelle. Les essences végétales à privilégier sont les essences locales et/ou adaptées aux conditions climatiques ainsi que les espèces caduques (cf. liste des espèces dans l’OAP TVB). Les espèces allergènes sont proscrites, en particulier les Cyprès.

Stationnement

UA 10Hauteur maximale des constructions

Intitulé du document : STATIONNEMENT

Pour tous les types de construction, il n’y a aucune obligation en matière de stationnement dans le cas de projets de rénovation/reconstruction sans extension de la surface de plancher, et sans création de logements supplémentaires. Les divisions de terrain, les transformations de bâti existant ou les changements de destination ne doivent pas aboutir à la suppression d’une place de stationnement sans qu’elle ne soit remplacée. Le stationnement des véhicules, y compris les « deux roues », correspondant aux besoins des constructions et installations, doit être assuré en dehors des voies publiques ou privées sur des emplacements prévus à cet effet. La superficie à prendre en compte pour une place de stationnement est de 25 m² y compris les accès et dégagements. Les zones de manœuvre des aires de stationnement doivent être indépendantes des voies publiques.

Selon la destination de la construction, le nombre d’emplacements doit être au moins égal à : - habitation : 2 places minimum par logement ; - hébergement ou hôtel : 1 place minimum par tranche de 2 chambres ; - commerce et activités de service (hors restauration) : 1 place minimum par tranche de 50 m² de surface de plancher ; - restauration : 1 place minimum par tranche de 25 m² de surface de salle.

Pour les autres destinations et sous-destinations, le nombre de places de stationnement est à déterminer en tenant compte de la nature des constructions, de leur fréquentation et de leur situation géographique au regard des capacités des parcs de stationnement publics existants à proximité et de la desserte en transports collectifs.

Stationnement des deux roues non motorisés :

Pour les programmes de logements et opérations d’ensemble comportant plus de 5 logements, des places de stationnement couvertes et facilement accessibles depuis l'espace public doivent être réalisées. Il est exigé une place de stationnement d’une surface minimale de 0,70 m² par tranche de 70 m² de surface de plancher.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 29/121

SECTION 3 - EQUIPEMENTS ET RESEAUX

UA 11Aspect extérieur

Intitulé du document : DESSERTE PAR LES VOIES PUBLIQUES OU PRIVEES

Tout terrain enclavé est inconstructible. Selon les dispositions de l’article 682 du Code Civil, son propriétaire est fondé à réclamer sur les fonds de ses voisins un passage suffisant pour assurer la desserte complète de ses fonds.

Les accès et voiries doivent présenter des caractéristiques permettant de satisfaire aux exigences de sécurité publique, de salubrité, de la défense contre l'incendie (se référer au guide technique de desserte et d'accessibilité du SDIS 30), de la protection civile et de ramassage des ordures ménagères.

Les dimensions, formes, caractéristiques techniques des accès, voiries publiques ou privées, doivent être adaptées aux usages qu’ils supportent ou aux opérations qu’elles desservent.

En aucun cas, les accès et voiries nouvelles ne peuvent être inférieurs à 3 mètres de largeur (hors stationnement). Les voies privées se terminant en impasse doivent être aménagées dans leur partie terminale de telle sorte que les véhicules (notamment ceux des services publics) puissent faire demi-tour. Dans la mesure du possible, l’aménagement de voie en impasse sera évité.

Les accès doivent être adaptés à l’opération et aménagés de façon à apporter la moindre gêne à la circulation publique. Lorsque le terrain est riverain de deux ou plusieurs voies publiques, l’accès sur celle qui présenterait une gêne ou un risque pour la circulation peut être interdit.

Toute création, transformation (changement de destination) ou modification (y compris de capacité), d’un accès sur une route départementale doit être soumis pour avis au gestionnaire de la voirie départementale.

UA 12Stationnement

Intitulé du document : DESSERTE PAR LES RESEAUX →

Eau potable

Toute construction ou installation nouvelle, nécessitant un raccordement à l’eau potable, doit être raccordée à une conduite de distribution publique d’eau potable de caractéristiques suffisantes établie au droit du terrain d’assiette du projet. Les compteurs d’eau devront être obligatoirement sur le domaine public en limite de propriété.

→ Eaux usées

Le raccordement au réseau public d’assainissement est obligatoire.

Les canalisations d’eaux usées seront réalisées en souterrain. L’évacuation des eaux usées non traitées dans les fossés, cours d’eau ou réseau d’eaux pluviales est interdite.

Les rejets d’eau claire (drainages, eaux de ruissellement des cours et des terrasses, eaux pluviales, eaux de vidange des piscines et cuves, ou rejets de pompes à chaleur, climatisation) ne doivent en aucun cas rejoindre le réseau séparatif des eaux usées.

→ Eaux pluviales

Les aménagements réalisés sur tout terrain doivent être tels qu'ils garantissent l'écoulement des eaux pluviales dans le réseau public les collectant. Le raccordement des eaux pluviales au réseau d’évacuation des eaux usées est interdit.

En l'absence de réseau, le constructeur est tenu de réaliser les aménagements nécessaires au libre écoulement des eaux et à leur évacuation directe sans stagnation vers un déversoir approprié.

L’écoulement des eaux pluviales des nouvelles constructions ou installations doit être résorbé en priorité sur le terrain du projet.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 30/121

Dans le cadre de futurs projets dans cette zone, il sera demandé d’étudier la possibilité de réduire et limiter l’imperméabilisation de la parcelle (mise en place de revêtements drainants par exemple). En cas de destruction reconstruction, il sera considéré l’imperméabilisation existante comme donnée de référence. L’imperméabilisation antérieure n’aura pas à être compensée, un bilan entre l’état initial et l’état futur permettra de quantifier les imperméabilisations nouvelles. Ainsi, seules les imperméabilisations supplémentaires seront soumises à un ratio de compensation de 100 l/m² nouvellement imperméabilisée.

L’évacuation des eaux de piscine est admise dans le réseau pluvial si le traitement chimique a été interrompu minimum 15 jours avant le rejet.

→ Réseaux câblés

Pour toute construction ou installation nouvelle, les branchements aux lignes de distribution d'énergie électrique ainsi qu'aux câbles téléphoniques, sur le domaine public comme sur les propriétés privées, doivent être réalisés en souterrain. L'alimentation aérienne sur poteaux ou consoles n’est tolérée que très exceptionnellement sur justification qu'aucune autre solution n'est possible.

Dans le cas d'aménagement d'un immeuble existant ou de construction neuve adjacente à un bâtiment existant, les câbles électriques et téléphoniques emprunteront le même tracé afin de les insérer au mieux et le plus discrètement possible dans l'architecture des bâtiments supports.

→ Communications électroniques

Toute nouvelle construction autorisée doit prévoir les branchements aux réseaux de communications numériques.

→ Défense incendie

Tout bâtiment ou installation doit pouvoir être défendu contre l'incendie par des points d’eau incendie conformément à la réglementation en vigueur. Il convient de se référer au règlement départemental de Défense Extérieure contre l’Incendie (DECI) du SDIS du Gard.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 31/121

ZONE UB

La zone UB correspond à la première extension du noyau originel de Beauvoisin le long des voies d’accès au village, ainsi qu’à l’extension ancienne du hameau de Franquevaux notée UBf. Il s’agit de zones urbaines équipées à caractère assez dense, construites en ordre continu. Ces zones sont principalement affectées à l’habitation, ainsi qu’aux établissements publics, commerciaux et de services qui en sont le complément habituel.

DIVISION EN SOUS-ZONES La zone UB comporte un sous-secteur UBf correspondant à la première extension ancienne du hameau de Franquevaux.

ORIENTATIONS D’AMENAGEMENT ET DE PROGRAMMATION (OAP)

Tout aménagement ou construction doit être compatible avec les orientations générales définies dans l’orientation d’aménagement et de programmation « Trame Verte et Bleue ».

ARTICULATION DU REGLEMENT ECRIT AVEC LE REGLEMENT GRAPHIQUE

En complément du règlement écrit, le règlement graphique du PLU identifie des prescriptions spéciales détaillées dans les dispositions générales du présent règlement, et les annexes du PLU auxquelles il convient de se référer.

RISQUES

Sur les terrains affectés par un risque naturel ou technologique identifié sur le plan de zonage, les dispositions qui s’appliquent sont celles de la zone augmentées des dispositions règlementaires relatives aux risques identifiés auxquelles il convient de se référer dans les dispositions générales du présent règlement, ainsi que dans les annexes du PLU. En tout état de cause, ce sont les dispositions les plus restrictives qui s’appliquent sur ledit terrain.

La zone UB est notamment concernée par les risques suivants : - Incendie de forêt ; - Inondation (par ruissellement) ; - Chute de blocs ; - Glissement de terrain.

La zone UBf est notamment concernée par les risques suivants : - Inondation (par débordement et ruissellement) ; - Incendie de forêt ; - Transport de matière dangereuse : canalisation d’hydrocarbures Espiguettes-Noves.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 32/121

SECTION 1 - DESTINATION DES CONSTRUCTIONS, USAGES DES SOLS ET NATURE D’ACTIVITES

Zone UB

Ce que la zone UB autorise, en clair

UB 1Occupations et utilisations du sol interdites

Intitulé du document : CONSTRUCTIONS, ACTIVITES, USAGES ET AFFECTATIONS DES SOLS

a) Sont précisés dans le tableau suivant :

- les destinations et sous-destinations autorisées, admises sous conditions ou interdites dans le cadre de constructions nouvelles ou de changements de destination ou sous-destination de constructions existantes.

Les conditions relatives aux constructions, activités, usages et affectations des sols « admis sous conditions » à l’article 1a sont détaillées à l’article 1.b ci-après.

Destination Exploitation agricole ou forestière Sous- Exploitation agricole

destinations Exploitation forestière Destination Habitation

Sous- Logement destinations Hébergement Destination Commerce et activités de service

Artisanat et commerce de détail Restauration Commerce de gros

Sous- Activités de services où s'effectue l'accueil d'une clientèle destinations

Hôtels

Zones UB, UBf Interdites

Autorisés

Autorisé sous conditions Autorisée Interdit Autorisées Autorisés

Autres hébergements touristiques

Cinéma

Destination Équipements d'intérêt collectif et services publics Locaux et bureaux accueillant du public des administrations publiques et assimilées Locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilées

Interdits Autorisé

Sous- Établissements d'enseignement, de santé et action sociale destinations

Salles d'art et de spectacles

Équipements sportifs

Lieux de culte

Autres équipements recevant du public

Destination Autres activités des secteurs primaire, secondaire et tertiaire

Industrie

Entrepôt

Sousdestinations

Bureau

Centre de congrès et d'exposition

Cuisine dédiée à la vente en ligne

Autorisés

Interdite Interdit Autorisé Autorisé Autorisée

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 33/121

- les autres constructions, activités, usages et affectations des sols autorisés, admis sous conditions ou interdits.

Autres constructions, activités, usages et affectations des sols

Les travaux de protection, mise en valeur ou requalification des éléments patrimoniaux identifiés dans le PLU au titre de l’article L.151-19 du code de l’urbanisme.

Autorisés

Habitations légères de loisirs, résidences mobiles de loisirs et campings

Interdites

Ouverture et exploitations de carrières ou de gravières, exploitations du soussol Dépôts de véhicules Stationnement de caravanes isolées, les garages collectifs de caravanes, la création d’aires d’accueil des gens du voyage. Installations Classées pour la Protection de l'Environnement (ICPE)

Affouillements et exhaussements du sol

Interdites Interdits Interdit Autorisés sous conditions Autorisés sous conditions

Les constructions, activités, usages et affectations des sols qui ne sont ni interdits, ni admis sous conditions par l’article 1.a. sont autorisés.

b) Conditions limitatives relatives aux constructions, activités, usages et affectations des sols « admis sous conditions » à l’article 1.a :

• Sont admises les constructions et installations de la sous-destination « artisanat et commerce de détail » à condition :

- que leur surface de plancher totale ne dépasse pas 150m², - qu’elles ne présentent pas de risques et nuisances pour le voisinage, la santé, la sécurité et la salubrité

publique. - que leur volume et leur aspect extérieur assurent une continuité architecturale avec le bâti existant.

• Sont admis les affouillements et exhaussements de sol à condition qu’ils soient directement liés aux travaux de construction autorisés dans la zone, aux travaux de voirie ou aux aménagements paysagers des espaces libres.

• Sont admises les Installations Classées pour la Protection de l'Environnement (ICPE) ou leur extension à condition :

- qu’elles soient nécessaires ou complémentaires aux activités admises dans la zone, - qu’elles ne présentent pas de risques et nuisances pour le voisinage, la santé, la sécurité et la salubrité

publique, - que leurs exigences de fonctionnement, lors de leur ouverture et durant leur exploitation, soient

compatibles avec les infrastructures existantes, notamment les voiries et l’assainissement ;

UB 2Occupations et utilisations du sol soumises à conditions

Intitulé du document : MIXITE FONCTIONNELLE ET SOCIALE

En application de l’article L.151-16 du code de l’Urbanisme, sont interdits les changements de destination en habitation des rez-de-chaussée des constructions existantes dédiés à la destination « commerce et activités de service» repérées sur le plan de zonage.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 34/121

SECTION 2 – CARACTERISTIQUES URBAINES, ARCHITECTURALES,

ENVIRONNEMENTALES ET PAYSAGERES

Implantation et volumétrie des constructions

UB 3Accès et voirie

Intitulé du document : EMPRISE AU SOL DES CONSTRUCTIONS

Non règlementé à l’exception des piscines dont l’emprise au sol du bassin doit être inférieure à 32 m².

UB 4Desserte par les réseaux

Intitulé du document : HAUTEUR DES CONSTRUCTIONS

La hauteur totale maximale des constructions doit être située entre les hauteurs des constructions avoisinantes.

Un volet paysager devra comporter la représentation des constructions voisines afin d'apprécier l'impact de la hauteur du projet par rapport à l'environnement. La hauteur totale maximale des annexes ne doit pas dépasser 4 mètres, sauf pour les annexes comprenant une toiture terrasse qui n’excéderont pas 2,80 mètres de hauteur à l’acrotère.

Le dépassement de ces hauteurs maximales est admis pour les superstructures et installations techniques telles que machineries d'ascenseur, cheminées, antennes...

Cet article ne s’applique pas aux équipements d'intérêt collectif et services publics à condition qu’ils ne portent pas atteinte à la préservation du site et du paysage.

UB 5Superficie minimale des terrains

Intitulé du document : IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS PAR RAPPORT AUX VOIES ET EMPRISES PUBLIQUES

Les constructions doivent être implantées, soit à l’alignement, soit en retrait des voies et emprises publiques ou de la limite d’emprise des autres voies, existantes ou projetées. Dans ce cas, la distance minimale de ce retrait est de 3 mètres. Toutefois, des implantations différentes peuvent être admises ou imposées :

- lorsque le projet concerne l’extension ou la surélévation d’un bâtiment existant à condition de ne pas réduire la marge de recul existante. Les annexes ne peuvent pas servir de référence quant à la marge de recul.

- si la construction assure une continuité avec l’immeuble voisin existant (hormis les annexes) à condition de contribuer à une meilleure intégration de la construction dans le paysage urbain,

- lorsqu’il est nécessaire de sauvegarder un élément du patrimoine bâti ou paysager, notamment un élément repéré au titre de l’article L.151-19 du code de l’urbanisme,

- lorsqu’il existe une servitude de passage ou de réseaux.

Cas particuliers des annexes et piscines Les annexes et piscines doivent être implantées à une distance minimale de 2 mètres des voies et emprises publiques, ou de la limite d’emprise des autres voies, existantes ou projetées. Cas particuliers des saillies sur alignement Les saillies sur alignement sont autorisées, à condition qu’elles soient situées à 4 mètres minimum au-dessus du niveau du trottoir ou du passage piéton et 4,50 mètres minimum au-dessus du niveau de la chaussée pour les voies dépourvues de trottoir et ce, sur une profondeur de 70 cm maximum.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 35/121

Cas particuliers du fossé du Gour Le fossé du Gour à Beauvoisin est affecté d’une zone non aedificandi, dans laquelle l’édification de constructions, murs de clôtures en dur compris, ainsi que tout obstacle susceptible de s’opposer au libre cours des eaux, est interdit. Cette zone non aedificandi est une bande de terrain d’une largeur de 10 mètres de part et d’autre des berges, largeur qui peut être ramenée à 5 mètres lorsque la berge est aménagée en risberme. Elle doit permettre l’accès et le passage des engins d’entretien et de curage.

Cet article ne s’applique pas aux équipements d'intérêt collectif et services publics à condition qu’ils ne portent pas atteinte à la préservation du site et du paysage.

UB 6Implantation par rapport aux voies et emprises publiques

Intitulé du document : IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS PAR RAPPORT AUX LIMITES SEPARATIVES

Les constructions doivent être implantées sur au moins une limite séparative latérale. Concernant les autres limites séparatives latérales, les constructions peuvent être implantées :

- soit en limite séparative, - soit à une distance minimale de 3 mètres. En fond de parcelle, les constructions qui ne jouxtent pas les limites séparatives, doivent être implantées à une distance minimale de 3 mètres de celles-ci. Toutefois, des implantations différentes peuvent être admises ou imposées : - lorsque le projet concerne l’extension ou la surélévation d’un bâtiment existant à condition de ne pas

réduire la marge de recul existante, - si la construction assure une continuité avec l’immeuble voisin existant (hormis les annexes) à condition de

contribuer à une meilleure intégration de la construction dans le paysage urbain, - lorsqu’il est nécessaire de sauvegarder un élément du patrimoine bâti ou paysager, notamment un élément

repéré au titre de l’article L.151-19 du code de l’urbanisme, - lorsqu’il existe une servitude de passage ou de réseaux.

Cas particuliers des annexes et piscines

Non règlementé.

Cet article ne s’applique pas aux équipements d'intérêt collectif et services publics à condition qu’ils ne portent pas atteinte à la préservation du site et du paysage.

UB 7Implantation par rapport aux limites séparatives

Intitulé du document : IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS LES UNES PAR RAPPORT AUX AUTRES SUR UN MEME TERRAIN

Les constructions non contiguës doivent être implantées à une distance minimale de 3 mètres les unes des autres.

Qualité urbaine, architecturale, paysagère et environnementale

UB 8Implantation des constructions les unes par rapport aux autres

Intitulé du document : QUALITE DES CONSTRUCTIONS

En complément des règles édictées dans le présent article, les fiches conseils de la Direction Régionale des Affaires Culturelles Occitanie peuvent servir de guide pour les interventions en centre ancien (fiches téléchargeables sur les sites de la DRAC Occitanie et du CAUE d’Occitanie).

Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions, ou si l'aspect extérieur des bâtiments, ouvrages, exhaussements ou affouillements à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 36/121

L’implantation de la construction (y compris les annexes) doit s’adapter à la configuration topographique du terrain naturel, afin de préserver au maximum le couvert végétal et limiter les exhaussements et affouillements de sol. Les terrassements doivent être les plus réduits possibles.

Les annexes doivent être traitées avec les mêmes soins que le bâtiment principal.

Dans le cas d’une réhabilitation de construction existante, tous les éléments existants de qualité caractéristiques du bâti ancien doivent être conservés (tuiles de couvert, corniches, génoises, maçonnerie de façade ou encadrement en pierre de taille ou de blocage, même partielle, enduits anciens, bandeaux, sculptures, modillons, entablements, culots, pilastres, encadrements, baies, linteaux, mascarons, balcons et balconnets, ferronneries anciennes, gardecorps, grilles, menuiseries et serrureries, contrevents, clôtures anciennes en pierre ou en ferronnerie).

Les constructions doivent respecter la typologie d’origine lors d’éventuels travaux : - veiller à la mise en œuvre de techniques traditionnelles, - maîtriser les couleurs des enduits, - respecter les percements, - préserver décors propres à chaque époque et construction.

De manière générale, tout matériau doit être utilisé selon ses propres qualités, à l'intérieur de son domaine spécifique d'emploi.

→ Volume

Les constructions doivent présenter une simplicité de volume et une unité d’aspect directement liées aux constructions avoisinantes.

Les extensions et nouvelles constructions doivent s’intégrer aux bâtiments existants afin de respecter et maintenir le caractère architectural (pente et aspect des toitures, ouvertures, aspect extérieur).

→ Toitures, couvertures

Les toitures sont à deux pentes opposées entre 27% et 35%, sauf dans le cas d’une réfection ou d’un prolongement d’une toiture préexistante avec d’autres caractéristiques (toiture à une pente, pente d’un degré différent...) ou dans le cas d’une toiture-terrasse.

La direction des faîtages sera déterminée en tenant compte des éléments correspondants des bâtiments voisins. De façon générale, les faîtages doivent être parallèles à la voie publique principale, excepté pour les constructions existantes qui pourront, en cas d’extension, conserver leurs dispositions d’origine.

Les couvertures doivent être réalisées en tuiles rondes ou « canal », de préférence de réemploi sauf si elles sont composées de dispositifs solaires et/ou de toitures terrasses. Les tuiles doivent être d’aspect terre cuite de teinte paille, rosée ou vieillie.

Les bas de versants de toitures doivent être traités avec des génoises à un ou plusieurs rangs et tuiles en débord ou avec des corniches (traditionnellement d’aspect pierre).

Quelques constructions existantes comportent des toits dont la pente peut être plus importante (jusqu’à 45 %) lorsque la couverture est réalisée en tuiles mécaniques plates, dites « tuiles de Marseille ». Dans ce cas, les bas de versants de toitures sont la plupart du temps réalisés avec des avant-toits en bois. Lors d’intervention sur de tels bâtiments, les dispositions d’origine pourront être conservées.

Les toitures-terrasses sont autorisées. Elles doivent être délimitées par une rive ou un muret d’acrotère. Les toituresterrasses en limites séparatives doivent être inaccessibles.

Les terrasses tropéziennes sont autorisées si elles sont incluses dans une pente de toit tuilé, avec rampant en amont et en aval, sans supprimer le faîtage. La surface ouverte dans la toiture devra être en retrait d’au moins 1 mètre par rapport au nu de la façade. Les ouvertures non intégrées à la pente du toit sont interdites.

Les loggias sont autorisées dans la mesure où les garde-corps sont en mur plein et en continuité de la façade.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 37/121

Les châssis de toit sont autorisés à condition qu’ils présentent les caractéristiques suivantes : limités au nombre de deux par versant et par logement, totalement encastrés dans la toiture, ayant une largeur ne pouvant excéder 0.80 mètre.

→ Façades et ouvertures

De façon générale, un principe de composition de façade doit être recherché. Les pleins doivent dans une façade dominer les vides. Les baies nouvelles doivent s’insérer dans l’ordonnancement des baies anciennes. Lorsque la référence à des baies anciennes n’a pas sa raison d’être, les baies créées doivent être de proportion traditionnelle (plus haute que large).

Les façades arrières et latérales, ainsi que celles des annexes doivent être traitées avec le même soin que les façades principales et en harmonie avec elles.

Les constructions d’aspect « pierre de pays » sont autorisées avec un appareillage traditionnel.

Pour les façades enduites, elles doivent être enduites avec un enduit taloché ou lissé fin. La teinte des murs doit être de tonalité douce dans des variations de couleurs pierre, terre et sable (cf. nuancier à l’article UA8). Les couleurs blanches, vives ou pastels sont interdites. Les matériaux destinés à être enduits doivent l’être impérativement.

Les menuiseries doivent présenter, par typologie (fenêtre, volet, porte, baie vitrée, …), des aspects et couleurs uniformes sur toute la construction. Les volets à cadre sont à privilégier. Les volets basculants sont interdits en rezde-chaussée.

