- Vestiges archéologiques Les procédures administratives et financières en matière d’archéologie préventive sont régies par le livre V du code du patrimoine (parties législative et réglementaire), lequel codifie les lois et décrets suivants :
- La loi n°2001-44 du 17 janvier 2001 relative à l’archéologie préventive et son décret d’application n° 2002-89 du 16 janvier 2002 ;
- La loi modificative n°2003-707 du 1er août 2003 et son décret d’application n°2004-490 du 3 juin 2004 ;
- La loi n°2004-804 du 9 août 2004 (article 17). - Le décret n° 2011-574 du 24 mai 2011 relatif à la partie réglementaire du code du patrimoine (livres Ier à VI), qui abroge les dispositions du décret du 3 juin 2004.
Champ d’application des opérations Conformément à l’article R.523-1 du code du patrimoine, les opérations d'aménagement, de construction d'ouvrages ou de travaux qui, en raison de leur localisation, de leur nature ou de leur importance, affectent ou sont susceptibles d'affecter des éléments du patrimoine archéologique ne peuvent être entreprises que dans le respect des mesures de détection et, le cas échéant, de conservation et de sauvegarde par l'étude scientifique ainsi que des demandes de modification de la consistance des opérations d'aménagement.
Entre dans le champ de cet article, les opérations et travaux suivants : - La réalisation de zones d'aménagement concerté créées conformément à l'article L. 311-1 du code de l'urbanisme et affectant une superficie supérieure ou égale à 3 hectares ; - Les opérations de lotissement régies par les articles R. 442-1 et suivants du code de l'urbanisme, affectant une superficie supérieure ou égale à 3 hectares ; - Les travaux soumis à déclaration préalable en application de l'article R. 523-5 ; - Les aménagements et ouvrages dispensés d'autorisation d'urbanisme, soumis ou non à une autre autorisation administrative, qui doivent être précédés d'une étude d'impact en application de l'article L. 122-1 du code de l'environnement ; - Les travaux sur les immeubles classés au titre des monuments historiques qui sont dispensés d'autorisation d'urbanisme mais sont soumis à autorisation en application de l'article L. 621-9.
Entrent également dans le champ de l'article R. 523-1 les opérations mentionnées aux articles R. 523-7 et R. 523-8.
Joncherey n’a pas fait l’objet d’un arrêté de présomption de prescriptions archéologiques.
Découvertes fortuites : En application des articles L.531-14 à 16 et R. 531-8 à 10 du code du patrimoine, toute découverte archéologique de quelque nature qu’elle soit, doit être signalée immédiatement au service régional de l’archéologie (DRAC tél : 03.81.65.72.00) soit directement, soit par l’intermédiaire du maire.
Seul un examen par un archéologue mandaté par le Service Régional de l’Archéologie permettra de déterminer les mesures de sauvegarde à mettre en œuvre. Toute destruction avant cet examen entraînera des poursuites, conformément aux articles L.544-1 à L.544-4-1 du code du patrimoine.
- Bâtiments agricoles et principe de réciprocité Les installations agricoles et leurs annexes doivent respecter des distances d'éloignement vis à vis des immeubles voisins lors de leur implantation ou de leur extension. Ces distances varient suivant la destination du bâtiment et la catégorie de l'exploitation : installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE) ou relevant du règlement sanitaire départemental (RSD).
Par ailleurs, et par application du principe de réciprocité énoncé à l'article L111-3 du code rural et de la pêche maritime, la même exigence d'éloignement est imposée à toute nouvelle construction vis à vis des bâtiments agricoles.
À Joncherey, le service de la protection animale de la direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP) recense deux exploitations agricoles soumises à des périmètres de réciprocité de 50 et 100 mètres.
Ces périmètres de réciprocité sont reportés au plan de zonage.
- Voies bruyantes (secteurs affectés par le bruit) En toutes zones, dans les secteurs affectés par le bruit des infrastructures de transports terrestres (voies bruyantes classées par l’arrêté préfectoral n°2010-281-0005 du 8 octobre 2010), s’appliquent des prescriptions renforcées d’isolement acoustique aux futurs bâtiments. Ces secteurs sont déterminés de part et d’autre des voies classées (depuis le bord de l’infrastructure). Sur 5 catégories, la n°1 est la plus bruyante.
À Joncherey, seule la RD19 est classée en voie bruyante.
