Caractéristiques architecturales des façades et toitures des constructions
Des adaptations sont possibles en cas d’utilisation de matériaux renouvelables ou de matériaux ou procédés
de construction permettant d’éviter l’émission de gaz à effet de serre, à l’installation de dispositifs favorisant
la retenue des eaux pluviales ou la production d’énergie renouvelable correspondant aux besoins de la
consommation domestiques des occupants de l’immeuble ou de la partie d’immeuble concernée. Les permis
de construire ou d’aménager ou les décisions prises sur les déclarations préalables peuvent comporter des
prescriptions destinées à assurer la bonne intégration architecturale du projet dans le bâti existant et dans
le milieu environnant.
N-59 Les constructions* et l’aménagement de leurs abords ne doivent pas porter atteinte au
caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants, au site et aux paysages naturels ou urbains ainsi
qu’à la conservation des perspectives monumentales.
N-60 Les constructions* doivent s’inspirer du guide « Paysage & architecture de l’Avallonnais »
annexé au PLU.
N-61 Les antennes paraboliques doivent être implantées le plus discrètement possible, de
préférence à l’arrière des bâtiments*.
N-62 Les antennes paraboliques doivent présenter un aspect de manière qu’elles s’intègrent au
mieux au fonds sur lesquelles elles sont implantées.
N-63 Les dispositifs de génie climatique (pompe à chaleur, climatisation, ventilation, etc.) ne doivent
pas être visibles du domaine public. S’ils ne peuvent être installés autrement, ils sont dissimulés
par un dispositif d’occultation, d’aspect similaire aux éléments ponctuels composant la façade*
(volets, menuiseries, etc.) ou doivent présenter un aspect similaire au fond sur lequel ils sont
installés.
Concernant les constructions nécessaires à l’exploitation agricole ou forestière :
N-64 L’emploi à nu de matériaux destinés à être recouverts est interdit.
N-65 Les enduits doivent présenter une finition lissée, brossée ou grattée.
N-66 Les façades* doivent être traitées avec un nombre limité de matériaux et de couleurs.
N-67 Les bardages doivent être installés verticalement.
N-68 Les bardages en bois doivent être, soit :
- laissés au vieillissement naturel sans être vernis ;
- peints.
N-69 Afin d'être en harmonie avec le bâti environnant, les teintes employées pour les enduits,
les bardages, les menuiseries et les couvertures doivent respecter le nuancier annexé au
présent règlement (cf. p.255).
N-70 L’aspect brillant est interdit.
PLUi de la CCAVM – RÈGLEMENT
- Chapitre 6 - Dispositions applicables à la Zone N -
Concernant les autres constructions :
Concernant les travaux sur les constructions existantes :
Les façades :
N-71 L’emploi à nu de matériaux destinés à être recouverts est interdit.
N-72 Les enduits utilisés doivent être adaptés à la nature des maçonneries.
N-73 Les enduits doivent présenter une finition lissée, brossée ou grattée.
N-74 Afin d'être en harmonie avec le bâti environnant, les teintes des enduits doivent
respecter le nuancier annexé au présent règlement (cf. p.255).
N-75 Selon la typologie de la construction*, les façades* en moellons de pierre doivent être,
soit :
- enduites d’un enduit couvrant ;
- rejointoyées, à joints beurrés.
N-76 Les baguettes d’angles sont interdites.
N-77 Les percements doivent être réfléchis en s’inspirant des proportions des percements
du bâti d’origine.
N-78 La suppression ou la condamnation maçonnée d’un percement doit être cohérente
avec les caractéristiques typologiques et la logique de composition de la construction*
(exemple : rapport entre les vides et les pleins de la façade*).
N-79 La condamnation maçonnée d’un percement présentant un encadrement en pierre
doit présenter un retrait d’un à deux centimètres par rapport au nu extérieur de la
façade*.
N-80 Les encadrements doivent être traités de la même manière que les encadrements
existants.
