ARTICLE 2.2.1 - ASPECT EXTERIEUR DES CONSTRUCTIONS ET AMENAGEMENT DE LEURS ABORDS
Les dispositions suivantes ne s’appliquent pas pour les constructions et installations nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif.
1. DANS LES ZONES A URBANISER REGIES PAR L’ARTICLE R.151-6 DU CODE DE L’URBANISME :
Les occupations et utilisations du sol sont autorisées sous réserve de leur compatibilité avec les orientations d'aménagement et de programmation.
2. DANS LES AUTRES ZONES EXCEPTE LA ZONE URBAINE CENTRALE UC (IDENTIFIEE SUR LA PLANCHE « A » DU DOCUMENT GRAPHIQUE)
REGLE GENERALE
Pour ancrer un nouveau bâtiment dans son territoire et s’inscrire dans une continuité identitaire, il est nécessaire de s’appuyer sur les codes, les marqueurs et élément de vocabulaire architectural issus de l’architecture vernaculaire. Il s’agit d’éléments comme le volume parallélépipédique, le toit en ardoises ou en tuiles à deux ou 4 pentes, les portes, les encadrements en bois ou en pierre, linteaux bois ou pierres sculptées, chaînages de pierre, volets bois, balcons bois, murs gouttereaux, encorbellement, pans de bois, pannes sculptées, bois découpés, blanc de maçonneries, couleurs de menuiseries…
L’article R.111-27 du code de l’urbanisme est d’application générale sur l’ensemble du territoire nationale que la commune soit couverte ou non par un document d’urbanisme : « Le projet peut être refusé ou n’être accepté que sous réserve de l’observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l’aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu’à la conservation des perspectives monumentales. »
Les dispositions qui suivent ne s’appliquent pas aux constructions et installations nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif. Ces constructions ne sont pas règlementées. Pour ces projets, une attention particulière devra être portée sur leur insertion dans l’environnement bâti.
Les annexes jusqu’à 10 m² d’emprise au sol ; ne sont pas réglementées mais doivent s’insérer dans leur environnement bâti et paysager.
• Adaptation au terrain naturel
La construction dans une pente impose toujours un terrassement, mais celui-ci sera plus ou moins important suivant l’attitude choisie. La conception de la maison peut transformer la contrainte de la pente en atout : dégagement des vues, accès de plain-pied à tous les niveaux de l’habitation, moins de vis-à-vis... Dans certains cas, il est intéressant de sortir du schéma classique d’organisation de la maison de plain-pied ou celui de la maison avec le garage en sous-sol et l’habitation au-dessus.
Une bonne adaptation au terrain naturel va tenir compte de trois éléments essentiels :
1- l’adaptation des niveaux et volumes de la construction à la pente du terrain, en évitant le plus possible les mouvements de terrain (décaissements, murs de soutènement, etc.)
2- la prise en compte de la position du garage par rapport aux accès au terrain, pour éviter que les voies carrossables ne défigurent le paysage et occupent tout le terrain
3- le sens du faîtage par rapport à la pente, aux orientations bioclimatiques, etc.
Un accès par le haut du terrain oblige une grande boucle de chemin d’accès au garage, au détriment du jardin d’agrément.
L’implantation du garage au plus près de l’accès et de la route libère plus d’espace pour le jardin et permet une meilleure organisation de l’habitat sur la parcelle. Dans certain cas, il est même préférable d’envisager une dissociation de la construction d’habitation et du garage.
Les travaux de déblais/remblais (exhaussement/affouillement) sont autorisés mais uniquement ceux nécessaires à la construction (construction principale, annexe, piscine et accès). Ils ne peuvent avoir pour objet de rendre le terrain d’agrément moins pentu.
Dans le cadre de réalisation d’une terrasse extérieure ou de l’accès à la construction, les affouillements et exhaussements soutenus par un enrochement ou tout autre mode de soutènement (berlinoise par exemple) seront limités à 1 mètre de hauteur. Les soutènements d’une hauteur supérieure et dûment justifiés seront traités en talus.
• Volumes :
Les volumes projetés devront respecter l’environnement bâti préexistant. Ils seront caractérisés par leur simplicité.
