Intitulé du document : caractéristiques urbaine, architecturale, environnementale et paysagère (Voir également la fiche N°1)
1AU 2.1 ‐ Hauteur des constructions
1AU 2.1.1 Définition
La hauteur est mesurée à la verticale de tout point de la construction par rapport : • au terrain naturel, si celui‐ci est plus bas que le terrain aménagé après travaux (remblais). • au terrain fini après travaux, si celui‐ci est plus bas que le terrain naturel avant travaux (déblais).
Le point à prendre comme référence pour le point haut de la construction correspond au sommet de l’égout de toiture (chéneaux).
°
1AU 2.1.2 Dispositions générales
La hauteur des constructions doit être supérieure à 4 mètres et inférieure à 8,50 mètres. ‐ La hauteur des annexes ne doit pas dépasser 3,50 m. La règle de hauteur minimale de 4m ne doit être prévue que dans des secteurs précis (par exemple en centre bourg ou en hameau ancien, où la trame urbaine actuelle, est composée de maisons de volumétrie au minimum de R+1). Concernant les bourgs ou hameaux anciens, voir fiche N°1 : recommandations relatives à la préservation du patrimoine bâti.
1AU 2.1.3 Dispositions particulières
Hauteurs minimales, maximales Selon l'arrêté du 12 octobre 2016, relatif aux conditions à remplir pour bénéficier du dépassement des règles de constructibilité prévu au 3° de l'article L. 151‐28 du code de l'urbanisme ou pour bénéficier de la dérogation aux règles de hauteur, les conditions à remplir sont prévues à l'article L. 152‐5‐2 du code de l'urbanisme :
La hauteur des constructions techniques nécessaires au fonctionnement des services publics, des réseaux et des services urbains n’est pas réglementée.
1AU 2.2 ‐ Implantation des constructions
1AU 2.2.1 Par rapport aux voies et emprises publiques
Implantation des constructions :
• Sauf disposition particulière mentionnée sur les documents graphiques, la distance comptée horizontalement entre tout point de la construction et l’axe des routes communales doit être supérieure ou égale à 4 mètres.
• Sauf disposition particulière mentionnée sur les documents graphiques, la distance comptée horizontalement entre tout point de la construction et l’axe des routes départementales doit être supérieure ou égale à 10 mètres.
Dispositions particulières :
• L'implantation des constructions techniques nécessaires au fonctionnement des services publics, des réseaux et des services urbains n’est pas réglementée.
• Les constructions prévues dans l'OAP n°3 (secteur "Joli Bugey") devront être implantées sur la limite d'emprise publique.
1AU 2.2.2 ‐ Par rapport aux limites séparatives
Implantation des constructions :
Lorsqu'elles ne sont pas implantées sur la limite séparative, les constructions doivent respecter une distance comptée horizontalement entre tout point de la construction et la limite séparative qui doit être supérieure ou égale à la moitié de la hauteur de la construction (H/2) sans être inférieure à 3 mètres.
Implantation des annexes :
Le recul peut être réduit à 1m pour les constructions annexes dont l’emprise au sol est inférieure ou égale à 20 m².
Dispositions particulières :
Les piscines doivent être implantées à une distance minimale de 4 mètres de la limite séparative.
1AU 2.3 ‐ Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère (Voir également la fiche N°1)
1AU 2.3.1 Généralités
Pour rappel, le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales (article R 111‐27 du Code de l’Urbanisme).
Toute construction doit être conçue et implantée de manière à préserver le caractère du secteur ou du site sur lequel est édifié le projet, et dans l’objectif précis de participer à la définition du paysage construit des espaces considérés. L'intégration des constructions au paysage et aux motifs qui le composent, par leur volumétrie, leur aspect extérieur, leurs matériaux et leur implantation doit être particulièrement recherchée.
Les expressions d'une architecture régionale importée, incongrues dans le paysage communal sont interdites. (mas provençal, chalet savoyard, maison normande, …)
• Les constructions nouvelles et réhabilitations doivent respecter des volumes simples (parallélépipèdes), soigneusement implantés. Tout en faisant place à la création architecturale contemporaine, leur conception doit s’appuyer sur la culture architecturale vernaculaire, paysagère et urbaine du lieu, en favorisant des principes bioclimatiques.
• Les adjonctions et constructions annexes doivent former, avec le bâtiment principal, une unité d’aspect architectural. Les volumes sont simples, adaptés à la parcelle et respectent l’échelle des constructions environnantes. Le volume des annexes doit respecter l’échelle et la proportion de la construction principale.