N-81 Les encadrements existants doivent être conservés, même en cas de suppression ou
de condamnation maçonnée d’un percement.
Dans le sous-secteur Ns14v :
N-82 Les règles N-76 à N-80 ne s’appliquent pas à la modification des percements.
N-83 Les pavés de verre translucides ne doivent pas être visibles du domaine public.
N-84 Afin d'être en harmonie avec le bâti environnant, les teintes des menuiseries doivent
respecter le nuancier annexé au présent règlement (cf. p.255).
N-85 Les coffres de volets roulants ne doivent pas être visibles du domaine public.
Les toitures :
N-86 Les toitures et couvertures doivent présenter un aspect, soit :
- identique à celui des toitures et couvertures des bâtiments* avoisinants ;
- en adéquation avec le type architectural caractérisant le bâtiment*.
N-87 Afin d'être en harmonie avec le bâti environnant, les teintes des couvertures recourant
à des matériaux peints ou teintés dans la masse doivent respecter le nuancier annexé
au présent règlement (cf. p.255).
PLUi de la CCAVM – RÈGLEMENT
- Chapitre 6 - Dispositions applicables à la Zone N -
Concernant les autres constructions : (suite)
Concernant les travaux sur les constructions existantes : (suite)
Les toitures : (suite)
N-88 Les châssis d’éclairage en toiture doivent présenter une dimension maximale de
0,8 (L) x 1 mètre (H).
N-89 La largeur cumulée des châssis d’éclairage en toiture ne doit pas excéder 20 % de la
longueur totale de la toiture.
N-90 Les châssis d’éclairage en toiture et les lucarnes doivent être, soit :
- axés sur les percements de la façade* ;
- axés sur les pleins de la façade* (trumeaux).
Schéma à caractère illustratif :
N-91 Les châssis d’éclairage en toiture doivent être encastrés sans saillie dans le plan de la
couverture.
N-92 Les châssis d’éclairage en toiture doivent être placés dans le tiers inférieur du rampant.
N-93 Seules les lucarnes suivantes sont autorisées :
- les lucarnes pendantes, dites meunières ou à foin ;
- les lucarnes à croupe, dites capucine ;
- les lucarnes à deux pans, dites jacobine ou à chevalet.
Schéma à caractère illustratif :
PLUi de la CCAVM – RÈGLEMENT
- Chapitre 6 - Dispositions applicables à la Zone N -
Concernant les autres constructions : (suite)
Concernant les travaux sur les constructions existantes : (suite)
Les panneaux solaires :
N-94 Les panneaux solaires doivent être implantés de façon privilégiée, soit :
- sur les annexes* ;
- sur le sol, à condition de ne pas être visible du domaine public.
N-95 Les panneaux solaires doivent :
- présenter un cadre de la même teinte que le panneau ;
- et suivre l’inclinaison du plan de la couverture.
N-96 Dans le cas où des panneaux solaires thermiques et photovoltaïques sont utilisés
conjointement, ils doivent être disposés de manière à former un ensemble respectant
l’ensemble des règles ci-après.
Panneaux solaires thermiques
N-97 Les panneaux solaires thermiques doivent être placés de manière à être groupés et
dans un coin du pan de toiture.
N-98 Si de nouveaux modules viennent à être installés, ils doivent être implantés de
manière à présenter un bandeau longeant l’un des côtés de la toiture.