Les constructions seront conçues à partir de volumes simples sur un plan rectangulaire ou carré.
Pour obtenir des volumes plus élaborés ou plus complexes que le simple
Exemples de volumes simples parallélépipède, on procèdera par addition de volumes secondaires en continuité, en parallèle ou en perpendiculaire.
• Le cas particulier des constructions type « pergola » (elle peut être interdite si elle ne s’intègre harmonieusement au bâtiment auquel elle s’adosse :
- Ces pergolas qu'elles soient de type "pergola traditionnelle" (ne disposant pas de toiture) ou "pergola bioclimatique" (couvertes de lames amovibles) constituent de l'emprise au sol. Elles sont soit de la même couleur que la façade soit de la couleur choisie pour la charpente et les volets soit gris anthracite (notamment RAL 7016).
• Le cas particulier des ouvrages de production d’énergie :
L’installation de dispositifs de production d’énergie solaire est autorisée en toiture sous réserve des conditions suivantes :
- Les dispositifs en toiture devront être implantés dans le même plan que la pente du toit ;
- Une légère surimposition sera autorisée.
L’installation de dispositifs de production d’énergie solaire en façade peut être autorisée mais doivent s’insérer harmonieusement à la façade.
Les équipements de type éolienne individuelle sur toiture peuvent être interdits sur les bâtiments existants patrimonial ou s’ils ne s’insèrent pas de manière harmonieuse dans leur environnement bâti.
DISPOSITIONS APPLICABLES AUX CONSTRUCTIONS EXISTANTES, AUX CONSTRUCTIONS NOUVELLES A DESTINATION D’HABITATION, DE BUREAUX, D’HOTELS ET AUTRES HÉBERGEMENTS TOURISTIQUES (HORS HLL)
Est considérée comme construction neuve : la construction neuve de toute nature, l'extension et la surélévation de constructions existantes, la reconstruction après démolition totale ou partielle, la construction d'annexes et de clôtures.
Les dispositions ne font pas obstacle à la réalisation de projets de conception architecturale contemporaine, dès lors qu'est respecté et mis en valeur le caractère de la construction initiale et son intérêt patrimonial.
• Façades
Le pignon constituera, le plus souvent, la façade la plus ouverte et la plus ornementée. Dans le cas contraire, le projet devra être argumenté pour situer ce choix dans un contexte.
Les matériaux et couleurs proposés devront également être argumentés pour comprendre les choix effectués par le projet et sa parfaite intégration dans son milieu environnant. Les couleurs dominantes des façades seront blanc RAL 9010 ou 9016.
Les bâtiments principaux (qu’ils soient en ossature maçonnée, en ossature bois ou autres matériaux) devront être enduits. Les façades en pierres naturelles locales seront autorisées. Lorsqu’elles sont utilisées, elles devront être justifiées.
Les bardages d’aspect bois peuvent être autorisés dès lors que leur usage est justifié (souligne un volume, met en valeur un retrait d’entrée…). Le bardage ne peut pas recouvrir un volume entier. La finition du bardage sera similaire aux boiseries extérieures. Les matériaux de façades exogènes au territoire (aspect fuste, rondin…etc.) sont interdits.
L’utilisation de pierres de taille peut être autorisée, notamment si la pierre de taille s’applique sur les chaînages d’angle des constructions, les encadrements de baies, les bandeaux et corniches. La pierre sera alors la pierre traditionnelle locale du village (jaune, rouge ou gris). La fausse pierre et faux habillages sont interdits.
• Ouvertures :
La composition des façades recherchera régularité, symétrie et ordonnancement.
4 principes :
1- Les ouvertures auront un format plus haut que large (hors porte de garage)
Etage de combles
2- Les ouvertures (qu’elles soient ouvrantes ou coulissantes) seront équipées de volets battants et ne devront en aucun cas être doublées de volets roulants. Seules les baies fixes, les portes de garages et les ouvertures mentionnées en exception 1 (ci-dessous ) pourront être équipées de volets roulants.