• Les constructions doivent s’adapter au relief du terrain. Tout bouleversement important du relief naturel est interdit. Leur composition et leur accès doivent être réfléchis de manière à minimiser les travaux de terrassement.
Les constructions et installations destinées aux équipements d’intérêt collectif et services publics autorisés dans la zone ne sont pas soumises aux dispositions réglementaires relatives aux caractéristiques architecturales des façades et toitures ainsi que des clôtures. Cependant, leur architecture et leur aspect extérieur devront assurer une bonne intégration dans le paysage naturel ou urbain environnant.
1AU 2.3.2 Dispositions particulières
En outre, les dispositions suivantes s’appliquent aux bâtiments d’intérêt patrimonial repérés dans le plan de zonage, au titre du L151‐19 du CU :
Lorsqu'un projet est délibérément de nature à modifier fortement le site existant ou à créer un nouveau paysage, l'aspect des constructions peut être apprécié selon des critères plus généraux que ceux détaillés ci‐dessous. Le demandeur ou l'auteur du projet doit alors justifier de la cohérence, de la recherche architecturale et de la concordance avec le caractère général du site.
Eléments de surface : Les matériaux de couverture, les enduits, les ouvertures, les menuiseries et huisseries extérieures doivent être déterminés en tenant compte de leur environnement. L'emploi à nu, en parements extérieurs, de matériaux normalement conçus pour être recouverts d'un enduit ou d'un autre type de revêtement est interdit.
Néanmoins, doivent être recouverts d'un enduit tous les matériaux qui par leur nature et par l'usage de la région sont destinés à l'être, tel le béton grossier, les briques, les parpaings agglomérés, etc...
• Les enduits seront d'aspect uni, avec un fini taloché ou gratté. • Les couleurs recherchées sont dans les tons de la pierre, des gris chauds, des sables, des ocres beiges et
de la terre. • La bi‐coloration est autorisée pour mettre en valeur certains éléments architecturaux sans pour autant
être trop contrastée. • D’autres teintes sont autorisées. Préférer des teintes pastel. Les teintes vives sont interdites. • La mise à nu des façades des habitations et annexes anciennes ou récentes, en pierre locale est
autorisée. • Les joints de ces habitations s’accorderont en teinte et en aspect avec l’environnement immédiat. • Les couleurs contrastées, sont autorisées sur les façades, les menuiseries et les portails mais devront
s’accorder avec l’environnement urbain et paysager, sauf les bâtiments anciens selon l’art L151 du code de l’urbanisme. • Le noir (RAL 9005) et le blanc pur (RAL 9010) sont interdits. • Les teintes vives sont interdites pour les menuiseries (jaune, rouge, etc.…). • Les ouvertures auront des proportions verticales. Les ouvertures aux proportions horizontales, oscillo‐ battantes ou à simple battant sont autorisées dans les anciennes et nouvelles constructions à condition que l'aspect d'ensemble et l'architecture des constructions, installations et de leurs dépendances soient en concordance avec le paysage bâti environnant et le caractère général du site sauf les bâtiments anciens selon l’art L151 du code de l’urbanisme. Si elles sont équipées de volets, les volets persiennes seront privilégiés les autres types de volets sont autorisés. Les caissons des volets roulants devront être dissimulés, encastrés dans l’encadrement de l’ouverture, sauf impossibilité technique ; Dans ce cas ils devront être discrets.
1AU 2.3.3 Caractéristiques des toitures
• Les toitures doivent comporter au minimum deux pans et respecter une pente supérieure à 50% et s’harmoniser avec les toitures environnantes. Les débords et les égouts de toitures (chéneaux) sont obligatoires. Les débords doivent être supérieurs à 0,60 m.
• La pente de toiture, le nombre de pans et la taille des débords ne sont pas réglementés pour les vérandas.
• Les toitures terrasses sont autorisées. La proportion de la toiture terrasse ne doit pas excéder 20% de l’emprise au sol totale de la construction.
• La pente toiture des annexes n'est pas réglementée. • Dans le cas du prolongement d’une toiture existante, un toit à un pan pourra être admis.
Afin de préserver l’harmonie de l’ensemble urbain :
• Les couvertures doivent être réalisées en matériaux ayant l’aspect de la tuile en terre cuite, allant de la teinte rouge au brun. Elles peuvent également être en ardoise ou imitations ardoise à l’exception des vérandas, des toitures terrasses et des dispositifs de production d’énergie renouvelable (panneaux solaires ou photovoltaïques par exemple).
