Zone N
- Zone naturelle
- secteurs Nc, Nj, Np, Npa
- 6 rubriques
- PLU de Bessey, approuvé le 11/01/2022
Cette page vaut pour la zone entière. Pour un terrain précis, votre adresse ou votre parcelle.
Les questions courantes, dans les mots du règlement
Le règlement de la zone N, rubrique par rubrique
Le texte du document, sans reformulation. Le règlement entier, 48 rubriques, avec une rechercheRubrique N 1Usages et affectations des sols interdits ou soumis à conditions
Intitulé du document : N1. DESTINATION DES CONSTRUCTIONS, USAGES DES SOLS ET NATURES D’ACTIVITE
ARTICLE N1.1. INTERDICTION ET LIMITATION DE CERTAINS USAGES ET AFFECTATIONS DES SOLS,
CONSTRUCTIONS ET ACTIVITES
1.1.1. CONSTRUCTIONS, USAGES ET AFFECTATIONS DES SOLS INTERDITS :
§ Sont interdites toutes les constructions, non mentionnées à l’article 1.1.2 suivant. § En outre, sont interdits les travaux ou aménagements suivants :
- l’ouverture et l’exploitation de carrières - les terrains de camping et de caravaning et les parcs résidentiels de loisirs* (hormis en zone Nc) - les habitations légères de loisirs* (hormis en zone Nc) - le stationnement de caravanes pour une durée supérieure à trois mois par an (sauf dans les
bâtiments et remises et sur les terrains où est implantée la construction constituant la résidence de l’utilisateur et sur les campings autorisés) - les dépôts et les décharges de toute nature extérieurs (véhicules, épaves, matériaux, inertes ou de récupération…)
1.1.2. CONSTRUCTIONS, USAGES ET AFFECTATIONS DES SOLS ADMIS SOUS CONDITIONS :
DANS LA ZONE « N » ET « NP » : Sous réserve de ne pas compromettre la qualité naturelle et paysagère du site sont autorisés : § L’extension* limitée des constructions à usage d’habitation existantes à la date d’approbation du
PLU, dans les conditions cumulatives suivantes: - La surface de plancher* de l’habitation existante doit être au minimum de 60 m² à la date d’approbation du PLU. - L’extension* est limitée à 30 % de la surface de plancher* initiale de l’habitation. - La surface de plancher* totale après travaux ne doit pas excéder 250 m2 (existant + extension*).
§ Les annexes* et les piscines des habitations sous réserve : - d’être implantées soit à une distance maximale de 20 mètres du bâtiment principal de l’habitation dont elles dépendent, soit au bord de la voie au niveau de l’accès du bâtiment principal de l’habitation dont elles dépendent, - d’être construites sur un seul niveau et dans la limite de 40 m² d’emprise au sol* (total de toutes les annexes hors piscine).
§ Le changement de destination* vers de l’habitation des bâtiments repérés sur le plan de zonage. Ils peuvent être aménagés dans les volumes existants, sans extension* en respectant les prescriptions figurant dans les fiches descriptives annexées au présent règlement.
§ Les ouvrages techniques nécessaires au fonctionnement des services publics ou d'intérêt collectif sous réserve qu'ils soient compatibles avec la vocation de la zone et qu'ils soient réalisés par des services ou établissements publics ou la collectivité
ZONE N
En outre, § Dans le périmètre de protection de 500 m autour du monument historique du château de Lupé,
identifié par une trame spécifique sur le plan de zonage, toute demande d’autorisation d’urbanisme est soumise à l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France. § Dans le secteur concerné par l’Orientation d’Aménagement et de Programmation « Entrée Nord de Gencenas», tout aménagement, construction et installation doit respecter les principes définis dans les Orientations d’Aménagement et de Programmation (pièce n°3 du Plan Local d’Urbanisme)
DANS LA ZONE « N »: Les bâtiments d’exploitation forestière sont admis s’ils sont implantés à plus de 100 mètres d’une limite de zone urbaine ou à urbaniser à vocation d’habitat (Ua, Ub, Uc, Ud ou AU) et à 50 mètres d’une habitation existante située en zone A ou N.
DANS LA ZONE « Npa », sous réserve de ne pas compromettre la qualité naturelle et paysagère du site sont autorisés : § Les exploitations agricoles à condition d’être réalisées dans les bâtiments existants (volume existant
sans extension). Les constructions à usage d’habitation même si elles sont liées et nécessaires à l’exploitation agricole sont strictement interdites dans cette zone.
DANS LE SECTEUR « NC »: A condition de ne pas porter atteinte à la qualité paysagère du site sont autorisés : § les terrains de camping et de caravaning § les habitations légères de loisirs* d’une hauteur* inférieure à 4,50 mètres et dans la limite d’une
emprise au sol de 25 m2 par construction. § les équipements liés au fonctionnement de l’activité de camping (sanitaires, bâtiment d’accueil, petite
épicerie, restaurant), d’une hauteur maximale de 6 mètres, sur un seul étage et d’une emprise au sol maximale de 300 m2 au total sur le secteur Nc
DANS LE SECTEUR « NJ » : A condition de ne pas compromettre la qualité paysagère du site, sont autorisés les annexes aux habitations (de type cabanes ou abris de jardins…) situées dans les zones urbaines limitrophes :
- d’une emprise au sol maximale de 10 m2 (hors piscine) - ou d’une emprise au sol maximale de 20 m2 (hors piscine) lorsque celle-ci est contiguë à
l’habitation et à condition d’être réalisée dans des matériaux similaires La hauteur maximale est de 3 mètres. Les piscines sont autorisées.
Rubrique N 3Implantation des constructions
Intitulé du document : 2.1.2. IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS*
DISPOSITIONS GENERALES § Toute construction* doit être implantée en retrait d’au moins 5 mètres de l’alignement* des voies*. § Pour les parcelles situées en bordure des routes départementales faisant l’objet d’une bande de recul
identifiée sur le plan de zonage, il convient de se reporter aux dispositions générales du présent règlement (titre I – 2).