Etage Rez de chaussée
Axes de travées d’ouvertures
3- Un même projet ne devra pas multiplier les formats d’ouvertures : 5 formats d’ouvertures maximum (hors porte d’entrée et porte de garage)
4- Les portes seront de typologie traditionnelle. Exemple : une porte d’entrée en aluminium avec un panneau de remplissage en bois pourrait être autorisée. Les portes d’entrée seront soit peintes de la couleur de la charpente soit bois brut.
3 exceptions :
1- Une seule ouverture plus large que haute par logement sera autorisée ; la largeur maximale autorisée est de 4 mètres. Cette ouverture devra être équipée de vantaux plus hauts que larges. Les coffres de volets roulants devront être intégrés en linteau, c’est-àdire au nu intérieur des façades. Elle pourra être équipée de volets roulants.
Ouvertures : principes & exceptions
2- Les ouvertures « en bande filante » seront mises en œuvre de manière indépendante, séparées par un meneau en béton (et éventuellement compléter d’encadrement bois de type colombage)
3- Les ouvertures de moins d’1m² servant la plupart du temps une pièce secondaire (escalier, garage, salle d’eau…etc.) pourront être équipées de volets roulants.
Les ouvrants et les dormants des menuiseries seront de tons bois brut, blanc (RAL 9010 ou 9016), rouge (RAL 3004, 3009 ou 3011), vert basque ou vert foncé (RAL 6006, 6009 ou 6011). Les menuiseries de couleur gris clair (RAL 7016 ou 7046) devront être argumentées.
Les volet, portes, saillies de toitures, et éléments de colombages seront de tons bois brut, rouge (RAL 3004, 3009 ou 3011), ou vert basque ou vert foncé (RAL 6006 6009 ou 6011).
Les tabliers des volets roulants, les coulisses et la lame finale auront la même finition que la menuiserie.
Les constructions entièrement vitrées type « véranda » pourront être autorisées jusqu’à 10m² d’emprise au sol. Au-delà de ces 10m², ces constructions constituées d’un volume facilement identifiable, type « véranda », devront être traitées avec une couverture identique à la construction principale et pourront être largement vitrées (chaque vantail devra être plus haut que large), équipés de montants intermédiaires de type meneaux en aluminium ou en bois. L’allège doit être maçonnée et enduite. La couleur de la menuiserie devra être assortie à la couleur de la charpente ou des volets choisie pour le bâtiment principal.
• Toiture
L’orientation du faîtage de la construction principale parallèlement ou perpendiculairement à la voie peut être imposée lorsque la construction s’inscrit dans un ensemble bâti de même nature.
Les toitures sont à deux, trois pentes symétriques (35 à 40 %), par unité de volume. La toiture 4 pentes peut être autorisée mais uniquement dans le cas de volume sur 2 niveaux minimum.
La couverture du bâti principal sera réalisée en tuiles de terre cuite de type canal (tuiles de couleur imitation ancienne, tons brouillés, éviter les tons uniformes) à dominante rouge.
La couverture du bâti principal de type ardoise ou assimilée est autorisée sur la commune de Pagolle ou pour toute extension de constructions existantes en ardoise.
La toiture-terrasse est interdite sur le volume principal. Elle pourra être autorisée lorsqu’elle marque, par exemple, une liaison entre deux bâtiments couverts de tuiles, un volume de surface réduite pour atténuer son impact dans l’environnement (intégration dans la pente essentiellement). La couverture en toiture-terrasse ne peut être choisie si son seul objectif est de respecter les règles de prospect sans autre motivation d’intégration.
Les dispositifs d’éclairage naturel créés en toiture (lucarnes, châssis, verrières, etc.) doivent présenter des dimensions et une implantation en cohérence avec la composition des façades.
DISPOSITIONS SUPPLEMENTAIRES APPLICABLES AUX CONSTRUCTIONS EXISTANTES D’ARCHITECTURE TRADITIONNELLE (EN SUS DES REGLES PRECEDENTES)
On considérera comme constructions traditionnelles les immeubles anciens réalisés approximativement avant le milieu du XXème siècle, généralement exécutés en matériaux locaux, et représentatifs des dispositions traditionnelles, notamment les grandes maisons d’architecture traditionnelle.