Les volets de teintes vives sont interdits (cf. nuancier à l’article UA8).

Afin d’harmoniser la couleur de l’enduit avec celle des menuiseries, 2 correspondances sont généralement satisfaisantes :

- Rester ton sur ton, la couleur des menuiseries reprenant celle de l’enduit en plus soutenue. - Associer les couleurs complémentaires.

Les teintes des façades et des menuiseries seront choisies dans la gamme de couleurs du nuancier détaillé à l’article 8 de la zone UA auquel il convient de se référer.

→ Superstructures et installations techniques

Les éléments accessoires doivent être traités avec une simplicité extrême et en parfaite insertion avec le site.

Les souches de cheminées ou autres éléments de superstructure s'élevant au-dessus des toitures doivent être regroupés dans la mesure du possible. Leur traitement doit être étudié avec soin de façon à s'intégrer à l'ensemble du bâtiment. Les souches nouvelles de cheminée doivent être enduites et, de préférence, surmontées d’un chaperon en tuiles.

Les éléments techniques extérieurs (antenne parabolique ou de radiodiffusion-télévision, compresseur de climatisation, prises ou rejets d’air type « ventouse », canalisation, conduits) doivent être implantés de manière à en limiter au maximum l’impact visuel depuis l’espace public.

Tout dispositif de climatisation installé en façade doit être dissimulé par un habillage, en harmonie avec le bâtiment, et permettant son intégration visuelle au bâti.

Les ouvrages indispensables au fonctionnement des bâtiments (gaines d’ascenseur, VMC, climatisation…) peuvent être réalisés en toiture à condition qu’ils soient de faible volume, intégrés à la conception architecturale d’ensemble et qu’ils ne soient pas visibles depuis la rue et les espaces publics (dispositifs d’habillage ou de camouflage autorisés).

Les dispositifs nécessaires à l'utilisation des énergies renouvelables doivent faire l’objet d’une intégration soignée.

Le caisson des mécanismes de fermeture des baies (volets roulants, rideaux de fer) doit être implanté à l'intérieur des constructions.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 38/121

→ Clôtures Sur les emprises publiques : Les brise-vues ou panneaux occultants sont interdits sur la voie publique. Les clôtures sur rue, si elles existent, ne doivent pas excéder 2 mètres de hauteur. Elles doivent être constituées :

- soit d’un mur plein enduit sur les 2 faces ou d’aspect « pierre du pays », il peut être surmonté par un couronnement (chaperon en pierre plat ou cintré ou en tuiles à deux pentes),

- soit d’un soubassement bâti enduit sur les 2 faces ou d’aspect « pierre du pays », d’une hauteur maximale de 0,60 mètre, surmonté d’une grille, pouvant être doublé d’une haie aux essences locales et variées.

Dans la zone UBf de Franquevaux, les murs de clôtures doivent être couverts sur les 2 faces d’un enduit traditionnel au mortier de chaux ou similaire. Sur les limites séparatives : Les clôtures sont constituées :

- soit d’un mur plein enduit sur les 2 faces ou d’aspect « pierre du pays », - soit d’un soubassement bâti enduit sur les 2 faces ou d’aspect « pierre du pays », d’une hauteur maximale

de 0,60 mètre, surmonté d’une grille, pouvant être doublé d’une haie aux essences locales et variées - soit d’une grille ou d’un grillage doublé d’une haie végétale d’essences locales et variées - soit d’une simple haie végétale d’essences locales et variées.

L’aspect des clôtures comme des murs de soutènement doit être harmonisé avec leur environnement, notamment en termes de teintes et de matériaux. Les clôtures doivent assurer la libre circulation des eaux de ruissellement, et être perméables pour la petite faune.

Pour les clôtures végétalisées, les essences végétales à privilégier sont les essences locales et/ou adaptées aux conditions climatiques ainsi que les espèces caduques (cf. liste des espèces dans l’OAP TVB). Les espèces allergènes sont proscrites, en particulier les Cyprès.

→ Abris jardin Les couleurs vives sont interdites. Les matériaux destinés à être enduits doivent l’être impérativement. L'utilisation de matériaux d’aspect précaire est interdite. Il n'est pas fixé de pente de toitures pour les abris jardins.

→ Les locaux commerciaux Tout projet de devanture commerciale doit être étudié en tenant compte de l'ensemble des façades, du sol jusqu'à l'égout de toiture et viser au rétablissement de son équilibre. Toute séparation entre la partie commerciale et les étages supérieurs, sous forme de fausse génoise ou corniche, est proscrite. Les devantures de boutiques ne doivent pas dépasser le niveau du plancher du premier étage ou du bandeau établi au-dessus du rez-de-chaussée.

UB 9Emprise au sol

Intitulé du document : QUALITE DES ESPACES NON BATIS ET ABORDS DES CONSTRUCTIONS

Les plantations existantes doivent être, dans la mesure du possible, conservées. Les surfaces laissées libres de toute construction doivent faire l’objet d’un aménagement paysager, et les aires de stationnement doivent être plantées. La création de surface imperméable doit être limitée aux stricts besoins de l’opération et de ses usagers. L’utilisation de matériaux perméables ou poreux sera privilégiée pour les voies, zones de stationnement et cheminements internes à la parcelle. Les essences végétales à privilégier sont les essences locales et/ou adaptées aux conditions climatiques ainsi que les espèces caduques (cf. liste des espèces dans l’OAP TVB). Les espèces allergènes sont proscrites, en particulier les Cyprès.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 39/121

Stationnement

UB 10Hauteur maximale des constructions

Intitulé du document : STATIONNEMENT

Pour tous les types de construction, il n’y a aucune obligation en matière de stationnement dans le cas de projets de rénovation/reconstruction sans extension de la surface de plancher, et sans création de logements supplémentaires. Les divisions de terrain, les transformations de bâti existant ou les changements de destination ne doivent pas aboutir à la suppression d’une place de stationnement sans qu’elle ne soit remplacée. Le stationnement des véhicules, y compris les « deux roues », correspondant aux besoins des constructions et installations, doit être assuré en dehors des voies publiques ou privées sur des emplacements prévus à cet effet.

La superficie à prendre en compte pour une place de stationnement est de 25 m² y compris les accès et dégagements. Les zones de manœuvre des aires de stationnement doivent être indépendantes des voies publiques

Selon la destination de la construction, le nombre d’emplacements doit être au moins égal à : - habitation : 2 places minimum par logement ; - hébergement ou hôtel : 1 place minimum par tranche de 2 chambres ; - commerce et activités de service (hors restauration) : 1 place minimum par tranche de 50 m2 de surface de plancher ; - restauration : 1 place minimum par tranche de 25 m2 de surface de salle.

Pour les autres destinations et sous-destinations, le nombre de places de stationnement est à déterminer en tenant compte de la nature des constructions, de leur fréquentation et de leur situation géographique au regard des capacités des parcs de stationnement publics existants à proximité et de la desserte en transports collectifs.

Stationnement des deux roues non motorisés :

Pour les programmes de logements et opérations d’ensemble comportant plus de 5 logements, des places de stationnement couvertes et facilement accessibles depuis l'espace public doivent être réalisées. Il est exigé une place de stationnement d’une surface minimale de 0,70 m² par tranche de 70 m² de surface de plancher

SECTION 3 - EQUIPEMENTS ET RESEAUX

UB 11Aspect extérieur

Intitulé du document : DESSERTE PAR LES VOIES PUBLIQUES OU PRIVEES

Tout terrain enclavé est inconstructible. Selon les dispositions de l’article 682 du Code Civil, son propriétaire est fondé à réclamer sur les fonds de ses voisins un passage suffisant pour assurer la desserte complète de ses fonds. Les accès et voiries doivent présenter des caractéristiques permettant de satisfaire aux exigences de sécurité publique, de salubrité, de la défense contre l'incendie (se référer au guide technique de desserte et d'accessibilité du SDIS 30), de la protection civile et de ramassage des ordures ménagères. Les dimensions, formes, caractéristiques techniques des accès, voiries publiques ou privées, doivent être adaptées aux usages qu’ils supportent ou aux opérations qu’elles desservent. En aucun cas, les accès et voiries nouvelles ne peuvent être inférieurs à 3 mètres de largeur (hors stationnement). Les voies privées se terminant en impasse doivent être aménagées dans leur partie terminale de telle sorte que les véhicules (notamment ceux des services publics) puissent faire demi-tour. Dans la mesure du possible, l’aménagement de voie en impasse sera évité.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 40/121

Les accès doivent être adaptés à l’opération et aménagés de manière à gêner le moins possible la circulation publique. Lorsque le terrain est riverain de deux ou plusieurs voies publiques, l’accès sur celle qui présenterait une gêne ou un risque pour la circulation peut être interdit.

Toute création, transformation (changement de destination) ou modification (y compris de capacité), d’un accès sur une route départementale doit être soumis pour avis au gestionnaire de la voirie départementale.

UB 12Stationnement

Intitulé du document : DESSERTE PAR LES RESEAUX →

Eau potable

Toute construction ou installation nouvelle, nécessitant un raccordement à l’eau potable, doit être raccordée à une conduite de distribution publique d’eau potable de caractéristiques suffisantes établie au droit du terrain d’assiette du projet. Les compteurs d’eau devront être obligatoirement sur le domaine public en limite de propriété.

→ Eaux usées

Le raccordement au réseau public d’assainissement est obligatoire.

Les canalisations d’eaux usées seront réalisées en souterrain. L’évacuation des eaux usées non traitées dans les fossés, cours d’eau ou réseau d’eaux pluviales est interdite.

Les rejets d’eau claire (drainages, eaux de ruissellement des cours et des terrasses, eaux pluviales, eaux de vidange des piscines et cuves, ou rejets de pompes à chaleur, climatisation) ne doivent en aucun cas rejoindre le réseau séparatif des eaux usées.

→ Eaux pluviales

Les aménagements réalisés sur tout terrain doivent être tels qu'ils garantissent l'écoulement des eaux pluviales dans le réseau public les collectant. Le raccordement des eaux pluviales au réseau d’évacuation des eaux usées est interdit.

En l'absence de réseau, le constructeur est tenu de réaliser les aménagements nécessaires au libre écoulement des eaux et à leur évacuation directe sans stagnation vers un déversoir approprié.

L’écoulement des eaux pluviales des nouvelles constructions ou installations doit être résorbé en priorité sur le terrain du projet.

Dans le cadre de futurs projets dans cette zone, il sera demandé d’étudier la possibilité de réduire et limiter l’imperméabilisation de la parcelle (mise en place de revêtements drainants par exemple). En cas de destruction reconstruction, il sera considéré l’imperméabilisation existante comme donnée de référence. L’imperméabilisation antérieure n’aura pas à être compensée, un bilan entre l’état initial et l’état futur permettra de quantifier les imperméabilisations nouvelles. Ainsi, seules les imperméabilisations supplémentaires seront soumises à un ratio de compensation de 100 l/m² nouvellement imperméabilisée.

L’évacuation des eaux de piscine est admise dans le réseau pluvial si le traitement chimique a été interrompu minimum 15 jours avant le rejet.

→ Réseaux câblés

Pour toute construction ou installation nouvelle, les branchements aux lignes de distribution d'énergie électrique ainsi qu'aux câbles téléphoniques, sur le domaine public comme sur les propriétés privées, doivent être réalisés en souterrain. L'alimentation aérienne sur poteaux ou consoles n’est tolérée que très exceptionnellement sur justification qu'aucune autre solution n'est possible. Dans le cas d'aménagement d'un immeuble existant ou de construction neuve adjacente à un bâtiment existant, les câbles électriques et téléphoniques emprunteront le même tracé afin de les insérer au mieux et le plus discrètement possible dans l'architecture des bâtiments supports.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 41/121

→ Communications électroniques

Toute nouvelle construction autorisée doit prévoir les branchements aux réseaux de communications numériques.

→ Défense incendie

Tout bâtiment ou installation doit pouvoir être défendu contre l'incendie par des points d’eau incendie conformément à la réglementation en vigueur. Il convient de se référer au règlement départemental de Défense Extérieure contre l’Incendie (DECI) du SDIS du Gard.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 42/121

ZONE UC

La zone UC correspond aux extensions pavillonnaires du village et du hameau de Franquevaux (UCf). La zone UC forme un ensemble plus aéré aux caractéristiques architecturales variées où la recherche d’une intensification est accompagnée pour trouver l’équilibre entre densification et préservation du caractère végétalisé et résidentiel.

DIVISION EN SOUS-ZONES La zone UC comporte :

- un sous-secteur UCp correspondant aux secteurs pavillonnaires situés en amont des zones de ruissellement urbain où des obligations de rétention des eaux pluviales plus importantes sont imposées.

- un sous-secteur UCf correspondant aux extensions pavillonnaires du hameau de Franquevaux. ORIENTATIONS D’AMENAGEMENT ET DE PROGRAMMATION (OAP) Tout aménagement ou construction doit être compatible avec les orientations générales définies dans l’orientation d’aménagement et de programmation « Trame Verte et Bleue ».

ARTICULATION DU REGLEMENT ECRIT AVEC LE REGLEMENT GRAPHIQUE

En complément du règlement écrit, le règlement graphique du PLU identifie des prescriptions spéciales détaillées dans les dispositions générales du présent règlement, et les annexes du PLU auxquelles il convient de se référer.

RISQUES

Sur les terrains affectés par un risque naturel ou technologique identifié sur le plan de zonage, les dispositions qui s’appliquent sont celles de la zone augmentées des dispositions règlementaires relatives aux risques identifiés auxquelles il convient de se référer dans les dispositions générales du présent règlement, ainsi que dans les annexes du PLU. En tout état de cause, ce sont les dispositions les plus restrictives qui s’appliquent sur ledit terrain.

La zone UC (dont UCp) est notamment concernée par les risques suivants : - Incendie de forêt, - Inondation (par ruissellement), - Chute de blocs, Glissement de terrain, - Transport de matière dangereuse : canalisation de gaz naturel exploitée par GRTGaz.

La zone UCf est notamment concernée par les risques suivants : - Inondation (par débordement et ruissellement), - Incendie de forêt, - Transport de matière dangereuse : canalisation d’hydrocarbures Espiguettes-Noves.

Précisons que la zone UCf est également concernée par la servitude de protection liée au périmètre de protection rapproché du captage d’eau potable du stade de Franquevaux (cf. plan et liste des SUP en annexe du PLU).

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 43/121

SECTION 1 - DESTINATION DES CONSTRUCTIONS, USAGES DES SOLS ET NATURE D’ACTIVITES

Zone UC

Ce que la zone UC autorise, en clair

UC 1Occupations et utilisations du sol interdites

Intitulé du document : CONSTRUCTIONS, ACTIVITES, USAGES ET AFFECTATIONS DES SOLS

a) Sont précisés dans le tableau suivant :

- les destinations et sous-destinations autorisées, admises sous conditions ou interdites dans le cadre de constructions nouvelles ou de changements de destination ou sous-destination de constructions existantes.

Les conditions relatives aux constructions, activités, usages et affectations des sols « admis sous conditions » à l’article 1a sont détaillées à l’article 1.b ci-après.

Destination Exploitation agricole ou forestière Sous- Exploitation agricole

destinations Exploitation forestière Destination Habitation

Sous- Logement destinations Hébergement Destination Commerce et activités de service

Artisanat et commerce de détail Restauration Commerce de gros

Sous- Activités de services où s'effectue l'accueil d'une clientèle destinations

Hôtels

Zones UC, UCp, UCf Interdites

Autorisés

Autorisé sous conditions Autorisée Interdit Autorisées Autorisés

Autres hébergements touristiques

Cinéma

Destination Équipements d'intérêt collectif et services publics Locaux et bureaux accueillant du public des administrations publiques et assimilées Locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilées

Interdits Autorisé

Sous- Établissements d'enseignement, de santé et action sociale destinations

Salles d'art et de spectacles

Équipements sportifs

Lieux de culte

Autres équipements recevant du public

Destination Autres activités des secteurs primaire, secondaire et tertiaire

Industrie

Entrepôt

Sousdestinations

Bureau

Centre de congrès et d'exposition

Cuisine dédiée à la vente en ligne

Autorisés

Interdite Interdit Autorisé Autorisé Autorisée

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 44/121

- les autres constructions, activités, usages et affectations des sols autorisés, admis sous conditions ou interdits.

Autres constructions, activités, usages et affectations des sols

Les travaux de protection, mise en valeur ou requalification des éléments patrimoniaux identifiés dans le PLU au titre de l’article L.151-19 du code de l’urbanisme.

Autorisés

Habitations légères de loisirs, résidences mobiles de loisirs et campings

Interdites

Ouverture et exploitations de carrières ou de gravières, exploitations du soussol Dépôts de véhicules Stationnement de caravanes isolées, les garages collectifs de caravanes, la création d’aires d’accueil des gens du voyage.

Installations Classées pour la Protection de l'Environnement (ICPE)

Affouillements et exhaussements du sol Constructions, aménagements, affouillements et exhaussements, installations y compris classées nécessaires à l'activité ferroviaire.

Interdites Interdits Interdit

Autorisés sous conditions Autorisés sous conditions

Autorisés

Les constructions, activités, usages et affectations des sols qui ne sont ni interdits, ni admis sous conditions par l’article 1.a. sont autorisés.

b) Conditions limitatives relatives aux constructions, activités, usages et affectations des sols « admis sous conditions » à l’article 1.a :

• Sont admises les constructions et installations de la sous-destination « artisanat et commerce de détail » à condition :

- que leur surface de plancher totale ne dépasse pas 250m², - qu’elles ne présentent pas de risques et nuisances pour le voisinage, la santé, la sécurité et la salubrité

publique, - que leur volume et leur aspect extérieur assurent une continuité architecturale avec le bâti existant.

• Sont admis les affouillements et exhaussements de sol à condition qu’ils soient directement liés aux travaux de construction autorisés dans la zone, aux travaux de voirie ou aux aménagements paysagers des espaces libres.

• Sont admises les Installations Classées pour la Protection de l'Environnement (ICPE) ou leur extension à condition :

- qu’elles soient nécessaires ou complémentaires aux activités admises dans la zone, - qu’elles ne présentent pas de risques et nuisances pour le voisinage, la santé, la sécurité et la salubrité

publique, - que leurs exigences de fonctionnement, lors de leur ouverture et durant leur exploitation, soient

compatibles avec les infrastructures existantes, notamment les voiries et l’assainissement.

UC 2Occupations et utilisations du sol soumises à conditions

Intitulé du document : MIXITE FONCTIONNELLE ET SOCIALE

Non réglementé.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 45/121

SECTION 2 – CARACTERISTIQUES URBAINES, ARCHITECTURALES,

ENVIRONNEMENTALES ET PAYSAGERES

Implantation et volumétrie des constructions

UC 3Accès et voirie

Intitulé du document : EMPRISE AU SOL DES CONSTRUCTIONS

L’emprise au sol maximale des constructions est fixée à :

- 35% du terrain d’assiette du projet pour les zones UC et UCf, - 30% du terrain d’assiette du projet pour les zones UCp.

L’emprise au sol du bassin des piscines est limitée à 32 m². Cet article ne s’applique pas aux équipements d'intérêt collectif et services publics à condition qu’ils ne portent pas atteinte à la préservation du site et du paysage.

UC 4Desserte par les réseaux

Intitulé du document : HAUTEUR DES CONSTRUCTIONS

Se référer au lexique pour la définition et le calcul de la hauteur.

Dans les zones UC et UCp, la hauteur des constructions ne doit pas dépasser 7,50 mètres à l’égout du toit, à l’exception des extensions situées en continuité d’un immeuble d’habitat collectif existant.

La hauteur totale maximale des annexes ne doit pas dépasser 4 mètres, sauf pour les annexes comprenant une toiture terrasse qui n’excéderont pas 2,80 mètres de hauteur à l’acrotère.

Le dépassement de ces hauteurs maximales est admis pour les superstructures et installations techniques telles que machineries d'ascenseur, cheminées, antennes...

En limite sud de la zone UCp, les altitudes des faîtages des constructions doivent impérativement être inférieures à celle de la ligne de crête réelle du plateau des Costières.

Cet article ne s’applique pas aux équipements d'intérêt collectif et services publics à condition qu’ils ne portent pas atteinte à la préservation du site et du paysage.

UC 5Superficie minimale des terrains

Intitulé du document : IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS PAR RAPPORT AUX VOIES ET EMPRISES PUBLIQUES

Les constructions, y compris les annexes, doivent être implantées à une distance minimale de 4 mètres des voies et emprises publiques ou de la limite d’emprise des autres voies, existantes ou projetées.

Toutefois, des implantations différentes peuvent être admises ou imposées :

- lorsque le projet concerne l’extension ou la surélévation d’un bâtiment existant à condition de ne pas réduire la marge de recul existante. Les annexes ne peuvent pas servir de référence quant à la marge de recul.

- si la construction assure une continuité avec l’immeuble voisin existant (hormis les annexes) à condition de contribuer à une meilleure intégration de la construction dans le paysage urbain,

- lorsqu’il est nécessaire de sauvegarder un élément du patrimoine bâti ou paysager, notamment un élément repéré au titre de l’article L.151-19 du code de l’urbanisme,

- lorsqu’il existe une servitude de passage ou de réseaux.

Cas particuliers des piscines

Les piscines doivent être implantées à une distance minimale de 2 mètres des voies et emprises publiques, ou de la limite d’emprise des autres voies, existantes ou projetées.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 46/121

Cas particuliers des marges de recul aux abords des routes départementales Les constructions doivent respectées les marges de recul identifiées sur les documents graphiques, ces marges correspondent à un recul minimum de 25 m de l’axe de la RD 139.

Cas particuliers du fossé du Gour Le fossé du Gour à Beauvoisin est affecté d’une zone non aedificandi, dans laquelle l’édification de constructions, murs de clôtures en dur compris, ainsi que tout obstacle susceptible de s’opposer au libre cours des eaux, est interdit. Cette zone non aedificandi est une bande de terrain d’une largeur de 10 mètres de part et d’autre des berges, largeur qui peut être ramenée à 5 mètres lorsque la berge est aménagée en risberme. Elle doit permettre l’accès et le passage des engins d’entretien et de curage.

Cet article ne s’applique pas aux équipements d'intérêt collectif et services publics à condition qu’ils ne portent pas atteinte à la préservation du site et du paysage. Les constructions, équipements et outillages liés au fonctionnement du Service Public Ferroviaire, dont les impératifs techniques et de sécurité commandent leur implantation, dérogent notamment à ces règles.

UC 6Implantation par rapport aux voies et emprises publiques

Intitulé du document : IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS PAR RAPPORT AUX LIMITES SEPARATIVES

Les constructions, y compris les annexes, doivent être implantées à une distance minimale de 3 mètres des limites séparatives. Une implantation en limite séparative peut être autorisée :

- pour les constructions d’une hauteur totale maximale de 4 mètres, et dont la longueur en limite n’excède pas 10 mètres sur la même limite,

- si les constructions de part et d’autre de la limite séparative sont accolées et réalisées dans le cadre d’une opération d’ensemble.

Toutefois, des implantations différentes peuvent être admises ou imposées : - lorsque le projet concerne l’extension ou la surélévation d’un bâtiment existant à condition de ne pas réduire la marge de recul existante, - si la construction assure une continuité avec l’immeuble voisin existant (hormis les annexes), - lorsqu’il est nécessaire de sauvegarder un élément du patrimoine bâti ou paysager, notamment un élément repéré au titre de l’article L.151-19 du code de l’urbanisme, - lorsqu’il existe une servitude de passage ou de réseaux.

Cas particuliers des piscines Les piscines doivent être implantées à une distance minimale de 2 mètres des limites séparatives.