DISPOSITIONS PARTICULIERES § Les piscines doivent être implantées en retrait d’au moins 1 mètre de l’alignement* des voies*. § Pour l’extension* des constructions existantes qui seraient non conformes aux dispositions du présent
règlement, une implantation différente peut être autorisée à condition de ne pas aggraver la nonconformité à la règle ou que les travaux soient sans effet sur ces dispositions. § Pour des raisons de sécurité, d’architecture ou d’intégration dans le site, des dispositions autres peuvent être prescrites. § Pour la reconstruction ou la réhabilitation d’une construction implantée à l’alignement* des voies*, le maintien de cet alignement peut être imposé. § Pour les équipements d’intérêt collectif et services publics, une implantation différente est admise à condition d’être adaptée à l’usage et de ne pas porter atteinte aux paysages et à l’activité agricole environnante.
Rubrique N 4Hauteur et volumétrie des constructions
Intitulé du document : 2.1.1. HAUTEUR*
DISPOSITIONS GENERALES § La hauteur des constructions destinées à l’exploitation forestière ne doit pas dépasser 12 mètres au
faitage ou 10 mètres à l’acrotère. § La hauteur des constructions à usage d’annexe* est limitée 4,5 mètres.
ZONE N
DISPOSITIONS PARTICULIERES § En cas de spécificités techniques dument justifiées, une hauteur plus importante peut être accordée
pour les constructions à usage forestier. § Pour les équipements d’intérêt collectif et services publics, en raison de leur nature, de leur
fonctionnement, pour des questions de sécurité ou architecturales, une hauteur différente peut être admise. Cependant, la hauteur doit être adaptée à l'usage et ne pas porter atteinte au caractère naturel du site ni au paysage. § Dans la zone Npa, la hauteur est limitée à celle de la construction existante.
Rubrique N 6Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère
Intitulé du document : N2. CARACTERISTIQUES URBAINE, ARCHITECTURALE, ENVIRONNEMENTALE ET
PAYSAGERE
Les dispositions de cet article commun à toutes les zones, figurent dans les dispositions générales du règlement (titre I –3).
Les ensembles et bâtiments patrimoniaux, les murs en pierre à caractère patrimonial et le « petit patrimoine » identifiés au titre de l’article L151-19 du Code de l’Urbanisme sont protégés. Ils font l’objet de prescriptions spécifiques figurant dans les dispositions générales du règlement (titre I - 3 et 4).
Les éléments et espaces naturels identifiés au titre de l’article L.151-23 du Code de l’Urbanisme sont protégés et font l’objet de prescriptions spécifiques figurant dans les dispositions générales du règlement (titre I - 5).
En outre, l’extension de bâtiments patrimoniaux repérés sur le plan de zonage est interdite.
Pour la zone Npa, l’aménagement de la bâtisse devra respecter les conditions suivantes afin de préserver le caractère patrimonial de l’édifice :
- Les menuiseries seront en bois ou à défaut de teinte gris moyen ; - Un balcon pourra être aménagé mais à condition qu’il soit en structure légère (structure bois
rapportée en façade) ; - Les volets seront discrets (volet intérieurs, coffres disposés derrières les linteaux ou dans l'épaisseur
des embrasures des fenêtres) ; - L'enseigne sera également discrète posée sur la façade en lettres découpées sur fond pierre ; - Les clôtures de l’installation agricole seront discrètes, du type grillage agricole fixé sur des poteaux
en bois.
ARTICLE N2.3.
ZONE N
Rubrique N 7Traitement environnemental et paysager des espaces non bâtis
Intitulé du document : TRAITEMENT ENVIRONNEMENTAL ET PAYSAGER DES ESPACES NON BATIS ET ABORDS DES CONSTRUCTIONS*
2.3.1. ESPACES LIBRES* ET PLANTATIONS
Des plantations d’essences locales arborées et/ou arbustives peuvent être imposées pour permettre l’intégration paysagère de constructions présentant des volumes importants.
Pour la zone Npa, l’aménagement des espaces dédiés au stationnement devra être composé avec les éléments du site (arbres et arbustes, murs en pierres). Un mélange terre-pierre laissant pousser le végétal et un nivellement du terrain proche du profil naturel sont recommandés.
2.3.2. CONTINUITES ECOLOGIQUES
Les clôtures :
Clore un espace n’est pas obligatoire.
§ Les clôtures doivent être de conception simple, respecter le cadre champêtre des sites et favoriser le passage de la faune.
§ L‘édification de mur est interdite sauf s’il s’agit d’une restauration de murs en pierre existants.
§ Les clôtures grillagées non agricoles doivent favoriser le passage de la faune par une hauteur limitée à 1,20 m, des mailles de taille suffisante et le maintien d’un espace libre (20 cm minimum) en pied de clôture.
§ Les haies des clôtures végétales doivent être composées d’essences locales en mélange. La liste des essences préconisées figure dans les dispositions générales du présent règlement (titre I – 3)
Les espaces boisés, haies et arbres isolés, identifiés sur le plan de zonage au titre des articles L. 151-23 du Code de l’Urbanisme, font l’objet de prescriptions spécifiques figurant dans les dispositions générales du présent règlement (titre I – 5).
Les zones humides*, ripisylves* et abords de cours d’eau, identifiés sur le plan de zonage au titre de l’article L.151-23 du Code de l’Urbanisme, font l’objet de prescriptions spécifiques figurant dans les dispositions générales du présent règlement (titre I – 5).
Rubrique N 8Stationnement
Intitulé du document : N2.4. STATIONNEMENT
Le stationnement des véhicules correspondant aux besoins des constructions et des installations doit être assuré en dehors des voies publiques* sur le tènement* foncier support de l’autorisation d’urbanisme.