La réhabilitation ou la restauration des constructions anciennes devra tenir compte de la nature du bâtiment (maison, grange…) et respecter ses caractéristiques architecturales : volumétrie, composition, matériaux identiques aux dispositions d'origine : menuiserie, couverture, enduit à la chaux naturelle, etc...
Pour les extensions de constructions existantes, les matériaux projetés devront être en cohérence avec la construction principale à agrandir. Les choix devront être justifiés dans le dossier de demande d’autorisation.
• Façades :
La composition générale des façades principales des constructions existantes à usage d’habitation à la date d’approbation du PLUI est à conserver (ordonnancement des ouvertures, gabarits, …).
Les façades secondaires pourront accueillir les créations d’ouvertures.
Volume dominant
Les éléments de décors et
modénatures
(corniches,
bandeaux,
encadrements
d'ouverture,
cartouche,…)
devront être maintenus.
Pierres d’angles Encadrements de baies Cartouche gravé Enduit fin badigeonné
Le retrait de l’enduit existant pour mise en apparence des pierres ne sera pas autorisé sur la totalité des façades (la partie basse devra être notamment conservée, ventilation du bâti).
Sur les constructions en pierres d’ossature, l’enduit devra être repris suivant les techniques traditionnelles, au mortier de chaux naturelle et sable : il sera teinté dans la masse ou recouvert de badigeon de chaux. En cas de restauration, les menuiseries ainsi que les éléments de charpente seront réalisés suivant les formes et l’aspect d’origine. La couverture existante constituée de tuile de terre cuite ou d’ardoises sera entretenue ou modifiée dans le respect des dispositions originelles, des pentes et des matériaux.
DISPOSITIONS APPLICABLES AUX HABITATIONS LEGERES DE LOISIRS (HLL)
Les HLL sont UNIQUEMENT autorisées dans les zones à vocation touristique identifiées par le PLUi.
Les constructions à destination touristique (à l’intérieur de camping ou aire naturelle), que ce soit des HLL ou des constructions traditionnelles, doivent rechercher une intégration harmonieuse dans le site. L’insertion paysagère sera particulièrement soignée (notamment les espaces de parking avec la plantation d’arbres à haute tige et des espaces paysagers denses).
Les habitations légères de loisirs seront construites avec des matériaux durables en limitant leur impact visuel. Les toitures devront être réalisées dans des tons non réfléchissants et non brillants.
Les espaces de stockage (matériel, ordure ménagères…etc.) ne devront, en aucun cas, être visibles depuis le domaine public.
DISPOSITIONS APPLICABLES AUX CONSTRUCTIONS NOUVELLES A DESTINATION D’ARTISANAT, DE COMMERCES ET D’INDUSTRIE
A l’intérieur des centre-bourg ou à proximité de bâtiment anciens et/ou patrimoniaux, l’insertion des bâtiments devra être soignée. Il pourra être demandé de respecter les règles précédemment édictées pour les constructions à usage d’habitation si l’insertion harmonieuse dans le site le nécessite.
• Façades : L’ensemble des façades maçonnées des constructions devront être traitées dans des teintes de couleur blanche (RAL 9010 ou 9016). Les bardages (bois ou bac acier) sont autorisés et seront de ton gris (RAL 7015, 7016), rouge (RAL 3004, 3009, 3011), vert (RAL 6009, 6011) ou bois brut L’usage à nu de tous matériaux destinés à être enduits, tels que briques creuses, parpaings de ciments, carreaux de plâtre, panneaux agglomérés ou en matériaux composites… est interdit.
• Toitures : La couverture sera de couleur rouge (RAL 3004, 3009, 3011) ou grise (RAL 7001, 7015, 7016) La couverture pourra être en tuiles de terre cuite de type canal (tuiles de couleur imitation ancienne, tons brouillés) à dominante rouge. Pour l’extension de bâtiment existant, il pourra être imposé des matériaux et couleurs identiques à ceux de la construction existante.
