Dispositions générales#
Les constructions doivent présenter une simplicité de volume, une unité d'aspect et de matériaux, compatibles avec le caractère ou l'intérêt des lieux avoisinants, du site et des paysages.
Des dispositions ou des matériaux différents de ceux prévus aux paragraphes suivants, pourront être autorisés pour permettre l’installation de systèmes domestiques solaires thermiques ou photovoltaïques ou de tout autre dispositif individuel de production d’énergie renouvelable, l’utilisation en façade du bois ou de tout autre matériau renouvelable permettant d’éviter des émissions de gaz à effet de serre ou la pose de toitures végétales ou retenant les eaux pluviales.
De plus, des dispositions ou des matériaux différents pourront être autorisés pour les projets architecturaux contemporains de qualité, établis en lien avec le contexte urbain et paysager et en concertation avec les services concernés.
Pour compléter et illustrer les règles définies ci après, les maitres d’ouvrages pourront consulter les plaquettes de conseil éditées par le CAUE de la Corrèze jointes en annexe du règlement.
2/ Règles applicables aux bâtiments agricoles
1- Implantation et adaptation au terrain#
Recommandations :
L’implantation des bâtiments agricoles tiendra compte des lignes de force du paysage telles que :
- les voies d’accès,
- les sens d’implantation des bâtiments existants à proximité,
- les courbes de niveaux du terrain naturel,
- les alignements et massifs végétaux existants,
- les vues et perspectives paysagères, depuis le site et vers le site d’implantation.
Les constructions seront, sauf contrainte technique justifiée, implantées parallèles ou perpendiculaires à la pente du terrain naturel. Leur emprise au sol et implantation devront s’adapter à la topographie originelle du terrain, afin de réduire au maximum les modifications du terrain naturel, qui se limiteront à l’emprise du bâtiment.
Afin de réduire leur impact paysager, les terrassements en déblais seront privilégiés aux remblais.
Les talus seront tirés de façon à respecter une pente maximale de 50% (1 hauteur pour 2 longueurs).
Les buttes rapportées ne sont pas autorisées.
S’il y a lieu, la hauteur du talus ne devra pas excéder 1/3 de la hauteur de la façade du bâtiment à la panne sablière.
2- Volumétrie#
Les bâtiments dont la façade est supérieure à 40 mètres de long, seront fractionnés en plusieurs volumes, afin de réduire l’effet de masse, par l’une ou l’autre des dispositions suivantes :
- volumes de hauteurs de faîtages différents (+/- 80 cm),
- volumes en L ou en U, avec lignes de faîtage perpendiculaires,
- décalage des volumes par avancée ou retrait de la façade
Les pignons d’une largeur supérieure à 20 mètres seront traités avec une cassure au niveau des pans de toiture, qui va permettre de détacher visuellement les appentis, du volume central. Cette cassure de pente sera au minimum de 60 cm de haut. Elle permettra, si nécessaire, la ventilation haute et l’éclairage de la nef centrale, par la pose d’un bardage vertical ajouré ou translucide.
3- Toiture#
Pour les constructions neuves
La couleur et la forme des toitures devront s’harmoniser avec le bâti environnant.
Les toitures des bâtiments d’exploitation seront à 2 pentes, d’une teinte proche de l’ardoise de pays (plaques de fibres ciment colorées dans la masse ou en métal pré laqué non brillant), selon nuancier suivant :
Les accessoires de couverture (chéneaux, rives, solin, faitage…) auront la même teinte que le matériau de couverture. L’ossature métallique de la charpente restant visible, sera peinte de couleur gris sombre dans la teinte de la couverture. La pose de plaques translucides de couverture, permettant l’éclairage du bâtiment, est autorisée.
En cas d’extension d’un bâtiment existant, d’autres teintes pourront être autorisées, afin de s’harmoniser avec la teinte de la couverture existante.
Les réfections et extensions de couvertures traditionnelles (ardoises naturelles, tuiles mécaniques) seront de préférence réalisées avec le même matériau, ou à défaut avec un matériau de même teinte.
Lors d’une réfection de couverture d’un bâtiment ancien, avec changement de matériaux de couverture, les débords de toit traditionnels (chevronnage bois, coyau, dessous de toits en volige…) seront conservés ou restaurés.
Pour les constructions de grand volume (grange étable), l’utilisation d’ardoises artificielles de fibrociment grand modèle (rectangle 45 x 30 cm ou losangée 45 x 45 cm), pourra être autorisée, en cas de mauvais état de l’ardoise en place, afin d’assurer la mise hors d’eau du bâtiment.