Cet article ne s’applique pas aux équipements d'intérêt collectif et services publics à condition qu’ils ne portent pas atteinte à la préservation du site et du paysage. Les constructions, équipements et outillages liés au fonctionnement du Service Public Ferroviaire, dont les impératifs techniques et de sécurité commandent leur implantation, dérogent notamment à ces règles.

UC 7Implantation par rapport aux limites séparatives

Intitulé du document : IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS LES UNES PAR RAPPORT AUX AUTRES SUR UN MEME TERRAIN

Les constructions non contiguës doivent être implantées à une distance minimale de 3 mètres les unes des autres.

Cet article ne s’applique pas aux équipements d'intérêt collectif et services publics à condition qu’ils ne portent pas atteinte à la préservation du site et du paysage.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 47/121

Les constructions, équipements et outillages liés au fonctionnement du Service Public Ferroviaire, dont les impératifs techniques et de sécurité commandent leur implantation, dérogent notamment à ces règles.

Qualité urbaine, architecturale, paysagère et environnementale

UC 8Implantation des constructions les unes par rapport aux autres

Intitulé du document : QUALITE DES CONSTRUCTIONS

Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions, ou si l'aspect extérieur des bâtiments, ouvrages, exhaussements ou affouillements à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales

L’implantation de la construction (y compris les annexes) doit s’adapter à la configuration topographique du terrain naturel, afin de préserver au maximum le couvert végétal et limiter les exhaussements et affouillements de sol. Les terrassements doivent être les plus réduits possibles.

Les annexes doivent être traitées avec les mêmes soins que le bâtiment principal.

Tout matériau doit être utilisé selon ses propres qualités, à l'intérieur de son domaine spécifique d'emploi ; (par exemple, en règle générale, les parpaings doivent être enduits, les buses ne doivent pas servir de pilier de clôture et les pierres ne doivent pas être peintes).

→ Volume

Les volumes des constructions devront rester simples et tenir compte du contexte urbain.

→ Toitures, couvertures

Les toitures sont à deux pentes opposées entre 27% et 35%, sauf :

- dans le cas d’une réfection ou d’un prolongement d’une toiture préexistante avec d’autres caractéristiques (toiture à une pente, pente d’un degré différent...),

- dans le cas d’une toiture-terrasse, - pour les annexes implantées en limites séparatives où les toitures à une pente sont acceptées avec

évacuation des eaux de pluies vers l’intérieur de l’opération.

Les toitures-terrasses sont admises, à condition qu’elles soient délimitées par une rive ou un muret d’acrotère. Les toitures-terrasses en limites séparatives doivent être inaccessibles.

Les toitures seront couvertes en tuile canal d’aspect terre cuite posées à courant et à couvert, ou de tuile mécanique profil canal, sauf si elles sont composées de dispositifs solaires et/ou de toitures terrasses. Les tuiles doivent être d’aspect terre cuite de teinte paille, rosée ou vieillie.

Les châssis de toit sont autorisés et présenteront les caractéristiques suivantes : limités au nombre de deux par versant et par logement, totalement encastrés dans la toiture, ayant une largeur ne pouvant excéder 0.80 m.

→ Façades et ouvertures

De façon générale, un principe de composition de façade doit être recherché. Les pleins doivent dans une façade dominer les vides.

Les façades arrières et latérales, ainsi que celles des annexes doivent être traitées avec le même soin que les façades principales et en harmonie avec elles.

Les façades devront être enduites, avec un enduit taloché ou lissé fin. La teinte des murs doit être de tonalité douce dans des variations de couleurs pierre et sable pouvant être légèrement ocrées (cf. nuancier à l’article UA8). Les couleurs blanches, vives ou pastels seront interdites.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 48/121

Les menuiseries doivent présenter, par typologie (fenêtre, volet, porte, baie vitrée, …), des aspects et couleurs uniformes sur toute la construction, l’ensemble des menuiseries devant également présenter une cohérence (profils, matériaux, découpage) et une harmonie de teinte. Les volets de teintes vives sont interdits (cf. nuancier à l’article UA8).

Afin d’harmoniser la couleur de l’enduit de façade avec celle des menuiseries, 2 correspondances sont généralement satisfaisantes :

- Rester ton sur ton, la couleur des menuiseries reprenant celle de l’enduit en plus soutenue. - Associer les couleurs complémentaires.

→ Superstructures et installations techniques

Les éléments accessoires doivent être traités avec une simplicité extrême et en parfaite insertion avec le site.

Les souches de cheminées ou autres éléments de superstructure s'élevant au-dessus des toitures doivent être regroupées dans la mesure du possible. Leur traitement doit être étudié avec soin de façon à s'intégrer à l'ensemble du bâtiment. Les souches nouvelles de cheminée doivent être enduites et, de préférence, surmontées d’un chaperon en tuiles.

Les éléments techniques extérieurs (antenne parabolique ou de radiodiffusion-télévision, compresseur de climatisation, prises ou rejets d’air type « ventouse », canalisation, conduits) doivent être implantés de manière à en limiter au maximum l’impact visuel depuis l’espace public.

Tout dispositif de climatisation installé en façade doit être dissimulé par un habillage, en harmonie avec le bâtiment, et permettant son intégration visuelle au bâti.

Les ouvrages indispensables au fonctionnement des bâtiments (gaines d’ascenseur, VMC, climatisation…) peuvent être réalisés en toiture à condition qu’ils soient de faible volume, intégrés à la conception architecturale d’ensemble et qu’ils ne soient pas visibles depuis la rue et les espaces publics (dispositifs d’habillage ou de camouflage autorisés).

Les dispositifs nécessaires à l'utilisation des énergies renouvelables doivent faire l’objet d’une intégration soignée.

Le caisson des mécanismes de fermeture des baies (volets roulants, rideaux de fer) doit être implanté à l'intérieur des constructions.

→ Clôtures

Les clôtures, si elles existent, ne doivent pas excéder 2 mètres de hauteur. Les murs de soutènement nécessaires à la tenue des terrains en pente ne sont pas comptés dans la clôture.

L’aspect des clôtures, comme des murs de soutènement, doit être harmonisé avec leur environnement, notamment en termes de teintes et de matériaux. Les brise-vues ou panneaux occultants sont strictement interdits sur la voie publique.

Les clôtures doivent assurer la libre circulation des eaux de ruissellement, et être perméables pour la petite faune.

Pour les clôtures végétalisées, les essences végétales à privilégier sont les essences locales et/ou adaptées aux conditions climatiques ainsi que les espèces caduques (cf. liste des espèces dans l’OAP TVB). Les espèces allergènes sont proscrites, en particulier les Cyprès.

En bordure des emprises publiques et en limites séparatives, les clôtures sont constituées : - soit d’un soubassement bâti enduit sur les 2 faces d’une hauteur maximale de 0,60 mètre, surmonté d’une grille ou grillage, doublé d’une haie végétale, - soit d’un grillage, doublé d’une haie végétale, - soit d’une simple végétation.

Des murs de clôture pleins, d’une hauteur maximale de 2 mètres, peuvent être ponctuellement autorisés au droit des entrées en support du portail, et dans la limite de deux fois la longueur de l’ouverture du portail. La longueur cumulée des murs de clôtures sur la voie publique ne peut en aucun cas dépasser 50% du linéaire de la limite considérée sur voie publique. S’ils existent, ces murs doivent intégrer tous les éléments techniques : compteurs, boîtes aux lettres, local poubelles.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 49/121

Les portails doivent s’ouvrir vers l’intérieur de la parcelle ou être coulissants.

En bordure du domaine ferroviaire, des clôtures défensives doivent être établies, en dehors de celui-ci, par les constructeurs, afin d’assurer la sécurité et être végétalisées tout en respectant les prescriptions de la SNCF.

→ Abris jardin Les couleurs vives sont interdites. Les matériaux destinés à être enduits doivent l’être impérativement. L'utilisation de matériaux d’aspect précaire est interdite. Il n'est pas fixé de pente de toitures pour les abris jardins.

UC 9Emprise au sol

Intitulé du document : QUALITE DES ESPACES NON BATIS ET ABORDS DES CONSTRUCTIONS

Coefficient de jardin La surface devant être laissée libre de construction, perméable et en pleine terre doit représenter :

- au moins 30% de l’assiette foncière de l’opération pour les zones UC et UCf, - au moins 40% de l’assiette foncière de l’opération pour la zone UCp.

Se référer au lexique pour la définition retenue du coefficient de jardin.

Aménagement des espaces extérieurs Les plantations existantes doivent être maintenues dans la mesure du possible ou remplacées par des plantations au moins équivalentes. Les surfaces laissées libres de toute construction doivent faire l’objet d’un aménagement paysager, et les aires de stationnement doivent être plantées. La création de surface imperméable doit être limitée aux stricts besoins de l’opération et de ses usagers. L’utilisation de matériaux perméables ou poreux sera privilégiée pour les voies, zones de stationnement et cheminements internes à la parcelle.

- Les surfaces non construites doivent être plantées à raison d’un arbre de haute-tige (c'est à dire dont les

dimensions à l’âge adulte atteignent au moins 45 cm de diamètre de tronc à 1,5 mètre de hauteur et les frondaisons dépasseront les 4 mètres de hauteur) au moins par 300 m2 de terrain.

- Les aires de stationnement doivent être plantées à raison d’un arbre à haute tige au moins pour quatre

places de stationnement.

Les essences végétales à privilégier sont les essences locales et/ou adaptées aux conditions climatiques ainsi que les espèces caduques (cf. liste des espèces dans l’OAP TVB). Les espèces allergènes sont proscrites, en particulier les Cyprès.

Stationnement

UC 10Hauteur maximale des constructions

Intitulé du document : STATIONNEMENT

Pour tous les types de construction, il n’y a aucune obligation en matière de stationnement dans le cas de projets de rénovation/reconstruction sans extension de la surface de plancher, et sans création de logements supplémentaires. Les divisions de terrain, les transformations de bâti existant ou les changements de destination ne doivent pas aboutir à la suppression d’une place de stationnement sans qu’elle ne soit remplacée. Le stationnement des véhicules, y compris les « deux roues », correspondant aux besoins des constructions et installations, doit être assuré en dehors des voies publiques ou privées sur des emplacements prévus à cet effet.

La superficie à prendre en compte pour une place de stationnement est de 25 m² y compris les accès et dégagements. Les zones de manœuvre des aires de stationnement doivent être indépendantes des voies publiques

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 50/121

Selon la destination de la construction, le nombre d’emplacements doit être au moins égal à :

- habitation : 2 places minimum par logements ; - hébergement ou hôtel : 1 place minimum par tranche de 2 chambres ; - commerce et activités de service (hors restauration) : 1 place minimum par tranche de 50 m2 de surface de

plancher ; - restauration : 1 place minimum par tranche de 25 m² de surface de salle.

Pour les autres destinations et sous-destinations, le nombre de places de stationnement est à déterminer en tenant compte de la nature des constructions, de leur fréquentation et de leur situation géographique au regard des capacités des parcs de stationnement publics existants à proximité et de la desserte en transports collectifs.

Stationnement des deux roues non motorisées :

Pour les programmes de logements et opérations d’ensemble comportant plus de 5 logements, des places de stationnement couvertes et facilement accessibles depuis l'espace public doivent être réalisées. Il est exigé une place de stationnement d’une surface minimale de 0,70 m² par tranche de 70 m² de surface de plancher.

SECTION 3 - EQUIPEMENTS ET RESEAUX

UC 11Aspect extérieur

Intitulé du document : DESSERTE PAR LES VOIES PUBLIQUES OU PRIVEES

Tout terrain enclavé est inconstructible. Selon les dispositions de l’article 682 du Code Civil, son propriétaire est fondé à réclamer sur les fonds de ses voisins un passage suffisant pour assurer la desserte complète de ses fonds. Les accès et voiries doivent présenter des caractéristiques permettant de satisfaire aux exigences de sécurité publique, de salubrité, de la défense contre l'incendie (se référer au guide technique de desserte et d'accessibilité du SDIS 30), de la protection civile et de ramassage des ordures ménagères. Les dimensions, formes, caractéristiques techniques des accès, voiries publiques ou privées, doivent être adaptées aux usages qu’ils supportent ou aux opérations qu’elles desservent. En aucun cas, les accès et voiries nouvelles ne peuvent être inférieurs à 3 mètres de largeur (hors stationnement). Les voies privées se terminant en impasse doivent être aménagées dans leur partie terminale de telle sorte que les véhicules (notamment ceux des services publics) puissent faire demi-tour. Dans la mesure du possible, l’aménagement de voie en impasse sera évité.

Les accès doivent être adaptés à l’opération et aménagés de façon à apporter la moindre gêne à la circulation publique. Lorsque le terrain est riverain de deux ou plusieurs voies publiques, l’accès sur celle qui présenterait une gêne ou un risque pour la circulation peut être interdit.

Toute création, transformation (changement de destination) ou modification (y compris de capacité), d’un accès sur une route départementale doit être soumis pour avis au gestionnaire de la voirie départementale.

UC 12Stationnement

Intitulé du document : DESSERTE PAR LES RESEAUX →

Eau potable

Toute construction ou installation nouvelle, nécessitant un raccordement à l’eau potable, doit être raccordée à une conduite de distribution publique d’eau potable de caractéristiques suffisantes établie au droit du terrain d’assiette du projet. Les compteurs d’eau devront être obligatoirement sur le domaine public en limite de propriété.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 51/121

→ Eaux usées

Le raccordement au réseau public d’assainissement est obligatoire lorsqu’il existe.

En l’absence de réseau public d’assainissement, pour toute demande d’urbanisme déposée sur une parcelle comportant ou non du bâti, le pétitionnaire devra préalablement se référer au Service Public d’Assainissement Non Collectif (SPANC) compétent qui lui délivrera un avis.

Les canalisations d’eaux usées seront réalisées en souterrain. L’évacuation des eaux usées non traitées dans les fossés, cours d’eau ou réseau d’eaux pluviales est interdite.

Les rejets d’eau claire (drainages, eaux de ruissellement des cours et des terrasses, eaux pluviales, eaux de vidange des piscines et cuves, ou rejets de pompes à chaleur, climatisation) ne doivent en aucun cas rejoindre le réseau séparatif des eaux usées.

→ Eaux pluviales

Les aménagements réalisés sur tout terrain devront être tels qu'ils garantissent l'écoulement des eaux pluviales dans le réseau public les collectant. Le raccordement des eaux pluviales au réseau d’évacuation des eaux usées est interdit.

En l'absence de réseau, le constructeur sera tenu de réaliser les aménagements nécessaires au libre écoulement des eaux et à leur évacuation directe sans stagnation vers un déversoir approprié.

L’écoulement des eaux pluviales des nouvelles constructions ou installations sera résorbé en priorité sur le terrain du projet.

La compensation des surfaces imperméabilisées doit se faire par tout dispositif calculé au minimum sur la base minimale :

- de 120 litres par m2 imperméabilisé pour les zones UC et UCf, - de 150 litres par m2 imperméabilisé pour la zone UCp.

Le débit de fuite maximal de l’orifice de vidange sera de 7 litres par seconde et par hectare nouvellement imperméabilisé avant rejet vers les exutoires appropriés.

Les modalités de compensation des surfaces imperméabilisées énoncées précédemment pourront être adaptées, sous réserve de la conduite d’une étude spécifique.

L’évacuation des eaux de piscine est admise dans le réseau pluvial si le traitement chimique a été interrompu minimum 15 jours avant le rejet.

→ Réseaux câblés

Pour toute construction ou installation nouvelle, les branchements aux lignes de distribution d'énergie électrique ainsi qu'aux câbles téléphoniques, sur le domaine public comme sur les propriétés privées, doivent être réalisés en souterrain. L'alimentation aérienne sur poteaux ou consoles n’est tolérée que très exceptionnellement sur justification qu'aucune autre solution n'est possible.

→ Communications électroniques

Toute nouvelle construction autorisée doit prévoir les branchements aux réseaux de communications numériques.

→ Défense incendie

Tout bâtiment ou installation doit pouvoir être défendu contre l'incendie par des points d’eau incendie conformément à la réglementation en vigueur. Il convient de se référer au règlement départemental de Défense Extérieure contre l’Incendie (DECI) du SDIS du Gard.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 52/121

ZONE UZ

La zone UZ correspond principalement aux périmètres des anciennes ZAC sur leur partie à vocation d’habitat : ZAC de Cabassan, des Clarettes et de la Clastre. On y retrouve un habitat individuel groupé assez dense.

DIVISION EN SOUS-ZONES - Sans objet

ORIENTATIONS D’AMENAGEMENT ET DE PROGRAMMATION (OAP) Tout aménagement ou construction doit être compatible avec les orientations générales définies dans l’orientation d’aménagement et de programmation « Trame Verte et Bleue ».

ARTICULATION DU REGLEMENT ECRIT AVEC LE REGLEMENT GRAPHIQUE

En complément du règlement écrit, le règlement graphique du PLU identifie des prescriptions spéciales détaillées dans les dispositions générales du présent règlement, et les annexes du PLU auxquelles il convient de se référer.

RISQUES NATURELS

Sur les terrains affectés par un risque naturel et technologique identifié sur le plan de zonage, les dispositions qui s’appliquent sont celles de la zone augmentées des dispositions règlementaires relatives aux risques identifiés auxquelles il convient de se référer dans les dispositions générales du présent règlement, ainsi que dans les annexes du PLU. En tout état de cause, ce sont les dispositions les plus restrictives qui s’appliquent sur ledit terrain.

La zone UZ est notamment concernée par les risques suivants : - Incendie de forêt ; - Inondation (principalement par ruissellement) ; - Chute de blocs ; Glissement de terrain ; - Transport de matière dangereuse : canalisation de gaz naturel exploitée par GRTGaz.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 53/121

SECTION 1 - DESTINATION DES CONSTRUCTIONS, USAGES DES SOLS ET NATURE D’ACTIVITES

Zone UE

Ce que la zone UE autorise, en clair

UE 1Occupations et utilisations du sol interdites

Intitulé du document : CONSTRUCTIONS, ACTIVITES, USAGES ET AFFECTATIONS DES SOLS

a) Sont précisés dans le tableau suivant :

- les destinations et sous-destinations autorisées, admises sous conditions ou interdites dans le cadre de constructions nouvelles ou de changements de destination ou sous-destination de constructions existantes.

Les conditions relatives aux constructions, activités, usages et affectations des sols « admis sous conditions » à l’article 1a sont détaillées à l’article 1.b ci-après.

Destination Exploitation agricole ou forestière Sous- Exploitation agricole

destinations Exploitation forestière Destination Habitation

Sous- Logement destinations Hébergement Destination Commerce et activités de service

Artisanat et commerce de détail Restauration Commerce de gros

Sous- Activités de services où s'effectue l'accueil d'une clientèle destinations

Hôtels

Zone UE Interdites

Interdits

Autorisé Autorisée Autorisé Autorisés Interdits

Autres hébergements touristiques

Cinéma

Destination Équipements d'intérêt collectif et services publics Locaux et bureaux accueillant du public des administrations publiques et assimilées Locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilées

Interdits Interdit

Autorisés Autorisés

Sous- Établissements d'enseignement, de santé et action sociale destinations

Salles d'art et de spectacles

Équipements sportifs

Lieux de culte

Autres équipements recevant du public

Destination Autres activités des secteurs primaire, secondaire et tertiaire

Industrie

Entrepôt

Sousdestinations

Bureau

Centre de congrès et d'exposition

Cuisine dédiée à la vente en ligne

Autorisés

Autorisées Autorisés Autorisés Autorisés

Interdit Interdit Autorisé Interdit Autorisée

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 63/121

- les autres constructions, activités, usages et affectations des sols autorisés, admis sous conditions ou interdits.

Autres constructions, activités, usages et affectations des sols

Les travaux de protection, mise en valeur ou requalification des éléments patrimoniaux identifiés dans le PLU au titre de l’article L.151-19 du code de l’urbanisme.

Autorisés

Habitations légères de loisirs, résidences mobiles de loisirs et campings

Interdites

Ouverture et exploitations de carrières ou de gravières, exploitations du soussol Dépôts de véhicules Stationnement de caravanes isolées, les garages collectifs de caravanes, la création d’aires d’accueil des gens du voyage. Installations Classées pour la Protection de l'Environnement (ICPE)

Affouillements et exhaussements du sol

Interdites Interdits Interdit Autorisées sous conditions Autorisés sous conditions

Les constructions, activités, usages et affectations des sols qui ne sont ni interdits, ni admis sous conditions par l’article 1.a. sont autorisés.

b) Conditions limitatives relatives aux constructions, activités, usages et affectations des sols « admis sous conditions » à l’article 1.a :

• Sont admises les Installations Classées pour la Protection de l'Environnement (ICPE) ou leur extension à condition :

- qu’elles soient nécessaires ou complémentaires aux activités admises dans la zone, - qu’elles ne présentent pas de risques et nuisances pour le voisinage, la santé, la sécurité et la salubrité

publique, - que leurs exigences de fonctionnement, lors de leur ouverture et durant leur exploitation, soient

compatibles avec les infrastructures existantes, notamment les voiries et l’assainissement ; • Sont admis les affouillements et exhaussements de sol à condition qu’ils soient directement liés aux travaux

de construction autorisés dans la zone, aux travaux de voirie ou aux aménagements paysagers des espaces libres ;

UE 2Occupations et utilisations du sol soumises à conditions

Intitulé du document : MIXITE FONCTIONNELLE ET SOCIALE

Non réglementé.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 64/121

SECTION 2 – CARACTERISTIQUES URBAINES, ARCHITECTURALES,

ENVIRONNEMENTALES ET PAYSAGERES

Implantation et volumétrie des constructions

UE 3Accès et voirie

Intitulé du document : EMPRISE AU SOL DES CONSTRUCTIONS

L’emprise au sol maximale des constructions est fixée à 70% du terrain d’assiette du projet.

UE 4Desserte par les réseaux

Intitulé du document : HAUTEUR DES CONSTRUCTIONS

Se référer au lexique pour la définition et le calcul de la hauteur. La hauteur totale maximale des constructions est limitée à 7 mètres. Le dépassement de ces hauteurs maximales est admis pour les annexes fonctionnelles telles que machineries d'ascenseur, cheminées, antennes…

UE 5Superficie minimale des terrains

Intitulé du document : IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS PAR RAPPORT AUX VOIES ET EMPRISES PUBLIQUES

Les constructions doivent être implantées à une distance minimale de 4 mètres des voies et emprises publiques ou de la limite d’emprise des autres voies, existantes ou projetées. Cet article ne s’applique pas aux équipements d'intérêt collectif et services publics à condition qu’ils ne portent pas atteinte à la préservation du site et du paysage.

UE 6Implantation par rapport aux voies et emprises publiques

Intitulé du document : IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS PAR RAPPORT AUX LIMITES SEPARATIVES

Les constructions doivent être implantées à une distance minimale de 4 mètres des limites séparatives. Cet article ne s’applique pas aux équipements d'intérêt collectif et services publics à condition qu’ils ne portent pas atteinte à la préservation du site et du paysage.

UE 7Implantation par rapport aux limites séparatives

Intitulé du document : IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS LES UNES PAR RAPPORT AUX AUTRES SUR UN MEME TERRAIN

Non règlementé.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 65/121

Qualité urbaine, architecturale, paysagère et environnementale

UE 8Implantation des constructions les unes par rapport aux autres

Intitulé du document : QUALITE DES CONSTRUCTIONS

Par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur, les constructions ne doivent pas porter atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales. L’implantation de la construction (y compris les annexes) doit s’adapter à la configuration topographique du terrain naturel, afin de préserver au maximum le couvert végétal et limiter les exhaussements et affouillements de sol. Les terrassements doivent être les plus réduits possibles.

