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Edifiable

Zone N

Les questions courantes, dans les mots du règlement

À quelle distance de la rue ?
À quelle distance du voisin ?
Quelle surface au sol ?

Le règlement de la zone N, article par article

Le texte du document, sans reformulation. Le règlement entier, 63 articles, avec une recherche
Article N 1Occupations et utilisations du sol interdites

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Destinations et sous-destinations

Destination

Sous-destination

Habitations

Logement Hébergement

Artisanat et commerces de détail

Restauration

Commerces et activités de services

Commerce de gros

Activités de services où s’effectue l’accueil d’une clientèle

Hébergement hôtelier et touristique

Autres activités des secteurs tertiaires et

secondaires

Cinéma Industrie Entrepôts Bureaux Centre des congrès et d’exposition

Exploitations agricoles Exploitations agricoles

et forestières

Exploitations forestières

Équipements d’intérêt collectif et services publics

Locaux et bureaux et accueillant du public des administrations publiques et assimilés

Locaux techniques et industriels accueillant du public des administrations publiques et assimilés

Établissement d’enseignement, de santé et d’action sociale

Salle d’art et de spectacles

Équipements sportifs

Autres équipements recevant du public

Autorisé

Interdit

X X X X X X X X X X X X X

X

Conditions

X

X

X

X X

X

Dès lors que la case « Conditions » est cochée, se référer à l’article N 2 pour connaître les conditions d’occupations et d’utilisations des sols particulières de la destination ou sous-destination.

Article N 2Occupations et utilisations du sol soumises à conditions

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Interdiction et limitation des usages et affectation des sols

N 2.1 Sont interdits dans toute la zone

 Toutes les occupations et utilisations des sols non mentionnées à l’article N 2.2 ;  Les installations et constructions à caractère provisoire ;  L’installation de caravanes ou de résidences mobiles de loisirs et les garages collectifs de caravanes ;  Les dépôts de ferrailles, de matériaux de démolition et de véhicules désaffectés ;  Les carrières, décharges, aires de stockage et dépôts à l’air libre ;  Les constructions sur buttes ou déchaussées.

N 2.2 Sont admis sous conditions dans toute la zone, à l’exclusion des secteurs Nei et Nj

 Dès lors qu'elles ne sont pas incompatibles avec l'exercice de l’activité agricole, pastorale ou forestière sur le terrain sur lequel elles sont implantées et qu'elles ne portent pas atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages, sont admis : • Les locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilées, à condition que leur implantation dans la zone soit indispensable ou qu’elle ait fait l’objet d’un projet d’intérêt général ou d’une servitude d’utilité publique ; • Les constructions et installations à condition qu’elles soient nécessaires à l’entretien, la gestion et l’exploitation de la forêt ainsi qu’à l’accueil des promeneurs, et qu’elles ne soient pas implantées dans une zone contiguë à une zone urbaine ;

 Les affouillements et exhaussements de sol, à condition qu’ils soient nécessaires à la réalisation des constructions et installations autorisées.

N 2.3 Dispositions particulières  Dans le seul secteur Nei, sont admises sous conditions à l’exclusion de celles mentionnées à l’article N 2.2, les occupations et utilisations des sols suivantes : • Dans ce secteur, sont admises les aires de jeux, de sports et de loisirs, ainsi que les constructions et installations liées et nécessaires au fonctionnement des services publics ou d'intérêt collectif sous réserve de ne pas comporter de sous-sols et de réaliser le premier niveau de plancher des bâtiments au-dessus de la cote des plus hautes eaux connues. • Les affouillements et exhaussements de sol sont autorisés à condition qu’ils soient nécessaires à la réalisation des constructions et installations autorisées dans le secteur. • Les produits et/ou matériaux flottants devront être lestés ou fixés afin qu’ils ne soient pas emportés par une crue. À défaut, le stockage sera effectué au-dessus des plus hautes eaux connues.  Dans le seul secteur Nj, sont admises sous conditions à l’exclusion de celles mentionnées à l’article N 2.2, les occupations et utilisations des sols suivantes : • Les abris de jardin à condition que leur aspect extérieur ne porte pas préjudice au caractère naturel de la zone ; • Les affouillements et exhaussements de sol, à condition qu’ils soient nécessaires à la réalisation des constructions et installations autorisées dans le secteur.

Article N 3Accès et voirie

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Mixité sociale et fonctionnelle

N 3.1 Mixité des destinations et sous-destinations N 3.2 Majoration des volumes constructibles N 3.3 Prescriptions différenciées entre RDC et étages N 3.4 Diversité commerciale N 3.5 Programmes de logements

Non règlementé pour l’ensemble des

sous-articles.

Section 2 - Caractéristiques urbaine, architecturale, environnementale et paysagère

Article N 4Desserte par les réseaux

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Volumétrie et implantation des constructions

N 4.1 Emprise au sol maximale ou minimale  Dans le seul secteur Nei : • Les constructions, installations et aménagement autorisés ne doivent pas dépasser 100 m2 d’emprise au sol.  Dans le seul secteur Nj : • Les abris jardins ne doivent pas dépasser 6 m² d’emprise au sol.

N 4.2 Hauteur des constructions maximale ou minimale  Dans le seul secteur Nj : • La hauteur maximale des constructions projetées est fixée à 3 mètres.

N 4.3 Implantation par rapport aux voies et emprises publiques  La façade sur rue des constructions principales doit se situer à au moins 10 mètres de l’alignement de la voirie publique ou privée, existante, à créer ou à modifier, ouverte à la circulation automobile ou la limite qui s’y substitue. Toutefois, cette règle ne s’applique pas au seul secteur Nj. Cette disposition ne s’applique pas aux équipements d’intérêt collectif et services publics.  Sauf impossibilité technique, en cas d'implantation d'éoliennes, leur recul minimal compté du bord de la chaussée des routes départementales devra être égal à leur hauteur totale (mat + pales).

N 4.4 Implantation par rapport aux limites séparatives  Les constructions doivent être édifiées, soit sur la limite séparative, soit la distance comptée horizontalement de tout point de cette construction au point de la limite du terrain qui en est le plus rapproché doit être au moins égale à la moitié de la hauteur sous égout du bâtiment projeté (L=H/2), sans pouvoir être inférieure à 3 mètres. Toutefois, cette règle ne s’applique pas au seul secteur Nj.  Ces prescriptions ne s’appliquent pas dans le cas d’une reconstruction, d’une surélévation, de l’agrandissement ou de la transformation d’une construction existante implantée sur la limite séparative latérale.

L’ensemble des dispositions du présent article ne s’applique pas aux équipements d’intérêt collectif et services publics.

