Rubrique U 1Usages et affectations des sols interdits ou soumis à conditions
Intitulé du document : Destination des constructions, usages des sols et natures d’activités
Paragraphe 1 : Destinations et sous destinations
Les destinations et sous destinations suivantes sont autorisées avec la prise en compte des conditions énumérées dans le tableau ci-dessous et sous réserve des interdictions et limitations du paragraphe 2 :
Destination des constructions
(R151-27)
Sous-destination des constructions (R151-28)
Autorisé
Interdit
Conditions
Exploitation agricole
Exploitation agricole et forestière
Exploitation forestière
Habitation
Logement
Au sein des tissus urbains mixtes (Uf, Up, Ua,
Ub, Ur), les extensions des bâtiments agricoles existants sont autorisées, tout comme la construction de nouveaux
bâtiments agricoles sous réserve que le
projet soit compatible avec le cadre législatif
et règlementaire en vigueur (règles de
réciprocité liées notamment au Règlement
Sanitaire Départemental et règlementation qui s’impose aux Installations Classées pour
Interdit en La Protection de l’Environnement).
X
Uv, Ud, Us et Ueq Dans les secteurs urbains spécialisés (Um,
Uec et Ui), les extensions des bâtiments agricoles existants sont autorisées dans la
limite d’une hausse de 30% de la surface du
bâtiment existant.
La construction de nouveaux bâtiments agricoles est interdite, sauf reconstruction en cas de sinistre.
Néanmoins, les exploitations agricoles sont autorisées dans le cadre de la réutilisation des bâtiments existants.
En Uec et Ui uniquement
Interdit dans tous les autres secteurs
Au sein de la trame « jardins ou cœurs d’ilot de verdure à préserver au titre de l’article
Interdit en L151-23 du Code de l’Urbanisme », seules
X
Ueq, Ud les annexes et extensions d’habitations et Us existantes sont autorisées, mais pas la création de nouvelles constructions principales à usage de logement.
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Sous-destination des constructions (R151-28)
Autorisé
Interdit
Conditions
Hébergement
Artisanat et commerce de détail
Restauration
Commerce et activités de service
Commerce de gros
Activités de services où s'effectue l'accueil d'une clientèle
Hébergement hôtelier et touristique
Cinéma
Dans les secteurs Um, Uec et Ui, seuls les logements de fonction nécessaires au bon fonctionnement des constructions autorisées dans ces secteurs sont autorisés. Pour les logements déjà existants dans ces secteurs, sont autorisées les extensions dans la limite d’une hausse de 30% de la surface de plancher de la construction existante (dans la limite de 50 m²).
En Um et Uec, la création d’hébergement est autorisée dans le cadre de la réutilisation de bâtiments existants. En Um, Uec et Ui,
X
Interdit en pour les hébergements déjà existants dans Ueq, Us ce secteur, sont autorisées les extensions dans la limite d’une hausse de 30% de la
surface de plancher de la construction
existante (dans la limite de 50 m²).
X · Interdit en Ud et Us · X · Interdit en Ud et Us · Interdit en · X · Ueq, Ud et Us · X · Interdit en Us · X · Interdit en Ud et Us · Interdit en · X · Ud, Us, · Ueq
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Sous-destination des constructions (R151-28)
Autorisé
Interdit
Locaux et bureaux accueillant
du public des administrations
X
publiques et assimilés
Locaux techniques et industriels des administrations publiques et
X
assimilés
Etablissements d'enseignement, de santé et d'action sociale
X
Interdit en Ud
Equipements d'intérêt collectif et services publics
Salles d'art et de spectacles · X · Interdit en Ud · Equipements sportifs · X · Interdit en Ud · Lieux de culte · Interdit en · X · Um, Uec, Ud, Us et · Ui
Autres équipements recevant du public
X
Conditions
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Sous-destination des constructions (R151-28)
Industrie
Autres activités des secteurs primaire, secondaire ou tertiaire
Entrepôt
Bureau
Autorisé
Interdit
Conditions
Dans les secteurs urbains mixtes Uv, Uf, Up,
Ua, Ub et Ur, les activités industrielles (nouvelles installations et/ou extension d’une activité existante) sont permises sous
X
Interdit en réserves de ne pas générer de nuisances qui Ueq soient incompatibles avec l’habitat.
Dans les secteurs urbains spécialisés (Um, Uec et Ui), les activités industrielles sont permises sans condition.
