Volumétrie et implantations des constructions
- Le choix de l’implantation de la construction doit prendre en compte la topographie du terrain et le paysage environnant afin de limiter les mouvements de terrains, l'imperméabilisation excessive des sols et l’impact visuel de la construction sur le paysage. - L’implantation du bâti principal et/ou de ses annexes, visera à favoriser l’ensoleillement des constructions nouvelles et existantes, ainsi que l’utilisation de dispositifs de captation de l’énergie solaire (capteurs solaires, surface vitrée …) tout en s’appuyant sur l’ordonnancement (ou l’alignement) des constructions existantes lorsqu’il est présent. - Les bâtis patrimoniaux repérés au titre de l'article L.151-19 du Code de l'Urbanisme sont identifiés sur les plans graphiques. Les travaux exécutés sur ces édifices doivent être conçus en évitant toute dénaturation des caractéristiques constituant leurs intérêts. Les modifications susceptibles de dénaturer l’aspect urbain ou architectural pourront être interdites. L’isolation par l’extérieur impactant les éléments de patrimoine (chainage de mur, encadrement de fenêtre par exemple…) est interdite.
1 – Implantation des constructions par rapport aux voies et emprises publiques
Règles générales :
En cas d’ordonnancement, les constructions principales et les annexes sur rue doivent le respecter. En l’absence d’ordonnancement existant, un recul minimum de 2 m est obligatoire pour toutes les constructions (principales et annexes).
Règles alternatives :
- Par exception, les règles générales peuvent de ne pas être appliquées pour : . Les équipements techniques d’intérêt général et les équipements d'intérêt collectif et services publics (cf. Dispositions Générales). . Les équipements d'intérêt collectif et services publics, où une implantation différente est nécessaire pour répondre au mieux aux besoins des services publics et/ou dans le but de souligner leur rôle symbolique. . L’extension des bâtiments existants. Dans ce cas, le retrait par rapport aux voies et emprises publiques peutêtre similaire à celui existant pour assurer une bonne intégration paysagère de l'ensemble. Si la construction est située en limite séparative, l’extension pourra également s’implanter en limite séparative sous réserve de l’alinéa suivant. . Dans le cas de circonstances particulières (angle de rue, virage accentué, croisement de voies, pentes, etc.), pour des motifs de bonne fonctionnalité ou de sécurité, il peut être imposé un recul différent des principes généraux énoncés ci-dessus selon les cas pour l’implantation des constructions par rapport aux voies et emprises publiques.
2 – Implantation des constructions par rapport aux limites séparatives
Règles générales :
Le choix de l'implantation est dicté par le souci de recherche de la meilleure orientation possible du bâtiment pour favoriser les économies d'énergie mais également en tenant compte du voisinage. Un décalage entre les ouvertures (fenêtre, baies vitrées) de la construction principale avec celles du voisinage est recherchée. Les constructions principales sont implantées au minimum à 3 m de la limite séparative.
Toutefois, les annexes et les extensions des constructions existantes sont autorisées en limite séparative : - à condition que la façade sur limite ne dépasse pas 5 m de longueur et 3.50 m de hauteur en limite ; ;- sans restriction en cas de projet architectural commun à deux unités foncières limitrophes ou pour les carports; - en cas d'adossement à un bâtiment existant sur le fonds voisin, à condition de ne pas dépasser la longueur et la hauteur sur limite séparative du bâtiment existant.
Règles alternatives
ID : 025-212503932-20260130-20260104-DE
a) Les règles précédentes ne sont pas applicables pour :
- les équipements techniques d’intérêt général (transformateurs électriques, réseau de transport d’énergie,
abribus, pylônes, antennes, etc.), pour lesquels des exigences fonctionnelles ou techniques peuvent nécessiter
une implantation différente, mais sous réserve d’une bonne intégration paysagère.
- les équipements d'intérêt collectif et services publics, ceux-ci pouvant être implantés à des reculs différents pour
répondre au mieux aux besoins des services publics et/ou dans le but de souligner leur rôle symbolique.
b) Dans le cas d’isolation par l’extérieur ou pour l'extension de constructions existantes ou dans le cas de
circonstances particulières (pentes, configuration particulière du terrain, etc.), pour des motifs de cohérence
architecturale, de bonne fonctionnalité, de sécurité ou d’ensoleillement, il peut être imposé une règle différente
des principes généraux énoncés ci-dessus selon les cas pour l’implantation des constructions par rapport aux
limites séparatives.
3 - Volumétrie / Hauteur / Emprise au sol
- Les hauteurs des constructions principales doivent respecter les hauteurs des constructions voisines existantes. La hauteur maximale est fixée à 10 m au faîtage.
- La hauteur des annexes non accolées (garages, dépendances et abris de jardins …) ne pourra excéder 5 m au faîtage et 3,50 m à l’acrotère. Rappel : Sur la limite séparative, la hauteur de l’annexe non accolée (au faîtage ou à l’acrotère) sera de 3,50 m au maximum. Les schémas ci-dessous illustrent la règle de hauteur maximale des annexes non accolées en limite séparative.