Les dispositions générales, qui valent dans toutes les zones
En tête du même règlement, avant les chapitres de zone. Elles s'appliquent en zone N comme partout.Sans numéroDispositions générales
COMMUNE DE BESSEY
DEPARTEMENT DE LA LOIRE
MODIFICATION SIMPLIFIEE N° 1 DU PLAN LOCAL D’URBANISME
PIECE N°5 : REGLEMENT ECRIT
Vu pour être annexé à la délibération d’approbation du Conseil Municipal en date du 11 janvier 2022 Monsieur le Maire, Charles Zilliox
Mairie de Bessey 10 place de la Mairie 42 520 Bessey Tél. : 04 74 87 36 83 Mail : mairie.bessey42@orange.fr
SOMMAIRE
Préambule............................................................................................................................................ 5 Titre I . DISPOSITIONS GENERALES........................................................................................................9 Titre II. DISPOSITIONS APPLICABLES AUX ZONES URBAINES............................................................... 57
Dispositions applicables à la zone Ua..............................................................................................................61 Dispositions applicables à la zone Ub..............................................................................................................67 Dispositions applicables à la zone Uc ..............................................................................................................73 Dispositions applicables à la zone Ue..............................................................................................................79 Dispositions applicables à la zone Ui...............................................................................................................83 Titre III. DISPOSITIONS APPLICABLES AUX ZONES A URBANISER ......................................................... 85 Titre IV. DISPOSITIONS APPLICABLES AUX ZONES AGRICOLES ............................................................. 99 Titre V. DISPOSITIONS APPLICABLES AUX ZONES NATURELLES ET FORESTIÈRES ................................ 107 Annexes. .......................................................................................................................................... 115
Bessey – Plan Local d’Urbanisme – Règlement – Modification simplifiée n°1 Page 3/134
1. CHAMP D’APPLICATION TERRITORIAL DU PLAN
Le règlement du Plan Local d’Urbanisme s’applique sur l’ensemble du territoire communal de Bessey.
2. DELIMITATION DU TERRITOIRE EN ZONES
Le territoire communal est divisé en zones urbaines (U), zones à urbaniser (AU), zones agricoles (A) et zones naturelles et forestières (N).
- Les zones urbaines dites « U » - Article R151-18 du Code de l’Urbanisme « Peuvent être classés en zone urbaine, les secteurs déjà urbanisés et les secteurs où les équipements publics existants ou en cours de réalisation ont une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter. »
- Les zones à urbaniser dites « AU » - Article R151-20 du Code de l’Urbanisme « Peuvent être classés en zone à urbaniser les secteurs destinés à être ouverts à l'urbanisation. Lorsque les voies ouvertes au public et les réseaux d'eau, d'électricité et, le cas échéant, d'assainissement existant à la périphérie immédiate d'une zone AU ont une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter dans l'ensemble de cette zone et que des orientations d'aménagement et de programmation et, le cas échéant, le règlement en ont défini les conditions d'aménagement et d'équipement, les constructions y sont autorisées soit lors de la réalisation d'une opération d'aménagement d'ensemble, soit au fur et à mesure de la réalisation des équipements internes à la zone prévus par les orientations d'aménagement et de programmation et, le cas échéant, le règlement. Lorsque les voies ouvertes au public et les réseaux d'eau, d'électricité et, le cas échéant, d'assainissement existant à la périphérie immédiate d'une zone AU n'ont pas une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter dans l'ensemble de cette zone, son ouverture à l'urbanisation est subordonnée à une modification ou à une révision du plan local d'urbanisme comportant notamment les orientations d'aménagement et de programmation de la zone. »
- Les zones agricoles dites « A » - Article R151-22 du Code de l’Urbanisme « Peuvent être classés en zone agricole les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles.»
- Les zones naturelles et forestières dites « N » - Article R151-24 du Code de l’Urbanisme « Peuvent être classés en zone naturelle et forestière, les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison : 1° Soit de la qualité des sites, milieux et espaces naturels, des paysages et de leur intérêt, notamment du point de vue esthétique, historique ou écologique ; 2° Soit de l'existence d'une exploitation forestière ; 3° Soit de leur caractère d'espaces naturels ; 4° Soit de la nécessité de préserver ou restaurer les ressources naturelles ; 5° Soit de la nécessité de prévenir les risques notamment d'expansion des crues. »
Bessey – Plan Local d’Urbanisme – Règlement – Modification simplifiée n°1 Page 7/134
3. MODE D’UTILISATION DU REGLEMENT ECRIT
Les occupations et utilisations du sol doivent être conformes aux dispositions du règlement.
Les prescriptions réglementaires contenues dans le TITRE I « Dispositions générales » s’appliquent à toutes les zones du Plan Local d’Urbanisme. Il est donc nécessaire d’en prendre connaissance avant de se reporter au règlement de la zone dans laquelle se situent les travaux ou occupations du sol projetés. Le règlement des différentes zones est détaillé dans les TITRES II à V. Les définitions nécessaires à la bonne compréhension et à l’application du règlement figurent en annexe. Les termes définis sont marqués d’un astérisque (*) dans le texte.
Les règles de chaque zone du PLU sont organisées en 3 chapitres : § Chapitre 1. Destination des constructions, usages des sols et natures d’activité Ce chapitre fixe les règles relatives aux « destinations » et « sous-destinations » des constructions et usages du sol et activités autorisées ou interdites ou soumises à conditions particulières. § Chapitre 2 : Caractéristiques urbaine, architecturale, environnementale et paysagère Ce chapitre fixe les règles concernant : - L’implantation des constructions par rapport aux voies, aux espaces publics et aux limites séparatives* - La hauteur et l’emprise au sol* des constructions - L’insertion urbaine, architecturale et paysagère des constructions - La végétalisation, le traitement des espaces libres* - Les conditions de stationnement § Chapitre 3 : Equipements et réseaux Ce chapitre fixe les conditions de desserte des parcelles par la voirie et les accès*, et par les réseaux de distribution en eau potable, électricité… ainsi que les règles relatives à la gestion des rejets (déchets, eaux usées et eaux de ruissellement).
1. DISPOSITIONS COMMUNES RELATIVES AUX EQUIPEMENTS ET RESEAUX
1.1 DESSERTE PAR LES VOIES PUBLIQUES* OU PRIVEES
1.1.1 ACCES* L’accès doit être adapté à l'opération qu’il dessert. Il doit être assuré par une voie publique ou privée, et aménagé de façon à ne pas présenter de risques pour la sécurité des biens et des usagers des voies ou pour celle des personnes utilisant ces accès. Cette sécurité doit être appréciée au regard de la position des accès, de leur configuration ainsi que de la nature et de l'intensité du trafic. Lorsque le terrain est desservi par plusieurs voies, les constructions peuvent n'être autorisées que sous réserve que l'accès soit établi sur la voie où la gêne pour la circulation sera la moindre. Cette gêne sera appréciée, notamment en fonction des aménagements qui pourraient être réalisés. Le nombre des accès sur les voies publiques est limité à un accès par unité foncière et par voie. Le gestionnaire de la voie devra être consulté pour tout aménagement. Sauf contrainte technique particulière, les accès ne doivent pas présenter de pente supérieure à 10% sur une longueur de 5 m au minimum depuis l’alignement de la voie publique.
