3.1. Les éléments de patrimoine bâti à protéger pour des motifs d’ordre culturel, historique, architectural, au titre de l’article L.151-19 du code de l’urbanisme
Les éléments de patrimoine repérés au document graphique, au titre de l’article L.151-19, sont des constructions qu’il convient de préserver dans toutes leurs caractéristiques. En application des articles L.430-1, R.430-3 et R.430-9 du Code de l’Urbanisme, la démolition totale ou partielle d’un élément ou d’un ensemble de patrimoine bâti repéré et protégé au titre de l’article L.151-19 du Code de l’Urbanisme doit faire l’objet d’une autorisation préalable et d’un permis de démolir. Tous les travaux exécutés sur un bâtiment faisant l’objet d’une protection au titre de l’article L.151-19 du Code de l’Urbanisme, doivent être conçus en évitant toute dénaturation des caractéristiques conférant leur intérêt. Le règlement du PLU, précise au sein du Titre VI les dispositions contribuant à la valorisation du bâtiment repéré.
Les éléments de patrimoine sont repérés par le figuré suivant :
3.2. Les éléments de paysage (sites et secteurs) à protéger pour des motifs d’ordre écologique au titre de l’article L.151-23 du code de l’urbanisme Tous travaux ayant pour effet de détruire un élément de paysage identifié par le Plan Local d’Urbanisme en application de l’article L.151-23 doivent faire l’objet d’une autorisation préalable au titre des installations et travaux divers. Les espaces ou les éléments repérés aux documents graphiques, au titre de l’article L.151-23 du Code de l’Urbanisme, par une trame particulière, sont des espaces paysagers qu’il est souhaitable de conserver. Dans ces espaces sont admis les travaux ne compromettant pas leur caractère, ceux nécessaires à l’accueil du public, à l’entretien de ces espaces, à leur réorganisation éventuelle et à leur mise en valeur. Des dispositions supplémentaires concernant les travaux autorisés sur ces espaces peuvent être précisées dans le règlement. Ces dispositions ne s’appliquent pas aux constructions et installations nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif.
Les éléments de paysage sont repérés par le figuré suivant :
Les éléments paysagers divers (boisements, bosquets…) (dont boisements abritant de la petite faune) :
Ces éléments repérés au plan de zonage participent au paysage et à la biodiversité de Cléron. Certains secteurs ont été repérés préalablement par le biais d’une étude complémentaire à l’évaluation environnementale. Ils sont susceptibles d’abriter des espèces avicoles et de chiroptères sensibles et/ou protégées.
Tous aménagements et tous travaux visant à leur destruction devront faire l’objet d’une déclaration préalable. Ils devront être réalisés en dehors des périodes de reproduction et d’hibernation. Depuis, ils devront faire l’objet de mesures compensatoires visant à assurer la relocalisation des habitats détruits.
Les haies :
Les haies repérées au plan de zonage participent au paysage bocager de Cléron. Tous aménagements et tous travaux visant à leur destruction devront faire l’objet d’une déclaration préalable. Ils devront faire l’objet de mesures compensatoires (ex : plantation d’un linéaire équivalent à proximité).
Les arbres à cavités :
Ces arbres ont été repérés préalablement par le biais d’une étude complémentaire à l’évaluation environnementale. Ils sont susceptibles d’abriter des espèces avicoles et de chiroptères sensibles et/ou protégées.
Tous aménagements et tous travaux visant à leur destruction devront faire l’objet d’une déclaration préalable. Ils devront être réalisés en dehors des périodes de reproduction et d’hibernation. Depuis, ils devront faire l’objet de mesures compensatoires visant à assurer la relocalisation des habitats détruits.
3.3. Les emplacements réservés au titre de l’article L.151-41 du code de l’urbanisme
Plusieurs emplacements réservés sont identifiés au plan de zonage par un tramage spécifique. Le plan de zonage comporte également un tableau des emplacements réservés récapitulant leur objet, leur superficie et leur bénéficiaire.
Les emplacements réservés sont repérés par le figuré suivant :
Les documents graphiques donnent toutes précisions sur la destination de la réserve foncière ainsi que la collectivité ou organisme public bénéficiaire. Le tableau des emplacements réservés figurent également au sein du titre VII du présent règlement.
La réserve foncière portée au plan est soumise au Code de l’Urbanisme :
Toute construction y est interdite ; Une construction à titre précaire peut exceptionnellement être réalisée conformément au Code de l’Urbanisme ; Le propriétaire d’un terrain, bâti ou non, inscrit en emplacement réservé par un PLU peut :
Conserver et jouir de son bien tant que la collectivité bénéficiaire n’aura pas l’intention de
réaliser l’équipement prévu, Mettre en demeure le bénéficiaire de l’emplacement réservé d’acquérir son terrain.
Dans le cas où le propriétaire souhaite mettre en demeure le bénéficiaire d’acquérir la réserve foncière, il doit adresser sa demande au Maire de la commune où se situe le bien. La collectivité ou le service public bénéficiaire dispose d’un délai d’un an à compter de la réception en mairie de la demande pour se prononcer. En cas d’accord amiable, un délai de deux ans à compter de la réception en mairie de la demande lui est accordé pour réaliser le paiement du bien. A défaut d’accord amiable et à l’expiration du délai d’un an à compter de la réception de la demande, le propriétaire comme le bénéficiaire peut saisir le juge de l’expropriation. Ce dernier fixe alors le prix du bien et prononce le transfert de propriété.
Si trois mois après l’expiration du délai d’un an, le juge de l’expropriation n’a pas été saisi, la réserve n’est plus opposable.