Les règles ci-après visent à assurer dans de bonnes conditions l'insertion de constructions neuves dans le tissu urbain traditionnel. Elles ne sauraient, le cas échéant faire échec à un projet d'architecture contemporaine témoignant d'innovation ou de qualité.

Les constructions doivent présenter une simplicité de volume.

Une attention particulière doit être portée à l’harmonie des couleurs entre les différents matériaux et éléments de façades (façade, menuiserie et volet, encadrement). La teinte blanche et les couleurs vives sont interdites. Les matériaux de couverture et de bardage, les enduits, les menuiseries et les huisseries extérieures ne devront présenter aucune brillance. Une modulation accompagnée d’une coloration adaptée seront recherchées pour agrémenter l’aspect général. Les éléments accessoires doivent être traités avec une simplicité extrême et en parfaite insertion avec le site. L’installation d’une antenne parabolique ou de radiodiffusion-télévision ou d’un compresseur de climatisation doit être réalisée de manière à garantir dans la mesure du possible la non-visibilité depuis la rue et les espaces publics.

→ Clôtures L’aspect des clôtures comme des murs de soutènement doit être harmonisé avec leur environnement, notamment en termes de teintes et de matériaux. Les murs de clôture ou murs bahuts doivent être obligatoirement d’aspect pierres ou enduits sur leurs deux faces. Les clôtures doivent être obligatoirement d’une hauteur maximale de 1,80m. Les clôtures doivent assurer la libre circulation des eaux de ruissellement, et être perméables pour la petite faune. Pour les clôtures végétalisées, les essences végétales à privilégier sont les essences locales et/ou adaptées aux conditions climatiques ainsi que les espèces caduques (cf. liste des espèces dans l’OAP TVB). Les espèces allergènes sont proscrites, en particulier les Cyprès.

UE 9Emprise au sol

Intitulé du document : QUALITE DES ESPACES NON BATIS ET ABORDS DES CONSTRUCTIONS

La surface devant être laissée libre de construction, perméable et en pleine terre doit représenter au moins 10% de l’assiette foncière de l’opération. Les plantations existantes doivent être maintenues dans la mesure du possible ou remplacées par des plantations au moins équivalentes. Les surfaces laissées libres de toute construction doivent faire l’objet d’un aménagement paysager, et les aires de stationnement doivent être plantées. La création de surface imperméable doit être limitée aux stricts besoins de l’opération et de ses usagers. L’utilisation de matériaux perméables ou poreux sera privilégiée pour les voies, zones de stationnement et cheminements internes à la parcelle.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 66/121

Les essences végétales à privilégier sont les essences locales et/ou adaptées aux conditions climatiques ainsi que les espèces caduques (cf. liste des espèces dans l’OAP TVB). Les espèces allergènes sont proscrites, en particulier les Cyprès.

Stationnement

UE 10Hauteur maximale des constructions

Intitulé du document : STATIONNEMENT

Le stationnement des véhicules, y compris les « deux roues », correspondant aux besoins des constructions et installations, doit être assuré en dehors des voies publiques ou privées sur des emplacements prévus à cet effet. La superficie à prendre en compte pour une place de stationnement est de 25 m² y compris les accès et dégagements. Les zones de manœuvre des aires de stationnement doivent être indépendantes des voies publiques. Selon la destination ou sous-destination de la construction, le nombre d’emplacements doit être au moins égal à :

- commerces et activités de service (hors restauration) et bureaux : 1 place minimum par tranche de 50 m² de surface de plancher ;

- restauration : 1 place minimum par tranche de 25 m² de surface de salle. Pour les autres destinations et sous-destinations, le nombre de places de stationnement est à déterminer en tenant compte de la nature des constructions, de leur fréquentation et de leur situation géographique au regard des capacités des parcs de stationnement publics existants à proximité et de la desserte en transports collectifs.

SECTION 3 - EQUIPEMENTS ET RESEAUX

UE 11Aspect extérieur

Intitulé du document : DESSERTE PAR LES VOIES PUBLIQUES OU PRIVEES

Tout terrain enclavé est inconstructible. Selon les dispositions de l’article 682 du Code Civil, son propriétaire est fondé à réclamer sur les fonds de ses voisins un passage suffisant pour assurer la desserte complète de ses fonds. Les accès et voiries doivent présenter des caractéristiques permettant de satisfaire aux exigences de sécurité publique, de salubrité, de la défense contre l'incendie (se référer au guide technique de desserte et d'accessibilité du SDIS 30), de la protection civile et de ramassage des ordures ménagères. Les dimensions, formes, caractéristiques techniques des accès, voiries publiques ou privées, doivent être adaptées aux usages qu’ils supportent ou aux opérations qu’elles desservent. En aucun cas, les accès et voiries nouvelles ne peuvent être inférieurs à 3 mètres de largeur (hors stationnement). Les voies privées se terminant en impasse doivent être aménagées dans leur partie terminale de telle sorte que les véhicules (notamment ceux des services publics) puissent faire demi-tour. Dans la mesure du possible, l’aménagement de voie en impasse sera évité.

Les accès doivent être adaptés à l’opération et aménagés de façon à apporter la moindre gêne à la circulation publique. Lorsque le terrain est riverain de deux ou plusieurs voies publiques, l’accès sur celle qui présenterait une gêne ou un risque pour la circulation peut être interdit.

Toute création, transformation (changement de destination) ou modification (y compris de capacité), d’un accès sur une route départementale doit être soumis pour avis au gestionnaire de la voirie départementale.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 67/121

UE 12Stationnement

Intitulé du document : DESSERTE PAR LES RESEAUX →

Eau potable

Toute construction ou installation nouvelle, nécessitant un raccordement à l’eau potable, doit être raccordée à une conduite de distribution publique d’eau potable de caractéristiques suffisantes établie au droit du terrain d’assiette du projet.

→ Eaux usées Le raccordement au réseau public d’assainissement est obligatoire. Les canalisations d’eaux usées seront réalisées en souterrain. L’évacuation des eaux usées non traitées dans les fossés, cours d’eau ou réseau d’eaux pluviales est interdite. Les rejets d’eau claire (drainages, eaux de ruissellement, eaux de rejets de pompes à chaleur, climatisation…) ne doivent en aucun cas rejoindre le réseau séparatif des eaux usées.

→ Eaux pluviales Les aménagements réalisés sur tout terrain doivent être tels qu'ils garantissent l'écoulement des eaux pluviales dans le réseau public les collectant. Le raccordement des eaux pluviales au réseau d’évacuation des eaux usées est interdit. En l'absence de réseau, le constructeur est tenu de réaliser les aménagements nécessaires au libre écoulement des eaux et à leur évacuation directe sans stagnation vers un déversoir approprié. L’écoulement des eaux pluviales des nouvelles constructions ou installations sera résorbé en priorité sur le terrain du projet. La compensation des surfaces imperméabilisées doit se faire par tout dispositif calculé au minimum sur la base minimale de 120 litres par m² imperméabilisé avec un débit de fuite maximal de l’orifice de vidange de 7 litres par seconde et par hectare nouvellement imperméabilisé avant rejet vers les exutoires appropriés. Les modalités de compensation des surfaces imperméabilisées énoncées précédemment pourront être adaptées, sous réserve de la conduite d’une étude spécifique.

→ Réseaux câblés

Pour toute construction ou installation nouvelle, les branchements aux lignes de distribution d'énergie électrique ainsi qu'aux câbles téléphoniques, sur le domaine public comme sur les propriétés privées, doivent être réalisés en souterrain. L'alimentation aérienne sur poteaux ou consoles ne sera tolérée que très exceptionnellement sur justification qu'aucune autre solution n'est possible.

→ Communications électroniques

Toute nouvelle construction autorisée doit prévoir les branchements aux réseaux de communications numériques.

→ Défense incendie

Tout bâtiment ou installation doit pouvoir être défendu contre l'incendie par des points d’eau incendie conformément à la réglementation en vigueur. Il convient de se référer au règlement départemental de Défense Extérieure contre l’Incendie (DECI) du SDIS du Gard.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 68/121

ZONE UP

La zone UP est destinée à accueillir des équipements d'intérêt collectif et services publics, notamment des terrains et équipements de sport.

DIVISION EN SOUS-ZONES Sans objet

ORIENTATIONS D’AMENAGEMENT ET DE PROGRAMMATION (OAP) Tout aménagement ou construction doit être compatible avec les orientations générales définies dans l’orientation d’aménagement et de programmation « Trame Verte et Bleue ».

ARTICULATION DU REGLEMENT ECRIT AVEC LE REGLEMENT GRAPHIQUE En complément du règlement écrit, le règlement graphique du PLU identifie des prescriptions spéciales détaillées dans les dispositions générales du présent règlement, et les annexes du PLU auxquelles il convient de se référer.

RISQUES NATURELS Sur les terrains affectés par un risque naturel identifié sur le plan de zonage, les dispositions qui s’appliquent sont celles de la zone augmentées des dispositions règlementaires relatives aux risques identifiés auxquelles il convient de se référer dans les dispositions générales du présent règlement, ainsi que dans les annexes du PLU. En tout état de cause, ce sont les dispositions les plus restrictives qui s’appliquent sur ledit terrain. La zone UP est notamment concernée par un risque inondation, principalement par ruissellement.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 69/121

SECTION 1 - DESTINATION DES CONSTRUCTIONS, USAGES DES SOLS ET NATURE D’ACTIVITES

Zone UP

Ce que la zone UP autorise, en clair

UP 1Occupations et utilisations du sol interdites

Intitulé du document : CONSTRUCTIONS, ACTIVITES, USAGES ET AFFECTATIONS DES SOLS

c) Sont précisées dans le tableau suivant :

- les destinations et sous-destinations autorisées, admises sous conditions ou interdites dans le cadre de constructions nouvelles ou de changements de destination ou sous-destination de constructions existantes.

Les conditions relatives aux constructions, activités, usages et affectations des sols « admis sous conditions » à l’article 1a sont détaillées à l’article 1.b ci-après.

Destination Exploitation agricole ou forestière Sous- Exploitation agricole

destinations Exploitation forestière Destination Habitation

Sous- Logement destinations Hébergement Destination Commerce et activités de service

Artisanat et commerce de détail Restauration Commerce de gros

Sous- Activités de services où s'effectue l'accueil d'une clientèle destinations

Hôtels

Zone UP Interdites Interdits

Interdits

Autres hébergements touristiques

Cinéma

Destination Équipements d'intérêt collectif et services publics Locaux et bureaux accueillant du public des administrations publiques et assimilées Locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilées

Autorisés Autorisés

Sous- Établissements d'enseignement, de santé et action sociale destinations

Salles d'art et de spectacles

Équipements sportifs

Lieux de culte

Autres équipements recevant du public

Destination Autres activités des secteurs primaire, secondaire et tertiaire

Industrie

Entrepôt

Sousdestinations

Bureau

Centre de congrès et d'exposition

Cuisine dédiée à la vente en ligne

Autorisés Autorisées Autorisés Autorisés Autorisés

Interdits

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 70/121

- les autres constructions, activités, usages et affectations des sols autorisés, admis sous conditions ou interdits.

Autres constructions, activités, usages et affectations des sols

Les travaux de protection, mise en valeur ou requalification des éléments patrimoniaux identifiés dans le PLU au titre de l’article L.151-19 du code de l’urbanisme.

Autorisés

Habitations légères de loisirs, résidences mobiles de loisirs et campings

Interdites

Ouvertures et exploitations de carrières ou de gravières, exploitations du soussol Dépôts de véhicules Stationnements de caravanes isolées, les garages collectifs de caravanes, la création d’aires d’accueil des gens du voyage. Installations Classées pour la Protection de l'Environnement (ICPE)

Affouillements et exhaussements du sol

Interdites Interdits Interdit Autorisées sous conditions Autorisés sous conditions

Les constructions, activités, usages et affectations des sols qui ne sont ni interdits, ni admis sous conditions par l’article 1.a. sont autorisés.

d) Conditions limitatives relatives aux constructions, activités, usages et affectations des sols « admis sous conditions » à l’article 1.a :

• Sont admises les Installations Classées pour la Protection de l'Environnement (ICPE) ou leur extension à condition :

- qu’elles soient nécessaires ou complémentaires aux activités admises dans la zone, - qu’elles ne présentent pas de risques et nuisances pour le voisinage, la santé, la sécurité et la salubrité

publique, - que leurs exigences de fonctionnement, lors de leur ouverture et durant leur exploitation, soient

compatibles avec les infrastructures existantes, notamment les voiries et l’assainissement ; • Sont admis les affouillements et exhaussements de sol à condition qu’ils soient directement liés aux travaux

de construction autorisés dans la zone, aux travaux de voirie ou aux aménagements paysagers des espaces libres ;

UP 2Occupations et utilisations du sol soumises à conditions

Intitulé du document : MIXITE FONCTIONNELLE ET SOCIALE

Non réglementé.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 71/121

SECTION 2 – CARACTERISTIQUES URBAINES, ARCHITECTURALES,

ENVIRONNEMENTALES ET PAYSAGERES

Implantation et volumétrie des constructions

UP 3Accès et voirie

Intitulé du document : EMPRISE AU SOL DES CONSTRUCTIONS

Non règlementé

UP 4Desserte par les réseaux

Intitulé du document : HAUTEUR DES CONSTRUCTIONS

Non règlementé

UP 5Superficie minimale des terrains

Intitulé du document : IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS PAR RAPPORT AUX VOIES ET EMPRISES PUBLIQUES

Non règlementé

UP 6Implantation par rapport aux voies et emprises publiques

Intitulé du document : IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS PAR RAPPORT AUX LIMITES SEPARATIVES

Non règlementé

UP 7Implantation par rapport aux limites séparatives

Intitulé du document : IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS LES UNES PAR RAPPORT AUX AUTRES SUR UN MEME TERRAIN

Non règlementé.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 72/121

Qualité urbaine, architecturale, paysagère et environnementale

UP 8Implantation des constructions les unes par rapport aux autres

Intitulé du document : QUALITE DES CONSTRUCTIONS

Par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur, les constructions ne doivent pas porter atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales.

L’implantation de la construction (y compris les annexes) doit s’adapter à la configuration topographique du terrain naturel, afin de préserver au maximum le couvert végétal et limiter les exhaussements et affouillements de sol. Les terrassements doivent être les plus réduits possibles.

Les règles ci-après visent à assurer dans de bonnes conditions l'insertion de constructions neuves dans le tissu urbain traditionnel. Elles ne sauraient, le cas échéant faire échec à un projet d'architecture contemporaine témoignant d'innovation ou de qualité.

Les constructions doivent présenter une simplicité de volume.

Une attention particulière doit être portée à l’harmonie des couleurs entre les différents matériaux et éléments de façades (façade, menuiserie et volet, encadrement). La teinte blanche et les couleurs vives sont interdites.

Les éléments accessoires doivent être traités avec une simplicité extrême et en parfaite insertion avec le site.

→ Clôtures L’aspect des clôtures comme des murs de soutènement doit être harmonisé avec leur environnement, notamment en termes de teintes et de matériaux.

Les clôtures doivent assurer la libre circulation des eaux de ruissellement, et être perméables pour la petite faune.

Pour les clôtures végétalisées, les essences végétales à privilégier sont les essences locales et/ou adaptées aux conditions climatiques ainsi que les espèces caduques (cf. liste des espèces dans l’OAP TVB). Les espèces allergènes sont proscrites, en particulier les Cyprès.

UP 9Emprise au sol

Intitulé du document : QUALITE DES ESPACES NON BATIS ET ABORDS DES CONSTRUCTIONS

Les plantations existantes doivent être maintenues dans la mesure du possible ou remplacées par des plantations au moins équivalentes.

Les surfaces laissées libres de toute construction doivent faire l’objet d’un aménagement paysager, et les aires de stationnement doivent être plantées.

La création de surface imperméable doit être limitée aux stricts besoins de l’opération et de ses usagers. L’utilisation de matériaux perméables ou poreux sera privilégiée pour les voies, zones de stationnement et cheminements internes à la parcelle.

Les essences végétales à privilégier sont les essences locales et/ou adaptées aux conditions climatiques ainsi que les espèces caduques (cf. liste des espèces dans l’OAP TVB). Les espèces allergènes sont proscrites, en particulier les Cyprès.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 73/121

Stationnement

UP 10Hauteur maximale des constructions

Intitulé du document : STATIONNEMENT

Le stationnement des véhicules, y compris les « deux roues », correspondant aux besoins des constructions et installations, doit être assuré en dehors des voies publiques ou privées sur des emplacements prévus à cet effet. La superficie à prendre en compte pour une place de stationnement est de 25 m² y compris les accès et dégagements. Les zones de manœuvre des aires de stationnement doivent être indépendantes des voies publiques.

Le nombre de places de stationnement est à déterminer en tenant compte de la nature des constructions, de leur fréquentation et de leur situation géographique au regard des capacités des parcs de stationnement publics existants à proximité et de la desserte en transports collectifs.

SECTION 3 - EQUIPEMENTS ET RESEAUX

UP 11Aspect extérieur

Intitulé du document : DESSERTE PAR LES VOIES PUBLIQUES OU PRIVEES

Tout terrain enclavé est inconstructible. Selon les dispositions de l’article 682 du Code Civil, son propriétaire est fondé à réclamer sur les fonds de ses voisins un passage suffisant pour assurer la desserte complète de ses fonds. Les accès et voiries doivent présenter des caractéristiques permettant de satisfaire aux exigences de sécurité publique, de salubrité, de la défense contre l'incendie (se référer au guide technique de desserte et d'accessibilité du SDIS 30), de la protection civile et de ramassage des ordures ménagères. Les dimensions, formes, caractéristiques techniques des accès, voiries publiques ou privées, doivent être adaptées aux usages qu’ils supportent ou aux opérations qu’elles desservent. En aucun cas, les accès et voiries nouvelles ne peuvent être inférieurs à 3 mètres de largeur (hors stationnement). Les voies privées se terminant en impasse doivent être aménagées dans leur partie terminale de telle sorte que les véhicules (notamment ceux des services publics) puissent opérer un demi-tour. Dans la mesure du possible, l’aménagement de voie en impasse sera évité.

Les accès doivent être adaptés à l’opération et aménagés de façon à apporter la moindre gêne à la circulation publique. Lorsque le terrain est riverain de deux ou plusieurs voies publiques, l’accès sur celle qui présenterait une gêne ou un risque pour la circulation peut être interdit.

UP 12Stationnement

Intitulé du document : DESSERTE PAR LES RESEAUX →

Eau potable

Toute construction ou installation nouvelle, nécessitant un raccordement à l’eau potable, doit être raccordée à une conduite de distribution publique d’eau potable de caractéristiques suffisantes établie au droit du terrain d’assiette du projet.

→ Eaux usées Le raccordement au réseau public d’assainissement est obligatoire. Les canalisations d’eaux usées seront réalisées en souterrain. L’évacuation des eaux usées non traitées dans les fossés ou cours d’eau est interdite. Les rejets d’eau claire (drainages, eaux de ruissellement, eaux de vidange des piscines et cuves, ou rejets de pompes à chaleur, climatisation) ne doivent en aucun cas rejoindre le réseau séparatif des eaux usées.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 74/121

→ Eaux pluviales

Les aménagements réalisés sur tout terrain doivent être tels qu'ils garantissent l'écoulement des eaux pluviales dans le réseau public les collectant. Le raccordement des eaux pluviales au réseau d’évacuation des eaux usées est interdit.

En l'absence de réseau, le constructeur est tenu de réaliser les aménagements nécessaires au libre écoulement des eaux et à leur évacuation directe sans stagnation vers un déversoir approprié.

L’écoulement des eaux pluviales des nouvelles constructions ou installations sera résorbé en priorité sur le terrain du projet.

La compensation des surfaces imperméabilisées doit se faire par tout dispositif calculé au minimum sur la base minimale de 120 litres par m2 imperméabilisé avec un débit de fuite maximal de l’orifice de vidange de 7 litres par seconde et par hectare nouvellement imperméabilisé avant rejet vers les exutoires appropriés.

Les modalités de compensation des surfaces imperméabilisées énoncées précédemment pourront être adaptées, sous réserve de la conduite d’une étude spécifique.

L’évacuation des eaux de piscine est admise dans le réseau pluvial si le traitement chimique a été interrompu minimum 15 jours avant le rejet.

→ Réseaux câblés

Pour toute construction ou installation nouvelle, les branchements aux lignes de distribution d'énergie électrique ainsi qu'aux câbles téléphoniques, sur le domaine public comme sur les propriétés privées, doivent être réalisés en souterrain. L'alimentation aérienne sur poteaux ou consoles ne sera tolérée que très exceptionnellement sur justification qu'aucune autre solution n'est possible.

→ Communications électroniques

Toute nouvelle construction autorisée doit prévoir les branchements aux réseaux de communications numériques. Cette règle ne s’impose pas aux annexes.

→ Défense incendie

Tout bâtiment ou installation doit pouvoir être défendu contre l'incendie par des points d’eau incendie conformément à la réglementation en vigueur. Il convient de se référer au règlement départemental de Défense Extérieure contre l’Incendie (DECI) du SDIS du Gard.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 75/121

ZONE 1AUH

La zone 1AUh « ouverte » correspond à l’urbanisation future d’une enclave urbaine. Il s’agit d’une zone à vocation d’habitat. C’est un secteur à urbaniser à court terme, sous la forme d’une opération d’ensemble, dont les voies et réseaux existants à la périphérie immédiate de la zone ont une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter, et comportant une orientation d’aménagement et de programmation sectorielle.

DIVISION EN SOUS-ZONES Sans objet

ORIENTATIONS D’AMENAGEMENT ET DE PROGRAMMATION (OAP) Tout aménagement ou construction réalisé dans la zone 1AUh doit être compatible avec les principes définis dans l’orientation d’aménagement et de programmation sectorielle « rue Memière ». Tout aménagement ou construction doit être compatible avec les orientations générales définies dans l’orientation d’aménagement et de programmation « Trame Verte et Bleue ».

ARTICULATION DU REGLEMENT ECRIT AVEC LE REGLEMENT GRAPHIQUE En complément du règlement écrit, le règlement graphique du PLU identifie des prescriptions spéciales détaillées dans les dispositions générales du présent règlement, et les annexes du PLU auxquelles il convient de se référer.

RISQUES NATURELS Sur les terrains affectés par un risque naturel identifié sur le plan de zonage, les dispositions qui s’appliquent sont celles de la zone augmentées des dispositions règlementaires relatives aux risques identifiés auxquelles il convient de se référer dans les dispositions générales du présent règlement, ainsi que dans les annexes du PLU. En tout état de cause, ce sont les dispositions les plus restrictives qui s’appliquent sur ledit terrain. La zone 1AUh est notamment concernée par un risque inondation, principalement par ruissellement.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 76/121

SECTION 1 - DESTINATION DES CONSTRUCTIONS, USAGES DES SOLS ET NATURE D’ACTIVITES

Zone UZ

Ce que la zone UZ autorise, en clair

UZ 1Occupations et utilisations du sol interdites

Intitulé du document : CONSTRUCTIONS, ACTIVITES, USAGES ET AFFECTATIONS DES SOLS

c) Sont précisés dans le tableau suivant :

- les destinations et sous-destinations autorisées, admises sous conditions ou interdites dans le cadre de constructions nouvelles ou de changements de destination ou sous-destination de constructions existantes.

Les conditions relatives aux constructions, activités, usages et affectations des sols « admis sous conditions » à l’article 1a sont détaillées à l’article 1.b ci-après.