4- Façades#
Les teintes des façades devront se rapprocher des maçonneries et des enduits traditionnels.
Les bardages de façades seront constitués :
- soit de bardage en bois brut, posé de préférence verticalement
- soit de bardage métallique pré-laqué non brillant, posé verticalement, de teinte proche des pierres de pays, selon nuancier suivant :
En cas d’extension d’un bâtiment existant, d’autres teintes pourront être autorisées, afin de s’harmoniser avec la teinte du bardage existant.
Les plaques perforées éventuellement utilisées afin de faciliter la ventilation, suivant l’exposition au vent, seront de la même teinte que les plaques pleines.
La disposition des plaques translucides définira un rythme vertical, afin de casser la longueur du bâtiment.
Les maçonneries seront traitées de la manière suivante :
- soit par habillage extérieur avec le bardage bois ou métal de façade, descendu à 60 cm minimum du sol extérieur fini, avec soubassement maçonné qui pourra rester en ciment brut
- soit par finition avec un enduit, finition grattée, de teinte sombre (brun foncé, gris vert, cendre beige foncé…), afin de se confondre avec la teinte du sol naturel et des pierres locales.
Les tons clairs, le ciment brut et les matériaux réfléchissants ne sont pas autorisés.
Les réfections et extensions de constructions agricoles traditionnelles en pierre, seront de préférence réalisées avec le même matériau, ou à défaut avec un enduit ou bardage de même teinte.
5- Menuiseries#
Les menuiseries seront de teinte sombre identique ou proche de celle du bardage de façade ou de la couverture, y compris les habillages de tableaux.
Les menuiseries PVC ou aluminium ne seront autorisées que pour les locaux techniques nécessitant des normes d’hygiène (laiterie, fromagerie, atelier de découpe…). Elles seront de préférence de teinte beige ou gris.
6- Structures légères et autres installations agricoles#
Les tunnels agricoles seront implantés de façon à s’insérer et s’appuyer sur un élément de paysage (haie, bosquet...). Leur couleur sera choisie dans une gamme permettant une intégration satisfaisante dans le paysage. La bâche polyéthylène sera de teinte gris anthracite. Les menuiseries seront de teinte identique.
Les autres installations techniques agricoles telles que silos tour, couloirs de contention, fosses à lisier, silos à ensilage…, seront implantés de façon à s’insérer au mieux dans le paysage et ne pas réduire les perspectives paysagère depuis les voies publiques. Leur implantation sera privilégiée sur la façade la moins visible depuis l’espace public. Leur impact paysager sera réduit par un habillage en bois, ou par un accompagnement végétal. Les teintes devront être foncées et non réfléchissantes.
7- Panneaux solaires thermiques ou photovoltaïques et autres dispositifs de production d’énergie renouvelable#
Les panneaux solaires thermiques ou photovoltaïques et tout autre dispositif de production d’énergie renouvelable pourront être admis, en fonction des caractéristiques du bâtiment et de son contexte urbain et paysager, sous réserve de ne pas interférer avec les perspectives paysagères ou urbaines et de respecter les dispositions suivantes :
- pour les constructions neuves, de faire partie intégrante du projet architectural,
- pour les constructions existantes, d’être implantés de façon à être le moins perceptibles depuis les espaces publics ou intégrés à un projet de restauration.
8- Clôtures#
Les murets de clôtures en pierres existants, doivent être préservés et restaurés avec les techniques et matériaux d’origine.
Les aménagements de clôtures respecteront le caractère champêtre de la zone.
3/ Règles applicables aux constructions neuves ou aménagements de constructions existantes d’architecture récente (postérieures à 1948)
Cette partie du règlement est adaptée aux constructions nouvelles ou aux transformations de constructions existantes récentes, au caractère varié.
1/ Implantation et volumétrie
L’implantation tiendra compte de la pente du terrain, afin de réduire au maximum les modifications du terrain naturel, qui se limiteront à l’emprise du bâtiment.
Sur terrain plat, les buttes rapportées ne sont pas autorisées.
Les murs de soutènement auront une hauteur limitée à 1,5 mètre.