N 4.5 Implantation des constructions sur une même unité foncière Non réglementé.

Article N 5Superficie minimale des terrains

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Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère L’ensemble des dispositions du présent article ne s’applique pas aux équipements d’intérêt collectif et services publics.

N 5.1 Prise en compte du patrimoine bâti et paysager Non réglementé.

N 5.2 Caractéristiques architecturales des façades et toitures  Les installations, constructions et leurs extensions, ainsi que les éléments d’accompagnement, ne doivent pas porter atteinte au caractère des lieux avoisinants, aux sites et aux paysages, notamment en ce qui concerne le volume, la toiture, l’aspect des matériaux et leur couleur, les clôtures et l’adaptation au sol ;  Tout pastiche d'architecture typique non locale est proscrit.  Le traitement architectural de la (ou des) façade(s) sur rue doit s’harmoniser avec l’ensemble constitué par les façades des constructions voisines.  Les façades latérales et postérieures doivent être traitées avec le même soin que la façade principale sur rue.  L’emploi à nu de matériaux normalement destinés à être recouverts (parpaings, briques creuses…) est interdit.  Les volets roulants avec caissons extérieurs en saillie sont interdits.  Les éléments saillants ou en applique (panneaux solaires, antennes, paraboles satellites, blocs de climatisation, etc.) doivent s’intégrer à la façade et à la toiture sur rue (mise en peinture, dispositifs adaptés) et être masqués autant que possible.  Les reconstructions, surélévations, agrandissements ou transformations de constructions existantes sont soumises aux règles édictées au présent règlement.  Les abris de jardin doivent être du même aspect que la construction principale ou être en bois. La tôle ondulée est proscrite.

N 5.3 Caractéristiques des clôtures  Les clôtures ne sont autorisées que dans la mesure où elles ne constituent pas une entrave au déplacement de la petite faune et ne portent pas atteinte au caractère naturel de la zone.

N 5.4 Performances énergétiques et environnementales Non réglementé.

Article N 6Implantation par rapport aux voies et emprises publiques

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Traitement environnemental et paysager

N 6.1 Coefficient sur les surfaces non-imperméabilisées ou éco-aménageables Non réglementé.

N 6.2 Obligations de réalisation d’espaces libres, de plantations, d’aires de jeux et de loisirs  Les haies et arbres plantés seront de préférence d’essences locales (voir liste en annexe).

N 6.3 Gestion des espaces verts et continuités écologiques Dispositions générales Les espaces contribuant aux continuités écologiques sont au sein du règlement graphique par des trames spécifiques. Ils sont ciblés par des prescriptions réglementaires, fixées dans les dispositions générales du règlement dans leur partie : « 1.2 – Modalités d’application du règlement - D. Éléments et trames du règlement graphique ».

N 6.4 Gestion des eaux pluviales et du ruissellement Dispositions générales Les constructions doivent respecter les conditions de traitement fixées dans les dispositions générales du règlement dans leur partie : « 1.5 – La desserte par les réseaux ».

Article N 7Implantation par rapport aux limites séparatives

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Stationnement

Dispositions générales Le stationnement des véhicules correspondant aux besoins des occupations et utilisations du sol doit être assuré en dehors des voies publiques dans le respect des conditions fixées dans les dispositions générales du règlement dans sa partie : « 1.4 - Les obligations en matière de stationnement ».

Section 3 - Équipements et réseaux

Article N 8Implantation des constructions les unes par rapport aux autres

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Desserte par les voies publiques ou privées

N 8.1 Conditions de desserte par les voies publiques ou privées des unités foncières  Les voies en impasse doivent être aménagées dans leur partie terminale afin de permettre aux véhicules de faire aisément demi-tour, notamment les services publics (ramassage des ordures, véhicules de lutte contre l’incendie…).

N 8.2 Caractéristiques des accès sur les voies ouvertes au public  Pour être constructible, tout terrain doit disposer d'un accès sur une voie publique ou privée, ouverte à la circulation automobile de caractéristiques proportionnées à l’importance de l’occupation ou de l’utilisation des sols envisagées ;  Tout projet d’aménagement et/ou de construction peut être refusé si les accès présentent un risque pour la sécurité des usagers, des voies publiques ou pour celle des personnes utilisant ces accès ;  Toute unité foncière ne peut avoir plus d’un accès automobile par voie la desservant. Toutefois, un accès supplémentaire peut être autorisé afin de permettre un meilleur fonctionnement en termes de circulation et de stationnement, de sécurité, ou une meilleure organisation interne de l’unité foncière ;  La création d’accès individuels nouveaux est interdite sur les routes départementales hors agglomération.

Article N 9Emprise au sol

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Desserte par les réseaux

Dispositions générales Les constructions doivent respecter les conditions de desserte par les réseaux fixées dans les dispositions générales du règlement dans sa partie : « 1.5 – La desserte par les réseaux ».

5. ANNEXES

LISTE DES ESSENCES LOCALES IMPOSÉES

A. Les haies vives

Les haies vives seront soit des haies champêtres en mélange (voir tableau ci-après) auxquelles d’autres espèces spontanées de même type peuvent aussi être ajoutées, soit des haies uniformes d’if ou de charmille. La liste d’essences régionales qui va suivre est non exhaustive.

 Les haies champêtres

• Intégration naturelle au site : Elle est réalisée grâce à l’utilisation d’espèces locales ou acclimatées parfaitement adaptées, avec des mélanges modifiables selon les micro-sites et les goûts.

• Résistance aux maladies et aux variations climatiques : Elle est assurée grâce au mélange des espèces qui favorisent une grande longévité et un faible coût à long terme. Les plantes sont étagées, la haie ne se dégarnit pas à la base avec le temps.

• Besoin d’entretien : Il est particulièrement réduit en taille car ces espèces supportent beaucoup mieux que d’autres espèces comme les arbustes, tels que thuyas, d’être maintenues à moins de 2 mètres de hauteur. La haie peut même être laissée en port libre côté jardin et coupée seulement tous les deux ou trois ans.

• Équilibre écologique : Les haies abritent et nourrissent une faune variée, en particulier des oiseaux, abeilles… et elles n’acidifient pas les sols. Elles réduisent d’autre part les risques de ravinement et coupent le vent.

• Enrichissement du paysage : Il se réalise par la diversité des feuillages, des fleurs, des fruits (noisettes, prunelles…) et par la couleur des branches en hiver. Les thuyas et faux-cyprès, interdits ici, n’apportent pas ces qualités.

• Effet de clôture efficace : Même si ces haies contiennent peu de plantes persistantes, certaines espèces forment un lacis de branches très serrées, et d’autres sont épineuses (aubépine, prunellier…).