Destination Exploitation agricole ou forestière Sous- Exploitation agricole

destinations Exploitation forestière Destination Habitation

Sous- Logement destinations Hébergement Destination Commerce et activités de service

Artisanat et commerce de détail Restauration Commerce de gros

Sous- Activités de services où s'effectue l'accueil d'une clientèle destinations

Hôtels

Zone UZ Interdites

Autorisés

Interdit Interdite Interdit Interdites Interdits

Autres hébergements touristiques

Cinéma

Destination Équipements d'intérêt collectif et services publics Locaux et bureaux accueillant du public des administrations publiques et assimilées Locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilées

Interdits Interdit

Sous- Établissements d'enseignement, de santé et action sociale destinations

Salles d'art et de spectacles

Équipements sportifs

Lieux de culte

Autres équipements recevant du public

Destination Autres activités des secteurs primaire, secondaire et tertiaire

Industrie

Entrepôt

Sousdestinations

Bureau

Centre de congrès et d'exposition

Cuisine dédiée à la vente en ligne

Autorisés

Interdite Interdit Autorisé Interdit Autorisée

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 54/121

- les autres constructions, activités, usages et affectations des sols autorisés, admis sous conditions ou interdits.

Autres constructions, activités, usages et affectations des sols

Les travaux de protection, mise en valeur ou requalification des éléments patrimoniaux identifiés dans le PLU au titre de l’article L.151-19 du code de l’urbanisme.

Autorisés

Habitations légères de loisirs, résidences mobiles de loisirs et campings

Interdites

Ouverture et exploitations de carrières ou de gravières, exploitations du soussol Dépôts de véhicules Stationnement de caravanes isolées, les garages collectifs de caravanes, la création d’aires d’accueil des gens du voyage.

Installations Classées pour la Protection de l'Environnement (ICPE)

Affouillements et exhaussements du sol Constructions, aménagements, affouillements et exhaussements, installations y compris classées nécessaires à l'activité ferroviaire.

Interdites Interdits Interdits

Interdites Autorisés sous conditions

Autorisés

Les constructions, activités, usages et affectations des sols qui ne sont ni interdits, ni admis sous conditions par l’article 1.a. sont autorisés.

d) Conditions limitatives relatives aux constructions, activités, usages et affectations des sols « admis sous conditions » à l’article 1.a :

• Sont admis les affouillements et exhaussements de sol à condition qu’ils soient directement liés aux travaux de construction autorisés dans la zone, aux travaux de voirie ou aux aménagements paysagers des espaces libres.

UZ 2Occupations et utilisations du sol soumises à conditions

Intitulé du document : MIXITE FONCTIONNELLE ET SOCIALE

Non réglementé.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 55/121

SECTION 2 – CARACTERISTIQUES URBAINES, ARCHITECTURALES,

ENVIRONNEMENTALES ET PAYSAGERES

Implantation et volumétrie des constructions

UZ 3Accès et voirie

Intitulé du document : EMPRISE AU SOL DES CONSTRUCTIONS

L’emprise au sol maximale des constructions est fixée à 50% du terrain d’assiette du projet. L’emprise au sol du bassin des piscines est limitée à 32 m². Cet article ne s’applique pas aux équipements d'intérêt collectif et services publics à condition qu’ils ne portent pas atteinte à la préservation du site et du paysage.

UZ 4Desserte par les réseaux

Intitulé du document : HAUTEUR DES CONSTRUCTIONS

Se référer au lexique pour la définition et le calcul de la hauteur. La hauteur des constructions ne doit pas dépasser 7,50 mètres à l’égout du toit. La hauteur totale maximale des annexes ne doit pas dépasser 4 mètres, sauf pour les annexes comprenant une toiture terrasse qui n’excéderont pas 2,80 mètres de hauteur à l’acrotère.

Le dépassement de ces hauteurs maximales est admis pour les superstructures et installations techniques telles que machineries d'ascenseur, cheminées, antennes...

Cet article ne s’applique pas aux équipements d'intérêt collectif et services publics à condition qu’ils ne portent pas atteinte à la préservation du site et du paysage.

UZ 5Superficie minimale des terrains

Intitulé du document : IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS PAR RAPPORT AUX VOIES ET EMPRISES PUBLIQUES

Les constructions, y compris les annexes, doivent être implantées à une distance minimale de 3 mètres des voies et emprises publiques ou de la limite d’emprise des autres voies, existantes ou projetées.

Toutefois, des implantations différentes peuvent être admises ou imposées :

- lorsque le projet concerne l’extension ou la surélévation d’un bâtiment existant. Les annexes ne peuvent pas servir de référence quant à la marge de recul.

- si la construction assure une continuité avec l’immeuble voisin existant (hormis les annexes) à condition de ne pas réduire la marge de recul existante, et à condition de contribuer à une meilleure intégration de la construction dans le paysage urbain,

- lorsqu’il est nécessaire de sauvegarder un élément du patrimoine bâti ou paysager, notamment un élément repéré au titre de l’article L.151-19 du code de l’urbanisme,

- lorsqu’il existe une servitude de passage ou de réseaux.

Cas particuliers des piscines

Les piscines doivent être implantées à une distance minimale de 2 mètres des voies et emprises publiques, ou de la limite d’emprise des autres voies, existantes ou projetées.

Cet article ne s’applique pas aux équipements d'intérêt collectif et services publics à condition qu’ils ne portent pas atteinte à la préservation du site et du paysage. En bordure du domaine ferroviaire, des clôtures défensives doivent être établies, en dehors de celui-ci, par les constructeurs, afin d’assurer la sécurité.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 56/121

UZ 6Implantation par rapport aux voies et emprises publiques

Intitulé du document : IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS PAR RAPPORT AUX LIMITES SEPARATIVES

Les constructions doivent être implantées, soit à l’alignement, soit en retrait des limites séparatives. Dans ce cas, la distance minimale de ce retrait est de 3 mètres Toutefois, des implantations différentes peuvent être admises ou imposées :

- lorsque le projet concerne l’extension ou la surélévation d’un bâtiment existant à condition de ne pas réduire la marge de recul existante,

- si la construction assure une continuité avec l’immeuble voisin existant (hormis les annexes), - lorsqu’il est nécessaire de sauvegarder un élément du patrimoine bâti ou paysager, notamment un élément

repéré au titre de l’article L.151-19 du code de l’urbanisme, - lorsqu’il existe une servitude de passage ou de réseaux.

Cas particuliers des piscines Non règlementée

Cet article ne s’applique pas aux équipements d'intérêt collectif et services publics à condition qu’ils ne portent pas atteinte à la préservation du site et du paysage.

Les constructions, équipements et outillages liés au fonctionnement du Service Public Ferroviaire, dont les impératifs techniques et de sécurité commandent leur implantation, dérogent notamment à ces règles.

UZ 7Implantation par rapport aux limites séparatives

Intitulé du document : IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS LES UNES PAR RAPPORT AUX AUTRES SUR UN MEME TERRAIN

Les constructions non contiguës doivent être implantées à une distance minimale de 3 mètres.

Qualité urbaine, architecturale, paysagère et environnementale

UZ 8Implantation des constructions les unes par rapport aux autres

Intitulé du document : QUALITE DES CONSTRUCTIONS

Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions, ou si l'aspect extérieur des bâtiments, ouvrages, exhaussements ou affouillements à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales. L’implantation de la construction (y compris les annexes) doit s’adapter à la configuration topographique du terrain naturel, afin de préserver au maximum le couvert végétal et limiter les exhaussements et affouillements de sol. Les terrassements doivent être les plus réduits possibles. Les annexes doivent être traitées avec les mêmes soins que le bâtiment principal.

→ Volume Les volumes des constructions devront rester simples et tenir compte du contexte urbain.

→ Toitures, couvertures Les toitures sont à deux pentes opposées entre 27% et 35% sauf dans le cas d’une toiture-terrasse. Les toitures à une pente sont acceptées uniquement pour les annexes implantées en limites séparatives. Les toitures doivent être couvertes en tuile canal posées à courant et à couvert, ou de tuile mécanique profil canal, sauf si elles sont composées de dispositifs solaires et/ou de toitures terrasses. Les tuiles doivent être d’aspect terre cuite de teinte paille, rosée ou vieillie.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 57/121

Les toitures-terrasses en limites séparatives doivent être inaccessibles.

Les lucarnes et « chiens assis » sont interdits.

→ Façades et ouvertures

De façon générale, un principe de composition de façade doit être recherché. Les pleins doivent dans une façade dominer les vides. Les baies avec allège créées doivent être de proportion traditionnelle (plus haute que large).

Les façades arrière et latérales, ainsi que celles des annexes doivent être traitées avec le même soin que les façades principales et en harmonie avec elles.

Les façades devront être enduites, avec un enduit taloché ou lissé fin. La teinte des murs sera de ton pierre ou sable pouvant être légèrement ocré (cf. nuancier à l’article UA8). Les couleurs blanches, vives ou pastels seront interdites.

Les menuiseries doivent présenter, par typologie (fenêtre, volet, porte, baie vitrée, …), des aspects et couleurs uniformes sur toute la construction, l’ensemble des menuiseries devant également présenter une cohérence (profils, matériaux, découpage) et une harmonie de teinte. Les volets de teintes vives sont interdits (cf. nuancier à l’article UA8).

Afin d’harmoniser la couleur de l’enduit de façade avec celle des menuiseries, 2 correspondances sont généralement satisfaisantes :

- Rester ton sur ton, la couleur des menuiseries reprenant celle de l’enduit en plus soutenue. - Associer les couleurs complémentaires.

Tout matériau doit être utilisé selon ses propres qualités, à l'intérieur de son domaine spécifique d'emploi ; (par exemple, en règle générale, les parpaings doivent être enduits, les buses ne doivent pas servir de pilier de clôture et les pierres ne doivent pas être peintes).

→ Superstructures et installations techniques

Les éléments accessoires doivent être traités avec une simplicité extrême et en parfaite insertion avec le site.

Les souches de cheminées ou autres éléments de superstructure s'élevant au-dessus des toitures doivent être regroupées dans la mesure du possible. Leur traitement doit être étudié avec soin de façon à s'intégrer à l'ensemble du bâtiment. Les souches nouvelles de cheminée doivent être enduites et, de préférence, surmontées d’un chaperon en tuiles.

Les éléments techniques extérieurs (antenne parabolique ou de radiodiffusion-télévision, compresseur de climatisation, prises ou rejets d’air type « ventouse », canalisation, conduits) doivent être implantés de manière à en limiter au maximum l’impact visuel depuis l’espace public.

Tout dispositif de climatisation installé en façade doit être dissimulé par un habillage, en harmonie avec le bâtiment, et permettant son intégration visuelle au bâti.

Les ouvrages indispensables au fonctionnement des bâtiments (gaines d’ascenseur, VMC, climatisation…) peuvent être réalisés en toiture à condition qu’ils soient de faible volume, intégrés à la conception architecturale d’ensemble et qu’ils ne soient pas visibles depuis la rue et les espaces publics (dispositifs d’habillage ou de camouflage autorisés).

Les dispositifs nécessaires à l'utilisation des énergies renouvelables doivent faire l’objet d’une intégration soignée.

Le caisson des mécanismes de fermeture des baies (volets roulants, rideaux de fer) doit être implanté à l'intérieur des constructions.

→ Clôtures

Les murs de soutènement nécessaires à la tenue des terrains en pente ne sont pas comptés dans la clôture.

L’aspect des clôtures, comme des murs de soutènement, doit être harmonisé avec leur environnement, notamment en termes de teintes et de matériaux. Les brise-vues ou panneaux occultants sont strictement interdits sur la voie publique.

Les clôtures doivent assurer la libre circulation des eaux de ruissellement, et être perméables pour la petite faune.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 58/121

Pour les clôtures végétalisées, les essences végétales à privilégier sont les essences locales et/ou adaptées aux conditions climatiques ainsi que les espèces caduques (cf. liste des espèces dans l’OAP TVB). Les espèces allergènes sont proscrites, en particulier les Cyprès.

En bordure des emprises publiques, la hauteur des clôtures ne doit pas excéder 1,60 mètres. Les clôtures sont constituées :

- soit d’un mur plein enduit sur les 2 faces pouvant être surmonté par un couronnement, - d’un soubassement bâti enduit sur les 2 faces, d’une hauteur maximale de 0,60 mètre, surmonté d’une

grille, pouvant être doublé d’une haie aux essences locales et variées. - soit de grilles à panneaux rigides, doublées d’une haie végétale, - soit d’une simple végétation,

S’ils existent, les murs pleins doivent intégrer tous les éléments techniques : compteurs, boîtes aux lettres, local poubelles. Les portails doivent s’ouvrir vers l’intérieur de la parcelle ou être coulissants.

En limites séparatives, les clôtures ne doivent pas excéder 2 mètres de hauteur et sont constituées : - d’un soubassement bâti enduit sur les 2 faces, d’une hauteur maximale de 0,60 mètre, surmonté d’une grille, pouvant être doublé d’une haie aux essences locales et variées. - soit d’un grillage, doublé d’une haie végétale, - soit d’une simple végétation,

En bordure du domaine ferroviaire, des clôtures défensives doivent être établies, en dehors de celui-ci, par les constructeurs, afin d’assurer la sécurité et être végétalisées tout en respectant les prescriptions de la SNCF.

→ Abris jardin

Les couleurs vives sont interdites. Les matériaux destinés à être enduits doivent l’être impérativement. L'utilisation de matériaux d’aspect précaire est interdite. Il n'est pas fixé de pente de toitures pour les abris jardins.

UZ 9Emprise au sol

Intitulé du document : QUALITE DES ESPACES NON BATIS ET ABORDS DES CONSTRUCTIONS

Coefficient de jardin

La surface devant être laissée libre de construction, perméable et en pleine terre doit représenter au moins 15% de l’assiette foncière de l’opération.

Se référer au lexique pour la définition retenue du coefficient de jardin.

Aménagement des espaces extérieurs

Les plantations existantes doivent être maintenues dans la mesure du possible ou remplacées par des plantations au moins équivalentes.

Les surfaces laissées libres de toute construction doivent faire l’objet d’un aménagement paysager, et les aires de stationnement doivent être plantées. La création de surface imperméable doit être limitée aux stricts besoins de l’opération et de ses usagers. L’utilisation de matériaux perméables ou poreux sera privilégiée pour les voies, zones de stationnement et cheminements internes à la parcelle.

- Les surfaces non construites doivent être plantées à raison d’un arbre de haute-tige (c'est à dire dont les

dimensions à l’âge adulte atteignent au moins 45 cm de diamètre de tronc à 1,5 mètre de hauteur et les frondaisons dépasseront les 4 mètres de hauteur) au moins par 200 m2 de terrain.

- Les aires de stationnement doivent être plantées à raison d’un arbre à haute tige au moins pour quatre

places de stationnement.

Les essences végétales à privilégier sont les essences locales et/ou adaptées aux conditions climatiques ainsi que les espèces caduques (cf. liste des espèces dans l’OAP TVB). Les espèces allergènes sont proscrites, en particulier les Cyprès.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 59/121

Stationnement

UZ 10Hauteur maximale des constructions

Intitulé du document : STATIONNEMENT

Pour tous les types de construction, il n’y a aucune obligation en matière de stationnement dans le cas de projets de rénovation/reconstruction sans extension de la surface de plancher, et sans création de logements supplémentaires. Les divisions de terrain, les transformations de bâti existant ou les changements de destination ne doivent pas aboutir à la suppression d’une place de stationnement sans qu’elle ne soit remplacée. Le stationnement des véhicules, y compris les « deux roues », correspondant aux besoins des constructions et installations, doit être assuré en dehors des voies publiques ou privées sur des emplacements prévus à cet effet.

La superficie à prendre en compte pour une place de stationnement est de 25 m² y compris les accès et dégagements. Les zones de manœuvre des aires de stationnement doivent être indépendantes des voies publiques

Selon la destination de la construction, le nombre d’emplacements doit être au moins égal à : - habitation : 2 places minimum par logements ; - hébergement : 1 place minimum par tranche de 2 chambres ;

Pour les autres destinations et sous-destinations, le nombre de places de stationnement est à déterminer en tenant compte de la nature des constructions, de leur fréquentation et de leur situation géographique au regard des capacités des parcs de stationnement publics existants à proximité et de la desserte en transports collectifs.

Stationnement des deux roues non motorisées :

Pour les programmes de logements et opérations d’ensemble comportant plus de 5 logements, des places de stationnement couvertes et facilement accessibles depuis l'espace public doivent être réalisées. Il est exigé une place de stationnement d’une surface minimale de 0,70 m² par tranche de 70 m² de surface de plancher.

SECTION 3 - EQUIPEMENTS ET RESEAUX

UZ 11Aspect extérieur

Intitulé du document : DESSERTE PAR LES VOIES PUBLIQUES OU PRIVEES

Tout terrain enclavé est inconstructible. Selon les dispositions de l’article 682 du Code Civil, son propriétaire est fondé à réclamer sur les fonds de ses voisins un passage suffisant pour assurer la desserte complète de ses fonds.

Les accès et voiries doivent présenter des caractéristiques permettant de satisfaire aux exigences de sécurité publique, de salubrité, de la défense contre l'incendie (se référer au guide technique de desserte et d'accessibilité du SDIS 30), de la protection civile et de ramassage des ordures ménagères.

Les dimensions, formes, caractéristiques techniques des accès, voiries publiques ou privées, doivent être adaptées aux usages qu’ils supportent ou aux opérations qu’elles desservent.

En aucun cas, les accès et voiries nouvelles ne peuvent être inférieurs à 3 mètres de largeur (hors stationnement). Les voies privées se terminant en impasse doivent être aménagées dans leur partie terminale de telle sorte que les véhicules (notamment ceux des services publics) puissent faire demi-tour. Dans la mesure du possible, l’aménagement de voie en impasse sera évité.

Les accès doivent être adaptés à l’opération et aménagés de façon à apporter la moindre gêne à la circulation publique. Lorsque le terrain est riverain de deux ou plusieurs voies publiques, l’accès sur celle qui présenterait une gêne ou un risque pour la circulation peut être interdit.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 60/121

Toute création, transformation (changement de destination) ou modification (y compris de capacité), d’un accès sur une route départementale doit être soumis pour avis au gestionnaire de la voirie départementale.

UZ 12Stationnement

Intitulé du document : DESSERTE PAR LES RESEAUX →

Eau potable Toute construction ou installation nouvelle, nécessitant un raccordement à l’eau potable, doit être raccordée à une conduite de distribution publique d’eau potable de caractéristiques suffisantes établie au droit du terrain d’assiette du projet. Les compteurs d’eau devront être obligatoirement sur le domaine public en limite de propriété.

→ Eaux usées Le raccordement au réseau public d’assainissement est obligatoire. Les canalisations d’eaux usées seront réalisées en souterrain. L’évacuation des eaux usées non traitées dans les fossés, cours d’eau ou réseau d’eaux pluviales est interdite. Les rejets d’eau claire (drainages, eaux de ruissellement des cours et des terrasses, eaux pluviales, eaux de vidange des piscines et cuves, ou rejets de pompes à chaleur, climatisation) ne doivent en aucun cas rejoindre le réseau séparatif des eaux usées.

→ Eaux pluviales Les aménagements réalisés sur tout terrain devront être tels qu'ils garantissent l'écoulement des eaux pluviales dans le réseau public les collectant. Le raccordement des eaux pluviales au réseau d’évacuation des eaux usées est interdite. En l'absence de réseau, le constructeur sera tenu de réaliser les aménagements nécessaires au libre écoulement des eaux et à leur évacuation directe sans stagnation vers un déversoir approprié. L’écoulement des eaux pluviales des nouvelles constructions ou installations sera résorbé en priorité sur le terrain du projet. La compensation des surfaces imperméabilisées doit se faire par tout dispositif calculé au minimum sur la base minimale de 120 litres par m2 imperméabilisé avec un débit de fuite maximal de l’orifice de vidange de 7 litres par seconde et par hectare nouvellement imperméabilisé avant rejet vers les exutoires appropriés. Les modalités de compensation des surfaces imperméabilisées énoncées précédemment pourront être adaptées, sous réserve de la conduite d’une étude spécifique. L’évacuation des eaux de piscine est admise dans le réseau pluvial si le traitement chimique a été interrompu minimum 15 jours avant le rejet.

→ Réseaux câblés

Pour toute construction ou installation nouvelle, les branchements aux lignes de distribution d'énergie électrique ainsi qu'aux câbles téléphoniques, sur le domaine public comme sur les propriétés privées, doivent être réalisés en souterrain. L'alimentation aérienne sur poteaux ou consoles n’est tolérée que très exceptionnellement sur justification qu'aucune autre solution n'est possible.

→ Communications électroniques

Toute nouvelle construction autorisée doit prévoir les branchements aux réseaux de communications numériques.

→ Défense incendie

Tout bâtiment ou installation doit pouvoir être défendu contre l'incendie par des points d’eau incendie conformément à la réglementation en vigueur. Il convient de se référer au règlement départemental de Défense Extérieure contre l’Incendie (DECI) du SDIS du Gard.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 61/121

ZONE UE

La zone UE est destinée à accueillir des activités de commerces et services. Il s’agit d’une partie de l’ancienne ZAC des Clarettes accueillant notamment un supermarché.

DIVISION EN SOUS-ZONES Sans objet

ORIENTATIONS D’AMENAGEMENT ET DE PROGRAMMATION (OAP) Tout aménagement ou construction doit être compatible avec les orientations générales définies dans l’orientation d’aménagement et de programmation « Trame Verte et Bleue ».

ARTICULATION DU REGLEMENT ECRIT AVEC LE REGLEMENT GRAPHIQUE En complément du règlement écrit, le règlement graphique du PLU identifie des prescriptions spéciales détaillées dans les dispositions générales du présent règlement, et les annexes du PLU auxquelles il convient de se référer.

RISQUES NATURELS Sur les terrains affectés par un risque naturel et technologique identifié sur le plan de zonage, les dispositions qui s’appliquent sont celles de la zone augmentées des dispositions règlementaires relatives aux risques identifiés auxquelles il convient de se référer dans les dispositions générales du présent règlement, ainsi que dans les annexes du PLU. En tout état de cause, ce sont les dispositions les plus restrictives qui s’appliquent sur ledit terrain.

La zone UE est notamment concernée par les risques suivants : - Inondation (principalement par ruissellement) ; - Transport de matière dangereuse : canalisation de gaz naturel exploitée par GRTGaz.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 62/121

SECTION 1 - DESTINATION DES CONSTRUCTIONS, USAGES DES SOLS ET NATURE D’ACTIVITES

Zone A

Ce que la zone A autorise, en clair

A 1Occupations et utilisations du sol interdites

Intitulé du document : CONSTRUCTIONS, ACTIVITES, USAGES ET AFFECTATIONS DES SOLS

a) Sont précisées dans le tableau suivant et, le cas échéant, selon les zones : - les destinations et sous-destinations autorisées, admises sous conditions ou interdites dans le cadre de constructions nouvelles ou de changements de destination ou sous-destination de constructions existantes.

Les conditions relatives aux constructions, activités, usages et affectations des sols « admis sous conditions » à l’article 1a sont détaillées à l’article A.1.b. et A.2.

Destination Exploitation agricole ou forestière

Sous- Exploitation agricole destinations Exploitation forestière

Destination Habitation

Sous- Logement destinations Hébergement

Destination Commerce et activités de service

Artisanat et commerce de détail

Restauration

Commerce de gros Sous- Activités de services où s'effectue l'accueil d'une destinations clientèle

Hôtels Autres hébergements touristiques

Cinéma

Destination Équipements d'intérêt collectif et services publics

Locaux et bureaux accueillant du public des administrations publiques et assimilées

Locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilées

Sousdestinations

Établissements d'enseignement, de santé et action sociale

Salles d'art et de spectacles

Équipements sportifs

Lieux de culte

Autres équipements recevant du public

Destination

Autres activités des secteurs primaire, secondaire et tertiaire

Industrie

Entrepôt

Sousdestinations

Bureau

Centre de congrès et d'exposition

Cuisine dédiée à la vente en ligne

Zone A Autorisées sous

conditions Interdite

Zone Ap Interdits

Autorisés sous conditions Interdit

Interdits

Interdits Autorisés sous conditions

Interdits Interdits Interdits Interdits Interdits

Interdits

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 91/121

- les autres constructions, activités, usages et affectations des sols autorisés, admis sous conditions ou interdits.