• La couleur noire est autorisée selon l’environnement proche (toits voisins de couleur identique) ; les panachages marqués ; les dessins géométriques sont interdits (toit bourguignons).
• Les toits d’aspect tôle ondulée et les bacs aciers sont interdits sauf pour les constructions annexes ainsi que pour les bâtiments industriels ou agricoles ou les extensions contemporaines mesurées.
• Il est préférable que les couvertures soient laquées mates et d’une couleur soutenue (gris foncé, brun, ocre rouge brûlé...)
• Les menuiseries et les structures de vérandas devront avoir une couleur en harmonie avec la façade en évitant les teintes trop vives et trop tranchées.
1AU 2.3.4 Caractéristiques des clôtures
Les clôtures ne sont pas obligatoires. Elles sont soumises à déclaration préalable. Elles doivent être en continuité et en harmonie avec le bâti qu’elles accompagnent ainsi qu’avec le paysage environnant.
D'une hauteur maximale de 1,60 m sur limite d’emprise publique et de 1,80 m sur limite séparative, les clôtures doivent être constituées :
• Soit d'un grillage souple ou de panneau soudé, sans mur bahut, pour autant qu'ils soient ancrés solidement dans le sol.
• Soit d’un mur bahut d’une hauteur maximum à 0,90 mètre, surmonté ou non d’un dispositif à claire‐ voie (palissade ajourée, treillis, grillage…)
• Soit d’une haie vive variée doublée ou non d’un grillage souple ou piquets
Les clôtures doivent avoir une cohérence de conception et de traitement sur toute leur longueur, en harmonie avec le secteur.
Toutefois, la hauteur des clôtures ou des murs peut être adaptée ou imposée par l'autorité compétente en fonction de la nature particulière de l'installation ou de la topographie des lieux, et selon des critères de sécurité, de salubrité et de bonne ordonnance en usage.
Pour le maintien de l’environnement rural, une clôture à claire voie est recommandée pour favoriser le maintien des continuités en faveur de la petite faune.
Les portails ajourés sont recommandés, en veillant à la sécurité en sortie de propriété.
Un grillage en panneau soudé est autorisé à l’exception de l’abord des cours d’eau. Un ou plusieurs passages devront obligatoirement être prévus dans tous les cas et surtout de permettre l’évacuation des personnes et des biens en cas de sinistre.
Les haies à feuillages persistants sont autorisées. Elles pourront être d’essences variées afin de rompre avec la monotonie d’essences et de couleurs. Les végétaux invasifs de type bambous et autres sont interdits. Remarques : Les clôtures sont souvent associées à une végétation arbustive ou grimpante. Les essences locales ont l’avantage de bien s’acclimater. Le choix se fait en fonction de la croissance, des feuillages, le parfum des fleurs... Le recours à une proportion d’essences marcescentes, c’est‐à‐dire de plantes à feuillage saisonnier mais qui conservent leurs feuilles mortes aux branches pendant le repos végétatif (hêtre, charme, chêne marcescent...), peut être favorisé par rapport aux plantes persistantes mono spécifiques.
Dans le but de protéger l’environnement, il est recommandé de limiter au maximum l’utilisation de matériaux non recyclables ex : brises‐vue en PVC...
Les murs de pierre identifiés sur les plans au titre du patrimoine doivent être protégés. Il sera toutefois possible de créer dans le linéaire de mur un passage pour les piétons ou les véhicules dans la limite de 3,50 mètres.
Doivent être recouverts d'un enduit tous les matériaux qui par leur nature et par l'usage de la région sont destinés à l'être, tel le béton grossier, les briques, les parpaings agglomérés, etc...
Les couleurs des enduits des murettes et des murs doivent être discrètes, ni trop claires, ni foncées, ni vives.
Dans tous les cas, sont interdits : • les clôtures de type film, toile, canisse. • l’emploi de clôture de matériaux hétéroclites. • l’emploi de plaque de béton.
À proximité des carrefours des voies ouvertes à la circulation publique, la hauteur des clôtures et des haies ne doit pas excéder 0.80 mètre en tout point du triangle de visibilité. Voir § sur les portails.