 Les haies uniformes La haie uniforme et dense, de charmille (haie formée de plants de charme, à feuilles marcescentes), ou d’ifs (à feuillage persistant), est très facile à réaliser et à tailler, même bas ou avec des formes variées.

 Les feuillages • Caduc : qui perd ses feuilles à l’automne. • Marcescent : qui conserve ses feuilles sèches pendant l’hiver. • Persistant : qui garde ses feuilles tout au long de l’année.

Aubépine monogyne

(Crataegus moyenne)

Résistante et d’une grande longévité, fréquente dans les haies sauvages. Feuillage : Caduc Croissance : Lente Hauteur adulte : 3 à 10 mètres

Aubépine commune

(Crataegus laevigata)

Espèce courante d’une grande longévité. Fleurs blanches. Feuillage : Lente Croissance : Rapide Hauteur adulte : 3 à 7 mètres

Cornouiller sanguin (Cornus sanguinea)

Espèce pionnière. Jeunes rameaux rouges, feuillage pourpre à l’automne, fruits noirs. Feuillage : Caduc Croissance : Rapide Hauteur adulte : 2 à 4 mètres

Cornouiller mâle (Cornus mas)

Bois très résistant, floraison précoce avant les feuilles. Fruits rouges comestibles. Feuillage : Caduc Croissance : Moyenne Hauteur adulte : 2 à 6 mètres

Cerisier de Sainte-Lucie

(Prunus mahaleb)

Petit arbre qui colonise les terrains difficiles. Supporte la taille en haies.

Feuillage : Caduc Croissance : Lente Hauteur adulte : 3 à 10 mètres

Charme commun (Carpinus betulus)

Très adapté aux haies, supporte l’ombre et la taille mais demande des sols profonds et riches.

Feuillage : Marcescent Croissance : Moyenne Hauteur adulte : 2 à 3 mètres taillés

Groseiller à grappes (Ribes uva-crispa)

Buisson léger. Grappes de fruits rouges comestibles et décoratifs.

Feuillage : Caduc Croissance : Rapide Hauteur adulte : 1 à 1,50 mètre

Lilas commun (Syringa vulgaris)

Arbuste aux grappes de fleurs mauves odorantes. Apprécie les sols calcaires.

Feuillage : Caduc Croissance : Rapide Hauteur adulte : 2 à 4 mètres

Noisetier commun (Corylus avellana)

Arbuste résistant, mellifère. Floraison : chatons jaunes en mars. Fruits : Noisette.

Feuillage : Caduc Croissance : Rapide Hauteur adulte : 2 à 5 mètres

Prunellier (Prunus spinosa)

Peu exigeant sur la nature du sol, floraison blanche. Très épineux. Se développe bien en haies.

Feuillage : Caduc Croissance : Moyenne Hauteur adulte : 2 à 6 mètres

Poirier sauvage (Pyrus pryraster)

Mellifère. Floraison blanche éclatante. Fruits plus durs et acides que le poirier domestique.

Feuillage : Caduc Croissance : Lente Hauteur adulte : 10 à 15 mètres

Saule marsault (Salix caprea)

Présent sur tous les sols difficiles mais au soleil. Mellifère. Chatons précoces décoratifs.

Feuillage : Caduc Croissance : Rapide Hauteur adulte : 3 à 8 mètres

Sureau noir (Sambucus nigra)

Plante colonisatrice avec des branches à moelle spongieuses. Fruits noirs.

Feuillage : Caduc Croissance : Rapide Hauteur adulte : 3 à 8 mètres

Troène commun (Ligustrum vulgare)

Arbuste à feuilles lisses, très courant dans les haies sur sols calcaires.

Feuillage : Marcescent Croissance : Rapide Hauteur adulte : 2 à 4 mètres

Viorne lantane (Viburnum lantana)

Floraison en ombrelles blanches, baies rouges. Fréquente en haies.

Feuillage : Caduc Croissance : Moyenne Hauteur adulte : 2 à 3 mètres

Viorne obier (Viburnum opulus)

Arbuste aux ombrelles blanches, au feuillage vert tendre découpé. Baies rouges.

Feuillage : Caduc Croissance : Rapide Hauteur adulte : 2 à 3 mètres

B. Les arbres

La liste d’essences régionales qui va suivre est non exhaustive.

Nom français

• Alisier blanc • Alisier torminal • Aulne blanc • Aulne glutineux • Charme commun • Chêne pédoncule • Chêne rouvre • Chêne sessile • Erable champêtre • Erable plane • Erable sycomore • Frêne commun • Hêtre • If • Marronnier

Nom latin

• Sorbus aria • Sorbus torminalis • Alnus incana • Alnus glutinosa • Carpinus betulus • Quercus pedunculata • Quercus sessiliflora • Quercus petreas • Acer campestre • Acer platanoides • Acer pseudoplatanus • Fraxinus excelsior • Fagus sylvatica • Taxus baccata • Aesculus hippocastanum

Nom français

• Merisier • Noyer commun • Peuplier noir • Pin noir d'Autriche • Poirier commun • Tilleul à grandes feuilles • Tilleul à petites feuilles

Nom latin

• Prunus avium • Juglans regia • Populusnigra • Pinus nigra • Pyrus communis • Tilia platyphyllos • Tilia cordata

L’ALÉA RETRAIT-GONFLEMENT DES ARGILES

L’ARRÊTÉ DE ZONAGE ARCHÉOLOGIQUE

64

Les dispositions générales, qui valent dans toutes les zones

En tête du même règlement, avant les chapitres de zone. Elles s'appliquent en zone N comme partout.
Sans numéroDispositions générales

Harmony Park – 11 boulevard Solidarité BP 55025 – 57071 METZ CEDEX 3

www.metzmetropole.fr

PLU de

Mécleuves

Règlement Droit du sol

Date de référence du dossier :

21/01/2020

PROCÉDURE EN COURS :

Élaboration du PLU

Prescription Arrêt Approbation

DCM DCM DCM

30/06/2017 24/06/2019 17/02/2020

TABLEAU RECAPITULATIF DES PROCEDURES D’URBANISME DE MÉCLEUVES

Approbation du PLU

DCM*

17/02/2020

* DCM : Avant le 1er-01-2018 : Délibération du Conseil Municipal A partir du 1er-01-2018 : Délibération du Conseil Métropolitain

TABLE DES MATIÈRES

1. TITRE I - DISPOSITIONS GÉNÉRALES __________________________________________ 4 1.1. Champ d’application du plan _____________________________________________ 4 1.2. Modalités d’application du règlement______________________________________ 4

A. Portée du règlement à l’égard d’autres législations ________________________________4 B. Division du territoire en zones _________________________________________________4 C. Fonctionnement général du règlement __________________________________________5 D. Éléments et trames du règlement graphique______________________________________8 E. Lexique ___________________________________________________________________9