Schéma à caractère illustratif :
PLUi de la CCAVM – RÈGLEMENT
LISTE DES ESPÈCES VÉGÉTALES PRÉCONISÉES
Espèces végétales compatibles avec les sols calcaires (pH > 7)
Nom commun Nom latin Type Humidité de basse Haie brise-vent
buiss. basse
de sol sol taillée ✔
✔
Arbres
✔
Alisier torminal Sorbus torminalis NC ✔
✔
Aulne glutineux Alnus glutinosa ANC H ✔
✔
Charme commun Carpinus betulus ANC ✔
Chêne pédonculé Quercus robur ANC ✔
Chêne sessile/rouvre Quercus petraea ANC ✔
Cormier Sorbus domestica ANC
Érable champêtre Acer campestre NC ✔
Frêne commun Fraxinus excelsior NC
Hêtre Fagus sylvatica ANC ✔
Houx Ilex aquifolium ANC ✔
Merisier Prunus avium ANC
Noyer Juglans regia NC
Poirier sauvage Pyrus piraster ANC
Pommier sauvage Malus sylvestris ANC
Saule blanc Salix alba NC H
Saule marsault Salix caprea ANC
Osier blanc Salix viminalis ANC H
Tilleul à grandes feuilles Tilia platyphyllos C
Arbustes
Alisier blanc Sorbus aria NC S
Camerisier à balais Lonicera xylosteum NC ✔
Cerisier de Sainte Lucie Prunus mahaleb C S
Cornouiller mâle Cornus mas NC S
Cornouiller sanguin Cornus sanguinea NC ✔
Eglantier Rosa canina NC
Epine-vinette Berberis vulgaris C S ✔
Erable champêtre Acer campestre NC
Fusain d'Europe Euonymus NC
europaeus
Groseillier rouge Ribes rubrum ANC H
If commun / à baies Taxus baccata ANC ✔
Nerprun purgatif Rhamnus catharica NC S
Noisetier Corylus avellana ANC
Prunellier Prunus spinosa ANC
Sureau noir Sambucus nigra NC H
Troène commun Ligustrum vulgare NC ✔ ✔
Viorne lantane Viburnum lantana C ✔
Viorne obier Viburnum opulus NC
PLUi de la CCAVM – RÈGLEMENT
Espèces végétales compatibles avec les sols acides à neutres (pH < 7)
Nom commun Nom latin Type Humidité de basse Haie brise-vent
buiss. basse
de sol sol taillée ✔
Arbres ✔
Aulne glutineux Alnus glutinosa ANC H
Charme commun Carpinus betulus ANC ✔
Châtaignier Castanea sativa A
Chêne pédonculé Quercus robur ANC ✔
Chêne sessile/rouvre Quercus petraea ANC ✔
Cormier Sorbus domestica ANC
Érable plane Acer platanoides N
Hêtre Fagus sylvatica ANC ✔
Houx Ilex aquifolium ANC ✔
Merisier Prunus avium ANC
Néflier Mespilus germanica A
Poirier sauvage Pyrus piraster ANC
Pommier sauvage Malus sylvestris ANC
Sorbier des oiseleurs Sorbus aucuparia A
Saule marsault Salix caprea ANC
Osier blanc Salix viminalis ANC H
Tilleul à petites feuilles Tilia cordata AN
Arbustes
Bourdaine Frangula alnus A H
Buis Buxus sempervirens N S ✔
Framboisier Rubus idaeus AN ✔
Groseillier à maquereau Ribes uva-crispa N ✔
Groseillier rouge Ribes rubrum ANC H
If commun / à baies Taxus baccata ANC ✔
Myrtillier A S ✔
Noisetier Corylus avellana ANC
Prunellier Prunus spinosa ANC
Prunier sauvage Prunus insititia N
Saule à oreillettes Salix aurita A H ✔
Légende : Sources et crédits :
C Parc naturel régional du Morvan
Calcaire Centre régional de la propriété forestière de
Bourgogne-Franche-Comté
NC Neutre, calcaire Conservatoire botanique national – Bassin parisien