1.1.2 VOIRIE* Les dimensions, tracés, profils et caractéristiques des voies publiques ou privées doivent être adaptés aux usages qu’elles supportent, aux besoins des opérations qu'elles desservent et notamment permettre l'approche et la manœuvre des véhicules de lutte contre l'incendie.
1.2 DESSERTE PAR LES RESEAUX
1.1.1. EAU POTABLE Toute construction ou utilisation des sols qui requiert une alimentation en eau potable doit être raccordée au réseau public de distribution d'eau potable, conformément aux dispositions réglementaires en vigueur. Dispositions à prendre en compte : Disconnexion Pour toutes les constructions, les mesures nécessaires doivent être prises pour protéger le réseau public d'eau potable et les réseaux intérieurs privés destinés aux usages sanitaires, contre les risques de retour d'eau polluée, par un dispositif agréé. Toute communication entre des installations privées (alimentées par des puits, forages ou réutilisation des eaux de pluies) et les canalisations de la distribution publique est formellement interdite. Alimentation en eau potable par une ressource privée L'utilisation d'une ressource privée (captage, source, forage) pour l'alimentation en eau potable, en l’absence du réseau de distribution public ne peut être autorisée qu'aux conditions suivantes : - L’utilisation d'une ressource privée à usage unifamilial est soumise à déclaration auprès du maire de la commune concernée - L’utilisation d'une ressource en eau privée pour l'alimentation en eau potable de plus d'une famille, des établissements recevant du public (ERP) et des ateliers de transformation alimentaire (salles de traite, laiteries, fromageries...), est soumise à autorisation préfectorale.
- La potabilité des ressources, leur protection effective vis-à-vis des pollutions accidentelles et chroniques et la disponibilité des ressources, qui doivent pouvoir alimenter les bâtiments desservis en période d'étiage, doivent être assurées.
1.1.2. ENERGIE / ELECTRICITE
Les réseaux (électricité, téléphone, haut débit,…) doivent être enfouis dans la propriété privée jusqu’au point de raccordement situé en limite des voies ou des emprises publiques*, sauf en cas d’impossibilité technique dûment justifiée.
1.1.3 EAUX USEES
Dans les secteurs desservis par le réseau d’assainissement collectif, le raccordement au réseau est obligatoire pour toute construction ou installation rejetant des eaux usées conformément aux dispositions réglementaires en vigueur.
Dans les secteurs non desservis par le réseau d’assainissement collectif, un système d’assainissement non collectif, conforme à la réglementation en vigueur peut être admis, sous réserve de l’obtention des autorisations nécessaires auprès de la Communauté de Communes du Pilat Rhodanien.
Le règlement d’assainissement des eaux usées en vigueur est annexé au PLU.
Dispositions à prendre en compte :
Il est rappelé que tout déversement d'eaux usées non domestiques au réseau public de collecte des eaux usées doit faire l'objet d'une demande d'autorisation de rejet auprès de la structure compétente en la matière.
Cette disposition peut concerner les rejets d'activités commerciales, artisanales, industrielles, agricoles, touristiques, mais aussi les rejets d'eaux pluviales ou d'eaux de vidange de piscines privées.
En cas d'évolution de l'activité entraînant une modification de la nature ou du volume des rejets, l'autorisation de déversement doit faire l'objet d'une mise à jour.
1.1.4 EAUX PLUVIALES
Les dispositions applicables sont celles du zonage d’assainissement des eaux pluviales en vigueur. Toute construction doit respecter les prescriptions de ce zonage qui fixe les modalités de gestion des eaux pluviales sur le territoire communal. Ce document annexé au PLU permet notamment de définir et préciser les solutions et techniques de traitement et gestion des eaux pluviales (récupération, infiltration, rejet, traitement).
Les eaux pluviales et eaux usées doivent être séparés sur l’emprise des projets.
Une infiltration des eaux pluviales à la parcelle doit être recherchée quelle que soit la taille du projet. Pour tous les projets (hors extension), a minima, un dispositif d’infiltration des eaux de pluie de 15 l/ m2 de surface imperméabilisée sera mis en œuvre.
En cas d’impossibilité de gestion à 100% des eaux pluviales par infiltration (justifiée dans le cas d’une opération d’ensemble par une étude technique), un rejet dans le milieu naturel ou une infrastructure d’eaux pluviales pourra être autorisée, après mise en œuvre d’un dispositif de rétention :
- Pour toute nouvelle construction d’emprise au sol < 300 m2, il sera exigé :
Un ouvrage de 50 l/m² de surface construite avec un débit de fuite de 2 l/s (orifice de régulation de minimum 30 mm) - Pour toute nouvelle construction d’emprise au sol > 300 m2 (opération d’ensemble), il sera exigé :
- un dimensionnement du dispositif pour une pluie de période de retour 30 ans.
- un débit de fuite maximal de 10 l/s.ha (valeur minimale de 2 l/s).
- une étude de sol et de dimensionnement obligatoire (sur la base ou non des abaques).
Ces prescriptions sont cumulatives
En plus des obligations formulées ci-dessus, il est vivement recommandé :
- la création d’ouvrage de rétention non étanches (jardins de pluie, massifs drainants…) et la limitation de l’utilisation des solutions étanches de type cuve. Ces dispositifs sont cependant utiles dans les zones à risque de mouvement de terrain ou de présence d’écoulements souterrains, où l’infiltration est déconseillée ;
- la mise en œuvre d’un dispositif de récupération des eaux de pluie de 20 l/m2 de toiture et dans la limite de 10 m3 ;
- la mise en œuvre d’un dispositif de prise en charge des eaux pluviales favorisant la décantation des particules fines avant rejet au milieu naturel (collecte superficielle, bassins de dépollution…)
- la réduction de l’imperméabilisation des projets par l’emploi de matériaux perméables - la préservation des zones humides, des axes et corridors d’écoulement, des haies et des plans
d’eau.