1.3. Emplacements réservés et servitudes particulières __________________________ 11 1.4. Obligations en matière de stationnement __________________________________ 12

A. Stationnement des véhicules automobiles ______________________________________12 B. Stationnement des vélos_____________________________________________________13

1.5. Desserte par les réseaux _______________________________________________ 14 1.6. Prévention des risques _________________________________________________ 15 2. TITRE II - DISPOSITIONS PARTICULIERES DES ZONES URBAINES ___________________ 16 2.1. Les dispositions applicables à la zone UA __________________________________ 16 2.2. Les dispositions applicables à la zone UB___________________________________ 22 2.3. Les dispositions applicables à la zone UE___________________________________ 28 2.4. Les dispositions applicables à la zone UX___________________________________ 33 3. TITRE III - DISPOSITIONS PARTICULIÈRES DES ZONES À URBANISER ________________ 38 3.1. dispositions applicables à la zone 1AU ____________________________________ 38 4. TITRE IV - DISPOSITIONS PARTICULIERES DES ZONES AGRICOLES ET NATURELLES ____ 44 4.1. Les dispositions applicables à la zone A ____________________________________ 44 4.2. Les dispositions applicables à la zone N____________________________________ 50 5. ANNEXES ______________________________________________________________ 56 Liste des essences locales imposées ____________________________________________ 56 L’aléa retrait-gonflement des argiles ___________________________________________ 62 L’arrêté de zonage archéologique______________________________________________ 63

1. TITRE I - DISPOSITIONS GÉNÉRALES

1.1. CHAMP D’APPLICATION DU PLAN

Le présent règlement s’applique à l’ensemble du territoire de la commune de Mécleuves. Les règles qui y sont édictées sont applicables aux constructions existantes et nouvelles.

Les constructions établies préalablement à la date d’approbation du présent PLU ne respectant pas les dispositions du présent règlement, peuvent faire l'objet de travaux, sous réserve que ceux-ci n'aient pas pour conséquence d'aggraver la situation de non-conformité du bâti existant, ni de créer de nouvelles nonconformités. Toutefois, sont autorisés les dispositifs, matériaux ou procédés favorisant la performance environnementale et les énergies renouvelables dans les constructions en toutes hypothèses.

L’édification de clôture et le ravalement de façade sont soumis à autorisation conformément aux dispositions du Code de l’urbanisme et à la délibération de Metz Métropole. Toutefois, l’édification de clôtures agricoles n’est pas soumise à autorisation.

Conformément au Code de l’Urbanisme, lorsqu’un bâtiment régulièrement édifié vient à être détruit ou démoli, sa reconstruction à l'identique est autorisée dans un délai de dix ans nonobstant toute disposition d'urbanisme contraire, sauf si le Plan Local d'Urbanisme ou le plan de prévention des risques naturels prévisibles en dispose autrement.

1.2. MODALITÉS D’APPLICATION DU RÈGLEMENT

A. Portée du règlement à l’égard d’autres législations Il est rappelé, à titre d’information, que les règles du Plan Local d’Urbanisme (PLU) se substituent au Règlement National d’Urbanisme (RNU) à l’exception de certains articles du Code de l’urbanisme qui demeurent applicables sur l’ensemble du territoire communal couvert par le PLU.

En application du Code de l’urbanisme, le Plan Local d'Urbanisme comporte en annexe du dossier général, les servitudes d'utilité publique affectant l'utilisation du sol et figurant sur une liste dressée par décret en Conseil d'État. Ces servitudes contiennent des prescriptions prises au titre de législations spécifiques et affectant les possibilités d’occupation et d’utilisation du sol.

La commune de Mécleuves est concernée par l’arrêté préfectoral n°2003-256 du 07 juillet 2003 relatif au zonage archéologique. Cet arrêté est annexé au présent règlement. À ce titre, tous les dossiers de demande de permis de construire, de démolir et d’autorisation d’installation et de travaux divers d’une emprise au sol terrassé supérieure à 3 000 m2 (y compris parkings et voiries) situés sur la commune devront être transmis au Préfet de région conformément au décret n°2002-89.

B. Division du territoire en zones Le territoire couvert par le Plan Local d'Urbanisme est divisé en quatre grands types de zones dont les délimitations sont reportées sur le règlement graphique :

 Les zones urbaines sont dites « zones U ». Peuvent être classés en zone urbaine, les secteurs déjà urbanisés et les secteurs où les équipements publics existants ou en cours de réalisation ont une capacité suffisante pour desservir les constructions à édifier.

 Les zones à urbaniser sont dites « zones AU ». Peuvent être classés en zone à urbaniser les secteurs destinés à être ouverts à l'urbanisation.

• La zone 1AU est une zone où les voies publiques et les réseaux d'eau, d'électricité et, le cas échéant, d'assainissement existant à la périphérie immédiate, ont une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter dans l'ensemble de cette zone.

 Les zones naturelles et forestières sont dites « zones N ». Peuvent être classés en zone naturelle et forestière, les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison, soit de la qualité des sites, milieux et espaces naturels, des paysages et de leur intérêt, notamment du point de vue esthétique, historique ou écologique, soit de l'existence d'une exploitation forestière, soit de leur caractère d'espaces naturels, soit de la nécessité de préserver ou restaurer les ressources naturelles, soit de la nécessité de prévenir les risques notamment d'expansion des crues.

 Les zones agricoles sont dites « zones A ». Peuvent être classés en zone agricole les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles.

Le PLU de Mécleuves ne comporte pas de zone 2AU.

C. Fonctionnement général du règlement Cette partie a pour vocation de décrire au lecteur comment doit être utilisé le règlement du PLU. Il est rappelé qu’il comporte des pièces écrites et graphiques qui sont indissociables.

 Structure du règlement écrit Le règlement écrit est découpé en quatre titres. Le titre I intitulé « Dispositions générales » regroupe les différentes dispositions applicables à l’ensemble des zones.

Les titres II-III et IV précisent les dispositions particulières applicables à chaque type de zone. Ainsi : • Le titre II précise les « Dispositions applicables aux zones urbaines » ; • Le titre III précise les « Dispositions applicables aux zones à urbaniser » ; • Le titre IV précise les « Dispositions applicables aux zones agricoles et naturelles ».

Un lexique des différents termes utilisés se trouve dans les présentes dispositions générales pour faciliter l’application des dispositions applicables aux différentes zones.

 Articulation des règles entre elles Pour être autorisé, une construction ou un aménagement doit être conforme aux dispositions générales, à chacune des règles contenues dans le règlement écrit de la zone, ainsi qu’aux dispositions portées au règlement graphique. Toutes ces dispositions sont donc cumulatives.