Acide, neutre,
ANC calcaire
N Neutre
A Acide
AN Acide, neutre
H Sol humide
S Sol sec
PLUi de la CCAVM – RÈGLEMENT
NUANCIER
Couleurs des façades
(habitat, petits locaux d’artisanat, de commerce & de services)
RAL 075 80 20 RAL 085 80 20 RAL 080 70 20 RAL 075 60 30
RAL 075 80 30 RAL 070 80 30 RAL 060 70 30 RAL 060 60 30
RAL 090 90 20 RAL 075 70 30 RAL 075 70 20 RAL 080 70 20
RAL 080 80 20 RAL 090 80 20 RAL 085 90 20 RAL 085 90 10
PLUi de la CCAVM – RÈGLEMENT
Couleurs des façades de bâtiments agricoles,
artisanaux, commerciaux et industriels :
Préférentiellement pour les
bâtiments agricoles
Préférentiellement pour les bâtiments
artisanaux, commerciaux et
industriels
Palettes issues du guide
« Couleurs en Morvan »,
Parc naturel régional du
Morvan
PLUi de la CCAVM – RÈGLEMENT
Couleursdesélémentsponctuels :portes,fenêtres,volets,clôturesetportails
RAL Design System
RAL 000 35 00 RAL 000 40 00 RAL 000 85 00 RAL 000 90 00 RAL 010 30 10
RAL 020 30 10 RAL 030 30 10 RAL 040 30 10 RAL 040 30 20 RAL 040 40 20
RAL 050 50 30 RAL 080 50 05 RAL 080 60 05 RAL 080 70 10 RAL 080 70 20
RAL 085 60 20 RAL 090 70 20 RAL 090 90 05 RAL 090 90 10 RAL 160 30 15
RAL 160 40 25 RAL 160 50 25 RAL 180 20 10 RAL 180 30 15 RAL 180 30 20
RAL 180 40 20 RAL 180 40 15 RAL 180 50 05 RAL 190 20 10 RAL 190 30 20
RAL 210 30 10 RAL 210 30 15 RAL 220 40 15 RAL 240 40 15 RAL 240 90 05
PLUi de la CCAVM – RÈGLEMENT
RAL Design System (suite)
RAL 240 90 10 RAL 250 30 20 RAL 260 40 05 RAL 260 40 10
RAL Classic
RAL 1001 RAL 1020 RAL 3007 RAL 5001 RAL 5004
RAL 5020 RAL 6000 RAL 6002 RAL 6004 RAL 6005
RAL 6009 RAL 6028 RAL 6036 RAL 7003 RAL 7005
RAL 7015 RAL 7016 RAL 7030 RAL 7032 RAL 8001
RAL 8002 RAL 8012 RAL 8016 RAL 9001 RAL 9002
RAL 9003
PLUi de la CCAVM – RÈGLEMENT
Couleurs des couvertures
Morvan
Avallonnais, Morvan
Vézelien
Palette issue du guide
« Couleurs en Morvan »,
Parc naturel régional du
Morvan
PLUi de la CCAVM – RÈGLEMENT
CATÉGORIES DES RÉSEAUX ROUTIERS
PLUi de la CCAVM – RÈGLEMENT
GUIDE DE RESTAURATION
ET DE CONSTRUCTION DE MURETS
ET CABANES EN PIERRES SÈCHES
Sources : Guide technique « Restauration et construction de murets, cabottes et ouvrages hydrauliques
dans le site de ‘la côte méridionale de Beaune’ », Direction régionale de l’environnement de Bourgogne
PLUi de la CCAVM – RÈGLEMENT
-
--L1E-S-MU-RE-TS:E-T M-UR-S -DE-CL1OS 1
COMMENT SONT-ILS REALISES '?
Depuis !'Antiquité les murets
sont montés en pierres sèches
ramassées sur les parcelles,
posées horizontalement les
unes sur les autres et calées
par des éclats. Souvent, un
hérisson sommital, composé
d'une ou de deux rangées de
pierres dressées presque
verticalement coiffe le muret.
Cette technique permet _ de
charger les demières assises
tout en ayant un blocage
parfait. L'absence d'un mortier
de pose liant l'ensemble permet aux assises de rester souples, ne
craignant ni gel, ni tassements ou dilatations.