En limite de domaine public, il est recommandé de planter la haie à l'extérieur de la clôture. Pour les portails situés sur les accès donnant directement sur la RD 904 ou la RD 105, un recul minimum de 5 mètres par rapport à l’alignement est exigé ; pour des raisons de sécurité sur ces accès à ces routes, les portails présenteront une transparence dans une proportion minimum de 50% de leur surface. S’ils sont motorisés, les portails situés sur les accès donnant sur les voies communales peuvent être implantés dans le prolongement de la clôture. Dans le cas contraire, ils seront implantés avec un recul minimum de 3 mètres. Des exceptions sont possibles pour reprendre les alignements existants.
1AU 2.3.5 Dispositif pour les énergies renouvelables
Les éléments techniques liés aux installations énergétiques solaires doivent être intégrés dans le plan de la toiture ou sur châssis isolé. Les édicules techniques (antennes, paraboles, locaux d’ordure ménagères, coffrets techniques, climatiseurs, récupérateurs d’eaux pluviales, etc…) doivent faire l’objet d’un traitement soigné. Ils doivent être dissimulés au regard des voies publiques et privées, et être éloignés des ouvertures des bâtiments avoisinants.
1AU 2.4 ‐ Traitement environnemental et paysager des espaces non bâtis et abords des constructions
Il est recommandé que les surfaces des stationnements et les accès privés soient revêtus de matériaux perméables. Les aires de stationnement en surface doivent être plantées à raison d’un arbre de haute tige pour 3 places.
• Un coefficient d’espaces verts de pleine terre s’applique aux constructions nouvelles à destination d’habitation (hors secteur OAP). Le coefficient devra être supérieur ou égal à 40%. La surface de
référence utilisée pour le calcul du coefficient est la surface du tènement foncier classé dans la zone constructible. • Un coefficient de non imperméabilisation des sols s’applique aux constructions nouvelles à destination d’habitation (hors secteur OAP). Le coefficient devra être supérieur ou égal à 50%. La surface de référence utilisée pour le calcul du coefficient est la surface du tènement foncier classé dans la zone constructible.
Les parkings, allées et terrasses sont pris en compte si les matériaux utilisés sont imperméables.
1AU 2.5 ‐ Stationnement
Destination de la construction
Logement et hébergement
A 2.3.1 Généralités
Pour rappel, le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales (article R 111‐27 du Code de l’Urbanisme).
Toute construction doit être conçue et implantée de manière à préserver le caractère du secteur ou du site sur lequel est édifié le projet, et dans l’objectif précis de participer à la définition du paysage construit des espaces considérés. L'intégration des constructions au paysage et aux motifs qui le composent, par leur volumétrie, leur aspect extérieur, leurs matériaux et leur implantation doit être particulièrement recherchée.
Les expressions d'une architecture régionale importée, incongrues dans le paysage communal sont interdites. (mas provençal, chalet savoyard, maison normande, …)
• Les constructions nouvelles et réhabilitations doivent respecter des volumes simples (parallélépipèdes), soigneusement implantés. Tout en faisant place à la création architecturale contemporaine, leur conception doit s’appuyer sur la culture architecturale vernaculaire, paysagère et urbaine du lieu, en favorisant des principes bioclimatiques.
• Les adjonctions et constructions annexes doivent former, avec le bâtiment principal, une unité d’aspect architectural. Les volumes sont simples, adaptés à la parcelle et respectent l’échelle des constructions environnantes. Le volume des annexes doit respecter l’échelle et la proportion de la construction principale.
• Les constructions doivent s’adapter au relief du terrain. Tout bouleversement important du relief naturel est interdit. Leur composition et leur accès doivent être réfléchis de manière à minimiser les travaux de terrassement.
• Les constructions à destination d’équipements d’intérêts collectifs ou de service public devront tenir compte de ces dispositions générales. Elles ne sont pas soumises aux prescriptions des paragraphes suivants.
Pour les éléments concernés par un repérage patrimonial sur le règlement graphique, il convient de se référer, en fin de règlement, à la "Fiche n°1 : dispositions relatives à la préservation du patrimoine".
A 2.3.2 Caractéristiques architecturales des constructions à usage agricole
Les matériaux et couleurs utilisés devront s’harmoniser avec les éléments du voisinage (paysages environnants) et donc s’inscrire dans la même gamme de teintes (beiges, ocres, terre) et dans la même tonalité.
L’emploi à nu de matériaux fabriqués en vue d’être recouverts d’un parement ou enduit (briques, moellons de ciment creux...) est interdit sur les façades extérieures.
La pente des toitures devra être supérieure à 20%.