 Unité foncière ou terrain Les prescriptions du PLU s'appliquent, non pas à la parcelle numérotée au cadastre, mais au « terrain », appelé aussi « unité foncière », c'est-à-dire à « l'ensemble des parcelles contigües appartenant au même propriétaire ». Le règlement s’applique zone par zone.

 Terrains issus de la division d’une opération d’ensemble Dans le cas d'un lotissement ou dans celui de la construction, sur un même terrain, de plusieurs bâtiments dont le terrain d'assiette doit faire l'objet d'une division en propriété ou en jouissance, les règles édictées par le plan local d'urbanisme sont appréciées lot par lot.

 Adaptations mineures Les règles et servitudes définies par un plan local d'urbanisme ne peuvent faire l'objet d'aucune dérogation, à l'exception des adaptations mineures rendues nécessaires par la nature du sol, la configuration des parcelles ou le caractère des constructions avoisinantes.

 Orientation d’Aménagement et de Programmation

Les secteurs concernés par les dispositions d’une Orientation d’Aménagement et de Programmation (OAP) de type « Sectorielle » sont signalés sur le règlement graphique via un liseré spécifique. Ce n’est pas le cas de l’OAP thématique.

LISERÉ OAP

 Éléments admis à l’intérieur des marges de recul des constructions et au-delà des bandes de constructibilité

Pour les constructions nouvelles ou lors de la transformation ou de l’extension des constructions existantes, les éléments suivants sont admis à l’intérieur des marges de recul des constructions et au-delà de la bande de constructibilité :

• Les balcons, auvents, éléments de décor architecturaux, débords de toitures dans la limite de 2 mètres maximum lorsqu’ils ne sont pas soutenus par des poteaux ;

• Les « dispositifs, matériaux ou procédés favorisant la performance environnementale et les énergies renouvelables dans les constructions », tels que définis par le Code de l’urbanisme, dans la mesure où ces éléments ou dispositifs n'excèdent pas 0,30 mètre de largeur par rapport au nu de la façade des bâtiments existants ;

• Les éléments permettant d’améliorer l’accessibilité des personnes à mobilité réduite aux bâtiments et installations de toute nature ;

• Les piscines, quelle que soit leur surface, si elles ne sont pas encadrées par des règles spécifiques qui seraient indiquées dans certaines zones du PLU ;

• Les terrasses, d’une superficie de 30 m² maximum, et escaliers n’excédant pas 0,60 mètre par rapport au terrain naturel avant travaux ;

• Les dalles hautes des parkings souterrains n’excédant pas 0,60 mètre par rapport au terrain naturel avant travaux.

 Mode de calcul de la hauteur Sauf indication contraire, dans les règlements particuliers des chapitres suivants, la hauteur maximale fait toujours référence à la mesure verticale comptée :

• Du point le plus haut du terrain naturel, au droit de la construction, avant tout remaniement ;

• À l’égout de toiture ou à l’acrotère en cas de toiture terrasse. En cas de comble en attique, il s’agira de l’acrotère surmontant directement le dernier étage droit.

Lorsque le bâtiment comporte des décrochés de toiture en altitude, cette hauteur maximale sera mesurée de la même manière pour chacune des parties du bâtiment ainsi décrochées.

Dans le cas d’une mesure réalisée à l’acrotère, une marge de 50 centimètres supplémentaires est applicable à la hauteur maximale indiquée dans le règlement de la zone.

Le calcul de la hauteur maximale ne prend pas en compte les éléments ponctuels de faible emprise, tels que les clochers, mâts, antennes, cheminées.

Lorsque le terrain naturel est en pente (supérieur à 10 %), les façades des bâtiments sont divisées en section n’excédant pas 20 mètres de longueur et la hauteur est mesurée au point médian de chacune d’elles.

 Recul des constructions par rapport aux voies de circulation En dehors des espaces urbanisés de la commune, toute construction, ou extension de l’existant, doivent être implantées au-delà d’une marge de recul de 75 mètres définie par rapport à l’axe de la route RD955.

Cette interdiction ne s’applique pas aux constructions ou installations liées ou nécessaires aux infrastructures routières, aux services publics exigeant la proximité immédiate des infrastructures routières, aux bâtiments d’exploitation agricole, aux réseaux d’intérêt public et à l’adaptation, au changement de destination, à la réfection ou à l’extension de constructions existantes.

 Prise en compte du bruit aux abords des infrastructures de transport terrestre En application du Code de l’Environnement, les secteurs situés au voisinage des infrastructures de transports terrestres qui sont affectés par le bruit doivent, en fonction des niveaux de nuisances sonores déterminés, prendre en compte des prescriptions techniques de nature à les réduire lors de la construction de bâtiments.

Lorsqu’elles sont situées dans les zones de bruit des infrastructures de transport repérées au document graphique annexé au PLU, les constructions à usage d’habitation ne sont admises que si elles respectent les dispositions des arrêtés préfectoraux pris en application du Code de l’environnement. Sont concernées : • La RD955, classée en voie bruyante de catégorie 2, avec des largeurs affectées de 250 mètres (arrêté

préfectoral N°2014/DDT-OBS-01 du 27 février 2014) ; • La portion de la ligne TER de Metz à Rémilly présente à Mécleuves, classée en catégorie 2, avec des largeurs

affectées de 250 mètres (arrêté préfectoral N°2013/DDT-OBS-01 du 15 janvier 2013).

D. Éléments et trames du règlement graphique

Trame / figuré au sein du règlement graphique

Désignation

Prescription(s)

Espaces contribuant aux

continuités écologiques Trame verte forestière

Espaces contribuant aux

continuités écologiques Trame verte

Espaces contribuant aux

continuités écologiques Trame bleue

Chemins à conserver

Sont interdits : Tous changements d’occupation ou d’utilisation du sol, de nature à porter atteinte à la protection, à la mise en valeur ou à la restauration des espaces contribuant aux continuités écologiques forestières.

Les travaux, coupes et abattages d’arbres sont soumis à déclaration préalable.

Sont interdits : Tous changements d’occupation ou d’utilisation du sol, de nature à porter atteinte à la protection, à la mise en valeur ou à la restauration des espaces contribuant aux continuités écologiques et à la trame verte et bleue.

Sont interdits : Tous changements d’occupation ou d’utilisation du sol, de nature à porter atteinte à la protection, à la mise en valeur ou à la restauration des espaces contribuant aux continuités écologiques et à la trame verte et bleue. Toute construction est interdite à l'intérieur des espaces délimités au règlement graphique qui constituent les continuités écologiques. La suppression des cheminements identifiés comme à conserver au document graphique est interdite.