Dans les secteurs urbains mixtes Uv, Uf, Up,
Ua, Ub et Ur, les entrepôts (nouvelles installations et/ou extension d’une activité existante) sont permis sous réserves de ne
X
Interdit en pas générer de nuisances qui soient Ueq incompatibles avec l’habitat.
Dans les secteurs urbains spécialisés (Um, Uec et Ui), les entrepôts sont permis sans condition.
X · Centre de congrès et d'exposition · X · Interdit en Ud et Us · Cuisine dédiée à la vente en ligne · Autorisé uniquement en Uec et Ui
Interdit dans tous les autres secteurs
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Paragraphe 2 : Interdiction et limitation de certains usages et affectations des sols, constructions et activités
Les affouillements et exhaussements du sol sont interdits à l'exception de ceux indispensables : - à la réalisation des ouvrages faisant l’objet d’emplacements réservés, - pour la réalisation des types d'occupation ou d'utilisation autorisés, - pour la réalisation de constructions, aménagements et installations nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif, - à la réalisation d’opérations d’intérêt écologique, - à la réalisation de bassins de retenues des eaux (bassin de décantation de sucrerie, bassin de retenue lié aux canaux, bassin de rétention des eaux d’extinction d’incendie…).
Les terrains de camping caravanage, les habitations légères de loisirs et les parcs résidentiels de loisirs sont interdits.
Les installations établies pour plus de trois mois susceptibles de servir d'habitation ou de tout autre usage et constituées par d'anciens véhicules, de caravanes et d’abris autres qu'à usage public ou d'abri désaffectés sont interdits (sauf après sinistre, où dans ce cas la durée est portée au temps nécessaire des travaux).
Les logements temporaires pendant la réalisation de travaux de construction d’un logement sont autorisés.
Dans l’ensemble de la zone, dès lors qu’ils sont concernés, les constructions, installations et aménagements autorisés doivent :
Protéger, mettre en valeur ou requalifier les éléments remarquables culturels, historiques ou écologiques repérés sur le règlement graphique.
Pour assurer leur conservation ou leur remise en état, la rénovation, la restauration et la réhabilitation des éléments de patrimoine bâti dégradés sont autorisées.
La modification ou déplacement d’un élément de patrimoine est autorisée, notamment dans le cadre du projet du CSNE.
Sont autorisés tous les
ouvrages
et
aménagements paysagers
et écologiques nécessaires
au projet du CSNE
Maintenir l’intérêt des chemins piétonniers ou de randonnée à conserver ou à créer tels qu’ils sont 20118024 – CC de la Haute Somme - 818 29 présentés sur le règlement graphique. Ces chemins peuvent être modifiés sans pouvoir être supprimés.
La modification ou le déplacement d’une liaison douce à protéger est autorisée, notamment dans le cadre du projet du CSNE.
Respecter la destination des sols concernés par les emplacements réservés, repérés sur le règlement graphique.
Respecter les prescriptions et recommandations listées dans les · Orientations d’Aménagement et de · Programmation
Prescriptions particulières concernant les secteurs identifiés en zone humide et identifiés de la façon suivante sur le règlement graphique :
Peuvent être autorisés au sein de ces secteurs :
- Les aménagements légers nécessaires à la gestion ou à l’ouverture au public de ces milieux, à condition que leur localisation et leur aspect ne portent pas atteinte à la préservation des milieux et que les aménagements soient conçus de manière à permettre un retour du site à l’état naturel (cheminements piétonniers et cyclables réalisés en matériaux perméables et non polluants, les aménagements et objets mobiliers destinés à l’accueil ou à l’information du public, les postes d’observation de la faune, etc.) ;
- Les travaux nécessaires à la restauration de la zone humide, ou ceux nécessaires à sa valorisation sont admis sous réserve de ne pas détruire les milieux naturels présents.
- Les constructions nécessaires à la pratique du pâturage extensif, utile pour la restauration et l’entretien de zones humides
- Les installations et ouvrages d’intérêt général liés à la sécurité, à la salubrité, aux réseaux d’utilité publique lorsque leur localisation répond à une nécessité technique impérative » au sein du secteur de fiabilité 1, les aménagements et constructions ne pourront être possibles qu’après une étude démontrant le caractère non humide du site.