Dispositions à prendre en compte : Il est rappelé que la récupération des eaux de pluie doit s'effectuer à l'aval de toitures inaccessibles et que leurs usages à l'intérieur et à l'extérieur des bâtiments doivent s'effectuer dans le respect des normes règlementaires, en particulier en ce qui concerne : § Les usages autorisés :
- les usages extérieurs (arrosage, lavage des véhicules, etc.) ; - à l’intérieur des habitations : alimentation des chasses d’eau et lavage des sols ; - à titre expérimental, le lavage du linge, sous réserve d’un traitement adapté (déclaré auprès du
ministère en charge de la santé) de l’eau de pluie, assurant notamment une désinfection ; - les usages professionnels et industriels, à l’exception de ceux requérant l’usage d’une eau potable ; Leur réutilisation à l’intérieur de certains établissements recevant du public est strictement interdite. § Les règles techniques générales : - tout raccordement, qu’il soit temporaire ou permanent, du réseau d’eau de pluie avec le réseau de
distribution d’eau potable est interdit ; - à proximité immédiate de chaque point de soutirage d’eau de pluie, doit être implantée une
plaque de signalisation qui comporte la mention « eau non potable » et un pictogramme explicite. § Les règles techniques spécifiques en cas de réseau d’eau de pluie à l’intérieur du bâtiment :
- dans les bâtiments à usage d’habitation, la présence de robinets de soutirage distribuant chacun des eaux de qualité différente (eau potable/eau de pluie) est interdite dans la même pièce, à l’exception des caves, sous-sols et autres pièces annexes à l’habitation. Les robinets d’eau de pluie sont verrouillables ;
- les canalisations de distribution d’eau de pluie, à l’intérieur des bâtiments, doivent être repérées de façon explicite par un pictogramme « Eau non potable », à tous les points suivants : entrée et sortie des vannes et des appareils, aux passages de cloisons et de murs.
En outre, pour les secteurs situés aux abords des routes départementales, il convient de respecter les prescriptions spécifiques figurant dans les dispositions générales (titre I – 2).
2. PRESCRIPTIONS PARTICULIERES AUX ABORDS DES ROUTES DEPARTEMENTALES
La commune de Bessey est traversée par trois routes départementales classées dans le réseau d’intérêt général (RIG) ou dans le réseau d’intérêt local (RIL) :
- la RD 19 (RIG) - la RD 67 (RIL) - la RD 79 (RIL)
1.1 LIMITATION DES ACCES*
Le long des routes départementales, la création et la modification des accès privés sont soumises à une permission de voirie instruite au nom du Département, par le service gestionnaire, au titre de l’article L.113-2 du Code de la voirie routière. Cette disposition concerne l’ensemble des sections des routes départementales, qu’elles soient situées en rase campagne ou en agglomération.
Les nouveaux accès sont interdits sur une route départementale lorsque l'accès est possible sur une autre voie ouverte au public et de moindre importance en application de l’article R.111-6 du Code de l’urbanisme.
Si les conditions de sécurité de la route départementale ne sont pas réunies, l’autorisation peut être refusée ou des prescriptions d’aménagement peuvent être imposées.
En rase campagne jusqu’aux limites d’agglomération, le nombre des accès sur les routes départementales peut être limité dans l'intérêt de la sécurité des usagers.
Le regroupement des accès est à privilégier. Un seul accès est accordé par unité foncière. Tout accès supplémentaire n’est autorisé que s’il est dûment motivé.
L’implantation des accès doit respecter des dispositions techniques de visibilité et de lisibilité afin de garantir la sécurité des usagers utilisateurs de l’accès et ceux circulant sur la route départementale.
Lorsqu’ils sont susceptibles de porter atteinte à la sécurité et au fonctionnement des carrefours, les nouveaux accès sont interdits à leur proximité (recul de quinze mètres recommandé).
1.2 MARGES DE RECUL DES CONSTRUCTIONS*, RECUL DES OBSTACLES LATERAUX ET DES EXTENSIONS* DE BATIMENTS EXISTANTS
Les marges de recul s’appliquent aux constructions nouvelles situées le long des routes départementales en dehors des limites d’agglomération matérialisées conformément à l’article R110-2 du Code de la Route quelque soit la zone du PLU concernée.
Ne sont pas concernés par les marges de recul : les extensions limitées de bâtiments existants, les annexes* (piscines, abris de jardins,…), les installations et ouvrages nécessaires aux services publics s’ils n’aggravent pas la sécurité et ne compromettent pas la stabilité et le fonctionnement de la route.
Les valeurs des marges de recul sont un minimum à respecter et sont calculées à partir de l’axe de la route départementale.
ROUTES DEPARTEMENTALES
MARGES DE RECUL PAR RAPPORT A L’AXE
Numéro
Nature
Habitations
Autres constructions
RD19
RIG
25m
20m
RD67
RIL
15m
15m
RD79
RIL
15m
15m
En outre, les reculs particuliers suivants sont à respecter au-delà des limites d’agglomération : - Recul des obstacles latéraux : dans un objectif de sécurité, l’implantation des ouvrages en bordure de voie ne doit pas restreindre les conditions de visibilité sur l’itinéraire, et notamment dans les carrefours et ne doit pas constituer d’obstacle dangereux. Ainsi, en concertation avec les demandeurs, sont recherchées la ou les implantations la ou les plus éloignées possibles du bord de la chaussée et au-delà des fossés et/ou des équipements de sécurité. - Extensions de bâtiments existants : tout projet d’extension de bâtiment existant à l’intérieur des marges de recul ne doit pas réduire les distances de visibilité des usagers de la route, notamment en intérieur des courbes, ainsi que les possibilités d’aménagements futurs des routes départementales. - Servitudes de visibilité : les propriétés riveraines ou voisines des routes départementales, situées à proximité de croisements, virages ou points dangereux pour la circulation publique, peuvent être frappées de servitudes destinées à assurer une meilleure visibilité.
1.3 PRISE EN COMPTE DES EAUX PLUVIALES
Les fossés des routes départementales ne sont pas destinés à recevoir les eaux pluviales découlant de l’imperméabilisation due notamment à l’urbanisation. Les nouvelles constructions et les extensions de bâtiments existants doivent tenir compte des eaux de ruissellement de la chaussée et doivent permettre le maintien des servitudes existantes en portant une attention toute particulière aux passages anciens des rejets d’eaux pluviales. Dans les cas de projets situés en amont des routes départementales, et d’impossibilité d’effectuer les rejets des eaux de pluies ailleurs que dans les fossés de celles-ci, le rejet des eaux pluviales ne peut éventuellement être accepté que sous réserve du respect des conditions suivantes :
- Nul ne peut, sans autorisation, rejeter dans les fossés de la route départementale des eaux provenant de propriétés riveraines, en particulier par l'intermédiaire de canalisations, drains ou fossés, à moins qu'elles ne s'écoulent naturellement.