Volumes
- Les constructions autorisées sont de forme compacte et de volumes simples. Les volumétries et formes de bâtiment seront proches de celles du bâti local traditionnel : parallélépipédique, et rectangulaire et non carré en évitant les décrochés inutiles. - La création d’une annexe ou d’une extension doit s’inspirer des volumétries et apparences des bâtiments existants. L’utilisation de formes et de matériaux qui se distinguent du volume principal peut être envisagée. L’important est d’obtenir une cohérence avec le bâtiment principal et avec la silhouette du village
- La composition et les symétries des ouvertures doivent systématiquement être recherchées (alignement vertical comme horizontal…), en toiture comme en façade. Toute modification ou création d’ouverture en façade (sauf garage), implique de rechercher l’ordonnancement avec les ouvertures existantes, sur les plans horizontal et vertical comme l’illustre le schéma ci-dessous.
Illustration de principe– CAUE 25
Toitures et ouvertures de toiture - Les toitures seront à 2 pans pour les constructions principales et les annexes non accolées.
Elles présenteront des pentes de 30 à 45 ° pour les constructions princiIpDa: l0e25s-2e12t5l0e3s932a-2n0n26e0x13e0s-20d2e60p10l4u-DsEde 15 m2 d’emprise au sol. Les pentes seront libres pour les annexes d’emprise au sol de moins de 15 m2 mais devront être en harmonie avec le bâtiment principal. Les croupes et demi-croupes sont également autorisées. - Les toitures à une seule pente sont interdites, sauf en cas d'adossement à un bâtiment existant et en cas d’annexe de moins de 15 m2 d’emprise au sol. - Les toits plats sont interdits sauf lorsqu’ils présentent une toiture terrasse sur une annexe accolée ou une extensions et sous conditions de présenter un accès sur la terrasse depuis le bâtiment principal, de présenter des gardes corps respectant les normes de sécurité tout en interdisant les brises-vues et palissades opaques de type claustras bois ou panneaux occultants et sous condition de respecter le code civil par rapport aux vues droites et obliques
- La longueur du faîtage pour les toitures avec croupe ou demi-croupe pour les constructions principales sera au minimum de 2/3 de la longueur de la façade de la construction principale support du long pan, comme l’illustre le dessin ci-dessous.
Faîtage =
- Les toitures des bâtiments principaux seront de teintes rouge nuancée ou rouge flammée. L’emploi de matériaux de couverture de l'architecture traditionnelle est recommandé : tuiles plates ou mécaniques. Sont interdites les toitures d’aspect noir ou anthracite.
- Les capteurs solaires sont alignés selon une pente identique à celle du toit. Ils sont alignés dans le même sens et regroupés sur un seul champ de forme géométrique simple (carré, rectangle, bande). Des adaptations sont autorisées en cas de présence de velux existants ou d’une cheminée en toiture. L’implantation des panneaux devra dans ce cas rester harmonieuse et groupée par entité. Des implantations au sol et sur annexes sont également autorisées sous conditions d’être intégrées dans le paysage.
- Les châssis de toit (4) sont autorisés et conseillés en priorité. Les lucarnes à 2 pans (dites jacobines 1), à croupe (dites capucines 2 ) sont également autorisées, ainsi que les tabatières (5) dans le limite de 4 lucarnes par pans. Elles seront disposées de façon à créer une composition et une symétrie dans leurs implantations. Les crevés de toitures et les lucarnes rampantes sont interdits sur les toitures donnant sur rue.
Illustrations des ouvertures sur toit autorisées (Source : CAUE25) 1) Lucarne à 2 pans ou jacobine 2) Lucarne à croupe ou capucine 4) Châssis de toit 5) Lucarne rampante
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- Les ouvertures sur toit doivent rechercher la symétrie et la proportion avec les ouvertures de la façade. Façades et ouvertures - Les façades ont un caractère régional et utilisent les matériaux d'aspects traditionnels de la région.
Les teintes seront de la couleur de la pierre calcaire de la région. Les teintes pIrDo:s0c2r5i-t2e1s25s0o39n3t2-l2e0s26c0o13u0l-e20u2r6s01v0i4v-eDEs et criardes. Le blanc franc est également interdit ainsi que les bandes de couleurs en façades. - Une unité de traitement de l'ensemble des façades d'une construction est demandée et une harmonie doit être recherchée avec les constructions voisines (teintes, aspects, sens de pose des bardages…).
- Les aspects extérieurs des façades proposeront : . une maçonnerie de moellons de pierres taillées à joints beurrés et non marqués (la couleur du joint se rapprochera de celle de la pierre), . des enduits . des bardages de type planche ou tavaillons bois, métal ou tuiles. Dans le cas de planche, le bardage sera obligatoirement posé verticalement.
- Les appareillages techniques (climatiseurs, pompes à chaleur, coffrets électriques) sont à dissimuler ou à intégrer au bâti ; aucun coffrage ne devant être visible notamment depuis les voies et emprises publiques. A noter : L’implantation des ces appareillages fait l’objet d’une déclaration préalable.
- Les éléments se rapportant aux activités (devantures de magasins et leurs enseignes) doivent être intégrés dans la composition architecturale des bâtiments sans porter atteinte de par leurs dimensions, leurs couleurs, les matériaux employés au caractère de l’environnement.
- Pour les ouvertures en façades, la teinte blanc pur et le gris anthracite en aplat sont interdites pour les menuiseries (volets, porte de garage, porte d’entrée). sauf en cas de teinte blanche existante sur les menuiseries existantes sur la même façade de la construction ou dans un objectif d’unité des façades ou en cas de rénovation de l’existant présentant des menuiseries de teinte blanche. Elles sont autorisées pour les bâtis et les ouvrants des fenêtres..