Sur terrain en pente, les constructions seront, sauf contrainte technique justifiée, implantées parallèles ou perpendiculaires à la pente du terrain naturel. Les terrassements en déblais seront privilégiés aux remblais, pour l’impact paysager, selon les principes suivants :
La volumétrie du bâti devra se rapprocher par ses proportions, sa forme et son implantation topographique de l’architecture traditionnelle et s’inscrire dans la forme urbaine et le paysage.
Le plan de forme rectangulaire avec toit à 2 pentes, avec faitage dans le sens de la longueur, sera privilégié.
2-Toitures
Les couvertures seront constituées d’ardoises ou de matériau de taille et d’aspect équivalent (matériau plan sans onde ni écaille, de teinte grise ardoisée d’aspect mat. La pente des toitures sera au minimum de 35 degrés (soit 70%).
Pour les projets d’architecture moderne, en fonction du caractère du bâtiment et de son environnement urbain et paysager, d’autres pentes, formes et matériaux pourront être autorisés, après avis des services concernés, et notamment :
- tuiles mécanique grand moule type 1930 (losangé ou à côte centrale), de teinte brune ou rouge vieilli d’aspect uni
- toiture métallique d’aspect mat et de teinte ardoisée,
- toiture terrasse, avec protection d’étanchéité en graviers,
- toiture végétale.
Les couvertures nouvelles en tuiles canal ou tuiles romanes ne sont pas autorisées.
En cas de réfection ou d’extension de couverture existante, le matériau en place pourra être réutilisé, à l’exception des matériaux de couleur vive, des bardages métalliques brillants et des matériaux de récupération, qui ne sont pas autorisés.
3- Façades#
L’aspect des façades devra être adapté aux teintes du contexte bâti et devra être constitué :
- soit de murs appareillés en pierre de pays,
- soit d’enduits de finition lisse ou feutrée, de teinte proche des pierres locales et des enduits traditionnels locaux.
Pour les projets d’architecture moderne, en fonction du caractère du bâtiment et de son environnement urbain et paysager, d’autres matériaux pourront être autorisés, après avis des services concernés, et notamment :
- bardage (bois, panneaux de bois, briques, métal) d’aspect mat et de teinte neutre (gris ardoisé, pierres de pays),
- béton brut teinté dans la masse, d’aspect mat et de teinte neutre (gris ardoisé, pierres de pays).
Les teintes claires (blanc pur, blanc cassé, beige clair), les aspects brillants ou réfléchissants, les matériaux bruts destinés à être enduits, les imitations de matériaux et les bois vernis ou satinés ne sont pas autorisés. Les constructions de type chalet en rondins ne sont pas autorisées.
4- Menuiseries#
Les menuiseries seront réalisées, avec une unité d’aspect sur l’ensemble de la construction.
Les lasures de teinte sombre pourront être autorisées (brun ou gris foncé, chêne foncé, noyer).
Les finitions vernies de teinte miel ou orange ne sont pas autorisées.
En neuf comme en restauration, les coffres des volets roulants, s’il y a lieu, devront être intégrés à l’ouverture et sans saillie en façade extérieure.
5- Annexes#
Les façades des constructions annexes seront :
- soit identique à la construction principale
- soit en bardage bois laissé brut ou peint, de teinte foncée non réfléchissante.
Les toitures des annexes seront :
- soit identique à celle de la construction principale
- soit de teinte ardoisée
Elles pourront avoir une pente moindre et un seul versant.
6- Clôtures#
L’édification de clôtures est soumise à déclaration préalable et ne doit pas réduire la visibilité pour la circulation publique.
Les clôtures traditionnelles existantes (maçonnerie et fer forgé) doivent être préservées et restaurées avec les techniques et matériaux d’origine.
L’aspect et la hauteur des clôtures des constructions et installations nécessaires aux services publics ou d'intérêt collectif, n’est pas réglementé.
Pour les autres constructions, afin de maintenir une transparence visuelle, les clôtures devront être constituées :
- soit de murs bahuts en pierres locales ou en maçonnerie enduite, d’une hauteur maximale de 1 mètre, pouvant être surmontés de grilles ajourées, harmonisées avec celle des clôtures voisines,
- soit de haies vives d’essences locales se référant à la liste présentée à l’article 13, éventuellement doublées d’un grillage métallique ou d’une clôture en bois
Les clôtures opaques ne sont pas autorisées.
