Intitulé du document : – ZONE A – QUALITE URBAINE, ARCHITECTURALE, ENVIRONNEMENTALE ET PAYSAGERE
Dans ce qui suit, les piscines et les équipements d’intérêt collectif ou de services publics autorisés ne sont pas réglementés. La reconstruction à l’identique, suivant l’article 1 de ce règlement, est autorisée. L’autorisation d’utilisation du sol, de bâtir ou de clôturer, pourra être refusée ou n’être accordée que sous réserve de prescriptions particulières, si l’opération en cause, par sa situation, ses dimensions, son architecture ou son aspect extérieur, est de nature à porter atteinte :
- Au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants ; - Au site ; - Aux paysages naturels ou urbains.
3.1 - Volumetrie / materiaux#
La volumétrie devra respecter les proportions des bâtiments de même usage.
CONSTRUCTIONS A VOCATION AGRICOLE : La volumétrie devra s’adapter à l’usage et aux conditions d’exploitation. Les matériaux et leur mise en œuvre devront être compatibles avec les caractéristiques des matériaux utilisés de façon traditionnelle dans la région, afin d’éviter tout pastiche d’une architecture caractéristique d’une autre région ou d’un autre pays. Les bardages en matériaux d’aspect bois et métalliques sont autorisés.
Dans l’ensemble de la zone, sont interdits :
- Tout pastiche d’architecture étrangère à la région, - Toute imitation de matériaux traditionnels, - Tout matériau réfléchissant, - L’emploi à nu de matériaux destinés à être recouverts (d’aspect béton, plaque béton, parpaing, etc.), - L’emploi de couleurs vives pour les enduits, menuiseries extérieures et clôtures (orange, violet, rose…).
Les constructions présentant une architecture atypique non conforme aux règles énoncées ci-dessus, pourraient être acceptées si le projet présente une certaine qualité architecturale et une bonne insertion dans le milieu environnant.
3.2 – Toitures#
Les toitures locales sont à deux pans principaux.
Des ouvrages indispensables au fonctionnement des bâtiments (VMC, Climatisation, etc.) peuvent être réalisés en toiture à condition qu’ils soient de faible volume et intégrés à la conception architecturale d’ensemble.
CONSTRUCTIONS A VOCATION AGRICOLE :
Les toitures seront à deux pans et reprendront par leur aspect et leur couleur, les couvertures traditionnelles du secteur. Les teintes mates sont privilégiées (brun rouge, gris foncé, gris ardoise, etc.).
Les capteurs solaires sont autorisés sous réserve de ces trois conditions :
- De s’intégrer harmonieusement à la toiture ; - Que leur installation soit réalisée en s’intégrant dans le pan de toiture, sans dépassement ; - Que les panneaux forment un pan de toiture complet.
CONSTRUCTION A VOCATION D’HABITATION :
Les toitures des constructions doivent être :
- À deux rampants, selon une pente comprise entre 40 et 45°, sauf extensions ; - À un ou deux rampants pour les annexes accolées à un mur.
En cas d’extension, la toiture de celle-ci devra s’harmoniser avec celle de la construction initiale.
Pour les annexes isolées de moins de 20 m², les toitures ne sont pas réglementées.
Les toitures plates, végétalisées ou non, sont seules autorisées pour les annexes et les extensions à condition de respecter la composition architecturale d’origine de la construction
Les matériaux autorisés pour les toitures devront être :
- D’aspect tuile plate de pays de teinte rouge vieilli ou brun vieilli (entre 50 et 80 unités au m²) ; - D’aspect tuile plate à emboitement sans côte, ni nervure (20 à 22 au m² minimum) de teinte rouge à brun vieilli ; - D’aspect ardoise (40x24 cm) ;
Sont autorisés les matériaux similaires d’aspect et de pose.
Des structures en matériaux de type verrier sont autorisées. Toutefois, dans le cas de la réalisation d’une couverture pleine, le principe précédent s’applique. Les percements des toitures sont constitués soit par des châssis vitrés posés dans le pan de toit, sans saillie soit par des lucarnes dites rampantes. Les stores et volets roulants dont le caisson est extérieur sont interdits. Les capteurs solaires sont autorisés sous réserve de ces deux conditions :
- S’intégrer harmonieusement à la toiture ; - Leur installation est réalisée en s’intégrant dans le pan de toiture, sans dépassement.
3.3 - Façades#
Une même façade ne peut recevoir plus de deux teintes de camaïeux différents. Par ailleurs, dans le cas où deux teintes seraient utilisées, il sera respecté un principe de proportion d’un tiers dédié au soubassement et de deux tiers dédiés à l’enduit ou au bardage. Les bardages en matériaux d’aspect bois, ardoise ou métallique sont autorisés pour les constructions à vocation agricole. Les enduits doivent avoir un aspect sans relief marqué, être réalisés sans fioriture particulière qui serait incompatible avec la sobriété de l’architecture locale.