Un retrait d’un mètre de part et d’autre des cheminements doux est imposé pour toutes les constructions.

Patrimoine paysager

Jardins et vergers

Nonobstant les dispositions particulières applicables à chacune des zones, toute construction est interdite à l'intérieur des secteurs de jardins et de vergers attenants aux villages historiques et indiqués aux documents graphiques, à l'exception des abris de jardin, dans la limite de 9 m² d’emprise au sol et d’un abri de jardin par unité foncière.

Patrimoine végétal Arbre

remarquable

Patrimoine bâti

La coupe d’un arbre identifié sur le règlement graphique est interdite dès lors que la nécessité sanitaire n’est pas avérée.

La démolition d’un bâtiment, ou d’un élément de patrimoine, identifié sur le règlement graphique est interdite, et les travaux sont soumis à déclaration préalable. Des prescriptions réglementaires spécifiques doivent par ailleurs être respectées :

 Église, lavoir et bâtisses remarquables

• Les pierres de Jaumont et décors utilisés sur les encadrements doivent être préservés et ne peuvent faire l’objet d’une mise en peinture ;

• Les portes cochères, cartouches datant la construction, marquises, sculptures et décors de façades ne peuvent être supprimés ;

• Tout projet de rénovation et/ou de modification des toitures doit respecter l’aspect originel du bâtiment qu’il s’agisse des pentes, des pans et des aspects de matériaux utilisés.

 Calvaires, croix, monument aux morts

• Ces éléments ne peuvent pas faire l’objet d’une mise en peinture ; • Ils peuvent être déplacés sous réserve d’une déclaration préalable recueillant un avis

favorable de l’autorité en charge de délivrer les autorisations d’urbanisme ;

• Ils ne peuvent pas être détournés de leur fonction originelle pour un nouvel usage.

E. Lexique

 Abri de jardin Construction annexe spécifique dont l’emprise au sol est limitée à 9 m², en dehors de la seule zone Nj, où son emprise est limitée à 6 m². Cette construction est destinée au stockage des matériaux, outils et mobiliers servant à l’entretien ou à l’usage du jardin, du potager, du verger, etc. à l’exclusion de toute affectation d’habitation ou d’activité. Un seul abri jardin est autorisé par unité foncière.

 Accès Emplacement par lequel les véhicules pénètrent sur le terrain d’assiette du projet ou de la construction depuis la voie de desserte publique ou privée ouverte à la circulation.

 Acrotère Surélévation d’un mur situé en bordure d’une toiture-terrasse. Pour le calcul de hauteur, c’est la partie supérieure de l’acrotère qui est prise en compte.

 Alignement Il s’agit de la limite entre une propriété privée et une voie ouverte à la circulation automobile publique ou privée, existante, à créer ou à modifier ou la limite qui s’y substitue. La limite qui s’y substitue peut-être constituée par un emplacement réservé pour la création, la modification ou l’élargissement d’une voie.

 Arbre de haute tige Un arbre de haute tige présente une hauteur de tronc mesurée depuis le sol jusqu’à la première branche de la couronne de 1,80 m minimum. La plantation d’un arbre haute tige peut être remplacée par un arbuste d’essence locale d’une hauteur minimale de 1,50 mètre. Il peut s’agir des haies champêtres qui figurent en annexe du règlement.

 Attique Un niveau en attique correspond au niveau, ou aux niveaux supérieurs, d’une construction dont une ou plusieurs façades sont implantées en recul par rapport à celles des niveaux inférieurs de la construction. Ce niveau est disposé en retrait minimum de 1,50 mètre de chaque façade et sa surface extérieure projetée doit représenter 60 % maximum de la surface extérieure projetée du plancher haut du dernier niveau.

 Bâtiment ou construction principale Construction ou bâtiment le plus important dans un ensemble bâti ayant la même fonction.

 Bâtiment ou construction annexe Une annexe est une construction secondaire, de dimensions réduites et inférieures à la construction principale, qui apporte un complément aux fonctionnalités de la construction principale. Elle doit être implantée selon un éloignement restreint entre les deux constructions afin de marquer un lien d’usage. Elle peut être accolée ou non à la construction principale avec qui elle entretient un lien fonctionnel, sans disposer d’accès direct depuis la construction principale.

Une construction annexe ne peut pas être affectée à l’usage d’habitation. L’emprise au sol totale des constructions annexes ne peut être supérieure à celle de la construction principale.

 Claire-voie Clôture ou garde-corps formé de barreaux ou lattes largement espacés afin de permettre une perméabilité visuelle.

 Clôture Dispositif situé sur la limite de l’unité foncière avec le domaine public ou sur la limite avec les parcelles qui lui sont contiguës. Une clôture peut également être située à plus ou moins 1 mètre de ces limites. Elle a pour fonction d’empêcher ou de limiter le libre passage.

 Construction Une construction est un ouvrage fixe et pérenne, comportant ou non des fondations et générant un espace utilisable par l’homme en sous-sol ou en surface.

 Construction existante Une construction est considérée comme existante si la majorité des fondations ou des éléments hors fondations déterminant la résistance et la rigidité de l'ouvrage remplissent leurs fonctions. Une ruine ne peut pas être considérée comme une construction existante.

 Cour urbaine Une cour urbaine correspond à une section de voie où les différents usagers circulent sur un même espace, qui est partagé entre les circulations piétonnes, à vélo et en véhicule motorisé.

 Extension L’extension consiste en un agrandissement de la construction existante présentant des dimensions inférieures à celleci. L’extension peut être horizontale ou verticale (par surélévation, excavation ou agrandissement), et doit présenter un lien physique et fonctionnel avec la construction existante.

 Emprise au sol L'emprise au sol est la projection verticale du volume de la construction, tous débords et surplombs inclus. Toutefois, sont exclus du calcul de l’emprise au sol : • Les sous-sols des constructions ne dépassant pas le niveau du terrain naturel ; • Les ornements tels que les éléments de modénature et les marquises, ainsi que les débords de toiture lorsqu'ils ne

sont pas soutenus par des poteaux ou des encorbellements ; • Les « dispositifs, matériaux ou procédés favorisant la performance environnementale et les énergies

renouvelables dans les constructions », tels que définis par le Code de l’urbanisme, dans la mesure où ces éléments ou dispositifs n'excèdent pas 0,30 mètre de largeur par rapport au nu de la façade des bâtiments existants ; • Les éléments permettant d’améliorer l’accessibilité des personnes à mobilité réduite aux bâtiments et installations de toute nature ; • Les terrasses dont les plateformes n’excèdent pas 0,60 mètre de hauteur par rapport au terrain naturel avant travaux, situées entre la construction principale et son jardin et, d’une superficie de 30 m² maximum ; • Les piscines non couvertes qui n’excèdent pas 0,60 mètre de hauteur par rapport au terrain naturel.