- Hors zone urbanisée, elle est classée en catégorie 3, définissant un secteur de 100 mètres de part et d’autre de la voie, impacté par le bruit ;
- Dans la zone urbanisée de Joncherey, la RD19 est classée en catégorie 4, où une zone de 30 mètres de part et d’autre de la voie est affectée par le bruit.
Ce classement détermine l’isolement acoustique des bâtiments à construire dans ces secteurs. Cette obligation (considérée comme une norme de construction) est reportée au plan "Périmètres et contraintes d’urbanisme".
- Risque inondation Joncherey est concerné par le Plan de Prévention des Risques Inondation (PPRi) du bassin de l’Allaine, approuvé par arrêté préfectoral n° 20040712-1119 du 12 juillet 2004. Le PPRi figure en annexe du PLU au titre des servitudes d’utilité publique (SUP) et son périmètre est reporté au plan de zonage.
- Risque sismique Depuis la parution du décret 2010-1254 du 22 octobre 2010 relatif à la prévention du risque sismique et du décret 2010-1255 du 22 octobre 2010 portant délimitation des zones de sismicité du territoire national, la France dispose d’un nouveau zonage sismique, applicable depuis le 1er mai 2011. La commune de Joncherey est soumise à un risque sismique moyen (zone de sismicité 4 sur 5). Une plaquette relative à la réglementation sismique est annexée au PLU.
- Retrait-gonflement des argiles Afin de mieux appréhender le phénomène de retrait-gonflement des sols argileux, le bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) a mené une étude et a établi une cartographie départementale de l’aléa retrait-gonflement des argiles.
Cette étude laisse apparaître que : - 28 % de la superficie du Territoire de Belfort est soumis à un aléa moyen, - 34 % de la superficie du département est soumis à un aléa faible, - 38 % de la superficie du département n’est a priori pas argileux.
Aucun aléa fort n’a donc été identifié dans le département.
L'inventaire national du retrait-gonflement des argiles (consultable à l'adresse suivante : www.argiles.fr) fait état de l'existence de sols argileux sur le territoire de la commune. Ces sols argileux gonflent avec l'humidité et se rétractent avec la sécheresse et ces variations sont susceptibles de provoquer des désordres importants et coûteux sur les constructions. Le classement se fait selon 4 niveaux d'aléas (a priori nul, faible, moyen et fort).
L'inventaire susvisé a permis d'identifier sur la commune de Joncherey des zones d'aléa faible et moyen. La plaquette relative au retrait-gonflement des sols argileux dans le département du Territoire de Belfort figure en annexe du PLU.
Modification simplifiée du Plan Local d’Urbanisme de Joncherey – Règlement – Novembre 2025
- Les mouvements de terrain Le mouvement de terrain est un phénomène qui se caractérise par 5 types d’aléa :
- affaissement – effondrement, - glissement de terrain, - éboulement, - érosion de berges, - liquéfaction des sols.
Les résultats d’une étude réalisée en 2006 révèlent que Joncherey est concerné par des zones marneuses sur pente moyenne (aléa glissement) et des zones de tourbières et de boisements tourbeux (aléa liquéfaction).
En application des articles L.1333-22 du code de la santé publique et L.125-5 du code de l'environnement, les communes sont réparties entre les trois zones à potentiel radon définies à l'article R. 1333-29 du code de la santé publique, issu du décret n°2018-434 du 4 avril 2018.
Ce gaz radioactif d’origine naturelle constitue un facteur de risque de cancer du poumon et peut s’accumuler dans les bâtiments.
Le territoire national est ainsi divisé en trois zones à potentiel radon définies en fonction des flux d’exhalation du radon des sols :
- Zone 1 : zones à potentiel radon faible ; - Zone 2 : zones à potentiel radon faible mais sur lesquelles des facteurs géologiques particuliers peuvent faciliter le transfert du radon vers les bâtiments ; - Zone 3 : zones à potentiel radon significatif.
Ces réglementations mettent en place les actions suivantes :
- l’obligation de dépistage du radon dans certains établissements recevant du public (ERP) ;
- la prise en compte des expositions au radon dans les lieux de travail ;
- l’obligation d’information des acquéreurs et des locataires dans le cadre de transactions immobilières.
Ces mesures s’appliquent de façon différente selon le type de zone concernée. En application du code de la santé publique, le dépistage du radon dans certains ERP était obligatoire depuis 2004 dans les communes situées dans 31 départements dits prioritaires. Le Territoire de Belfort est un département prioritaire pour la mesure du radon. De fortes concentrations sont observées dans le nord du département, attribuables notamment à la présence de granite. Le socle vosgien, constitué de granit, peut concentrer des noyaux granifères précurseurs du radon. C’est pourquoi le nord du département est classé en zone à potentiel radon significatif.