DISPOSITIONS APPLICABLES AUX CONSTRUCTIONS NOUVELLES A DESTINATION AGRICOLE
• Façades L’ensemble des façades maçonnées des constructions devront être traitées dans des teintes de couleur blanche (RAL 9010 ou 9016). Les bardages (bois ou bac acier) sont autorisés et seront de ton gris (RAL 7015, 7016), rouge (RAL 3004, 3009, 3011), vert (RAL 6009, 6011) ou bois brut. L’usage à nu de tous matériaux destinés à être enduits, tels que briques creuses, parpaings de ciments, carreaux de plâtre, panneaux agglomérés ou en matériaux composites… est interdit.
• Toiture Les toitures seront de ton rouge (RAL 3004, 3009 ou 3011). Ne sont pas soumises à l’ensemble de ces dispositions les serres et tunnels agricoles. Dans le cas des extensions : Les matériaux et couleurs pourront être identiques à ceux de la construction existante.
DISPOSITIONS APPLICABLES AUX CLOTURES
Règles générales - Les clôtures, murs et murets de clôture ainsi que les portails participent à la qualité du paysage urbain. Pour ces raisons, ils doivent dans leur aspect, leurs dimensions et les matériaux employés, participer à la qualité des espaces publics.
- La hauteur des clôtures est calculée, en tout point de la construction, depuis l’espace public et à partir du sol naturel, avant les éventuels affouillements ou exhaussements du sol nécessaires à sa réalisation.
- Les haies monospécifiques de végétaux persistants (thuyas, …) et les essences invasives, allergènes et toxiques sont à proscrire (cf liste des espèces proscrites en annexe).
- Les matériaux occultants en superposition notamment d’un grillage (plastiques souples, tôle ou tout autre matériau) sont interdits.
- Une partie du linéaire de la clôture devra prévoir un dispositif permettant l’écoulement des eaux et le passage de la petite faune (intégration d’ouvertures régulières en pied de clôture maçonnée, petites ouvertures dans les grillages).
- Les murs de clôture traditionnels identifiés au titre de l’article L.151-19 du code de l’Urbanisme pourront être modifiés pour la création d’un accès ou remplacés partiellement, lorsqu’ils laisseront la place à une construction ou une clôture sur le même alignement et, ce, au droit de l’implantation de la nouvelle construction.
- Une clôture implantée en recul des limites de propriété est considérée également comme un dispositif de clôture et, ce, même s’il n’est pas implanté sur la limite de propriété, sa fonction restant de clore.
- L’ensemble des éléments de clôture (portillons, portails, type d’enduit, couleurs du matériau…etc) devront s’accorder avec le bâtiment principal.
- Si le dispositif de clôture choisi est doublé de plantations, les essences choisies seront la liste des plantes recommandées en annexe du présent règlement (la hauteur des plantations étant limitée par le code civil à 2 mètres).
- Il est interdit d’apposer un dispositif en doublement de la clôture existante qui ne respecterait pas les règles ci-dessous.
• Les clôtures en secteur urbanisé (cœur de bourg, quartier résidentiel) en limite d’emprise et d’espace public:
Seuls sont autorisés :
- Les murs maçonnés éventuellement surmontés d’un grillage, de lisses ajourées ou de grilles. La hauteur totale ne pouvant dépasser 1,50 mètres.
- Les murs en pierres sèches d’une hauteur comprise entre 0,60 mètres et 1,20 mètres (sauf prolongation d’un mur existant ou présence d’un mur avoisinant d’une hauteur supérieure).
- Les grillages d’une hauteur maximale de 1,50 mètres.
• Les clôtures en dehors des zones urbanisées (en secteur peu dense, hors opération de lotissement…) en limite d’emprise et d’espace public :
Les clôtures ne seront pas bâties; seuls sont autorisés :
- Les murs de soubassement n’excédant pas 0,30 mètres surmontés d’un grillage. La hauteur totale ne pouvant dépasser 1,50 mètres.
- Les murs en pierre d’une hauteur maximale de 1,20 mètres, (sauf prolongation d’un mur existant ou présence d’un mur avoisinant d’une hauteur supérieure)
- Les grillages d’une hauteur maximale de 1,50 mètres.
• Les clôtures en limites séparatives : Seuls sont autorisés :
- Les murs maçonnés éventuellement surmontés d’un grillage, de lisses ajourées ou de grilles. La hauteur totale ne pouvant dépasser 1,80 mètres.