7- Éléments techniques#
Définition : on appelle éléments techniques tous les éléments destinés au fonctionnement de la construction ou au confort de ses occupants tels que : paraboles, antennes, ascenseurs, panneaux solaires, climatiseurs, pompes à chaleur, etc…
D'une façon générale, les éléments techniques doivent être :
- prioritairement implantés sur les volumes annexes (garage, appentis, …) si leur situation le permet,
- à défaut, être intégrés à l'architecture de l'édifice principal, en étant masqués par des éléments bâtis, des menuiseries persiennées ou des plantations d’essences locales, en se référant à la liste présentée à l’article 13.
Les équipements nécessaires à l’exploitation des énergies renouvelables, tels que panneaux photovoltaïques ou capteurs solaires, devront :
- être intégrés sans surépaisseur au versant de toiture, de forme simple rectangulaire et installés en bas de pente. Les implantations sur les croupes sont à proscrire,
- avoir un aspect mat non réverbérant de teinte noire (structure et surface des panneaux).
4/ Règles applicables aux restaurations ou aménagements traditionnelles à caractère patrimonial (antérieures à 1948) des
constructions
Cette partie du règlement est destinée à préserver les caractéristiques architecturales identitaires des constructions anciennes de la commune.
On entend par « constructions traditionnelles à caractère patrimonial » les constructions construites en pierres et couvertes en ardoises.
Certaines d’entre elles sont identifiées au titre de l’article L123-1-5-7° du Code de l’Urbanisme et font l’objet de règles « renforcées ». Ces constructions identifiées seront restaurées en tenant compte de leur caractère d'origine. Les modifications projetées pourront être interdites, dans la mesure où elles altèrent le caractère de l'immeuble.
1-Toitures
Les projets de réfection de toiture devront prendre en compte l’architecture de l’immeuble et l’aspect des couvertures traditionnelles alentour.
Les réfections de couverture devront réutiliser le matériau originel, dans le respect des volumes, pentes et mises en œuvre traditionnelles, à savoir :
- ardoises de préférence posées à pureau décroissant,
- tuiles mécanique grand moule type 1930 (losangé ou à côte centrale), en remplacement de tuiles existantes, de forme et de teinte identiques à l’existant (teinte brune ou rouge vieilli d’aspect uni),
- y compris les accessoires de couvertures (faitages, dessous de toit, rives…).
Les collecteurs et descentes d’eau pluviales seront réalisées en zinc.
- le terme « ardoises » comprend les ardoises naturelles de Corrèze, les autres ardoises naturelles (Angers ou
Espagne), les ardoises artificielles en fibrociment
Les lucarnes existantes traditionnelles devront être conservées et restaurées avec les matériaux, la forme et les proportions initiales. La réalisation de nouvelles lucarnes est autorisée, par copie des modèles anciens.
Les châssis de toits devront être intégrés dans le plan de couverture et respecter les axes de composition de la façade et limités aux dimensions de 78 cm x 98 cm.
Extensions ou adjonctions
En fonction du caractère du bâtiment et de son environnement urbain et paysager, des extensions pourront être autorisées, à condition de ne pas dénaturer la construction existante et d’utiliser les matériaux de toiture suivants :
- ardoises
- tuiles mécanique grand moule type 1930 (losangé ou à côte centrale), de teinte brune ou rouge vieilli d’aspect uni
- couverture métallique (zinc pré patiné ou bac acier) d’aspect mat et de teinte ardoisée
- toiture terrasse, avec protection d’étanchéité en graviers
- toit végétalisé
En outre, pour les constructions identifiées au titre de l’article L123-1-5-III)2° du Code de l’Urbanisme
- les couvertures existantes en ardoises de Corrèze seront impérativement conservées et restaurées dans le respect des volumes, pentes et mises en œuvre traditionnelles (pose à pureau décroissant).
- les accessoires de couverture traditionnels devront être conservés ou restaurés à l’identique (coyau, faitage, dessous de toits en volige, chevronnage bois, joues de lucarnes …)
- les panneaux photovoltaïques ou solaires ne sont pas autorisés en toiture (cf article L111-6-2 du CU)
Pour les constructions de grand volume (grange étable), l’utilisation d’ardoises artificielles de fibrociment grand modèle (rectangle 45 x 30 cm ou losangée 45 x 45 cm), pourra être autorisée, en cas de mauvais état de l’ardoise en place, afin d’assurer la mise hors d’eau du bâtiment.
2- Façades#
Les projets de restauration de façade devront prendre en compte l’architecture de l’immeuble et l’aspect des façades traditionnelles alentour.