Autres constructions, activités, usages et affectations des sols

Zone A

Zone Ap

Les travaux de protection, mise en valeur ou requalification des éléments patrimoniaux identifiés dans le PLU au titre de l’article L.151-19 du code de l’urbanisme. Habitations légères de loisirs, résidences mobiles de loisirs et campings Ouverture et exploitations de carrières ou de gravières, exploitations du sous-sol

Dépôts en plein air

Autorisés

Interdites Interdites Autorisés sous conditions

Le stationnement de caravanes isolées, les garages collectifs de caravanes, la création d’aires d’accueil des gens du voyage.

Installations Classées pour la Protection de l'Environnement (ICPE)

Interdits

Autorisées sous conditions

Interdites

Affouillements et exhaussements du sol

Autorisés sous conditions

Constructions, aménagements, affouillements et exhaussements, installations y compris classées nécessaires à l'activité ferroviaire.

Autorisés

Les constructions, activités, usages et affectations des sols qui ne sont ni autorisés, ni admis sous conditions par l’article 1.a. sont interdites.

b) Conditions limitatives relatives aux constructions, activités, usages et affectations des sols « admis sous conditions » à l’article 1a :

Sont admises les constructions de la destination « Exploitation agricole » à condition :

- qu’elles soient nécessaires à l’exercice d’une activité agricole ou pastorale; - qu’elles soient limitées aux seuls besoins de l’exploitation et d’une dimension proportionnée à l’activité

agricole et à la taille de l’exploitation ; - qu’elles ne soient pas incompatibles avec l’exercice d’une activité agricole ou pastorale sur le terrain sur

lequel elles sont implantées, qu'elles ne portent pas atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages ; - qu’elles respectent les conditions édictées dans le Règlement Sanitaire Départemental (source ARS) concernant les bâtiments d’élevage. En zone A : • Sont autorisés les bâtiments d’exploitation, installations ou ouvrages techniques nécessaires à la production agricole et au stockage de matériel agricole. • Sont autorisées les serres de production et de stockage liées à l’exploitation agricole, et les abris à animaux (à l’exclusion de toute autre utilisation). • Sont autorisées les constructions et installations nécessaires à la transformation, au conditionnement et à la commercialisation des produits agricoles (animaux ou végétaux) de l’exploitation, lorsque ces activités constituent le prolongement de l’acte de production, notamment les points de vente directe à la ferme. • Sont autorisées les constructions nécessaires à l'accueil journalier des salariés de l'exploitation.

• Sont autorisées les constructions liées à des activités complémentaires d’accueil touristique ayant pour support l’exploitation agricole (à condition de rester secondaires), de type fermes auberges, chambres d’hôtes, gîtes ruraux, et camping à la ferme. Ces activités doivent être exercées dans le prolongement de l’acte de production agricole.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 92/121

o Les constructions doivent être intégrées ou accolées aux constructions déjà existantes de l’exploitation, dans une limite de 100 m² de surface de plancher.

o L’accueil de campeurs, est limité à 6 emplacements et 20 campeurs par exploitation agricole, pour une durée maximale d'ouverture de 3 mois par an.

• Sont autorisés les constructions à usage logement de fonction, l'agrandissement ou la réhabilitation des logements de fonction existants ainsi que les constructions qui leur sont complémentaires, dans la limite d’un logement par exploitation et d’une surface de plancher maximale totale de 100 m² (extensions et annexes comprises), sous réserve : o que le type de production ou le fonctionnement de l’exploitation nécessitent une proximité permanente et rapprochée. o que le logement soit intégré dans la volumétrie d’un bâtiment d’exploitation, ou soit accolé à un bâtiment d’exploitation existant régulièrement édifié. Ce principe de proximité pourra être adapté en cas d’impossibilité technique, juridique ou économique dûment démontrée.

En zone Ap :

• Sont autorisés les aménagements légers liés à l’activité agricole, et à l’élevage (abris démontables pour les animaux…).

Sont admis, en zones A et Ap, les locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilées dès lors qu'ils ne sont pas incompatibles avec l'exercice d'une activité agricole, pastorale ou forestière du terrain sur lequel ils sont implantés et qu'ils ne portent pas atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages. La nécessité technique de leur implantation en zone agricole doit être démontrée.

Sont admis, en zones A et Ap, les dépôts en plein air à condition qu’ils soient liés et nécessaires à l’exercice d’une activité agricole, pastorale ou forestière (il peut s’agir de dépôts de bois, de produits agricoles…) et qu'ils ne portent pas atteinte à la qualité environnementale de la zone et aux paysages.

Sont admises, en zone A, les installations classées pour la protection de l’environnement, à condition de démontrer la nécessité technique de leur implantation en zone agricole, et qu'elles ne portent pas atteinte au caractère de la zone.

Sont admis, en zones A et Ap, les affouillements et les exhaussements de sol, à condition qu’ils ne compromettent pas la stabilité du sol et le libre écoulement des eaux, et soit qu’ils soient nécessaires à l’activité agricole et pastorale ou directement liés aux travaux de construction autorisés, aux travaux de voirie ou aux aménagements paysagers des espaces libres.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 93/121

A 2Occupations et utilisations du sol soumises à conditions

Intitulé du document : CONDITIONS D’EVOLUTION DES CONSTRUCTIONS EXISTANTES

En zone A et Ap, sont autorisées à condition qu’elles ne portent pas atteinte au potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles, ou à la qualité paysagère du site :

- L’extension des constructions existantes :

o L’extension pour une habitation régulière à la date d’approbation du PLU est autorisée dans la limite de 30% de surface de plancher supplémentaire et de 200 m² de surface de plancher totale (y compris extension), à condition qu’il n’y ait pas changement de destination, ni augmentation du nombre de logements. L’extension doit être réalisée en 2 fois maximum et en contiguïté avec le bâtiment originel.

- Les annexes aux habitations existantes (y compris les annexes à l’habitation de l’exploitation agricole) à la

date d’approbation du PLU, et sous réserve de démontrer qu'ils ne portent pas atteinte au caractère du site et de la zone.

o La surface d’emprise au sol totale des annexes (hors piscine) est limitée à 50 m² (abri jardin, garage…). Les annexes créées ne pourront pas être transformées en nouveaux logements. Les annexes doivent être réalisées dans un rayon de 20 mètres du bâtiment d’habitation mesuré en tout point des murs extérieurs.

o Est autorisée une piscine dont le bassin est limité à 32 m² d’emprise au sol, et son local technique d’une emprise au sol n’excédant pas 6 m². Les piscines et leurs locaux techniques doivent être réalisés dans un rayon de 20 mètres du bâtiment d’habitation mesuré en tout point des murs extérieurs.

En zone A, est autorisé, dès lors qu’il ne compromet pas l’activité agricole ou la qualité paysagère du site :

- Le changement de destination des bâtiments identifiés sur le document graphique au titre de l’article

L.151-11 du code de l’urbanisme vers la destination « logement ». Il s’agit des dépendances du domaine de Bellevue.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 94/121

SECTION 2 – CARACTERISTIQUES URBAINES, ARCHITECTURALES,

ENVIRONNEMENTALES ET PAYSAGERES

A 3Accès et voirie

Intitulé du document : EMPRISE AU SOL DES CONSTRUCTIONS

Non règlementé, à l’exception :

- des annexes (hors piscine) dont l’emprise au sol totale doit être inférieure à 50m², - des piscines dont l’emprise au sol du bassin doit être inférieure à 32 m², - des locaux techniques de piscines dont l’emprise au sol doit être inférieure à 6m².

A 4Desserte par les réseaux

Intitulé du document : HAUTEUR DES CONSTRUCTIONS

Se référer au lexique pour la définition et le calcul de la hauteur. La hauteur maximale des constructions d’habitation ne doit pas dépasser 7,50 mètres à l’égout du toit, y compris les extensions. Cependant, la hauteur totale des annexes ne doit pas dépasser 4 mètres. La hauteur totale maximale des bâtiments techniques agricoles ne doit pas dépasser 10 mètres. Toutefois, cette disposition ne s’applique pas aux bâtiments agricoles dont la spécificité technique agricole nécessite une hauteur différente.

Le volet paysager devra comporter la représentation des constructions voisines afin d'apprécier l'impact de la hauteur du projet par rapport à l'environnement.

Le dépassement de ces hauteurs maximales est admis pour les superstructures et installations techniques telles que cheminées, antennes...

Cet article ne s’applique pas aux équipements d'intérêt collectif et services publics à condition qu’ils ne portent pas atteinte à la préservation du site et du paysage.

A 5Superficie minimale des terrains

Intitulé du document : IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS PAR RAPPORT AUX VOIES ET EMPRISES PUBLIQUES

Les constructions, y compris les annexes, doivent être implantées à une distance d’au moins 5 mètres des voies et emprises publiques ou de la limite d’emprise des autres voies, existantes ou projetées. Cas particulier des marges de recul aux abords des routes départementales et de la voie verte Les constructions doivent respectées les marges de recul identifiées sur les documents graphiques, ces marges correspondent à un recul minimum :

- de 25 m de l’axe des RD 6572, 139 - de 15 m de l’axe de la RD 197 - de 15 m de l’axe de la voie verte Via Rhôna.

Cet article ne s’applique pas aux équipements d'intérêt collectif et services publics à condition qu’ils ne portent pas atteinte à la préservation du site et du paysage. Les constructions, équipements et outillages liés au fonctionnement du Service Public Ferroviaire, dont les impératifs techniques et de sécurité commandent leur implantation, dérogent notamment à ces règles.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 95/121

A 6Implantation par rapport aux voies et emprises publiques

Intitulé du document : IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS PAR RAPPORT AUX LIMITES SEPARATIVES

Les constructions, y compris les annexes, doivent être implantées à une distance d’au moins 5 mètres des limites séparatives.

Cet article ne s’applique pas aux équipements d'intérêt collectif et services publics à condition qu’ils ne portent pas atteinte à la préservation du site et du paysage.

Les constructions, équipements et outillages liés au fonctionnement du Service Public Ferroviaire, dont les impératifs techniques et de sécurité commandent leur implantation, dérogent notamment à ces règles.

A 7Implantation par rapport aux limites séparatives

Intitulé du document : IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS LES UNES PAR RAPPORT AUX AUTRES SUR UN MEME TERRAIN

Non règlementé, sauf :

- pour les annexes et piscines devront être implantées dans un rayon de 20 mètres du bâtiment

d’habitation mesuré en tout point des murs extérieurs.

- pour les constructions liées à des activités complémentaires d’accueil touristique ayant pour support

l’exploitation agricole qui doivent être intégrées ou accolées à un bâtiment d’exploitation existant régulièrement édifié.

- pour les constructions à usage de logement de fonction qui doivent être intégrées ou accolées à un

bâtiment d’exploitation existant régulièrement édifié.

A 8Implantation des constructions les unes par rapport aux autres

Intitulé du document : QUALITE DES CONSTRUCTIONS

Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions, ou si l'aspect extérieur des bâtiments, ouvrages, exhaussements ou affouillements à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales.

À ce titre, des écrans de verdure peuvent être demandés pour une meilleure insertion dans le site des bâtiments.

L’ensemble des prescriptions mentionnées ci-dessous n’est pas applicable aux ouvrages techniques ponctuels d’intérêt public à condition qu’ils ne portent pas atteinte à la préservation du site et du paysage. L’implantation de la construction (y compris les annexes) doit s’adapter à la configuration topographique du terrain naturel, afin de préserver au maximum le couvert végétal et limiter les exhaussements et affouillements de sol. Les terrassements doivent être les plus réduits possibles.

Le bâti destiné à l’exploitation agricole devra être accompagné de végétation afin de favoriser son insertion dans le paysage (notamment le long des voies).

→ En cas d’extension d’un bâti existant

Les extensions successives d’un bâtiment doivent former un ensemble cohérent, tant au niveau des volumes que des échelles. Les proportions du nouveau bâtiment doivent être adaptées aux volumes existants (largeur, longueur, hauteur). Les extensions, modifications ou aménagements des constructions existantes doivent avoir pour effet de préserver les éléments d’architecture traditionnelle. L’ensemble des menuiseries devant également présenter une cohérence (profils, matériaux, découpage) et une harmonie de teinte.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 96/121

→ Aspects des bâtiments agricoles

Les matériaux de couverture et de bardage, les enduits, les menuiseries et les huisseries extérieures doivent être de tons mats et ne devront présenter aucune brillance. La teinte blanche, noire et les couleurs vives sont interdites.

Les façades et les toitures des bâtiments agricoles doivent être dans des teintes neutres, mates ou sombres (gris, bruns, terre, taupe, verts foncés...). De manière générale, des teintes de couleur sombre doivent être préférées aux claires.

La toiture doit être plus sombre que les murs, éventuellement débordante du côté des façades « principales ».

Sont interdits les imitations de matériaux (faux moellons, fausses briques, faux bois, etc...) ainsi que l'emploi à nu en parement extérieur de matériaux destinés à être recouverts, tels que carreaux de plâtre, briques creuses, agglomérés.

L’unité d’aspect de la construction sera recherchée par un traitement harmonieux de toutes ses façades (matériaux et colorations, entourages des baies ou chaînages d’angle identiques et traités en harmonie avec l’enduit ou le matériau de façade, etc.).

Quant aux ouvertures, aux menuiseries extérieures et aux portes : simplicité, homogénéité, régularité et ordonnancement sont à privilégier.

Les toitures à deux pans symétriques doivent être privilégiées (1/2 1/2). Selon les configurations, sont admis les volumes à versants dissymétriques dans la limite d'une proportion 1/3 2/3. Les toitures monopentes doivent être évitées, sauf cas particulier lorsque le site s'y prête (par exemple, pente importante du terrain).

Toutefois, les toitures végétalisées ou prévoyant de la rétention des eaux pluviales en toiture sont autorisées.

→ Aspects des bâtiments d’habitation

Ces dispositions concernent les bâtiments d’habitation qui ne sont pas intégrés au sein d’un bâtiment d’activité agricole. Il convient de rechercher une harmonie d’écriture architecturale entre les bâtiments d’activité et l’habitation (volumétrie, matériaux, couleurs…). Les constructions devront présenter une simplicité de volume. Les annexes doivent être traitées avec les mêmes soins que le bâtiment principal. Les toitures sont à deux pentes opposées entre 27% et 35%. Les toitures doivent être couvertes en tuile canal posées à courant et à couvert, ou de tuile mécanique profil canal, sauf si elles sont composées de dispositifs solaires. Les tuiles doivent être d’aspect terre cuite de couleur paille, rosée ou vieillie.

De façon générale, un principe de composition de façade doit être recherché. Les pleins doivent dans une façade dominer les vides.

Les façades devront être enduites, avec un enduit taloché ou lissé fin. La teinte des murs sera de ton pierre ou sable pouvant être légèrement ocré. Les couleurs blanches, vives ou pastels seront interdites.

Les menuiseries doivent présenter, par typologie (fenêtre, volet, porte, baie vitrée, …), des aspects et couleurs uniformes sur toute la construction, l’ensemble des menuiseries devant également présenter une cohérence (profils, matériaux, découpage) et une harmonie de teintes. Les volets de teintes vives sont interdits.

→ Superstructures et installations techniques

Les éléments accessoires doivent être traités avec une simplicité extrême et en parfaite insertion avec le site.

Les souches de cheminées ou autres éléments de superstructure s'élevant au-dessus des toitures devront être regroupées dans la mesure du possible. Leur traitement sera étudié avec soin de façon à s'intégrer à l'ensemble de l'immeuble.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 97/121

Les éléments techniques extérieurs (antenne parabolique ou de radiodiffusion-télévision, compresseur de climatisation, prises ou rejets d’air type « ventouse », canalisation, conduits) doivent être implantés de manière à en limiter au maximum l’impact visuel depuis l’espace public.

Tout dispositif de climatisation installé en façade doit être dissimulé par un habillage, en harmonie avec le bâtiment, et permettant son intégration visuelle au bâti. Le caisson des mécanismes de fermeture des baies (volets roulants, rideaux de fer) doit être implanté à l'intérieur des constructions.

Les dispositifs nécessaires à l'utilisation des énergies renouvelables doivent faire l’objet d’une intégration soignée.

→ Piscines

Les piscines auront une forme simple de type bassin. La teinte bleu turquoise n’est pas adaptée pour se fondre dans le paysage. Les tons verts ou foncés sont préconisés.

→ Clôtures

Les clôtures, si elles existent, ne doivent pas excéder 2 mètres de hauteur. Les murs de soutènement nécessaires à la tenue des terrains en pente ne sont pas comptés dans la clôture.

L’aspect des clôtures comme des murs de soutènement doit être harmonisé avec leur environnement, notamment en termes de teintes et de matériaux. Les brise-vues ou panneaux occultants sont strictement interdits.

Les clôtures (sauf les clôtures agricoles dont les spécificités techniques agricoles nécessitent des caractéristiques différentes) sont constituées :

- soit d’une simple végétation, - soit d’un grillage ou de piquet bois et câble métallique doublé d’une haie végétale à l’extérieur.

Les clôtures doivent assurer la libre circulation des eaux de ruissellement, elles doivent respecter la transparence hydraulique. Elles doivent également prévoir des ouvertures adaptées permettant le passage de la petit faune (tels que les hérissons, les reptiles, et les amphibiens).

Pour les clôtures végétalisées, les essences végétales à privilégier sont les essences locales et/ou adaptées aux conditions climatiques ainsi que les espèces caduques (cf. liste des espèces dans l’OAP TVB). Les espèces allergènes sont proscrites, en particulier les Cyprès.

Les murs et murets de pierre préexistants peuvent être réhabilités et prolongés.

Les murs de clôture pleins (hauteur maximale de 2 mètres) peuvent être ponctuellement autorisés au droit des entrées en support du portail, et dans la limite de deux fois la longueur de l’ouverture du portail. S’ils existent, ces murs intégreront, dans la mesure du possible, les éléments techniques : compteurs, boîtes aux lettres, local poubelles…

En bordure du domaine ferroviaire, des clôtures défensives doivent être établies, en dehors de celui-ci, par les constructeurs, afin d’assurer la sécurité et être végétalisées tout en respectant les prescriptions de la SNCF.

→ Abris jardin ou abris pour les animaux

Les couleurs vives sont interdites. Les matériaux destinés à être enduits doivent l’être impérativement. L'utilisation de matériaux d’aspect précaire est interdite. Il n'est pas fixé de pente de toitures pour les abris jardins.

A 9Emprise au sol

Intitulé du document : QUALITE DES ESPACES NON BATIS ET ABORDS DES CONSTRUCTIONS

Des plantations d’arbres de haute tige, la création d’écrans de verdure, pourront être demandées pour une meilleure insertion des bâtiments dans le paysage.

Les constructions, voies d’accès et toutes utilisations du sol doivent être implantées de manière à préserver les plantations existantes.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 98/121

Dans la mesure où l’abattage d’arbres s’avérerait indispensable, ces derniers devront être, dans la mesure du possible, soit transplantés, soit remplacés. Les surfaces laissées libres de toute construction doivent faire l’objet d’un aménagement paysager, et les aires de stationnement doivent être plantées. La création de surface imperméable doit être limitée aux stricts besoins de l’opération et de ses usagers. L’utilisation de matériaux perméables ou poreux sera privilégiée pour les voies, zones de stationnement et cheminements internes à la parcelle. Des espaces “tampons”, tels que des haies ou clôtures végétalisées de type bocagères, pourront être aménagés par le pétitionnaire pour toute extension de l’habitation existante et toute création d’annexe et de nouveau bâtiment, à proximité d’une parcelle agricole.

A 10Hauteur maximale des constructions

Intitulé du document : STATIONNEMENT

Pour tous les types de construction, il n’y a aucune obligation en matière de stationnement dans le cas de projets de rénovation/reconstruction sans extension de la surface de plancher, et sans création de logements supplémentaires. Les divisions de terrain, les transformations de bâti existant ou les changements de destination ne doivent pas aboutir à la suppression d’une place de stationnement sans qu’elle ne soit remplacée. Le stationnement des véhicules, y compris les « deux roues », correspondant aux besoins des constructions et installations, doit être assuré en dehors des voies publiques ou privées sur des emplacements prévus à cet effet. Le nombre de places de stationnement est à déterminer en tenant compte de la nature des constructions, et de leur fréquentation.

La superficie à prendre en compte pour une place de stationnement est de 25 m² y compris les accès et dégagements. Les zones de manœuvre des aires de stationnement doivent être indépendantes des voies publiques Le stationnement devra faire l’objet d’une insertion paysagère afin de limiter au maximum son impact sur le paysage et les terres agricoles.

SECTION 3 - EQUIPEMENTS ET RESEAUX

A 11Aspect extérieur

Intitulé du document : DESSERTE PAR LES VOIES PUBLIQUES OU PRIVEES

Tout terrain enclavé est inconstructible. Selon les dispositions de l’article 682 du Code Civil, son propriétaire est fondé à réclamer sur les fonds de ses voisins un passage suffisant pour assurer la desserte complète de ses fonds.

Les accès et voiries doivent présenter des caractéristiques permettant de satisfaire aux exigences de sécurité publique, de salubrité, de la défense contre l'incendie (se référer au guide technique de desserte et d'accessibilité du SDIS 30), de la protection civile et de ramassage des ordures ménagères.

Les dimensions, formes, caractéristiques techniques des accès, voiries publiques ou privées, doivent être adaptées aux usages qu’ils supportent ou aux opérations qu’elles desservent.

En aucun cas, les accès et voiries nouvelles ne peuvent être inférieurs à 3 mètres de largeur (hors stationnement). Les voies privées se terminant en impasse doivent être aménagées dans leur partie terminale de telle sorte que les véhicules (notamment à ceux des services publics) puissent opérer un demi-tour. Dans la mesure du possible, l’aménagement de voie en impasse sera évité.

Les accès doivent être adaptés à l’opération et aménagés de façon à apporter la moindre gêne à la circulation publique. Lorsque le terrain est riverain de deux ou plusieurs voies publiques, l’accès sur celle qui présenterait une gêne ou un risque pour la circulation peut être interdit.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 99/121

Toute création, transformation (changement de destination) ou modification (y compris de capacité), d’un accès sur une route départementale doit être soumis pour avis au gestionnaire de la voirie départementale.

A 12Stationnement

Intitulé du document : DESSERTE PAR LES RESEAUX →

Eau potable

Toute construction ou installation nouvelle, nécessitant un raccordement à l’eau potable, doit être raccordée à une conduite de distribution publique d’eau potable de caractéristiques suffisantes établie au droit du terrain d’assiette du projet.

Toutefois, en l’absence de possibilité réelle de raccordement au réseau public de distribution d’eau potable, le recours à une adduction d’eau privée est permis à certaines conditions :

- pour les adductions d’eau dites « unifamiliales » (un seul foyer alimenté en eau à partir d'une ressource privée) : elles sont soumises à l’avis du maire de la commune sur la base d’une analyse de la qualité de l’eau, ainsi que sur l’absence de risque de pollution potentielle dans un périmètre de 35 mètres de rayon minimum.