3.4. Les secteurs de diversité commerciale et les linéaires commerciaux à protéger ou à développer au titre de l’article L.151-16 du code de l’urbanisme
Les linéaires commerciaux sont repérés par le figuré suivant :
En zone UA, en application des dispositions de l'article L 151-16 du Code de l'Urbanisme, en bordure des rues identifiées sur le document graphique en tant que linéaire commercial, les dispositions suivantes s'imposent pour les locaux sur rue :
le maintien de l’activité hôtel-restaurant au centre historique de la commune est exigé
3.5. Les secteurs avec interdition ou conditions spéciales de constructibilité pour des raisons environnementales, de risques, d’intérêt général au titre de l’article R.151-31 2° et R.151-34 1°
L’article R.151-31 précise que : « Dans les zones U, AU, A et N, les documents graphiques du règlement font apparaître, s'il y a lieu : […]
2° Les secteurs où les nécessités du fonctionnement des services publics, de l'hygiène, de la protection contre les nuisances et de la préservation des ressources naturelles ou l'existence de risques naturels, de risques miniers ou de risques technologiques justifient que soient interdites les constructions et installations de toute nature, permanentes ou non, les plantations, dépôts, affouillements, forages et exhaussements des sols. »
L’article R.151-34 précise que : « Dans les zones U, AU, A et N les documents graphiques du règlement font apparaître, s'il y a lieu :
1° Les secteurs où les nécessités du fonctionnement des services publics, de l'hygiène, de la protection contre les nuisances et de la préservation des ressources naturelles ou l'existence de risques naturels, de risques miniers ou de risques technologiques justifient que soient soumises à des conditions spéciales les constructions et installations de toute nature, permanentes ou non, les plantations, dépôts, affouillements, forages et exhaussements des sols ; […] »
Plusieurs contraintes locales font l’objet de prescriptions complémentaire en application des articles cités précédemment :
Les milieux humides recensés par le Conservatoire des Espaces Naturels de Bourgogne-Franche-Comté font l’objet de prescriptions visant à limiter la constructibilité dans les secteurs concernés.
Toutes constructions et tout aménagement sont interdits à l’exception : - Des constructions, installations et aménagements nécessaires aux services publics ou d’intérêt général ;
- Des installations nécessaires au fonctionnement d’une exploitation agricole existante à condition que leur emprise au sol n’excède pas 20m² et qu’elles soient démontables (ex : abris, points d’eau…)
Ils sont repérés par le figuré ci-contre :
Les zones humides sont des milieux dont le caractère « humide » a été vérifié par des sondages ou par des inventaires supplémentaires. Elles font l’objet de prescriptions visant à interdire toute constructibilité dans les secteurs concernés.
Toutes constructions et tout aménagement sont interdits (notamment les affouillements, exhaussements et assèchements du sol), à l’exception des aménagements visant à la valorisation, à la protection et à l’entretien des zones humides.
Elles sont repérées par le figuré ci-contre :
La commune est concernée par plusieurs risques :
- Les glissements de terrain, dont l’aléa – classé entre « moyen », « fort » et « très fort » - fait l’objet de prescriptions différentes entre interdiction de constructibilité et limitation de la constructibilité.
Les différents aléas sont repérés par les figurés ci-contre :
Moyen Fort Très fort
- Les mouvements de terrain et les éboulements font l’objet de
prescriptions visant à limiter la constructibilité dans les secteurs concernés.
Fort
L’aléa est repéré par les figurés ci-contre :
Affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines
L’atlas des secteurs à risque de mouvement de terrain identifie quatre niveaux d’aléa : faible, moyen, fort et très forts. Ces niveaux d’aléas sont associés aux principes suivants concernant les constructions neuves (ces principes peuvent être assoulis pour les « petits » projets1) :
- En aléa faible : pas d’interdiction de principe, information des propriétaires et pétitionnaires de projets, recommandations techniques2 ;
- En aléa moyen : information des propriétaires et pétitionnaires de projets, tous projets réalisables sous conditions3 de précautions techniques (respects de mesures spécifiques ou réalisation d’une étude géotechnique) ;
1 Petits projets : petites extensions contiguës, reconstruction à l’identique (hors destruction causée par un mouvement de terrain), auvents... 2 Réalisation d’une étude géotechnique avant travaux ou respect des mesures de réduction de la vulnérabilité préconisées par la DDT pour le risque considéré. 3 Le projet DOIT présenter des garanties techniques (des vérifications sont nécessaires) : réalisation préalable et respect d’une étude géotechnique ou respect des mesures de réduction de la vulnérabilité préconisées par la DDT pour le risque considéré.
- En aléa fort : application d’un principe d’inconstructibilité, des projets peuvent dans certains cas être admis sous conditions strictes4 ;
- En aléa très fort : application d’un principe d’inconstructibilité strict.
- Le Plan de Prévention du Risque Inondation qui distingue deux zones : la zone bleue (limitation de la constructibilité) et la zone rouge (interdiction de constructibilité). Le Plan Local d’Urbanisme renvoie directement au règlement du PPRi pour plus de détails sur les conditions de constructibilité.
Le hameau de Nahin fait l’objet de règles visant à limiter la constructibilité afin de protéger la ressource en eau dans ce secteur :
- Pour les extensions : leur emprise au sol ne peut excéder 20% de l’emprise de la construction principale avant travaux. Elles peuvent être réalisées en une ou plusieurs fois, sans excéder 40m² d’emprise au sol cumulée.
- Pour les annexes : leur emprise au sol est limitée à 20m².
Zone bleue Zone rouge