Le traitement des murs, sera apprécié en fonction de la composition et de la technique de construction de la façade :
- les enduits anciens participant à l’architecture des édifices devront être conservés ou restitués, avec un mortier de chaux dans la tonalité des enduits traditionnel locaux. Les éléments de décor s’ils existent, (fausses chaînes d'angles…) seront reconduits,
- les maçonneries en pierre destinées à rester en pierre apparente, seront rejointoyées au mortier de chaux, dans la tonalité moyenne des pierres et appliqués à fleur de pierre.
Les teintes claires (blanc pur, blanc cassé, beige clair), les aspects brillants ou réfléchissants, les matériaux bruts destinés à être enduits, les imitations de matériaux et les bois vernis ou satinés ne sont pas autorisés.
Les baies anciennes (portes et fenêtres) doivent être maintenues ou restaurées suivant leurs proportions et dimensions d’origine.
De nouveaux percements pourront être réalisés sous réserve du respect de la composition de la façade, forme et ordonnancement des ouvertures existantes.
Extensions ou adjonctions
En fonction du caractère du bâtiment et de son environnement urbain et paysager, des extensions pourront être autorisées, à condition de ne pas dénaturer la construction existante et d’être réalisée :
- soit en maçonnerie de pierre similaire à la construction existante
- soit en bardage (PVC et bac acier exclu) d’aspect mat et de teinte neutre (gris ardoisé, granite ou schiste…)
Les volumes vitrés pourront être admis, sous réserve de ne pas compromettre l’architecture existante et d’être réalisés avec des menuiseries en bois ou en métal pré laqué ou destiné à être peint.
En outre, pour les constructions identifiées au titre de l’article L123-1-5-III)2° du Code de l’Urbanisme
- les encadrements d’ouvertures (formes et matériaux) seront préservés et restaurés,
- l’utilisation d’éléments préfabriqués pour les encadrements d’ouvertures ou de baguettes d’angles pour les arrêtes d’enduits, n’est pas autorisée,
- l’isolation par l’extérieur n’est pas autorisée (cf article L111-6-2 du CU).
3- Menuiseries#
Les menuiseries seront réalisées, avec une unité d’aspect sur l’ensemble de la construction.
La forme des menuiseries (fenêtres, portes d’entrée, portes de garage, devantures…) devra être adaptée à la forme des encadrements existants et positionnées entre tableau, avec un retrait adapté à la maçonnerie. Le découpage et la taille des carreaux initiaux seront respectés, avec pose de petits bois à l’extérieur.
Les menuiseries en bois ou métal peint se rapprochant des menuiseries traditionnelles seront privilégiées, en excluant les couleurs primaires, les couleurs vives et le blanc.
Les lasures de teinte sombre pourront être autorisées (brun ou gris foncé, chêne foncé, noyer).
Les finitions vernies de teinte miel ou orange ne sont pas autorisées.
En neuf comme en restauration, les coffres des volets roulants, s’il y a lieu, devront être intégrés à l’ouverture et sans saillie en façade extérieure.
En outre, pour les constructions identifiées au titre de l’article L123-1-5-III)2° du Code de l’Urbanisme
Les menuiseries (fenêtres et volets) d’origine doivent être maintenues ou remplacées à l'identique et réalisées en bois. Les portes anciennes, ferrures et ferronneries en fer forgé doivent être conservées ou remplacées à l'identique.
La forme des menuiseries (fenêtres, portes d’entrée, portes de garage, devantures…) devra être adaptée à la forme des encadrements existants et positionnées entre tableau, avec un retrait adapté à la maçonnerie. Le découpage et la taille des carreaux initiaux seront respectés, avec pose de petits bois à l’extérieur.
L'emploi de menuiseries en PVC et de volets roulants extérieurs n’est pas autorisé.
Les lasures de teinte sombre pourront être autorisées (brun ou gris foncé, chêne foncé, noyer).
Les finitions vernies de teinte miel ou orange ou les couleurs primaires, les couleurs vives et le blanc ne sont pas autorisées.
4- Transformations de bâtiments agricoles traditionnels (granges, étable, remises) ayant conservé leur caractère originel
La volumétrie générale, la pente de toiture et la largeur des pignons seront conservées.