Sur les sites où le ramassage
est impossible, la pierre est
extraite des canières locales,
grossièrement équanie, montée
à sec par assises horizontales.
Le calage se fait également à
l'aide d'éclats. Le pierre peut
avoir une hauteur conséquente,
même pour l'assise sommitale.
La coiffe en hérisson est,
aujourd'hui, souvent. remplacée
par une simple dalle. Comme
tout muret assemblé en pierres
sèches, il résiste aux i11tem
péries, aux tassements ponctuels et se laisse facilement restaurer.
a -- - h i.11---1----Ë : =. Dès le milieu du siècle demier,
certains murets et murs de
clos ne sont plus montés en
pierres sèches, mais maçonnés
au mortier de chaux et sable
local. Le matériau de base, la
pierre, est le même, mais le
mortier remplace le calage. Pour
protéger le sommet du muret,
le hérisson perméable en pierres
dressées ne suffit plus. Un
chaperon maçonné en laves, à
pente unique, ou une dalle
grossièrement taillée, évite les
infiltrations. Ces constructions rigides se fissurent rapidement sous
l'effet des dilatations et des tassements.
-
POURQUOI SE DEGRADENT-ILS'?
Un mur non entretenu en
pierres sèches comme en
pierres maçonnées, se dégrade
rapidement. Les causes de
cette dégradation sont
multiples, naturelles ou
volontaires. Un déchaussement
ponctuel crée souvent un
déséquilibre puis la chute des
assises supérieures. Une
végétation trop envahissante
peut pousser et déformer le
muret jusqu'à le faire tomber.
L'érosion du sol à la base du
muret est une autre cause
d'effondrement sur de grandes
longueurs. Dans les · murs
maçonnés. la désagrégation
des mortiers, suite aux
infiltrations et aux gelées, crée
un vide entre les pierres qui,
irrémédiablement, se déchaus
sent. L'absence de chaperon
sur les maçonneries constitue
un facteur aggravant de ce
phénomène.
La dégradation, souvent volon
taire due à l'homme, s'intensifie,
poussée par la mécanisation.
Outre le chasseur qui enjambe
le muret et déplace les pierres
pour débusquer le gibier,
l'exploitant même de la parcelle
ne fait guère plus attention à
ces obstacles qui le gênent
quotidiennement. Et en bordure
de voie, les accidents routiers
laissent d'énom1es éboulis sur
de grandes portions de mur.
LES MURETS ET MURS DE CLOS
COMMENT LES ENTRETENIR ET
COMMENT EN RECONSTRUIRE?
La végétation, qui a première
vue maintient un mur par ses
racines, est à couper
soigneusement. Les arbres et
arbustes sont dévitalisés puis
ôtés, sans déraciner leurs
souches. Les plantes
grimpantes sont coupées et
laissées en place: Les parties
ravinées du sol sont remblayées
avec des gravats. A l'aide d'un
marteau, les part:es disloquées
ou effondrées. y compris le
chaperon, sont remontées et
consolidées, en évitant de soulever les assises supérieures.
Pour construire un muret en
pierres sèches. le creusement
d'une tranchée d'une trentaine
de centimètres de profondeur
est nécessaire afin de le fonder
sur un sol plus stable. Pour
assurer l'équilibre du muret. les
premières assises sont à poser
avec beaucoup de précautions.
très bien calées, sans rajout de
terre. La terre se tasse ou est
évacuée, et ne remplace jamais
un calage en pierre. Les assises
suivantes sont posées en
respectant une largeur de mur régulière - 30 à 50 cm - puis calées à
l'aide d'éclats.