- L’ouverture à l’urbanisation des zones situées en bordure des routes départementales ne doit pas entraîner des rejets nouveaux dans les fossés de la route. La gestion des eaux pluviales issues des opérations de viabilisation est exclusivement assurée par les aménageurs.
- Dans le cas d’une impossibilité démontrée, l’aménageur doit réaliser sur sa propriété les ouvrages nécessaires pour assurer la rétention des eaux pluviales. Dès lors, les rejets dans les fossés de la route peuvent être admis s’il s’agit des eaux pluviales provenant de déversoir des ouvrages de rétention, dans la limite des seuils définis par les documents réglementaires de gestion des eaux pluviales et dans la mesure où, le cas échéant, le fossé a été préalablement calibré en fonction du volume d’eaux pluviales à rejeter. Dans ce cas, une convention passée entre le Département et l’aménageur précise les conditions techniques et financières de calibrage du fossé de la route.
3. DISPOSITIONS COMMUNES RELATIVES A LA QUALITE URBAINE, ARCHITECTURALE, ENVIRONNEMENTALE ET PAYSAGERE
DISPOSITIONS COMMUNES RELATIVES A LA QUALITE URBAINE, ARCHITECTURALE, ENVIRONNEMENTALE ET PAYSAGERE
Par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou leur aspect extérieur, les constructions doivent respecter le caractère ou l’intérêt des lieux avoisinants, les sites, les paysages naturels ou urbains. L’insertion de la construction dans son environnement naturel et bâti, doit être assurée conformément aux dispositions du présent article, dans le respect du code de l’urbanisme.
Tout projet de construction doit participer à la préservation et la mise en valeur, y compris par l’expression architecturale contemporaine, des caractéristiques dominantes du tissu urbain dans lequel il s’insère.
L’article 11 se décline selon de grandes thématiques. Pour chacune d’entre elles, il y a des prescriptions/ interdictions qui sont opposables et des recommandations qui ont valeur de simples conseils. Certaines prescriptions/interdictions sont illustrées. Dans ce cas, les illustrations ont une valeur d’opposabilité. Les illustrations portant sur le simple conseil sont précédées du mot «Exemple». Des encarts permettent d’identifier les prescriptions liées aux bâtiments patrimoniaux (encadré en trait plein) et les recommandations liées à la thermique du bâtiment (encadré en pointillés).
Prescriptions s’appliquant aux bâtiments patrimoniaux Recommandations concernant la thermique du bâtiment
1. Intégration au Site
INTERDICTIONS COMMUNES
Sont interdits :
- Les constructions dont l’aspect général ou certains détails sont d’un type régional affirmé étranger à la région
- Les mouvements de sol portant atteinte au caractère d’un site naturel ou bâti
Exemple de construction de type «chalets» et madriers à assemblage croisé
-Tous les éléments architecturaux faisant office de signalétique pour les locaux commerciaux.
PRESCRIPTIONS COMMUNES
Exemple d’architecture faisant office de signalétique
Les éléments d’architecture anciens présentant un caractère technologique ou archéologique ayant valeur de patrimoine doivent être conservés ou remis en valeur à l’occasion de travaux de restauration.
La construction neuve, l’extension, la réhabilitation d’un bâtiment situé dans un rayon de 50 mètres autour d’un bâtiment répertorié parmi les bâtiments d’intérêt architectural et/ou patrimonial ou d’un ensemble patrimonial répertorié doit procéder d’une technologie harmonique de celle du bâtiment ou ensemble patrimonial en ce qui concerne la couverture, les ouvertures, le volume, la toiture, l’aspect des matériaux.
Exemple d’élément d’architecture ayant valeur de patrimoine : linteau cintré en pierre
RECOMMANDATIONS
Lors de l’instruction de la demande d’autorisation, une attention particulière est portée sur :
1 - L’adaptation des constructions et des abords à la pente naturelle du terrain
2 - Le gabarit et la forme des volumes 3 - La forme et les couvertures des toitures 4 - L’organisation et l’aspect des façades 5 - Le traitement des limites de la parcelle ainsi que
des abords des constructions.
Parmi les constuctions dont l’aspect général ou certains détails sont d’un type régional affirmé étranger à la région on peut citer le mas provençal, le chalet type « savoyard », la maison dite « Louisiane », la maison nordique en briques ...
Le diagnostic du document d’urbanisme fait un inventaire des bâtiments ou ensembles de bâtiments d’intérêt architectural et/ou patrimonial et des éléments d’architecture anciens présentant un caractère technologique ou archéologique ayant valeur de patrimoine. Ces éléments, s’ils existent, sont mis en annexe du règlement du document d’urbanisme conformément à l’article du Code de l’urbanisme y faisant référence.
2. ADAPTATION DU BÂTI A LA PENTE
IINTERDICTIONS COMMUNES
Sont interdits :
- Les mouvements de sol portant atteinte au caractère d’un site naturel ou bâti
- Les talus visibles de plus d’un mètre de hauteur, mesuré au point le plus éloigné du terrassement dans une partie horizontale, par rapport au terrain naturel, quelle que soit la pente du terrain naturel
Exemple de mouvement de sol proscrit
H > 1.00 mètre TN : terrain naturel TF : terrain fini
- Les enrochements de type cyclopéen et les imitations de matériaux.
Exemple d’enrochements de type cyclopéen
PRESCRIPTIONS COMMUNES
Les mouvements de terrain (déblais, remblais) nécessaires à l’implantation du bâtiment doivent être limités aux stricts besoins techniques de la construction et ne doivent pas conduire à une émergence de la construction dans le paysage.
La construction doit être adaptée à la pente naturelle des terrains par encastrement ou étagement dans la pente naturelle des volumes qui la compose.
Pente <15 %, talus de l’ordre de 1 mètre pour 3 mètres
- Si la pente du terrain naturel est inférieure à 15 %, les talus créés doivent être plantés de préférence d’essences locales et seront de l’ordre de 1 m pour 3 m.