20118024 – CC de la Haute Somme - 818 30 au sein du secteur de fiabilité 2, les aménagements et constructions ne pourront être possibles qu’après une étude démontrant le caractère non humide du site. Cette nécessité de disposer d’une étude démontrant le caractère non humide du site ne s’applique pas aux extensions et annexes des habitations existantes à la date d’approbation du PLUi. Les extensions seront limitées à 30% de la surface de plancher de la construction existante et sans pouvoir dépasser 50m² supplémentaires d’emprise au sol pour les constructions à usage d’habitation existantes à la date d’approbation du PLUi. Les annexes d’habitation devront être inférieures à 30 m² d’emprise au sol et être réalisées à moins de 20 mètres de la construction principale sur l’unité foncière qui accueille le bâtiment à usage d’habitation existant à la date d’approbation du PLUi.
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Prescriptions particulières dans les secteurs concernés par les aléas inondations, ou concernés par une sensibilité aux ruissellements figurant au règlement graphique (plan bis) :
Les constructions et aménagements autorisés sont soumis au respect du règlement de ces Plans de Prévention du Risque d’Inondations (PPRI) tel qu’annexés au PLUi. Les règles des PPRI plus contraignantes que celles du PLUi l’emportent et s’appliquent.
Dans ces zones, les sous-sols sont interdits et les planchers habitables les plus bas et les niveaux d’accès sont calés au moins 20 cm au-dessus de la cote du terrain naturel.
Les secteurs suivants sont soumis à des prescriptions particulières liées à la gestion des eaux pluviales et du ruissellement, conformément aux plans bis du règlement graphique et aux conclusions du zonage pluvial annexé au PLUi :
Règles de gestion des eaux pluviales Toute utilisation du sol ou toute modification de son utilisation induisant un changement du régime des ruissellements par temps de pluie doit faire l’objet d’aménagements permettant de compenser le ruissellement supplémentaire induit. L’infiltration des eaux pluviales à la parcelle est à rechercher dans tous les cas. Les eaux pluviales devront être gérées par infiltration, à la parcelle ou à l'échelle de l'opération, sans rejet vers l’aval :
- sur les zones prioritaires (cf. règlement graphique, plans bis) : jusqu’à une pluie de période de retour 50 ans au minimum (gestion d’un volume minimal de 50 litres par m² imperméabilisé pour les maisons individuelles) ;
- en dehors des zones prioritaires : jusqu’à une pluie de période de retour 30 ans au minimum (gestion d’un volume minimal de 45 litres par m² imperméabilisé pour les maisons individuelles).
Les dispositifs de gestion des eaux pluviales intégrés aux aménagements, de préférence à ciel ouvert et multifonctionnels, seront privilégiés : noues végétalisées, espaces verts en creux, chaussées et espaces de stationnement perméables avec structure réservoir, toitures végétalisées stockantes, etc. Les infrastructures dédiées uniquement à la gestion des eaux pluviales seront limitées autant que possible. La réalisation in situ d’essais d’infiltration est obligatoire pour assurer le bon dimensionnement des dispositifs d’infiltration. Toute demande de dérogation devra être justifiée à partir d’une étude de la faisabilité de l’infiltration des eaux pluviales basée sur des tests in situ. Les conditions de mise en œuvre et les dérogations possibles à ce principe général sont précisées dans la notice du zonage pluvial. Dans tous les cas, tout projet doit a minima gérer à la parcelle, par infiltration, évapotranspiration et/ou utilisation, un 20118024 – CC de la Haute Somme - 818 32 volume minimal de 20 litres par m² imperméabilisé, correspondant aux pluies courantes
Règles au droit des axes de ruissellement naturels
Si un projet d’aménagement est traversé par un axe de ruissellement, le pétitionnaire pourra réaliser des relevés topographiques précis du site permettant de préciser la trajectoire de l’axe d’écoulement.
Les règles suivantes s’appliquent le long des axes de ruissellement naturels (cf. règlement graphique, plans bis) :
- sur une largeur de 10 mètres (5 m de part et d’autre de chaque axe), sont interdits toute construction et tout aménagement susceptibles de constituer un obstacle aux écoulements et d’aggraver le risque inondation, ou de subir des dégradations du fait d’une inondation ;
- sur une largeur de 20 mètres (10 m de part et d’autre de chaque axe) :
- les sous-sols sont interdits ; o les planchers habitables les plus bas et les accès de constructions neuves, y compris les accès aux garages, doivent être calés à 20 cm au moins au-dessus de la cote du niveau du terrain naturel et de la chaussée la plus proche.
•
Exception : Les constructions peuvent exceptionnellement être autorisées sous réserve d’une expertise contradictoire menée par un Bureau d’Etudes spécialisé démontrant :
- L’absence de risque ou d’aléa ;
- La garantie de la pérennité de la construction ;
- Et la non aggravation du risque ou de l’aléa.