 Façades Les façades d’un bâtiment ou d’une construction correspondent à l’ensemble de ses parois extérieures hors toiture. Elles intègrent tous les éléments structurels, tels que les baies, les bardages, les ouvertures, l’isolation extérieure et les éléments de modénature

 Limites séparatives Les limites séparatives correspondent aux limites entre le terrain d’assiette de la construction, constitué d’une ou plusieurs unités foncières, et le ou les terrains contigus. Elles peuvent être distinguées en deux types : les limites latérales et les limites de fond de parcelle. En sont exclues les limites de l’unité foncière par rapport aux voies et emprises publiques.

 Terrain naturel Il s’agit de l’état général de la surface d’un terrain avant tout travaux et affouillement ou exhaussement du sol.

 Voies ou emprises publiques Les voies et emprises publiques correspondent aux espaces ouverts à la circulation automobile, de statut public ou privé. Sont donc exclus les chemins piétonniers et les pistes cyclables isolés d’une voie ouverte à la circulation automobile.

1.3. EMPLACEMENTS RÉSERVÉS ET SERVITUDES PARTICULIÈRES

Les emplacements réservés sont signalés sur le plan par un graphisme particulier, les terrains réservés sont destinés à servir d'emprise à un équipement ou une infrastructure publique future. Le régime juridique des emplacements réservés a pour but d'éviter une utilisation incompatible avec leur destination future. Les bénéficiaires des emplacements réservés sont uniquement des collectivités, services et organismes publics.

Trame utilisée :

DESTINATION

BENEFICIAIRE

SURFACE

1. Voies et ouvrages publics

1

Création d’un chemin piéton entre Mécleuves et Lanceumont Metz Métropole 1 399 m²

2

Création d’un chemin piéton entre Lanceumont et Frontigny Metz Métropole

780 m²

2. Installation d’intérêt général

3

Aménagement de stationnements Rue des Chemins fleuris

Commune

1 251 m²

SURFACE TOTALE DES EMPLACEMENTS RESERVES

3 430 m2

1.4. OBLIGATIONS EN MATIÈRE DE STATIONNEMENT

Les dispositions suivantes sont applicables au titre de l’article 7 de chacune des zones du PLU de la commune de Mécleuves.

A. Stationnement des véhicules automobiles

Des aires de stationnement des véhicules correspondant aux besoins des occupations et utilisations du sol doivent être réalisées en-dehors des voies publiques, soit au minimum :

DESTINATION DES CONSTRUCTIONS

SOUS-DESTINATION DES CONSTRUCTIONS

SEUIL DE SURFACE DE PLANCHER ET NOMBRE D’EMPLACEMENTS DE STATIONNEMENT

Habitations

Pour toute nouvelle construction et pour toute création de logement(s) dans une construction existante

Logement

Hébergement

1 place par tranche entamée de 50 m².

Pour 1 logement d’une surface de plancher de 150 m² ou plus, le nombre de places est limité à 3

Dans le cas d’une extension de 30 m² et plus d’une construction à vocation de logement, 1 place supplémentaire par tranche entamée de 50 m²

1 place par tranche entamée de 2 hébergements

Emplacements « visiteurs » complémentaires : 1 place par tranche entamée de 300 m². Les emplacements nécessaires à l’ensemble des tranches seront anticipés et mentionnés dans la demande d’autorisation (permis de construire, permis d’aménager, etc.) sauf pour la création d’un seul lot à bâtir.

Commerces et activités de services

Artisanat et commerces de détail

Activités de services - accueil clientèle

Commerce de gros

Hébergement hôtelier et touristique

À partir de 70 m2, 1 place par tranche entamée de 40 m2 supplémentaires

1 place par chambre ou hébergement

Restauration Cinéma

À définir au cas par cas en fonction des besoins

Industrie

1 place par tranche entamée de 100 m2

Autres activités des secteurs tertiaires et secondaires

Entrepôts Bureaux

Centre des d’exposition

congrès

1 place par tranche entamée de 200 m2 1 place par tranche entamée de 30 m² et À définir au cas par cas en fonction des besoins

Exploitations forestières et agricoles

Exploitations agricoles Exploitations forestières

Le stationnement des véhicules de toutes catégories doit être assuré en dehors des voies et emprises publiques.

Équipements d’intérêt collectif et service public

Pour l’ensemble des sousdestinations

Le nombre de places à réaliser est déterminé en tenant compte de la nature des constructions, du taux et du rythme de fréquentation au regard de leur situation géographique et des possibilités de mutualisation du stationnement.

Les surfaces de référence sont des surfaces de plancher et la valeur obtenue par le calcul ci-dessus est arrondie à l’entier supérieur pour obtenir le nombre de places de stationnement. Les emplacements de stationnement seront suffisamment dimensionnés soit 2.5 mètres par 5 mètres au minimum et accessibles depuis les voies de circulation. Le garage est comptabilisé à raison d’une seule place de stationnement.

Dans la seule zone UA, s’il est avéré, lors de l’instruction de l’autorisation d’urbanisme, qu’il n’est manifestement pas possible de respecter la grille de stationnement ci-dessus :

 Il est exigé 1 place de stationnement minimum par logement. En dernier recours, des solutions de remplacement peuvent être mises en place dès lors que le pétitionnaire constate qu’il est dans l’impossibilité objective de respecter la grille de stationnement sur l’unité foncière de l’opération. Il appartient alors au pétitionnaire de proposer une solution. Ce sera alors à l’autorité en charge de délivrer les autorisations d’urbanisme d’apprécier la réalité de l’impossibilité, ainsi que la pertinence de la solution retenue au regard notamment des objectifs généraux en matière de circulation et de stationnement.

B. Stationnement des vélos

Les dispositions en matière de stationnement des vélos sont applicables pour toute opération de construction nouvelle, ou pour tout changement de destination de locaux (aménagement de combles perdus en logements, etc.).

Hors création d'un logement supplémentaire, ne sont pas concernées par ces dispositions :  Les extensions (sans limitation de surface) ;  Les annexes générant de la surface de plancher ;  La création de surface de plancher sur un bâtiment existant. Il est demandé la construction de garage(s) ou d'aire(s) de stationnement couvert(s), fermé(s) et sécurisé(s) et d'accès aisé pour les vélos, selon les modalités suivantes :

Constructions et locaux destinés à l’habitation :

 Pour chaque logement disposant d’un garage et/ou d’un box fermé, aucun emplacement vélo n’est exigé ;  Pour chaque logement ne disposant pas d’un garage ou d’un box fermé, la surface réservée au stationnement

vélo sera au minimum de 1 m² par logement ;  Pour les opérations comportant à la fois des logements qui disposent de garage(s) ou de box fermé(s) et des

logements qui en sont dépourvus, la surface réservée au stationnement vélo est au minimum de 1 m² par logement, après déduction des logements disposant d’un garage ou d’un box fermé.