- Si la pente du terrain naturel est supérieure à 15 % , les murs de soutènement créés ne doivent pas excéder 2 mètres de haut et doivent être mis en oeuvre en pierres de pays, mur en gabions ou en maçonnerie enduite d’une teinte brun foncé proche de celle de la pierre locale.
Cas particulier des bâtiments agricoles de grande capacité
Pente > 15 %, hauteur du mur de soutènement < 2 mètres
INTERDICTIONS COMMUNES
Sont interdits :
- Les mouvements de sol portant atteinte au caractère d’un site
naturel ou bâti
Exemple de
- Les enrochements de type cyclopéen et les imitations de matériaux.
mouvement de
PRESCRIPTIONS COMMUNES
H > 2.00 mètres TN : terrain naturel
sol proscrit
Pour ce type de bâtiment, lorsqu’il y a création d’une plate-forme, TF : terrain fini
support de son assiette, celle-ci est orientée de manière à prendre
en compte au mieux la topographie des lieux et à minorer les
terrassements.
Les déblais-remblais doivent être équilibrés sans apport de terres extérieur et les terres excédentaires doivent être évacuées.
La hauteur des talus visibles est portée à une hauteur maximale de 2 mètres.
Au delà, les déblais-remblais sont : - limités par un mur de soutènement maçonné et enduit de teinte brun foncé, en gabion ou en pierres de pays ou ; - régalés en pente douce sur le terrain et plantés d’essences locales
Toutefois, si la pente du terrain est supérieure à 15 % , la hauteur du déblai en amont est supérieure à la hauteur du remblai en aval.
Exemple d’enrochements de type cyclopéen
RECOMMANDATIONS
Solutions permettant de limiter les volumes de déblais et de remblais :
- Implantation des volumes bâtis parallèlement aux courbes de niveau
- Positionnement du sens de faîtage parallèlement à la pente naturelle du terrain
- Implantation des volumes bâtis le plus près possible de l’accès. Dans ce cas, soit la maison est à proximité de la rue ou bien le garage est déconnecté de la maison et est implanté à proximité de la rue.
Afin de mieux valoriser les espaces extérieurs et de favoriser leur usage tout en facilitant les accès au garage, il est préférable d’opter pour des plates-formes maintenues par un mur de soutènement ou bien une succession de terrasses ou de talus de hauteur limitée.
Axonométrie coupée
Plan
Axonométrie coupée
Axonométrie
coupée
Plan
Plan
Trois exemples d’implantations tirant profit
de la pente naturelle
Exemple possible de construction où les pierres de
pays sont litées par strates successives
La pente peut rendre une partie de la conception complexe. Mais elle est vecteur d’une richesse architecturale. Si celle-ci est pensée et réfléchie, l’édifice proposera des qualités spatiales uniques qui, en aucun cas, ne pourront être retrouvées sur un terrain plan.
Exemple d’aménagement de
talus à privilégier (paillage naturel ou
toile de jute)
Pente de 15%
Pente de 30%
Exemple d’aménagement des abords de la maison sur un terrain en pente
Pente de 45%
Exemples d’insertions dans la pente avec la rue de desserte en haut ou en bas de la parcelle (garage en beige)
2. Volumes a. La Forme
PRESCRIPTIONS COMMUNES
Les bâtiments devront être composés de volumes simples rectangulaires ou carrés pouvant être accolés.
Les adjonctions, extensions, surélévations devront présenter des volumes tels que l’aspect initial de la construction puisse transparaître après les travaux et respecter les règles de l’architecture originelle.
etc ...
Exemples de bâtiments aux volumes simples
Exemples d’adjonction Exemple de surélévation
Si le bâtiment présente une façade de plus de 30 mètres linéaires, il devra être fractionné en plusieurs volumes.
Exemples de fractionnement en plusieurs volumes.
Cas particulier des bâtiments d’habitation liés aux activités économiques (y compris agricoles)
Si l’habitation est réalisée dans le même volume que celui du bâtiment d’activité, elle doit être traitée comme le bâtiment auquel elle est liée en ce qui concerne le volume, la toiture, la couverture, les ouvertures et l’aspect des matériaux.
Exemples : habitation et activité, cohérence du traitement architectural
RECOMMANDATIONS
Les habitations individualisées ou groupées s’insérant dans un tissu urbain existant ou prolongeant celui-ci seront traitées en harmonie de volume, adaptées à l’échelle générale du bâti avoisinant.
Les équipements collectifs, par leur nature ou leur fonction, peuvent nécessiter des gabarits plus importants. Ce sont des bâtiments signifiants qui sont l’expression d’une volonté collective. A ce titre, ils disposent de prescriptions particulières (voir cidessous).
Thermique du bâtiment : Un volume compact (avec un faible developpé de façades) réduit la surface à isoler thermiquement et induit donc une réduction des coûts de construction et de chauffage.
b. La toiture
INTERDICTIONS COMMUNES
Sont interdits :
- Les ouvertures non intégrées à la pente du toit
- Les éléments emblématiques en toiture.
PRESCRIPTIONS COMMUNES
Les pentes de toiture doivent être homogènes à l’échelle du bâti et pour des bâtiments situés sur une même parcelle.
A l’exception des toitures-terrasses autorisées et définies ci-après, les pentes de toiture seront comprises entre 25% et 45% et devront présenter deux pans par volume dans le sens convexe.
Le faîtage doit être réalisé dans le sens de la plus grande dimension de la construction.
Les toitures présentant trois ou quatre pans ne sont autorisées que pour le volume principal et sous réserve que la hauteur du bâtiment à l’égout de toiture, en tout point du bâtiment mesurée à partir du sol fini, soit au moins égale à 6 mètres et que la longueur du faîtage soit au moins égale à 3 mètres.
Exemple d’insertion en rupture par rapport au contexte
Exemple d’inscription en continuité par rapport au contexte
Exemples d’ouvertures non intégrées à la pente du toit
L > 3 mètres H > 6 mètres
Toiture présentant 4 pans
Les toitures à un seul pan sont autorisées pour tout volume accolé par sa plus grande hauteur, à une construction de taille importante ou pour des annexes implantées en limite de propriété. Dans ce cas, l’orientation du pan de toiture doit être conforme aux cas présentés par l’illustration cicontre.