CONSTRUCTIONS A VOCATION AGRICOLE : Afin d’assurer une bonne insertion de la construction dans le paysage et son environnement proche, les façades doivent privilégier des teintes sobres et mâtes.
CONSTRUCTION A VOCATION D’HABITATION : Les façades doivent être de teinte claire comprenant des camaïeux de beiges à ocre pastel. Le blanc et les teintes vives sont interdits. Les enduits de ciment gris sont également interdits.
3.4 - Clotures#
Toutes les clôtures ne doivent pas dépasser 2 m de hauteur. Les clôtures maçonnées traditionnelles (en matériaux d’aspect pierre ou bauge) sont autorisées. Les clôtures donnant sur les emprises publiques devront être constituées soit :
- D’un mur maçonné enduit surmonté d’un chaperon ; - D’un muret bahut maçonné enduit surmonté d’une grille ou d’une lisse ; - D’une haie vive d’essences locales, doublée ou non d’un grillage rigide de teinte sombre. Tout autre type de clôture devra être constitué d’une haie vive d’essence locale (voir annexes du présent règlement) doublée ou non d’un grillage rigide de couleur foncée. Les clôtures en limite séparative constituées uniquement d’une haie vive d’essence locale doivent observer un recul d’un mètre par rapport à la limite séparative. Des clôtures plus hermétiques pourront être autorisées afin de dissimuler les aires de stockage, locaux techniques, ou pour assurer la continuité avec les clôtures existantes (mur enduit maçonné, mur bahut, etc.). Sont interdites : - Les clôtures à base de panneaux pleins en matériaux d’aspect bac acier ; - Les clôtures non pérennes (en matériaux d’aspect bambou, canisses, bâche, etc.) ;
- Les haies monotypes de thuyas et/ou de lauriers ; - Tous les matériaux d’usage temporaire ou non destinés à la construction.
3.5 - Énergies renouvelables#
Les surfaces destinées à la captation d’énergie peuvent être réalisées en façade ou en toiture, à condition que ces installations restent discrètes depuis l’espace public et qu’elles ne remettent pas en cause les caractéristiques architecturales des constructions concernées.
Les capteurs implantés en toiture sont autorisés selon les conditions citées à l’article 3-2 de ce règlement.
Les installations de production d’électricité grâce à l’énergie solaire implantées au sol sont autorisées si elles ne sont pas visibles depuis l’espace public.
Les installations de production d’électricité utilisant l’énergie mécanique du vent ne doivent pas être visibles depuis l’espace public.
Les installations de production d’électricité ou de chaleur extraites du sol devront :
- Soit être intégrées à la construction principale ; - Soit être intégrées dans une annexe comprenant une isolation acoustique stoppant les nuisances sonores.
En cas d’impossibilité technique de réalisation de l’une de ces deux règles, ces installations ne devront pas être implantées en limite séparative et devront s’éloigner de celle-ci à 3 m minimum.
3.6 – Le patrimoine bati identifie au titre de l’article L.151-19 du code de l’urbanisme#
Les éléments de patrimoine bâti identifiés au règlement graphique correspondent :
- Au pigeonnier de la ferme d’Orvilliers (parcelle D221) ; - La Croix des Pèlerins en entrée Sud du bourg (non cadastrée) ; - Un calvaire localisé entre le bourg et Bécheret (non cadastré).
Les constructions identifiées pour leurs parties anciennes sont des éléments remarquables du patrimoine bâti à préserver. Pour assurer leur protection, les prescriptions suivantes sont applicables :
- Les modifications de volume, et notamment les surélévations de ces constructions, ne seront admises que si elles contribuent à la mise en valeur du bâtiment (restitution de l’esprit de son architecture d’origine, restitution de l’organisation primitive de la parcelle…) ou répondent à des impératifs d’ordre technique ;
- Les travaux de restauration ou d’entretien (avec ou sans changement de destination) devront être réalisés en maintenant les percements ou en restituant, le cas échéant, les percements d’origine ;
- Des matériaux analogues à ceux d’origine et les mêmes mises en œuvre, notamment concernant les façades, les couvertures, les souches de cheminée, les lucarnes et les menuiseries, sont encouragés.
- Les motifs décoratifs, sculptés ou moulurés devront être conservés. En cas d’altération profonde, ces motifs seront consolidés ou remplacés à l’identique ;
- Les capteurs solaires et panneaux photovoltaïques sont interdits ;
- La démolition totale est interdite. La démolition partielle d’un bâtiment ou ensemble de bâtiments est soumis à permis de démolir et autorisée selon au moins une des conditions suivantes :
- La sécurité ou la salubrité publique justifiant la démolition, o La démolition a pour objectif la restitution du cachet traditionnel de la construction ou de l’ensemble de construction de qualité.