Pour construire un muret
maçonné, le creusement d'une
tranchée profonde hors gel - au
moim; 60 cm est
indispensable. Cette fondatio.n
coulée en béton, légèrement
armée, empêche ultérieurement
le muret de se déformer aux
premiers tassements ou aux
gelées importantes. Tous les
mètres, un fer vertical piqué
dans le béton liaisonne le muret
à la fondation. Le muret peut
être maçonné en pierres sur
toute son épaisseur ou en deux parements remplis de béton, -avec
quelques pierres en boutisse. La pierre doit être posée horizontalement
avec ses strates apparentes. Une joint vertical - tous les dix mètres -
empêche l'apparition de fissures provoquées par la dilatation.
COMMENT LES PROTEGER ET
COMMENT LES COUVRIR?
Les angles et les extrémités
peuvent être consolidés par un
montage formant chaînage. Ce
chaînage est composé de
pierres plus importantes.
brutes ou grossièrement
équarries. Formant une harpe et
liaisonnant le muret sur toute
son épaisseur. Une grande
pierre placée aux angles,
rappelant les chasse-roues,
peut éviter au matériel roulant
de s'en approcher.
La meilleure couverture d'un
muret en pierres sèches reste
le hérisson sommital, constitué
de pierres dressées auto
bloquées formant un chaînage
de poids. La demière assise du
muret peut. être posée
légèrement en redents
permettant de caler la pose des
pierres dressées. Ce hérisson
peut être doublé en hauteur si
la pierre utilisée est de petit
calibre.
La couverture d'un mur
maçonné est de préférence
également maçonnée, cons
tituée de laves (pierres plates
délitées) superposées et
inclinées vers le coté extérieur
ou aval d'une parcelle. Ce
chaperon maçonné peut être
remplacé par une dalle en pierre
brute couvrant la largeur du
mur ou par une pierre taillée, à
pente unique ou à double pente.
scellée et jointoyée.
1 LES MURETS DE SOUTENEMENT
COMMENT SONT-ILS REALISES'?
Servant sans doute depuis
\/,, !'Antiquité à contenir les
meurgers et les terrains aux
�� y� pentes abruptes. les murets
sont montés en pierres sèches
ramassées sur les parcelles,
posées debout ou à plat les
unes sur les autres et calées
par des éclats. Souvent, un
hérisson sommital composé
d'une rangée de pierres
dressées coiffe le muret. Cette
technique permet de charger
les demières assises tout en
�yant un blocage parfait. L'absence d'un mortier de pose liant
1 ensemble permet aux assises de rester souples, ne craignant ni gel, ni
poussées. Perméable, il permet d'évacuer les eaux de ruissellement.
Sur les sites où le ramassage
est impossible, la pierre est
extraite des carrières locales,
grossièrement équarrie et
montée à sec par assises
horizontales. Le calage se fait
_également à l'aide d'éclats. Le
hérisson sommital, composé
d'une rangée de pièrres
dressées permet de charger les
demières assises. Comme tout
muret assemblé en pierres
sèches, il résiste aux
intempéries, aux tassements
ponctùels et se laisse facilement restaurer. Perméable. il permet
d'évacuer les eaux de ruissellement.
Dès le début du siècle. certains
murets de soutènement ne
sont plus montés en pierres
sèches, mais maçonnés au
mortier de chaux et sable local,
parfois avec de l'argile. La pierre
est la même, mais le mortier
remplace le calage. Le muret
est percé de chantepleures ou
barbacanes pour faciliter
l'évacuation des eaux de
ruissellement. Le sommet est
souvent recouvert de terre ou
protégé par des dalles.
POURQUOI SE DEGRADENT-ILS?
Un mur non entretenu en
pierres sèches, comme en
pierres maçonnées, se dégrade
rapidement. Les causes de
cette dégradation sont
multiples, naturelles ou
volontaires. Les pierres
déchaussées. non remplacées
rapidement, entraînent l'effon
drement des assises
supeneures. Une végétation
CS
trop envahissante peut
pousser et déformer le muret
jusqu'à le faire tomber.
L'érosion du sol à la base du muret, aux endroits des ruissellements
successifs favorise également les effondrements.