Cette obligation de mesures est désormais applicable :
- dans tous les ERP situés dans les communes situées en zone 3,
- dans les ERP situés dans les communes des zones 1 et 2, lorsque les résultats de mesurage existants dépassaient 300 becquerels par m3 (Bq/m3).
Le dépistage obligatoire dans ces ERP doit être renouvelé au moins tous les dix ans, sauf si la concentration en radon reste inférieure à 100 Bq/m3 lors de deux dépistages consécutifs.
La commune de Joncherey est classée en zone 1 (risque faible) vis-à-vis du radon par l’arrêté du 27 juin 2018 portant délimitation des zones à potentiel radon du territoire français. Une plaquette d’information figure en annexe du PLU.
Comment connaître l’exposition dans son habitation Le seul moyen de connaître son niveau d’exposition au radon est de le mesurer grâce à des détecteurs (dosimètres radon) pendant au moins de 2 mois en période de chauffe (mi-septembre à fin avril) dans les pièces aux niveaux les plus bas occupés (séjour et chambre de préférence). En effet, le radon provenant principalement des sols sous les bâtiments, les expositions les plus élevées se situent généralement dans les lieux de vie les plus proches du sol. Les détecteurs sont commercialisés et analysés par des laboratoires spécialisés (renseignements disponibles sur les sites internet mentionnés dans les contacts utiles ci-dessous). Des détecteurs peuvent également être mis à disposition ponctuellement lors de campagnes de prévention (renseignements auprès de sa commune, de l’Agence Régionale de Santé (ARS) ou de la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL)). Il est recommandé d’avoir un niveau de radon dans son logement inférieur au niveau de référence fixé à 300 Bq/m3, et plus généralement, le plus bas raisonnablement possible.
Recommandations pour réduire l’exposition au radon dans son habitation Des solutions techniques existent pour réduire la concentration en radon dans son habitation :
- Aérer quotidiennement son domicile par l’ouverture des fenêtres au moins 10 minutes par jour ;
- Ne pas obstruer les entrées et les sorties d’air, quand elles existent, et les nettoyer régulièrement ;
- Veiller à l’entretien régulier du système de ventilation, quand il existe, et à changer les filtres régulièrement.
Les travaux d’aménagement suivants permettent également de réduire la concentration en radon dans son habitation :
- Assurer l’étanchéité de l’interface entre le bâtiment et le sol vis-à-vis du passage du radon (fissures, joints sol/mur, passages des réseaux) ;
- Améliorer, rétablir ou mettre en œuvre une ventilation naturelle ou mécanique dans le soubassement de son domicile.
Les solutions techniques sont à choisir et à adapter à son bâtiment. Aussi, il est conseillé de faire appel à des professionnels du bâtiment qui pourront réaliser un diagnostic de la situation et aider à choisir les solutions les plus adaptées. Une fois ces solutions mises en œuvre, il est recommandé de vérifier leur efficacité en réalisant de nouvelles mesures de radon.
Partie II dispositions réglementaires par zone#
Ce règlement est établi conformément aux articles R.151-9 à R.151-50 du code de l'urbanisme.
- CHAMP D'APPLICATION TERRITORIAL DU P.L.U.
Le présent règlement s'applique au territoire de la commune de Joncherey.
- DIVISION DU TERRITOIRE EN ZONES
Le territoire couvert par le Plan Local d’Urbanisme comprend :
- La zone urbaine (U) à laquelle s’appliquent les dispositions du titre II.
Il s’agit d’une zone mixte à dominante résidentielle, comprenant : - le secteur UA, qui correspond au village ancien de Joncherey ; - le secteur UB, qui comprend l’habitat plus pavillonnaire et intègre les lotissements récents ; - le secteur UI, réservé aux activités artisanales, tertiaires et commerciales. - le secteur UL, dédié au camping municipal ‘Le Passe Loup’.
- La zone à urbaniser (AU) à laquelle s’appliquent les dispositions du titre III.