À défaut d'information sur le nombre de logements créés et/ou le nombre de garages ou de box fermés, il sera appliqué la règle suivante : la surface réservée au stationnement vélo sera au minimum de 1 m² par tranche de 80 m² de surface de plancher affectée à la destination « habitation ».

Constructions et locaux destinés aux bureaux, au commerce, à l'hébergement hôtelier, aux services publics ou d'intérêt collectif :

 La surface réservée au stationnement des vélos sera au minimum de : • 5 m² pour une surface de plancher comprise entre 100 m² de 500 m², • 10 m² pour une surface de plancher de 500 à 1000 m², • Au-delà de 1 000 m², de 25 m² par tranche de 2 500 m² de surface de plancher entamée.

 Chaque fois qu'une opération comporte à la fois des locaux destinés à l'habitation et des locaux d'une destination autre que l'habitation, les exigences qui précèdent sont cumulatives.

1.5. DESSERTE PAR LES RÉSEAUX

Les dispositions suivantes sont applicables au titre des articles 6.4 et 9 de chacune des zones du PLU de la commune de Mécleuves.

 Alimentation en eau potable Toute construction ou installation qui requiert l'alimentation en eau potable doit être raccordée au réseau collectif de distribution d'eau potable, dans des conditions conformes à la réglementation en vigueur.

 Assainissement des eaux usées Dès lors que le réseau public d'assainissement existe, le raccordement sur ce réseau est obligatoire pour toute construction ou installation nouvelle qui engendre des eaux usées, dans des conditions conformes à la réglementation en vigueur. Quelle que soit la nature des activités accueillies dans la zone, les effluents devront être compatibles, en nature et en charge, avec les caractéristiques du réseau. En cas d’incompatibilité, le constructeur devra assurer le traitement des eaux usées avant rejet dans le réseau public ou dans le milieu naturel, conformément à la réglementation en vigueur.

 Assainissement des eaux pluviales Pour tout projet, des dispositifs appropriés et proportionnés, permettant la gestion des eaux pluviales, doivent être réalisés sur le site de l'opération. Ils doivent privilégier l’infiltration, lorsque cela s’avère techniquement possible, et garantir leur traitement, si nécessaire. En cas d’impossibilité technique avérée, les eaux pluviales pourront être déversées dans le milieu naturel ou le réseau public dédié à cet usage dans des conditions conformes à la règlementation en vigueur.

 Réseaux électriques, téléphoniques et de télédistribution Tout nouveau réseau doit être réalisé soit par des câbles souterrains, soit par toute autre technique permettant la dissimulation des fils ou câbles.

1.6. PRÉVENTION DES RISQUES

Les différents risques répertoriés ci-dessous n’ont pas nécessairement vocation à apparaître sur le règlement graphique, mais sont indiqués ici aux pétitionnaires, à titre de rappel.

 Risque sismique La commune est classée en zone 1 sur 5 au sein de la réglementation parasismique française. Il s’agit de la zone « sismicité très faible » à l’intérieur de laquelle il n’y a pas de prescription parasismique particulière pour les bâtiments à risque normal. Toutefois, une prise en compte de l’aléa sismique dans les installations à risque spécial (installations classées) est demandée.

 Retrait-gonflement des argiles La commune est concernée par un aléa retrait-gonflement des argiles de niveaux faible et moyen qui concerne les tissus urbanisés. Voir la cartographie de l’aléa, annexée au présent règlement, et le guide « Le retraitgonflement des argiles - Comment prévenir les désordres dans l’habitat individuel ? », édité par le ministère en charge de l’écologie, et annexé au dossier de PLU.

 Canalisations de transport de matières dangereuses La commune de Mécleuves est traversée par des canalisations d’oxygène et d’azote de la société Air Liquide : • ID 2796 : N2 Mondelange – Pompey Partie 2 Lauvallières à Pompey (azote) • ID 2803 : O2 Richemont – Neuves-Maisons Partie 2 Lauvallières à Clémery (oxygène) La carte localisant ces canalisations est annexée pour information au PLU. Elles sont associées à des bandes d’effets létaux d’une largeur de 5 mètres, pour les bandes de Premiers Effets Létaux (PEL) et d’Effets Létaux Significatifs (ELS), sur leurs sections enterrées, et de 30 mètres, pour la bande de PEL, et 20 mètres, pour la bande d’ELS, concernant la section aérienne de la canalisation d’oxygène.

 Canalisations électriques Le ban communal est traversé par plusieurs canalisations électriques appartenant à RTE (GMR Lorraine, 12 rue des Feivres – 57070 Metz). L’axe d’implantation des ouvrages suivants et des bandes associées de 100 mètres sont annexés pour information au PLU : • Ligne à 2 circuits 400kV N°1 REVIGNY - VIGY & 225kV N°1 BEZAUMONT - PIQUAGE A PELTRE • Ligne à 2 circuits 400kV N°1 BEZAUMONT - VIGY & 400kV N°2 BEZAUMONT – VIGY

 Radon L’arrêté du 27 juin 2018 portant délimitation des zones à potentiel radon du territoire français classe la commune de Mécleuves en zone 1. Cela correspond à une zone potentiel radon faible, ce qui emporte obligations de mesures dans les établissements recevant du public (ERP) conformément aux dispositions du Code de la santé publique.

Conformément à l’article D1333-32 et suivants du Code la santé publique, les catégories d’immeubles concernées par l’obligation de mesurage de l’activité volumique en radon suivie d’éventuelles mesures de réduction de l’exposition au radon sont en zones 1 et 2, les établissements d'enseignement, y compris les bâtiments d'internat, les établissements d'accueil collectif d'enfants de moins de six ans, les établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux avec capacité d'hébergement parmi, les établissements thermaux et les établissements pénitentiaires, lorsque les résultats de mesurages existants dans ces établissements dépassent le niveau de référence.

2. TITRE II - DISPOSITIONS PARTICULIERES DES ZONES URBAINES

2.1. LES DISPOSITIONS APPLICABLES À LA ZONE UA

Section 1 - Destination des constructions, usages des sols et nature des activités

Texte reproduit du règlement déposé au Géoportail de l'urbanisme. Lecture automatique d'un document public. Elle ne remplace pas le certificat d'urbanisme delivre par la mairie.