Dans les murs maçonnés, la
désagrégation des mortiers,
suite aux infiltrations et aux
gelées, crée un vide et les
pierres, petit à petit, se
déchaussent sous la poussée.
Les terres argileuses chargées
. d'eau, retenues en amont et qui
se transforment en boues,
provoquent les glissements. Ce
phénomène est amplifié si les
eaux ne sont pas évacuées par
des chantepleures - fentes
aménagées dans le mur.
. . . .'•-,'-... , . ... La dégradation, souvent
. volontaire due à l'homme,
. -~ •• 4 s'intensifie, poussée par la
, mécanisation. Outre le
• chasseur qui grimpe le muret,
- " " ~ ~ : ·-.1 -~.. ~ les engins agricoles man
oeuvrant trop près des murets
·... déplacent sous leur poids la
terre et les assises supérieures.
Sur les terrains peu abrupts
permettant aujourd'hui d'opti
miser l'exploitation, les murets
gênants sont démolis.
1 LES MURETS DE SOUTENEMENT
COMMENT LES ENTRETENIR ET
COMMENT EN RECONSTRUIRE'?
La végétation, qur a première
vue. maintient un mur par ses
t:::: racines est à couper
soigneusement. Les arbres et
les arbustes trop proches
sont dévitalisés puis ôtés,
sans déraciner leurs souches.
Les sections ravinées du sol
sont remblayées avec des
.. gravats. A l'aide d'un marteau,
les parties disloquées sont
consolidées, en évitant de
soulever les assises supé
rieures. Les tronçons de mur
avec un fruit sortant trop important - faux aplomb - sont à déposer
puis à remonter.
Pour construire un muret en
pierres sèches, le creusement
d'une tranchée avec un fond
légèrement incliné est indis
pensable. Les premières
assises sont également à
poser légèrement inclinées, très
bien calées, sans rajout de
terre. Le muret, d'une largeur
de 30 à 50 cm, et les assises
suivantes doivent respecter de
bout en bout cette inclinaison.
Les assises assez chargées
sont calées à l'aide d'éclats.
La partie arrière est régulièrement remblayée de terre drainante et
tassée sur des épaisseurs de vingt centimètres.
-� . __ . •':-�-'·:.;;. :..� ____, Dans le cas d'un muret -:�....
'.,.:�:.-,.-,, "'" ::, -
construit verticalement, sans
fruit, le montage incliné vers
l'arrière est indispensable.
Cette technique empêche les
pierres de glisser hors du mur
par gravité. Cependant, la
poussée à l'arrière est
augmentée. Le muret incliné
est donc remplacé par un mur
de poids, plus épais - 50 à 70
cm-. L'emploi de grandes dalles
garantit une meilleure stabilité.
COMMENT EN CONSTRUIRE AUTREMENT'?
Pour la construction d'un mur
de soutènement maçonné. une
fondation profonde est
indispensable - au moins 60
cm -. Cette fondation peut être
réalisée en béton armée ou.
pour les ouvrages de moindre
importance. à l'ancienne
comblée de pierres scellées
dans un mortier. Des
armatures verticales piquées
dans le béton peuvent
liaisonner la fondation au
noyau du muret. Les assises
sont maçonnées au mortier à la chaux et sable local - surtout pour la
face apparente du muret -. Des chantepleures ou barbacanes sont
aménagées pour faciliter l'évacuation des eaux de ruissellement.
Dans les terrains à fortes
poussées et pour les murs de
grande hauteur. l'emploi d'une
technique modeme en béton
est préférable. Ces murs de
soutènement, composés de
semelles. sont à mettre en
oeuvre par des entreprises
spécialisées. Dans le cas où la
parcelle en aval appartient à un
,.. autre propriétaire. la semelle
doit être réalisée sur le terrain
amont. C'est le poids de la terre
sur cette semelle qui évite le
déversement. Le parement en
pierres peut être maçonné
ultérieurement ou servir de
coffrage au béton.