Pour répondre aux objectifs de production d’énergie solaire, l’inclinaison du pan de toiture, support du dispositif de production d’énergie, pourra être différente.
Les toitures-terrasses accessibles et aménagées, ou les toitures-terrasses végétalisées ne sont autorisées que :
- sur des volumes secondaires mitoyens à la construction principale - ou en jonction immédiate avec le terrain naturel - ou sur des bâtiments de jonction entre deux volumes .
Exemple de volume secondaire mitoyen et en jonction avec le terrain naturel
Les couvertures des toitures sont constituées : - de tuiles «canal» ou romanes en terre cuite de base rouge ou nuancé ou vieux toit ou - d’éléments verriers ou - de végétation.
Les revêtements adaptés aux toitures-terrasses accessibles et aménagées sont autorisés sous réserve qu’ils soient de teinte sombre et ne présentent pas de qualité de brillance.
Les toits à pans multiples sont autorisés pour les gloriettes d’une emprise au sol inférieure à 10 m².
Toiture une pente accolée ou implantée en limite
Exemples de toitures à un pan pour une construction accolée à un volume principal
Exemples de volume de jonction entre bâtiments
Rouge
Rouge nuancé
Végétal extensif
Vieux toit
Exemple de gloriette
(c)Anne Micol - PnrPilat
Couleurs et revêtements autorisés en couverture
Cas particulier des bâtiments et ensembles patrimoniaux
Afin de conserver les caractéristiques du bâtiment (formes, volumes, façades, percements
1
…), les extensions doivent être envisagées selon
les exemples ci-contre :
1 et 2 : Si le volume est accolé sur un pignon, la
différence d’altitude entre l’égout de toiture du
bâtiment principal et le faîtage de l’extension est
de 1 mètre au moins.
3
3 : Si le volume est greffé sur le long pan du
bâtiment, sa toiture est réalisée dans la continuité
de la toiture du bâtiment existant, ou 50 cm au
moins sous l’égout de toiture.
4 : Si le volume est greffé sur le long pan du
bâtiment, les toitures à 2 pans sont implantées 5 sous la gouttière existante à une distance minimum
de 50 cm ou reprises dans la toiture existante par
création de noues.
5. En cas d’impossibilité technique à réaliser
une extension selon les exemples 1, 2, 3 et 4, les
toitures terrasses accessibles et aménagées, les
toitures terrasses végétalisées ne sont autorisées
que :
- sur des bâtiments secondaires mitoyens
à la construction principale ;
- en jonction immédiate avec le terrain
naturel ;
- sur des bâtiments de jonction entre
deux volumes».
Ceci à condition que le volume concerné présente
des dimensions inférieures à 4 mètres.
Cas particulier des bâtiments existants
Toutes les prescriptions et les interdictions communes s’appliquent à ce type de bâtiment.
Toutefois, dans la mesure où la nature des combles et des charpentes ou le respect du style architectural d’origine, ne permet pas l’emploi de la tuile canal ou similaire, d’autres matériaux de couverture peuvent être admis pour la réfection des toitures existantes.
Les toitures en shed présentant un intérêt patrimonial sont maintenues et remises en état.
Dans tous les cas, une cohérence est à rechercher en ce qui concerne leur inclinaison.
2 4 Exemples d’extensions de bâtiments patrimoniaux
Exemple de toiture en Shed
Cas particulier des bâtiments à usage d’activités économiques ou les équipements neufs
Toutes les prescriptions communes s’appliquent à ce type de bâtiment.
Toutefois, des pentes de toiture différentes de celles définies précédemment sont autorisées (la pente maximale restant fixée à 45 %) sous réserve que leur aspect soit en harmonie avec le contexte bâti ou naturel. Dans ce cas, elles pourront recevoir un autre type de couverture à condition de ne présenter aucune qualité de brillance. Leur teinte sera choisie dans les tons gris sombre, bruns ou rouge brun.
Les bâtiments de type «boîtes à chaussures» sont proscrits
RECOMMANDATIONS
Un bâtiment annexe mitoyen est un bâtiment dont le volume est moins important en emprise au sol et en hauteur à l’égout que le bâtiment auquel il se rattache.
Des percements (rectangulaires ou carrés) peuvent être réalisés à l’intérieur du toit. Une attention particulière est à porter au regard de la composition globale des façades.
Exemple d’insertion d’un bâtiment d’activité dans un contexte de bourg
Dans le cas de maisons semi-mitoyennes ou mitoyennes, on veille à ce que les toitures soient unitaires (même sens de faîtage, hauteurs des toitures-terrasses…). Dans le cas où aucune cote d’égout ou d’acrotère n’est définie au départ, le premier projet dicte la règle. Un mauvais raccordement des toitures et des acrotères peut entraîner, outre le côté inesthétique, de graves problèmes d’étanchéité.
Exemple d’insertion d’un bâtiment d’activité dans un contexte de zone d’activité
Concernant les toitures-terrasses, une attention particulière doit être apportée au couronnement des bâtiments : acrotères, attiques, garde-corps de sécurité, usages, intimité des habitations mitoyennes.
La toiture-terrasse végétalisée permet une rétention des eaux de pluie (rôle de tampon), une meilleure inertie thermique, un rafraîchissement naturel l’été par évapotranspiration, la fixation du CO2 et des poussières ; elle permet une meilleure absorption acoustique et favorise un maintien de la biodiversité.
Toutes les précautions de mise en oeuvre doivent être prises pour garantir l’étanchéité en particulier.
Il existe trois types de toitures végétalisées : - les toitures extensives - les toitures semi-intensives - les toitures intensives.
Exemple de toiture-terrasse végétalisée et bacs pré-cultivés
La valeur écologique d’un toit peut être accrue par :
- la variété des hauteurs de végétation - la mise en place de zones différenciées également au regard de l’humidité et du vent - l’apport de substrats de granulométrie et de poids différents - l’apport de bois mort, de roches et autres matériaux naturels - un grand éventail de plantes à drainage naturel ou faiblement drainées - la constitution de buttes et de micro-reliefs créant ai
Texte reproduit du règlement déposé au Géoportail de l'urbanisme. Lecture automatique d'un document public. Elle ne remplace pas le certificat d'urbanisme delivre par la mairie.