Règles au droit des voies sujettes au ruissellement
De part et d’autre des voies sujettes au ruissellement (cf. règlement graphique, plans bis), les accès aux parcelles depuis la voirie doivent être situés au moins 20 cm au-dessus du niveau de la chaussée.
Règles dans les zones à risque
Dans les zones à risque (cf. règlement graphique, plans bis) :
- les sous-sols sont interdits ;
- les planchers habitables les plus bas et les accès de constructions neuves, y compris les accès aux garages, doivent être calés à 20 cm au moins au-dessus de la cote du niveau du terrain naturel et de la chaussée la plus proche.
En cas d’impossibilité technique d’appliquer les règles de rehausse des accès ou des niveaux de planchers habitables les plus bas, au regard des normes d’accessibilité des bâtiments aux Personnes à Mobilité Réduite, il sera alors possible d’y déroger.
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Recommandations dans les secteurs concernés par des aléas gonflement/retrait des argiles de niveaux moyen et fort (cf. plan bis des contraintes) :
Conformément à la documentation fournie par le ministère du développement durable (annexée au PLUi), les adaptations qui peuvent être recommandées sont : o Adapter les fondations, o Rigidification de la structure du bâtiment, o Réalisation d’une ceinture étanche autour du bâtiment, o Eloignement de la végétation du bâti, o Création d’un écran anti-racines, o Raccordement des réseaux d’eau au réseau collectif (lorsqu’il existe), o Etanchéification des réseaux enterrés, o Limiter les conséquences d’une source de chaleur en sous-sol, o Désolidariser les différents éléments de la structure, o Réalisation d’un dispositif de drainage.
Autres informations contenues sur le plan bis :
Adaptations mineures et dérogations possibles Les règles et servitudes définies par le plan local d'urbanisme intercommunal : 1° Peuvent faire l'objet d'adaptations mineures rendues nécessaires par la nature du sol, la configuration des parcelles ou le caractère des constructions avoisinantes ; 2° Ne peuvent faire l'objet d'aucune autre dérogation que celles prévues par les dispositions de la présente sous-section détaillée ci-dessous :
L'autorité compétente pour délivrer le permis de construire peut, par décision motivée, accorder des dérogations à une ou plusieurs règles du plan local d'urbanisme intercommunal pour permettre :
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1° La reconstruction de bâtiments détruits ou endommagés à la suite d'une catastrophe naturelle survenue depuis moins d'un an, lorsque les prescriptions imposées aux constructeurs en vue d'assurer la sécurité des biens et des personnes sont contraires à ces règles ; 2° La restauration ou la reconstruction d'immeubles protégés au titre de la législation sur les monuments historiques, lorsque les contraintes architecturales propres à ces immeubles sont contraires à ces règles ; 3° Des travaux nécessaires à l'accessibilité des personnes handicapées à un logement existant. L'autorité compétente recueille l'accord de l'autorité administrative compétente de l'Etat et du maire ou du président de l'établissement public de coopération intercommunale compétent en matière de plan local d'urbanisme, lorsqu'ils ne sont pas ceux qui délivrent le permis de construire. L'autorité compétente pour délivrer le permis de construire ou le permis d'aménager et prendre la décision sur une déclaration préalable peut, par décision motivée, dans des limites fixées par un décret en Conseil d'Etat, déroger aux règles des plans locaux d'urbanisme relatives à l'emprise au sol, à la hauteur, à l'implantation et à l'aspect extérieur des constructions afin d'autoriser : 1° La mise en œuvre d'une isolation en saillie des façades des constructions existantes ; 2° La mise en œuvre d'une isolation par surélévation des toitures des constructions existantes ; 3° La mise en œuvre de dispositifs de protection contre le rayonnement solaire en saillie des façades ; 4° L'installation d'ombrières dotées de procédés de production d'énergies renouvelables situées sur des aires de stationnement. La décision motivée peut comporter des prescriptions destinées à assurer la bonne intégration architecturale du projet dans le bâti existant et dans le milieu environnant. Ces dispositions ne sont pas applicables : a) Aux immeubles classés ou inscrits au titre des monuments historiques en application du titre II du livre VI du code du patrimoine ; b) Aux immeubles protégés au titre des abords en application de l'article L. 621-30 du même code ; c) Aux immeubles situés dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable mentionné à l'article L. 631-1 dudit code ; d) Aux immeubles protégés en application de l'article L. 151-19 du présent code.