Si la parcelle en aval du mur à
construire appartient au même
propriétaire ou si le domaine
public l'autorise, la semelle peut
être réalisée en aval du mur.
. . . . :..i.:')�r;:::n:: . .. .. • Dans tous les cas cette
semelle doit être hors gel et
. . ' .� . .
calculée pour résister aux
poussées des terres en amont.
La partie hors sol peut être
aménagée en rgi ole avec une
finition en pierres scellées. Ces ouvrages performants doivent être
conformes aux règles de l'art, avec des joints de dilatation, des
chantepleures et un drainage pour évacuer les eaux de ruissellement.
LES CABOTTES _ _ _ _ __ COMMENT SONT-ELL[:
' ........... _,:_
•J
·1
. .·· r- \~1
Photog,:aphie: Père TRUCHOT rectangulaire ou trapézoïdal. L'empo
,. Photographie: Père TRUCHOT quette intérieure.
12 ---------------:Lr
nagé. Ces abris restant petits, led
pente.
_[:S REALISEES? Photoqraphie: PèreTRUCHOT
Ces abris de fortune, souvent
adossés à un meurgers ou à un
mur, plus rarement isolés, sont
entièrement construits en
pierres sèches ramassées sur
place lors d'épierrements. L'abri
le plus sommaire se résume à
quelques assises en surplomb
dans un mur. Il est appelé en
cul-de-four, s'il s'agit d'un abri
de plan semi-circulaire avec les
assises qui se rejoignent au
faîte. Cette cabotte existe
également sur plan carré.
oi de grandes dalles est primordial.
Les cabot"tes en pierres sèches
plus élaborées sont souvent
sur plan plus ou moins
circulaire. Elles sont alors
couvertes de coupoles sur
baissées reposant en partie sur
une énorme dalle formant
linteau au-dessus de l'unique
ouverture. Parfois ces cabot
tes circulaires s'inspirent de la
maison traditionnelle avec une
toiture en laves dont l'égout
est débordant avec une baie
supplémentaire et une ban-
Les cabottes sur plan carré ou
rectangulaire, à couverture sur
charpente en bois, et celles
plus rustiques sont contem
poraines. Elles sont édifiées sur
des terrains facilement
accessibles avec des murs
maçonnés et des couvertures
en laves. Les murs sont
souvent enduits au mortier de
chaux et au sable local. Les
ouvertures sont munies de
rL· portes et volets protègeant un
intérieur grossièrement amé-
dtoitures n'ont généralement qu'une
1 LES CA60TTE5
POURQUOI SE DEGRADENT-ELLES?
Comme pour les murets, Cabotte sur plan circulaire en roine
l'absence d'entretetien est un
facteur important dans la
dégradation des cabottes. La
couverture, en grande partie en
surplomb, est l'élément le plus
fragile. Un linteau fendu et une
assise deséquilibrée peuvent
causer un effondrement
conséquent. La végétation
envahissante, déracinée sans
précautions particulières, le gel
qui désagrège la pierre et le
vandalisme en sont d'autres
facteurs. Une fois effonfrées et inutiles, elles disparaissent au profit
d'une rangée de vigne ou d'un accès plus aisé.
COMMENT LES ENTRETENIR ET
COMMENT EN RECONSTRUIRE?
Une cabotte éventrée ou
effondrée est difficilement
récupérable. Il est préférable de
déposer toutes les assises
instables, de déblayer les
abords. de déraciner avec soin
toute la végétation et de
consolider la base avant le
remontage. Toutes les pierres
dans un état avancé de
déasgrégation sont éliminées.
Les assises restées en place
sont consolidées et calées à
l'aide d'éclats.
Avant même de commencer sa construction et la mise en oeuvre des
pierres sèches, les dalles calcaires doivent être triées. Les plus grandes
et les plus longues sont réservées aux assises en surplomb et au
linteau.