- La zone agricole (A) à laquelle s’appliquent les dispositions du titre IV. Elle regroupe des exploitations et des terres agricoles. Elle peut accueillir des constructions et installations nécessaires à des équipements collectifs ou à des services publics, dès lors qu'elles ne sont pas incompatibles avec l'exercice d'une activité agricole, pastorale ou forestière dans l'unité foncière où elles sont implantées et qu'elles ne portent pas atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages.
Elle comprend deux secteurs : - Ac, qui correspond au cimetière de Joncherey et aux emprises nécessaires à son extension, - Ae, à forte valeur écologique et paysagère, délimitant des espaces liés à la zone inondable et aux zones humides de l’Allaine et les terrains compris dans les périmètres Natura 2000 et ZNIEFF5. Le secteur Ae accueille également la halte ferroviaire et les aires de stationnement liées à cet équipement.
La zone A comprend deux habitations déjà existantes. Le présent règlement encadre leurs possibilités d’évolution, au titre de l’article L.151-12 du code de l’urbanisme.
- La zone naturelle et forestière (N), à laquelle s’appliquent les dispositions du titre V. Il s’agit d’une zone de protection :
- du paysage (haies, bosquets, vergers…),
- des espaces boisés (classés à créer, à conserver et à protéger),
- et des espaces naturels à protéger (prairies humides…).
5 Zone Naturelle d’Intérêt Écologique Faunistique et Floristique.
Cette zone comprend : - un secteur NL, qui comprend une partie de l’espace réservé au camping municipal et les terrains de sport attenant à l’école ; - un secteur NLe, qui correspond au parc résidentiel de loisirs des « Cabanes des Grands Reflets ». Il s’agit d’un secteur délimité au titre de l’article L.151-13 du code de l’urbanisme ; - un secteur Ne, notamment qui englobe plusieurs sites boisés et un secteur humide : o en entrée de commune (coté Grandvillars), o les terrains autour de l’Étang Verchat, o au Sud-Est du ban communal, au lieu-dit ‘Cusignat le Haut’, o une petite zone humide, attenant aux secteurs UA et IIAU ‘Derrière les vergers’, o à l’Est le lieu-dit « Magny ».
Hormis ce dernier site, ces espaces sont intégrés aux périmètres du site Natura 2000 ‘Étangs et vallées du Territoire de Belfort’ et des ZNIEFF de type 1‘L’Allaine entre Delle et Grandvillars’ (Ouest du ban communal) et de type 2’Étangs du Sundgau’ (Est du territoire).
- ÉLÉMENTS FIGURANT SUR LE ZONAGE
- Les emplacements réservés aux voies et ouvrages publics, aux installations d’intérêt général et aux espaces verts, sont énumérés en fin de règlement. Ils sont au nombre de quatre.
- Corridors écologiques Conformément à l’article L.151-23 du code de l’urbanisme, "le règlement peut identifier et localiser les éléments de paysage et délimiter les sites et secteurs à protéger pour des motifs d'ordre écologique, notamment pour la préservation, le maintien ou la remise en état des continuités écologiques et définir, le cas échéant, les prescriptions de nature à assurer leur préservation […]." Des prescriptions spécifiques sont édictées dans le règlement des secteurs Ae et Ne concernés par ces trames.
- Des éléments du paysage et du patrimoine, à protéger sont identifiés au titre de l’article L.151-19 du code de l’urbanisme, qui dispose que "le règlement PLU peut identifier et localiser les éléments de paysage et identifier, localiser et délimiter les quartiers, îlots, immeubles bâtis ou non bâtis, espaces publics, monuments, sites et secteurs à protéger, à conserver, à mettre en valeur ou à requalifier pour des motifs d'ordre culturel, historique ou architectural et définir, le cas échéant, les prescriptions de nature à assurer leur préservation leur conservation ou leur restauration.[…]."
Sont ainsi identifiés en tant que bâtiments publics : - l’Église Saint André, - la Mairie, - le monument du Caporal Peugeot, - la Chapelle, - une statue de la vierge (rue d’Alsace), - le monument aux morts, place du Souvenir français, - l’ancienne tuilerie.
La démolition est interdite pour les 7 bâtiments repérés sur le plan de zonage.
Sont également repérés d’autres bâtiments privés résidentiels, de type anciennes fermes ou maisons traditionnelles.
Réglementairement, le permis de démolir est exigé pour ces bâtiments et des dispositions spécifiques sont imposées.
La carte qui suit illustre l’inventaire des bâtiments concernés en secteurs UA et UB.
Modification simplifiée du Plan Local d’Urbanisme de Joncherey – Règlement – Novembre 2025