Intitulé du document : II- Caractéristiques urbaine, architecturale, environnementale et paysagère
- Volumétrie et implantation des constructions - Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère - Traitement environnemental et paysager des espaces non-bâtis et abords des constructions - Stationnement
Comment j’insère ma construction dans son
environnement ?
III- Équipement et réseaux
- Desserte par les voies publiques ou privées - Desserte par les réseaux
Comment je m’y raccorde ?
Les dispositions propres à chaque zone viennent en complément des dispositions communes à toutes les zones figurant dans les dispositions générales du règlement.
Les constructions par leur situation, leur architecture, leurs dimensions et leur aspect extérieur ne doivent pas porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, ainsi qu’aux paysages naturels ou urbains.
Les constructions d’architecture contemporaine peuvent être autorisées dès lors qu’elles s’intègrent dans leur environnement et/ou qu’elles permettent la mise en œuvre de principes bioclimatiques de construction.
Le choix et l’implantation de la construction devront tenir compte de la topographie originelle du terrain, s’y adapter et non l’inverse. Dans la mesure du possible, il conviendrait que l’orientation et l’implantation des constructions visent à favoriser les économies d’énergie.
Les constructions devront présenter une simplicité de volume et de silhouette, ainsi qu’une unité d’aspect et de matériaux compatibles avec la bonne économie de la construction. Sont notamment interdits tout pastiche d’une architecture anachronique ou étrangère à la région, et tout élément architectural dévié de sa fonction initiale (tours, pigeonniers…).
➢ Volumétrie :
Une hiérarchie des volumes dans la construction neuve devra permettre de maintenir la notion de corps principal dominant en regard des volumes annexes. De même, seront évitées les complications excessives de volumes et de décrochements, qui doivent rester à l’échelle du bâti. Cette simplicité sera notamment recherchée pour les toitures où, en tout état de cause, la toiture principale devra rester dominante.
➢ Couvertures :
Les couvertures seront en tuiles rondes de type canal de teinte paille claire ou vieillie. Les tuiles rouges sont à proscrire. Les pentes seront comprises entre 25 et 35 %. Elles se termineront sans dépassement sur les murs pignons. Dans certains cas exceptionnels justifiés par l’architecture, d’autres matériaux pourront être envisagés.
En réhabilitation, les terrasses en toiture sont parfois nécessaires pour amener de la lumière. Les terrasses en toiture et les terrasses couvertes « Souleiadou » pourront être admises dans certains cas. Mais elles ne devront pas être prédominantes sur le volume de la toiture. Elles devront être situées à plus de 2,50 mètres en arrière de la ligne d’égout, être peu visibles depuis l’espace public et être proportionnées à la volumétrie du bâtiment.
En construction neuve, dans certains cas et parfois en réhabilitation, des toitures terrasses pourront être admises si l’architecture et le caractère des lieux avoisinants le permettent.
Les panneaux solaires devront être implantés de préférence sur les bâtiments annexes (garage, auvents,…), en bas de pente, de rive à rive. Ils peuvent être autorisés sur la toiture à condition qu’ils soient intégrés de façon harmonieuse :
- La nappe de panneau doit être régulière (rectangulaire, pas de forme en L) - La pose formant un angle avec le pan de toit est interdite. - Les dispositifs peuvent être intégrés dans des « casquettes », brises soleils ou des
auvents. Sur les toitures terrasses, les panneaux ne dépasseront pas le niveau supérieur de l’acrotère. Dans le cas d’une impossibilité technique d’une installation sur le bâti existant, ou pour augmenter le rendement énergétique de l’installation (orientation inadaptée), les panneaux pourront être installés au sol. Au sein des secteurs Ap et Np, les panneaux photovoltaïques en toitures et les ombrières agrivoltaïques sont interdits.
Des adaptations pourront être admises pour les bâtiments agricoles dès lors qu’elles sont justifiées par des impératifs techniques et qu’elles s’accompagnent par un traitement paysager.
➢ Traitement des façades :
Le traitement des façades sera analogue au caractère dominant des façades avoisinantes. Sauf exception justifiée par l’architecture, les placages des pierres ou d’autres matériaux seront à éviter.
Le décroutage des maçonneries en moellons sera à éviter. Seuls seront laissés apparents les éléments en façade en pierre taillée appareillée (le rejointoiement sera assuré à la chaux naturelle au nu de la pierre rebrossée, les joints en creux seront à éviter), et/ou les constructions annexes ayant été construites pour être laissées sans enduit.
En réhabilitation, les percements pourront être autorisés dans la mesure où ils respectent l’ordonnancement initial de la construction et qu’ils ne remettent pas en cause l’harmonie des façades.
Les façades destinées à être enduites (et éventuellement badigeonnées) devront l’être à la chaux naturelle aérienne ou hydraulique, à l’exclusion de tout ciment ou chaux artificielle, blanche, ou maritime. L’enduit préconisé sera frotassé et de teinte soutenue, un échantillon d’enduit devra être réalisé sur la façade pour accord préalable.
➢ Clôtures
Les murs pleins sont interdits et dans le cas de murs bahuts, la hauteur de la partie maçonnée ne pourra excéder 0,60 mètre. La hauteur totale de la clôture ne pourra excéder 2 mètres.
Au sein des secteurs Ae et Nef, les clôtures devront être perméables pour permettre la libre circulation de la petite faune. Elles seront de préférence constituées de haies vives d’essences locales, ou à défaut de grillage à maille large (minimum 20 cm).
➢ Équipements d’intérêt général :
Les équipements d’intérêt général peuvent observer des dispositions différentes de celles énoncées ci-dessus, si elles ne sont pas de nature à porter atteinte au site urbain, aux paysages et à l’intérêt des lieux avoisinants.