- pour les adductions d’eau dites « collectives privées » (plusieurs foyers, accueil du public, activité agroalimentaire, ... ) : elles sont soumises à autorisation préfectorale au titre du Code de la Santé Publique à la suite d’une procédure nécessitant une analyse assez complète et l’intervention d’un hydrogéologue agréé.

- pour tous les points d’eau destinés à la consommation humaine, les dispositions de l’article 10 du RSD (arrêté préfectoral du 15/09/1983) devront être satisfaites et notamment celle demandant que « le puits ou le forage soit situé au minimum à 35 mètres des limites des propriétés qu’il dessert ».

Conformément aux dispositions du code de la santé publique en matière de protection des réseaux : « Les réseaux intérieurs ne doivent pas pouvoir, du fait des conditions de leur utilisation, notamment à l’occasion de phénomènes de retour d’eau, perturber le fonctionnement du réseau auquel ils sont raccordés ou engendrer une contamination de l’eau distribuée dans les installations privées de distribution ». Toute communication entre les canalisations alimentées par le réseau public d’eau potable et les canalisations alimentées par l’eau d’une autre origine est strictement interdite.

→ Eaux usées

Le raccordement au réseau public d’assainissement est obligatoire lorsqu’il existe.

En l’absence de réseau public d’assainissement, pour toute demande d’urbanisme déposée sur une parcelle comportant ou non du bâti, le pétitionnaire devra préalablement se référer au Service Public d’Assainissement Non Collectif (SPANC) compétent qui lui délivrera un avis.

Les canalisations d’eaux usées seront réalisées en souterrain. L’évacuation des eaux usées non traitées dans les fossés, cours d’eau ou réseau d’eaux pluviales est interdit.

Les rejets d’eau claire (drainages, eaux de ruissellement des cours et des terrasses, eaux pluviales, eaux de vidange des piscines et cuves, ou rejets de pompes à chaleur, climatisation) ne doivent en aucun cas rejoindre le réseau séparatif des eaux usées

→ Eaux pluviales

Les aménagements réalisés sur tout terrain devront être tels qu'ils garantissent l'écoulement des eaux pluviales dans le réseau public les collectant. Le raccordement des eaux pluviales au réseau d’évacuation des eaux usées est interdit.

En l'absence de réseau, le constructeur sera tenu de réaliser les aménagements nécessaires au libre écoulement des eaux et à leur évacuation directe sans stagnation vers un déversoir approprié.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 100/121

L’écoulement des eaux pluviales des nouvelles constructions ou installations sera résorbé en priorité sur le terrain du projet. La compensation des surfaces imperméabilisées doit se faire par tout dispositif calculé au minimum sur la base minimale de 100 litres par m² imperméabilisé avec un débit de fuite maximal de l’orifice de vidange de 7 litres par seconde et par hectare nouvellement imperméabilisé avant rejet vers les exutoires appropriés. Les modalités de compensation des surfaces imperméabilisées énoncées précédemment pourront être adaptées, sous réserve de la conduite d’une étude spécifique. L’évacuation des eaux de piscine est admise dans le réseau pluvial si le traitement chimique a été interrompu minimum 15 jours avant le rejet.

→ Réseaux câblés

Pour toute construction ou installation nouvelle, les branchements aux lignes de distribution d'énergie électrique ainsi qu'aux câbles téléphoniques, sur le domaine public comme sur les propriétés privées, doivent être réalisés en souterrain. L'alimentation aérienne sur poteaux ou consoles ne sera tolérée que très exceptionnellement sur justification qu'aucune autre solution n'est possible.

→ Communications électroniques

Toute nouvelle construction autorisée doit prévoir les branchements aux réseaux de communications numériques. Cette règle ne s’impose pas aux annexes, ni aux bâtiments agricoles ou forestiers.

→ Défense incendie

Tout bâtiment ou installation doit pouvoir être défendu contre l'incendie par des points d’eau incendie conformément à la réglementation en vigueur. Il convient de se référer au règlement départemental de Défense Extérieure contre l’Incendie (DECI) du SDIS du Gard.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 101/121

ZONE N

La zone naturelle recouvre les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison soit de la qualité des sites, milieux et espaces naturels, des paysages et de leur intérêt, notamment du point de vue esthétique, historique ou écologique ; soit de l'existence d'une exploitation forestière ; soit de leur caractère d'espaces naturels.

DIVISION EN SOUS-ZONES

La zone N comprend un sous-secteur Nm correspondant aux constructions, aménagements et installations liés à la pratique du motocross :

- Nm1 : installations et constructions annexes, espaces de stationnement (STECAL). - Nm2 : pistes de motocross.

ORIENTATIONS D’AMENAGEMENT ET DE PROGRAMMATION (OAP)

Tout aménagement ou construction doit être compatible avec les orientations générales définies dans l’orientation d’aménagement et de programmation « Trame Verte et Bleue ».

ARTICULATION DU REGLEMENT ECRIT AVEC LE REGLEMENT GRAPHIQUE

En complément du règlement écrit, le règlement graphique du PLU identifie des prescriptions spéciales détaillées dans les dispositions générales du présent règlement, et les annexes du PLU auxquelles il convient de se référer.

RISQUES NATURELS

Sur les terrains affectés par un risque naturel identifié sur le plan de zonage, les dispositions qui s’appliquent sont celles de la zone augmentées des dispositions règlementaires relatives aux risques identifiés auxquelles il convient de se référer dans les dispositions générales du présent règlement, ainsi que dans les annexes du PLU. En tout état de cause, ce sont les dispositions les plus restrictives qui s’appliquent sur ledit terrain.

La zone N est notamment concernée par les risques suivants : - incendie de forêt ; - inondation ; - chute de blocs ; Glissement de terrain ; - risque minier ;

La zone Nm est notamment concernée par les risques suivants : - incendie de forêt ; - inondation (par ruissellement) ;

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 102/121

SECTION 1 - DESTINATION DES CONSTRUCTIONS, USAGES DES SOLS ET NATURE D’ACTIVITES

Zone 1AUH

Ce que la zone 1AUH autorise, en clair

1AUH 1Occupations et utilisations du sol interdites

Intitulé du document : CONSTRUCTIONS, ACTIVITES, USAGES ET AFFECTATIONS DES SOLS

a) Sont précisées dans le tableau suivant :

- les destinations et sous-destinations autorisées, admises sous conditions ou interdites dans le cadre de constructions nouvelles ou de changements de destination ou sous-destination de constructions existantes.

Les conditions relatives aux constructions, activités, usages et affectations des sols « admis sous conditions » à l’article 1a sont détaillées à l’article 1.b ci-après.

Destination Exploitation agricole ou forestière Sous- Exploitation agricole

destinations Exploitation forestière Destination Habitation

Sous- Logement destinations Hébergement Destination Commerce et activités de service

Artisanat et commerce de détail Restauration Commerce de gros

Sous- Activités de services où s'effectue l'accueil d'une clientèle destinations

Hôtels

Zone 1AUh Interdites Autorisés sous conditions Interdit

Interdits

Autres hébergements touristiques

Cinéma

Destination Équipements d'intérêt collectif et services publics Locaux et bureaux accueillant du public des administrations publiques et assimilées Locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilées

Interdits Autorisés

Sous- Établissements d'enseignement, de santé et action sociale destinations

Salles d'art et de spectacles

Équipements sportifs

Lieux de culte

Autres équipements recevant du public

Destination Autres activités des secteurs primaire, secondaire et tertiaire

Industrie

Entrepôt

Sousdestinations

Bureau

Centre de congrès et d'exposition

Cuisine dédiée à la vente en ligne

Interdits Interdits

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 77/121

- les autres constructions, activités, usages et affectations des sols autorisés, admis sous conditions ou interdits.

Autres constructions, activités, usages et affectations des sols

Habitations légères de loisirs, résidences mobiles de loisirs et campings

Interdites

Ouverture et exploitations de carrières ou de gravières, exploitations du soussol Dépôts de véhicules Stationnement de caravanes isolées, les garages collectifs de caravanes, la création d’aires d’accueil des gens du voyage. Installations Classées pour la Protection de l'Environnement (ICPE)

Affouillements et exhaussements du sol

Interdites Interdits Interdit Interdites Autorisés sous conditions

Les constructions, activités, usages et affectations des sols qui ne sont ni interdits, ni admis sous conditions par l’article 1.a. sont autorisés.

b) Conditions limitatives relatives aux constructions, activités, usages et affectations des sols « admis sous conditions » à l’article 1.a :

• Les nouvelles constructions, installations, travaux et aménagements autorisés dans la zone sont admis à condition d’être réalisés dans le cadre d’une opération d’aménagement d’ensemble couvrant la totalité de la zone 1AUh.

• Sont admis les affouillements et exhaussements de sol à condition qu’ils soient directement liés aux travaux de construction autorisés dans la zone, aux travaux de voirie ou aux aménagements paysagers des espaces libres ;

1AUH 2Occupations et utilisations du sol soumises à conditions

Intitulé du document : MIXITE FONCTIONNELLE ET SOCIALE

En application de l’article L.151-15 du code de l’Urbanisme, les programmes de logements et opérations d’ensemble sont autorisés à condition qu’ils comprennent au minimum 20% de logements sociaux. Ce pourcentage est réparti à l’échelle de l’opération de construction ou d’aménagement d’ensemble.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 78/121

SECTION 2 – CARACTERISTIQUES URBAINES, ARCHITECTURALES,

ENVIRONNEMENTALES ET PAYSAGERES

Implantation et volumétrie des constructions

1AUH 3Accès et voirie

Intitulé du document : EMPRISE AU SOL DES CONSTRUCTIONS

L’emprise au sol maximale des constructions est fixée à 45% du terrain d’assiette du projet.

L’emprise au sol du bassin des piscines est limitée à 32 m².

Cet article ne s’applique pas aux équipements d'intérêt collectif et services publics à condition qu’ils ne portent pas atteinte à la préservation du site et du paysage.

1AUH 4Desserte par les réseaux

Intitulé du document : HAUTEUR DES CONSTRUCTIONS

Se référer au lexique pour la définition et le calcul de la hauteur. La hauteur des constructions ne doit pas dépasser 7,50 mètres à l’égout du toit. La hauteur totale maximale des annexes ne doit pas dépasser 4 mètres, sauf pour les annexes comprenant une toiture terrasse qui n’excéderont pas 2,80 mètres de hauteur à l’acrotère.

Le dépassement de ces hauteurs maximales est admis pour les superstructures et installations techniques telles que machineries d'ascenseur, cheminées, antennes...

Cet article ne s’applique pas aux équipements d'intérêt collectif et services publics à condition qu’ils ne portent pas atteinte à la préservation du site et du paysage.

1AUH 5Superficie minimale des terrains

Intitulé du document : IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS PAR RAPPORT AUX VOIES ET EMPRISES PUBLIQUES

Les constructions doivent être implantées, soit à l’alignement, soit en retrait des voies et emprises publiques ou de la limite d’emprise des autres voies, existantes ou projetées. Dans ce cas, la distance minimale de ce retrait est de 3 mètres.

Toutefois, les piscines doivent être implantées à une distance minimale de 2 mètres des voies et emprises publiques, ou de la limite d’emprise des autres voies, existantes ou projetées.

Cet article ne s’applique pas aux équipements d'intérêt collectif et services publics à condition qu’ils ne portent pas atteinte à la préservation du site et du paysage.

1AUH 6Implantation par rapport aux voies et emprises publiques

Intitulé du document : IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS PAR RAPPORT AUX LIMITES SEPARATIVES

Les constructions doivent être implantées, soit à l’alignement, soit en retrait des limites séparatives. Dans ce cas, la distance minimale de ce retrait est de 3 mètres.

Cas particuliers des piscines Les piscines doivent être implantées à une distance minimale de 2 mètres des limites séparatives.

Cet article ne s’applique pas aux équipements d'intérêt collectif et services publics à condition qu’ils ne portent pas atteinte à la préservation du site et du paysage.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 79/121

1AUH 7Implantation par rapport aux limites séparatives

Intitulé du document : IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS LES UNES PAR RAPPORT AUX AUTRES SUR UN MEME TERRAIN

Non règlementé

Qualité urbaine, architecturale, paysagère et environnementale

1AUH 8Implantation des constructions les unes par rapport aux autres

Intitulé du document : QUALITE DES CONSTRUCTIONS

Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions, ou si l'aspect extérieur des bâtiments, ouvrages, exhaussements ou affouillements à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales. L’implantation de la construction (y compris les annexes) doit s’adapter à la configuration topographique du terrain naturel, afin de préserver au maximum le couvert végétal et limiter les exhaussements et affouillements de sol. Les terrassements doivent être les plus réduits possibles. Les annexes doivent être traitées avec les mêmes soins que le bâtiment principal. Tout matériau doit être utilisé selon ses propres qualités, à l'intérieur de son domaine spécifique d'emploi ; (par exemple, en règle générale, les parpaings doivent être enduits, les buses ne doivent pas servir de pilier de clôture et les pierres ne doivent pas être peintes).

→ Volume Les volumes des constructions devront rester simples et tenir compte du contexte urbain.

→ Toitures, couvertures

Les toitures sont à deux pentes opposées entre 27% et 35% sauf en cas de toitures-terrasses. Les toitures à une pente sont acceptées uniquement pour les annexes implantées en limites séparatives. Les toitures-terrasses sont admises, à condition qu’elles soient délimitées par une rive ou un muret d’acrotère. Les toitures-terrasses en limites séparatives doivent être inaccessibles. Les toitures seront couvertes en tuile canal posées à courant et à couvert, ou de tuile mécanique profil canal, sauf si elles sont composées de dispositifs solaires et/ou de toitures terrasses. Les tuiles doivent être d’aspect terre cuite de teinte paille, rosée ou vieillie.

→ Façades et ouvertures De façon générale, un principe de composition de façade doit être recherché. Les pleins doivent dans une façade dominer les vides. Les façades arrière et latérales, ainsi que celles des annexes doivent être traitées avec le même soin que les façades principales et en harmonie avec elles. Les façades devront être enduites, avec un enduit taloché ou lissé fin. La teinte des murs doit être de tonalité douce dans des variations de couleurs pierre et sable pouvant être légèrement ocrées (cf. nuancier à l’article UA8). Les couleurs blanches, vives ou pastels seront interdites. Les menuiseries doivent présenter, par typologie (fenêtre, volet, porte, baie vitrée, …), des aspects et couleurs uniformes sur toute la construction, l’ensemble des menuiseries devant également présenter une cohérence (profils, matériaux, découpage) et une harmonie de teinte. Les volets de teintes vives sont interdits (cf. nuancier à l’article UA8).

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 80/121

Afin d’harmoniser la couleur de l’enduit de façade avec celle des menuiseries, 2 correspondances sont généralement satisfaisantes :

- Rester ton sur ton, la couleur des menuiseries reprenant celle de l’enduit en plus soutenue. - Associer les couleurs complémentaires.

→ Superstructures et installations techniques

Les éléments accessoires doivent être traités avec une simplicité extrême et en parfaite insertion avec le site.

Les souches de cheminées ou autres éléments de superstructure s'élevant au-dessus des toitures doivent être regroupées dans la mesure du possible. Leur traitement doit être étudié avec soin de façon à s'intégrer à l'ensemble du bâtiment. Les souches nouvelles de cheminée doivent être enduites et, de préférence, surmontées d’un chaperon en tuiles.

Les éléments techniques extérieurs (antenne parabolique ou de radiodiffusion-télévision, compresseur de climatisation, prises ou rejets d’air type « ventouse », canalisation, conduits) doivent être implantés de manière à en limiter au maximum l’impact visuel depuis l’espace public.

Tout dispositif de climatisation installé en façade doit être dissimulé par un habillage, en harmonie avec le bâtiment, et permettant son intégration visuelle au bâti.

Les ouvrages indispensables au fonctionnement des bâtiments (gaines d’ascenseur, VMC, climatisation…) peuvent être réalisés en toiture à condition qu’ils soient de faible volume, intégrés à la conception architecturale d’ensemble et qu’ils ne soient pas visibles depuis la rue et les espaces publics (dispositifs d’habillage ou de camouflage autorisés).

Les dispositifs nécessaires à l'utilisation des énergies renouvelables doivent faire l’objet d’une intégration soignée.

Le caisson des mécanismes de fermeture des baies (volets roulants, rideaux de fer) doit être implanté à l'intérieur des constructions.

→ Clôtures

L’aspect des clôtures, comme des murs de soutènement, doit être harmonisé avec leur environnement, notamment en termes de teintes et de matériaux. Les brise-vues ou panneaux occultants sont strictement interdits sur la voie publique.

Les clôtures doivent assurer la libre circulation des eaux de ruissellement, et être perméables pour la petite faune.

Pour les clôtures végétalisées, les essences végétales à privilégier sont les essences locales et/ou adaptées aux conditions climatiques ainsi que les espèces caduques (cf. liste des espèces dans l’OAP TVB). Les espèces allergènes sont proscrites, en particulier les Cyprès.

Les clôtures ne doivent pas excéder 2 mètres de hauteur. Elles peuvent être constituées :

- soit d’un soubassement bâti enduit sur les 2 faces ou d’aspect « pierre du pays », d’une hauteur maximale de 0,60 mètre, surmonté d’une grille, pouvant être doublé d’une haie aux essences locales et variées.

- soit d’une grille ou d’un grillage doublé d’une haie végétale d’essences locales et variées - soit d’une simple haie végétale d’essences locales et variées.

→ Abris jardin

Les couleurs vives sont interdites. Les matériaux destinés à être enduits doivent l’être impérativement. L'utilisation de matériaux d’aspect précaire est interdite. Il n'est pas fixé de pente de toitures pour les abris jardins.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 81/121

1AUH 9Emprise au sol

Intitulé du document : QUALITE DES ESPACES NON BATIS ET ABORDS DES CONSTRUCTIONS

Coefficient de jardin La surface devant être laissée libre de construction, perméable et en pleine terre doit représenter au moins 30% de l’assiette foncière de l’opération. Se référer au lexique pour la définition retenue du coefficient de jardin.

Aménagement des espaces extérieurs

Les plantations existantes doivent être maintenues dans la mesure du possible ou remplacées par des plantations au moins équivalentes. Les surfaces laissées libres de toute construction doivent faire l’objet d’un aménagement paysager, et les aires de stationnement doivent être plantées. La création de surface imperméable doit être limitée aux stricts besoins de l’opération et de ses usagers. L’utilisation de matériaux perméables ou poreux sera privilégiée pour les voies, zones de stationnement et cheminements internes à la parcelle.

- Les surfaces non construites doivent être plantées à raison d’un arbre de haute-tige (c'est à dire dont les

dimensions à l’âge adulte atteignent au moins 45 cm de diamètre de tronc à 1,5 mètre de hauteur et les frondaisons dépasseront les 4 mètres de hauteur) au moins par 300 m² de terrain.

- Les aires de stationnement doivent être plantées à raison d’un arbre à haute tige au moins pour quatre

places de stationnement.

Les essences végétales à privilégier sont les essences locales et/ou adaptées aux conditions climatiques ainsi que les espèces caduques (cf. liste des espèces dans l’OAP TVB). Les espèces allergènes sont proscrites, en particulier les Cyprès.

Stationnement

1AUH 10Hauteur maximale des constructions

Intitulé du document : STATIONNEMENT

Pour tous les types de construction, il n’y a aucune obligation en matière de stationnement dans le cas de projets de rénovation/reconstruction sans extension de la surface de plancher, et sans création de logements supplémentaires. Les divisions de terrain, les transformations de bâti existant ou les changements de destination ne doivent pas aboutir à la suppression d’une place de stationnement sans qu’elle ne soit remplacée. Le stationnement des véhicules, y compris les « deux roues », correspondant aux besoins des constructions et installations, doit être assuré en dehors des voies publiques ou privées sur des emplacements prévus à cet effet.

La superficie à prendre en compte pour une place de stationnement est de 25 m² y compris les accès et dégagements. Les zones de manœuvre des aires de stationnement doivent être indépendantes des voies publiques

Le nombre d’emplacements doit être au moins égal à 2 places minimum par logement.

Pour les autres destinations et sous-destinations, le nombre de places de stationnement est à déterminer en tenant compte de la nature des constructions, de leur fréquentation et de leur situation géographique au regard des capacités des parcs de stationnement publics existants à proximité et de la desserte en transports collectifs.

Stationnement des deux roues non motorisés :

Pour les programmes de logements et opérations d’ensemble comportant plus de 5 logements, des places de stationnement couvertes et facilement accessibles depuis l'espace public doivent être réalisées. Il est exigé une place de stationnement d’une surface minimale de 0,70 m² par tranche de 70 m² de surface de plancher.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 82/121

SECTION 3 - EQUIPEMENTS ET RESEAUX

1AUH 11Aspect extérieur

Intitulé du document : DESSERTE PAR LES VOIES PUBLIQUES OU PRIVEES

Tout terrain enclavé est inconstructible. Selon les dispositions de l’article 682 du Code Civil, son propriétaire est fondé à réclamer sur les fonds de ses voisins un passage suffisant pour assurer la desserte complète de ses fonds.

Les accès et voiries doivent présenter des caractéristiques permettant de satisfaire aux exigences de sécurité publique, de salubrité, de la défense contre l'incendie (se référer au guide technique de desserte et d'accessibilité du SDIS 30), de la protection civile et de ramassage des ordures ménagères.

Les dimensions, formes, caractéristiques techniques des accès, voiries publiques ou privées, doivent être adaptées aux usages qu’ils supportent ou aux opérations qu’elles desservent.

En aucun cas, les accès et voiries nouvelles ne peuvent être inférieurs à 3 mètres de largeur (hors stationnement). Les voies privées se terminant en impasse doivent être aménagées dans leur partie terminale de telle sorte que les véhicules (notamment ceux des services publics) puissent faire demi-tour. Dans la mesure du possible, l’aménagement de voie en impasse sera évité.

Les accès doivent être adaptés à l’opération et aménagés de façon à apporter la moindre gêne à la circulation publique. Lorsque le terrain est riverain de deux ou plusieurs voies publiques, l’accès sur celle qui présenterait une gêne ou un risque pour la circulation peut être interdit.

Pistes cyclables et cheminements piétonniers La réalisation de pistes cyclables et de cheminements piétonniers peut être exigée pour permettre soit la création de liaisons nouvelles ou le prolongement de liaisons existantes.

1AUH 12Stationnement

Intitulé du document : DESSERTE PAR LES RESEAUX →

Eau potable Toute construction ou installation nouvelle, nécessitant un raccordement à l’eau potable, doit être raccordée à une conduite de distribution publique d’eau potable de caractéristiques suffisantes établie au droit du terrain d’assiette du projet.

→ Eaux usées Le raccordement au réseau public d’assainissement est obligatoire. Les canalisations d’eaux usées seront réalisées en souterrain. L’évacuation des eaux usées non traitées dans les fossés, cours d’eau ou réseau d’eaux pluviales est interdite. Les rejets d’eau claire (drainages, eaux de ruissellement des cours et des terrasses, eaux pluviales, eaux de vidange des piscines et cuves, ou rejets de pompes à chaleur, climatisation) ne doivent en aucun cas rejoindre le réseau séparatif des eaux usées.

→ Eaux pluviales Les aménagements réalisés sur tout terrain doivent être tels qu'ils garantissent l'écoulement des eaux pluviales dans le réseau public les collectant. Le raccordement des eaux pluviales au réseau d’évacuation des eaux usées est interdit. En l'absence de réseau, le constructeur est tenu de réaliser les aménagements nécessaires au libre écoulement des eaux et à leur évacuation directe sans stagnation vers un déversoir approprié. L’écoulement des eaux pluviales des nouvelles constructions ou installations doit être résorbé en priorité sur le terrain du projet.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 83/121

La compensation des surfaces imperméabilisées doit se faire par tout dispositif calculé au minimum sur la base minimale de 120 litres par m² imperméabilisé avec un débit de fuite maximal de l’orifice de vidange de 7 litres par seconde et par hectare nouvellement imperméabilisé avant rejet vers les exutoires appropriés. Les modalités de compensation des surfaces imperméabilisées énoncées précédemment pourront être adaptées, sous réserve de la conduite d’une étude spécifique. L’évacuation des eaux de piscine est admise dans le réseau pluvial si le traitement chimique a été interrompu minimum 15 jours avant le rejet.