- Les dispositifs en bois plein ou ajourés. La hauteur totale ne pouvant dépasser 1,80 mètres. Pour un ouvrage sécurisé et pérenne, il est préconisé un bois de classe 4.
- Les grillages d’une hauteur maximale de 1,80 mètres. Dans tous les cas, en zone naturelle, les clôtures, qu’elles soient implantées en limite d’emprise publique ou en limite séparative, devront respecter les dispositions de la loi n°2023-54 du 02/02/2023 visant à limiter l’engrillagement des espaces naturels et à protéger la propriété privée.
3. DANS LA ZONE URBAINE CENTRALE (IDENTIFIEE SUR LA PLANCHE « A » DU DOCUMENT GRAPHIQUE) :
LES DISPOSITIONS RELATIVES AUX CONSTRUCTIONS TRADITIONNELLES EXISTANTES
• Généralités : La réhabilitation ou la restauration des constructions anciennes devra tenir compte de la nature du bâtiment (maison de ville, maisons bourgeoises, fermes, …) et respecter ses caractéristiques architecturales : volumétrie, composition, nature des matériaux. Il est demandé de conserver, restaurer, restituer les dispositions architecturales existantes en mettant en œuvre des matériaux identiques aux dispositions d'origine : menuiserie, couverture en tuile canal, etc...
• Façades : La composition architecturale telle que déterminée par les alignements de travée d’ouverture, l’homogénéité des formes des baies par travées et par niveaux sera respectée dans les travaux de restauration et de modification de la façade principale. Toute façade construite en maçonnerie devra être protégée par un enduit couvrant. Une partie des façades pourra être maintenue en briques apparentes (remplissage entre les pans de bois), ou en pierre (chaînage d’angle, murs gouttereaux, meneaux). Les enduits seront adaptés à l’aspect et à la coloration d’origine de la façade.
Sur les constructions anciennes, en pierres ou pans de bois, l’enduit devra être repris suivant les techniques traditionnelles : il sera blanc, peint ou teinté dans la masse ou recouvert de badigeon de chaux. Il sera positionné au nu des pierres d’encadrement des baies ou des chaînes d’angles ou de la structure bois, sans surépaisseur.
Les éléments d'ornementation d'intérêt patrimonial et architectural (tels que corniches, lambrequins, bandeaux, encadrements d'ouverture, cartouche surmontant une ouverture, ferronneries de façade ou de clôture, piles de portail) doivent être conservés ou remplacés à l'identique.
Les murs seront de couleur blanche, à l’exception des murs en pierre ou en brique apparente.
• Menuiseries :
Menuiseries de fenêtre
Les fenêtres traditionnelles doivent être maintenues ou restaurées en tenant compte du caractère des édifices ou de leurs dispositions originelles ou d'une époque où leur dessin est compatible avec la typologie architecturale de l'édifice ; en particulier, la décomposition de l'ouverture suivant les proportions de carreaux en usage, devra être maintenue.
Les menuiseries doivent être en bois peint sauf pour des constructions qui auraient eu à l'origine d'autres types de matériau.
Les menuiseries doivent être peintes de ton clair ou en divers gris colorés. L'aspect bois naturel, bois vernis, blanc pur est interdit.
Le PVC est interdit.
• Menuiseries de portes :
Les portes anciennes doivent être maintenues ou restaurées en tenant compte du caractère des édifices ou de leurs dispositions originelles ou d'une époque où leur dessin est compatible avec la typologie architecturale de l'édifice, en particulier les portes en bois plein.
Les menuiseries doivent être en bois exclusivement, sauf pour des constructions qui auraient eu à l'origine d'autres types de matériau
Les menuiseries en bois doivent être peintes ; l'aspect bois naturel, bois vernis, blanc pur est interdit.
Les volets – contrevents :
Les systèmes d’occultation doivent être conservés ou restitués à l’identique de l’existant ou suivant la forme originelle correspondant au type de l’édifice.
Les volets sont soit sous forme de volets pleins, soit sous forme de volets ajourés ou persiennes.
Les volets en P.V.C. ou en aluminium sont interdits.
Les volets et persiennes sont de type volets bois en planches pleines ou volets à lamelles horizontales,