La restauration des toitures sera réalisée avec les matériaux originels :
- soit en ardoises, de préférence posées à pureau décroissant
- soit en tuiles mécanique grand moule type 1930 (losangé ou à côte centrale), en remplacement de tuiles existantes, de forme et de teinte identiques à l’existant (teinte brune ou rouge vieilli d’aspect uni),
- y compris pour les accessoires de couvertures (faitages, dessous de toit, rives…)
Pour les constructions de grand volume (grange étable), l’utilisation d’ardoises artificielles de fibrociment grand modèle (rectangle 45 x 30 cm ou losangée 45 x 45 cm), pourra être autorisée, en cas de mauvais état de l’ardoise en place, afin d’assurer la mise hors d’eau du bâtiment.
Les collecteurs et descentes d’eau pluviales seront réalisées en zinc.
La création d’ouverture en toiture se fera sous forme de châssis, de verrière, de lucarne rampante ou de lucarne porte, dont les proportions, le nombre et la teinte seront adaptées au volume de la toiture.
Le format et les encadrements des baies existantes telles que les portes charretières, portes d’étables, lucarnes fenières, devront être restaurés et conservés. Les menuiseries anciennes peuvent être conservées en tant que volets. Les grands formats de baie se prêtent à une recomposition bois / vitrage.
La création de nouvelles baies devra prendre en compte les proportions et les finitions des baies existantes (encadrement, ..) et conserver la lisibilité de l’architecture initiale.
En pignon, les nouvelles baies devront respecter l’axe de symétrie. Si la taille du pignon est modeste, il sera préférable de ne pas créer de baie dans ces murs traditionnellement aveugles.
En façade, l’éclairage supplémentaire pourra être réalisé par une bande vitrée sous le toit.
Les extensions seront réalisées
- soit adjacentes avec contraste de matériaux et de volumes
- soit avec principe du « joint creux », qui permet d’organiser un espace de circulation entre le volume ancien et le volume nouveau.
5- Clôtures#
L’édification de clôtures est soumise à déclaration préalable et ne doit pas réduire la visibilité pour la circulation publique.
Les clôtures traditionnelles existantes (maçonnerie et fer forgé) doivent être préservées et restaurées avec les techniques et matériaux d’origine.
L’aspect et la hauteur des clôtures des constructions et installations nécessaires aux services publics ou d'intérêt collectif, n’est pas réglementé.
Pour les autres constructions, afin de maintenir une transparence visuelle, les clôtures devront être constituées :
- soit de murs bahuts en pierres locales ou en maçonnerie enduite, d’une hauteur maximale de 1 mètre, pouvant être surmontés de grilles ajourées, harmonisées avec celle des clôtures voisines,
- soit de haies vives d’essences locales se référant à la liste présentée à l’article 13, éventuellement doublées d’un grillage métallique ou d’une clôture en bois
Les clôtures opaques ne sont pas autorisées.
De plus, les murs et clôtures en pierre traditionnelle, au titre de l’article L123-1-5-III)2° du Code de l’Urbanisme doivent être préservés et restaurés avec les techniques et matériaux d’origine.
Leur modification ne sera autorisée que pour la création d’un accès à la parcelle, et sous réserve d’un aménagement adapté (reconstruction des maçonneries à l’identique, excluant l’emploi d’accessoires préfabriqués tels que piles de portail, seuil, portail industrialisés…).
6- Éléments techniques#
Définition : on appelle éléments techniques tous les éléments destinés au fonctionnement de la construction ou au confort de ses occupants tels que : paraboles, antennes, ascenseurs, panneaux solaires, climatiseurs, pompes à chaleur, etc…
D'une façon générale, les éléments techniques doivent être :
- prioritairement implantés sur les volumes annexes (garage, appentis, …) si leur situation le permet,
- à défaut, être intégrés à l'architecture de l'édifice principal, en étant masqués par des éléments bâtis, des menuiseries persiennées ou des plantations d’essences locales, en se référant à la liste présentée à l’article 13.
Les équipements nécessaires à l’exploitation des énergies renouvelables, tels que panneaux photovoltaïques ou capteurs solaires, devront :
- être intégrés sans surépaisseur au versant de toiture, de forme simple rectangulaire et installés en bas de pente. Les implantations sur les croupes sont à proscrire,
- avoir un aspect mat non réverbérant de teinte noire (structure et intégralité des panneaux).
En outre, pour les constructions identifiées au titre de l’article L123-1-5-III)2° du Code de l’Urbanisme
Les équipements nécessaires à l’exploitation des énergies renouvelables notamment les panneaux photovoltaïques et les capteurs solaires, ne sont pas autorisés sur les édifices identifiés au titre de l’article L123-1-5-7° (cf article L111-6-2 du CU).