→ Réseaux câblés

Pour toute construction ou installation nouvelle, les branchements aux lignes de distribution d'énergie électrique ainsi qu'aux câbles téléphoniques, sur le domaine public comme sur les propriétés privées, doivent être réalisés en souterrain. L'alimentation aérienne sur poteaux ou consoles ne sera tolérée que très exceptionnellement sur justification qu'aucune autre solution n'est possible.

→ Communications électroniques

Toute nouvelle construction autorisée doit prévoir les branchements aux réseaux de communications numériques.

→ Défense incendie

Tout bâtiment ou installation doit pouvoir être défendu contre l'incendie par des points d’eau incendie conformément à la réglementation en vigueur. Il convient de se référer au règlement départemental de Défense Extérieure contre l’Incendie (DECI) du SDIS du Gard.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 84/121

ZONE 2AUE

La zone 2AUe « fermée » est destinée à accueillir des équipements d'intérêt collectif et services publics, notamment un groupe scolaire, et des terrains et équipements de sport. L’ouverture à l’urbanisation de la zone se fera par une procédure de modification du PLU, elle est subordonnée à la validation d’une étude d’exondement et à la réalisation des travaux associés.

DIVISION EN SOUS-ZONES Sans objet

ORIENTATIONS D’AMENAGEMENT ET DE PROGRAMMATION (OAP) L’orientation d’aménagement et de programmation sectorielle du secteur d’équipements publics « rue de la Carrierette » s’appliquera lors de l’ouverture à l’urbanisation de la zone par modification du PLU. Tout aménagement ou construction doit être compatible avec les orientations générales définies dans l’orientation d’aménagement et de programmation « Trame Verte et Bleue ».

ARTICULATION DU REGLEMENT ECRIT AVEC LE REGLEMENT GRAPHIQUE En complément du règlement écrit, le règlement graphique du PLU identifie des prescriptions spéciales détaillées dans les dispositions générales du présent règlement, et les annexes du PLU auxquelles il convient de se référer.

RISQUES NATURELS Sur les terrains affectés par un risque naturel identifié sur le plan de zonage, les dispositions qui s’appliquent sont celles de la zone augmentées des dispositions règlementaires relatives aux risques identifiés auxquelles il convient de se référer dans les dispositions générales du présent règlement, ainsi que dans les annexes du PLU. En tout état de cause, ce sont les dispositions les plus restrictives qui s’appliquent sur ledit terrain. La zone 2AUe est concernée par des risques inondation et feux de forêt.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 85/121

SECTION 1 - DESTINATION DES CONSTRUCTIONS, USAGES DES SOLS ET NATURE D’ACTIVITES

Zone 2AUE

Ce que la zone 2AUE autorise, en clair

2AUE 1Occupations et utilisations du sol interdites

Intitulé du document : CONSTRUCTIONS, ACTIVITES, USAGES ET AFFECTATIONS DES SOLS

e) Sont précisées dans le tableau suivant :

- les destinations et sous-destinations autorisées, admises sous conditions ou interdites dans le cadre de constructions nouvelles ou de changements de destination ou sous-destination de constructions existantes.

Les conditions relatives aux constructions, activités, usages et affectations des sols « admis sous conditions » à l’article 1a sont détaillées à l’article 1.b ci-après.

Destination Exploitation agricole ou forestière Sous- Exploitation agricole

destinations Exploitation forestière Destination Habitation

Sous- Logement destinations Hébergement Destination Commerce et activités de service

Artisanat et commerce de détail Restauration Commerce de gros

Sous- Activités de services où s'effectue l'accueil d'une clientèle destinations

Hôtels

Zone 2AUe Interdites Interdits

Interdits

Autres hébergements touristiques

Cinéma

Destination Équipements d'intérêt collectif et services publics Locaux et bureaux accueillant du public des administrations publiques et assimilées Locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilées

Interdits Autorisés

Sous- Établissements d'enseignement, de santé et action sociale destinations

Salles d'art et de spectacles

Équipements sportifs

Lieux de culte

Autres équipements recevant du public

Destination Autres activités des secteurs primaire, secondaire et tertiaire

Industrie

Entrepôt

Sousdestinations

Bureau

Centre de congrès et d'exposition

Cuisine dédiée à la vente en ligne

Interdits Interdites Interdits Interdits Interdits

Interdits

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 86/121

- les autres constructions, activités, usages et affectations des sols autorisés, admis sous conditions ou interdits.

Autres constructions, activités, usages et affectations des sols

Habitations légères de loisirs, résidences mobiles de loisirs et campings

Ouvertures et exploitations de carrières ou de gravières, exploitations du soussol Dépôts de véhicules Stationnements de caravanes isolées, les garages collectifs de caravanes, la création d’aires d’accueil des gens du voyage. Installations Classées pour la Protection de l'Environnement (ICPE)

Affouillements et exhaussements du sol

Interdites

Interdites Interdits Interdit Interdites Autorisés sous conditions

Les constructions, activités, usages et affectations des sols qui ne sont ni interdits, ni admis sous conditions par l’article 1.a. sont autorisés.

f) Conditions limitatives relatives aux constructions, activités, usages et affectations des sols « admis sous conditions » à l’article 1.a :

• Sont admis les affouillements et exhaussements de sol à condition qu’ils soient directement liés aux travaux de construction autorisés dans la zone, aux travaux de voirie et de circulation douce ou d’aménagement d’espace public, à des aménagements paysagers, à des aménagements hydrauliques ou à des travaux de mise en valeur du paysage, d’un site naturel.

2AUE 2Occupations et utilisations du sol soumises à conditions

Intitulé du document : MIXITE FONCTIONNELLE ET SOCIALE

Non réglementé.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 87/121

SECTION 2 – CARACTERISTIQUES URBAINES, ARCHITECTURALES,

ENVIRONNEMENTALES ET PAYSAGERES

Implantation et volumétrie des constructions

2AUE 3Accès et voirie

Intitulé du document : EMPRISE AU SOL DES CONSTRUCTIONS

Non règlementé

2AUE 4Desserte par les réseaux

Intitulé du document : HAUTEUR DES CONSTRUCTIONS

Non règlementé

2AUE 5Superficie minimale des terrains

Intitulé du document : IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS PAR RAPPORT AUX VOIES ET EMPRISES PUBLIQUES

Non règlementé

2AUE 6Implantation par rapport aux voies et emprises publiques

Intitulé du document : IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS PAR RAPPORT AUX LIMITES SEPARATIVES

Non règlementé

2AUE 7Implantation par rapport aux limites séparatives

Intitulé du document : IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS LES UNES PAR RAPPORT AUX AUTRES SUR UN MEME TERRAIN

Non règlementé.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 88/121

Qualité urbaine, architecturale, paysagère et environnementale

2AUE 8Implantation des constructions les unes par rapport aux autres

Intitulé du document : QUALITE DES CONSTRUCTIONS

Non règlementé.

2AUE 9Emprise au sol

Intitulé du document : QUALITE DES ESPACES NON BATIS ET ABORDS DES CONSTRUCTIONS

Non règlementé

Stationnement

2AUE 10Hauteur maximale des constructions

Intitulé du document : STATIONNEMENT

Non règlementé

SECTION 3 - EQUIPEMENTS ET RESEAUX

2AUE 11Aspect extérieur

Intitulé du document : DESSERTE PAR LES VOIES PUBLIQUES OU PRIVEES

Les accès et voiries doivent présenter des caractéristiques permettant de satisfaire aux exigences de sécurité publique, de salubrité, de la défense contre l'incendie (se référer au guide technique de desserte et d'accessibilité du SDIS 30), de la protection civile et de ramassage des ordures ménagères.

2AUE 12Stationnement

Intitulé du document : DESSERTE PAR LES RESEAUX

Non règlementé.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 89/121

ZONE A

Les zones agricoles correspondent aux secteurs de la commune à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles.

Seules sont autorisées, en zone agricole, les constructions et installations nécessaires à l'exploitation agricole ou forestière, ou à des services publics.

DIVISION EN SOUS-ZONES

La zone A comprend un sous-zonage Ap correspondant à des zones agricoles protégées compte tenu de leurs sensibilités paysagères et/ou environnementales.

ORIENTATIONS D’AMENAGEMENT ET DE PROGRAMMATION (OAP)

Tout aménagement ou construction doit être compatible avec les orientations générales définies dans l’orientation d’aménagement et de programmation « Trame Verte et Bleue ».

ARTICULATION DU REGLEMENT ECRIT AVEC LE REGLEMENT GRAPHIQUE

En complément du règlement écrit, le règlement graphique du PLU identifie des prescriptions spéciales détaillées dans les dispositions générales du présent règlement, et les annexes du PLU auxquelles il convient de se référer.

RISQUES

Sur les terrains affectés par un risque naturel ou technologique identifié sur le plan de zonage, les dispositions qui s’appliquent sont celles de la zone augmentées des dispositions règlementaires relatives aux risques identifiés auxquelles il convient de se référer dans les dispositions générales du présent règlement, ainsi que dans les annexes du PLU. En tout état de cause, ce sont les dispositions les plus restrictives qui s’appliquent sur ledit terrain.

La zone A (dont le sous-secteur Ap) est notamment concernée par les risques suivants : - incendie de forêt ; - inondation (par débordement et ruissellement) ; - chute de blocs ; Glissement de terrain ; - risque minier ; - transport de matières dangereuses lié au passage de la canalisation de gaz naturel exploitée par GRTGaz et de la canalisation d’hydrocarbures Espiguettes-Noves.

La zone agricole est également concernée par la servitude de protection liée au périmètre de protection rapproché du captage d’eau potable du stade de Franquevaux (cf. plan et liste des SUP en annexe du PLU). Dans un périmètre de 100 mètres autour de la station d’épuration (figurant sur le zonage du PLU), toutes constructions d'habitation ou d'établissement recevant du public sont interdites.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 90/121

SECTION 1 - DESTINATION DES CONSTRUCTIONS, USAGES DES SOLS ET NATURE D’ACTIVITES

Zone N

Ce que la zone N autorise, en clair

N 2Occupations et utilisations du sol soumises à conditions

Intitulé du document : CONDITIONS D’EVOLUTION DES CONSTRUCTIONS EXISTANTES

En zone N sont autorisées à condition qu’elles ne portent pas atteinte au potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles, ou à la qualité paysagère du site :

- L’extension des constructions existantes :

o L’extension de bâtiments d’exploitation agricole ou forestière, et de bâtiments techniques est limitée aux seuls besoins de l’exploitation et d’une dimension proportionnée à l’activité.

o L’extension pour une habitation régulière à la date d’approbation du PLU est autorisée dans la limite de 30% de surface de plancher supplémentaire et de 200 m² de surface de plancher totale (y compris extension), à condition qu’il n’y ait pas changement de destination, ni augmentation du nombre de logements. L’extension doit être réalisée en 2 fois maximum et en contiguïté avec le bâtiment originel.

- Les annexes aux habitations existantes (y compris les annexes à l’habitation existante d’une exploitation

agricole ou forestière) à la date d’approbation du PLU, et sous réserve de démontrer qu’elles ne portent pas atteinte au caractère du site et de la zone.

o La surface d’emprise au sol totale des annexes (hors piscine) est limitée à 50 m² (abri jardin, garage…). Les annexes créées ne pourront être transformées en nouveaux logements. Les annexes doivent être réalisées dans un rayon de 20 mètres du bâtiment d’habitation mesuré en tout point des murs extérieurs.

o Est autorisée une piscine dont le bassin est limité à 32 m² d’emprise au sol, et son local technique d’une emprise au sol n’excédant pas 6 m². Les piscines et leurs locaux techniques doivent être réalisées dans un rayon de 20 mètres du bâtiment d’habitation mesuré en tout point des murs extérieurs.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 105/121

SECTION 2 – CARACTERISTIQUES URBAINES, ARCHITECTURALES,

ENVIRONNEMENTALES ET PAYSAGERES

N 3Accès et voirie

Intitulé du document : EMPRISE AU SOL DES CONSTRUCTIONS

Non règlementé, à l’exception :

- des annexes (hors piscine) dont l’emprise au sol totale doit être inférieure à 50 m². - des piscines dont l’emprise au sol du bassin doit être inférieure à 32 m². - des locaux techniques de piscine dont l’emprise au sol doit être inférieure à 6m². - dans le sous-secteur Nm1 (STECAL) : des constructions liées à la pratique du motocross dont l’emprise

au sol totale doit être inférieure à 350 m² (y compris existant).

Cet article ne s’applique pas aux équipements d'intérêt collectif et services publics à condition qu’ils ne portent pas atteinte à la préservation du site et du paysage.

N 4Desserte par les réseaux

Intitulé du document : HAUTEUR DES CONSTRUCTIONS

Se référer au lexique pour la définition et le calcul de la hauteur. En zone N : La hauteur maximale des constructions ne doit pas dépasser 7,50 mètres à l’égout du toit, y compris les extensions.

Cependant, la hauteur totale des annexes ne doit pas dépasser 4 mètres. Le volet paysager devra comporter la représentation des constructions voisines afin d'apprécier l'impact de la hauteur du projet par rapport à l'environnement. En zone Nm1 : La hauteur maximale des constructions ne doit pas dépasser 4 mètres.

Cet article ne s’applique pas aux équipements d'intérêt collectif et services publics à condition qu’ils ne portent pas atteinte à la préservation du site et du paysage.

N 5Superficie minimale des terrains

Intitulé du document : IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS PAR RAPPORT AUX VOIES ET EMPRISES PUBLIQUES

Les constructions, y compris les annexes, doivent être implantées à une distance d’au moins 5 mètres des voies et emprises publiques ou de la limite d’emprise des autres voies, existantes ou projetées. Cas particuliers des marges de recul aux abords des routes départementales Les constructions doivent respectées les marges de recul identifiées sur les documents graphiques, ces marges correspondent à un recul minimum :

- de 25 m de l’axe de la RD 982 ; - de 15 m de l’axe des RD 149, 117, 21,185 et 285 ;

Cet article ne s’applique pas aux équipements d'intérêt collectif et services publics à condition qu’ils ne portent pas atteinte à la préservation du site et du paysage.

N 6Implantation par rapport aux voies et emprises publiques

Intitulé du document : IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS PAR RAPPORT AUX LIMITES SEPARATIVES

Les constructions, y compris les annexes, doivent être implantées à une distance d’au moins 5 mètres des limites séparatives.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 106/121

Cet article ne s’applique pas aux équipements d'intérêt collectif et services publics à condition qu’ils ne portent pas atteinte à la préservation du site et du paysage.

N 7Implantation par rapport aux limites séparatives

Intitulé du document : IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS LES UNES PAR RAPPORT AUX AUTRES SUR UN MEME TERRAIN

Non règlementé, à l’exception :

- des annexes et piscines qui doivent être implantées dans un rayon de 20 mètres du bâtiment

d’habitation mesuré en tout point des murs extérieurs,

- des constructions liées à la pratique du motocross qui doivent être implantées dans un rayon de 20

mètres d’un bâtiment existant au sein de la zone Nm1.

N 8Implantation des constructions les unes par rapport aux autres

Intitulé du document : QUALITE DES CONSTRUCTIONS

Par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur, les constructions ne doivent pas porter atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales.

À ce titre, des écrans de verdure peuvent être demandés pour une meilleure insertion dans le site des bâtiments.

L’ensemble des prescriptions mentionné ci-dessous n’est pas applicable aux ouvrages techniques ponctuels d’intérêt public à condition qu’ils ne portent pas atteinte à la préservation du site et du paysage.

Les constructions devront présenter une simplicité de volume, une unité d’aspect et de matériaux compatible avec le respect des perspectives, du paysage et de l’environnement en général.

L’implantation de la construction (y compris les annexes) doit s’adapter à la configuration topographique du terrain naturel, afin de préserver au maximum le couvert végétal et limiter les exhaussements et affouillements de sol. Les terrassements doivent être les plus réduits possibles.

→ En cas d’extension d’un bâti existant Les extensions successives d’un bâtiment doivent former un ensemble cohérent, tant au niveau des volumes que de l’aspect et des matériaux. Les proportions du nouveau bâtiment doivent être adaptées aux volumes existants (largeur, longueur, hauteur). Les extensions, modifications ou aménagements des constructions existantes doivent avoir pour effet de préserver les éléments d’architecture traditionnelle. L’ensemble des menuiseries devant également présenter une cohérence (profils, matériaux, découpage) et une harmonie de teinte.

→ Aspect extérieur des bâtiments Les matériaux de couverture et de bardage, les enduits, les menuiseries et les huisseries extérieures ne devront présenter aucune brillance. La teinte blanche, noire et les couleurs vives sont interdites.

L’unité d’aspect de la construction sera recherchée par un traitement harmonieux de toutes ses façades (matériaux et colorations, entourages des baies ou chaînages d’angle identiques et traités en harmonie avec l’enduit ou le matériau de façade, etc.).

→ Superstructures et installations techniques Les éléments accessoires doivent être traités avec une simplicité extrême et en parfaite insertion avec le site. Les souches de cheminées ou autres éléments de superstructure s'élevant au-dessus des toitures devront être regroupées dans la mesure du possible. Leur traitement sera étudié avec soin de façon à s'intégrer à l'ensemble de l'immeuble.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 107/121

Le caisson des mécanismes de fermeture des baies (volets roulants, rideaux de fer) doit être implanté à l'intérieur des constructions. Les dispositifs nécessaires à l'utilisation des énergies renouvelables doivent faire l’objet d’une intégration soignée.

→ Piscines

Les piscines auront une forme simple de type bassin. La teinte bleu turquoise n’est pas adaptée pour se fondre dans le paysage. Les tons verts ou foncés sont préconisés.

→ Clôtures

Les clôtures, si elles existent, ne doivent pas excéder 2 mètres de hauteur. Les murs de soutènement nécessaires à la tenue des terrains en pente ne sont pas comptés dans la clôture.

L’aspect des clôtures comme des murs de soutènement doit être harmonisé avec leur environnement, notamment en termes de teintes et de matériaux. Les brise-vues ou panneaux occultants sont strictement interdits.

Les clôtures (sauf les clôtures agricoles dont les spécificités techniques agricoles nécessitent des caractéristiques différentes) sont constituées :

- soit d’une simple végétation, - soit d’un grillage ou de piquets bois et câble métallique doublé d’une haie végétale à l’extérieur,

Les clôtures doivent assurer la libre circulation des eaux de ruissellement, elles doivent respecter la transparence hydraulique. Elles doivent également prévoir des ouvertures adaptées permettant le passage de la petit faune (tels que les hérissons, les reptiles, et les amphibiens).

Pour les clôtures végétalisées, les essences végétales à privilégier sont les essences locales et/ou adaptées aux conditions climatiques ainsi que les espèces caduques (cf. liste des espèces dans l’OAP TVB). Les espèces allergènes sont proscrites, en particulier les Cyprès.

Les murs et murets de pierre préexistants peuvent être réhabilités et prolongés.

→ Abris jardin ou abris pour les animaux Les couleurs vives sont interdites. Les matériaux destinés à être enduits doivent l’être impérativement. L'utilisation de matériaux d’aspect précaire est interdite. Il n'est pas fixé de pente de toitures pour les abris jardins.

N 9Emprise au sol

Intitulé du document : QUALITE DES ESPACES NON BATIS ET ABORDS DES CONSTRUCTIONS

Des plantations d’arbres de haute tige, la création d’écrans de verdure, pourront être demandées pour une meilleure insertion des bâtiments dans le paysage. Les constructions, voies d’accès et toutes utilisations du sol doivent être implantées de manière à préserver les plantations existantes. Dans la mesure où l’abattage d’arbres s’avérerait indispensable, ces derniers devront être, dans la mesure du possible, soit transplantés, soit remplacés. Les surfaces laissées libres de toute construction doivent faire l’objet d’un aménagement paysager, et les aires de stationnement doivent être plantées. La création de surface imperméable doit être limitée aux stricts besoins de l’opération et de ses usagers. L’utilisation de matériaux perméables ou poreux sera privilégiée pour les voies, zones de stationnement et cheminements internes à la parcelle.

Règlement écrit – PLU Beauvoisin-Février 2026

page 108/121

N 10Hauteur maximale des constructions

Intitulé du document : STATIONNEMENT

Pour tous les types de construction, il n’y a aucune obligation en matière de stationnement dans le cas de projets de rénovation/reconstruction sans extension de la surface de plancher, et sans création de logements supplémentaires. Les divisions de terrain, les transformations de bâti existant ou les changements de destination ne doivent pas aboutir à la suppression d’une place de stationnement sans qu’elle ne soit remplacée. Le stationnement des véhicules, y compris les « deux roues », correspondant aux besoins des constructions et installations, doit être assuré en dehors des voies publiques ou privées sur des emplacements prévus à cet effet. Le nombre de places de stationnement est à déterminer en tenant compte de la nature des constructions, et de leur fréquentation.

La superficie à prendre en compte pour une place de stationnement est de 25 m² y compris les accès et dégagements. Les zones de manœuvre des aires de stationnement doivent être indépendantes des voies publiques Le stationnement devra faire l’objet d’une insertion paysagère afin de limiter au maximum son impact sur le paysage et les espaces agricoles ou forestiers.

SECTION 3 - EQUIPEMENTS ET RESEAUX

N 11Aspect extérieur

Intitulé du document : DESSERTE PAR LES VOIES PUBLIQUES OU PRIVEES

Tout terrain enclavé est inconstructible. Selon les dispositions de l’article 682 du Code Civil, son propriétaire est fondé à réclamer sur les fonds de ses voisins un passage suffisant pour assurer la desserte complète de ses fonds. Les accès et voiries doivent présenter des caractéristiques permettant de satisfaire aux exigences de sécurité publique, de salubrité, de la défense contre l'incendie (se référer au guide technique de desserte et d'accessibilité du SDIS 30), de la protection civile et de ramassage des ordures ménagères. Les dimensions, formes, caractéristiques techniques des accès, voiries publiques ou privées, doivent être adaptées aux usages qu’ils supportent ou aux opérations qu’elles desservent. En aucun cas, les accès et voiries nouvelles ne peuvent être inférieurs à 3 mètres de largeur (hors stationnement). Les voies privées se terminant en impasse doivent être aménagées dans leur partie terminale de telle sorte que les véhicules (notamment ceux des services publics) puissent opérer un demi-tour. Dans la mesure du possible, l’aménagement de voie en impasse sera évité.

Les accès doivent être adaptés à l’opération et aménagés de façon à apporter la moindre gêne à la circulation publique. Lorsque le terrain est riverain de deux ou plusieurs voies publiques, l’accès sur celle qui présenterait une gêne ou un risque pour la circulation peut être interdit.

Toute création, transformation (changement de destination) ou modification (y compris de capacité), d’un accès sur une route départementale doit être soumis pour avis au gestionnaire de la voirie départementale.

Source : le règlement écrit du document d'urbanisme déposé au Géoportail de l'urbanisme, publié en Licence Ouverte. Le texte est repris sans modification ; en cas de doute, le PDF téléchargeable depuis la page de Beauvoisin fait foi. Lecture automatique d'un document public. Elle ne remplace pas le certificat d'urbanisme delivre par la mairie.