A 2.3.3 Caractéristiques architecturales des constructions à usage d'habitation : Dispositions particulières
En outre, les dispositions suivantes s’appliquent aux bâtiments d’intérêt patrimonial repérés dans le plan de zonage, au titre du L151‐19 du CU :
Lorsqu'un projet est délibérément de nature à modifier fortement le site existant ou à créer un nouveau paysage, l'aspect des constructions peut être apprécié selon des critères plus généraux que ceux détaillés ci‐dessous.
Le demandeur ou l'auteur du projet doit alors justifier de la cohérence, de la recherche architecturale et de la concordance avec le caractère général du site.
Eléments de surface :
Les matériaux de couverture, les enduits, les ouvertures, les menuiseries et huisseries extérieures doivent être déterminés en tenant compte de leur environnement. L'emploi à nu, en parements extérieurs, de matériaux normalement conçus pour être recouverts d'un enduit ou d'un autre type de revêtement est interdit.
Néanmoins, doivent être recouverts d'un enduit tous les matériaux qui par leur nature et par l'usage de la région sont destinés à l'être, tel le béton grossier, les briques, les parpaings agglomérés, etc...
• Les enduits seront d'aspect uni, avec un fini taloché ou gratté. Les couleurs recherchées sont dans les tons de la pierre, des gris chauds, des sables, des ocres beiges et de la terre.
• La bi‐coloration est autorisée pour mettre en valeur certains éléments architecturaux sans pour autant être trop contrastée.
• D’autres teintes, sans couleurs vives et ou contrastée sont autorisées. Préférer des teintes pastel. Les teintes vives sont interdites
• La mise à nu des façades est autorisée. Les joints s’accorderont en teinte et en aspect avec l’environnement immédiat.
• Les couleurs contrastées, sont autorisées sur les façades, les menuiseries et les portails mais devront s’accorder avec l’environnement urbain et paysager, sauf les bâtiments anciens selon l’art L151 du code de l’urbanisme.
• Le noir (RAL 9005) et le blanc pur (RAL 9010) sont interdits. • Les teintes vives sont interdites pour les menuiseries (jaune, rouge, etc.…). • Les ouvertures auront des proportions verticales. Les ouvertures aux proportions horizontales, oscillo‐
battantes ou à simple battant sont autorisées dans les anciennes et nouvelles constructions à condition que l'aspect d'ensemble et l'architecture des constructions, installations et de leurs dépendances soient en concordance avec le paysage bâti environnant et le caractère général du site. Si elles sont équipées de volets, les volets persiennes seront privilégiés les autres types de volets sont autorisés à condition qu’ils s’intègrent avec le paysage urbain existant. Les volets roulants devront être dissimulés, encastrés dans l’encadrement de l’ouverture, sauf impossibilité technique ; Dans ce cas ils devront être discrets.
A 2.3.4 Caractéristiques des toitures des constructions à usage d’habitation
• Les toitures doivent comporter au minimum deux pans et respecter une pente supérieure à 50% et s’harmoniser avec les toitures environnantes. Les débords et les égouts de toitures (chéneaux) sont obligatoires. Les débords doivent être supérieurs à 0,60 m.
• Les toitures terrasses sont autorisées. La proportion de la toiture terrasse ne doit pas excéder 20% de l’emprise au sol totale de la construction.
• La pente toiture des annexes n'est pas réglementée. • Dans le cas du prolongement d’une toiture existante, un toit à un pan pourra être admis.
Afin de préserver l’harmonie de l’ensemble urbain : • Les couvertures doivent être réalisées en matériaux ayant l’aspect de la tuile en terre cuite, allant de la teinte rouge au brun. Elles peuvent également être en ardoise ou imitations ardoise. • La couleur noire est autorisée selon l’environnement proche (toits voisins de couleur identique) ; les panachages marqués ; les dessins géométriques sont interdits (toit bourguignons). • Les toits d’aspect tôle ondulée et les bacs aciers sont interdits sauf pour les constructions annexes ainsi que pour les bâtiments industriels ou agricoles ou les extensions contemporaines mesurées • Il est préférable que les couvertures soient laquées mates et d’une couleur soutenue (gris foncé, brun, ocre rouge brûlé...) • Les menuiseries et les structures de vérandas devront avoir une couleur en harmonie avec la façade en évitant les teintes trop vives et trop tranchées. • La pente de toiture, le nombre de pans et la taille des débords ne sont pas réglementés pour les vérandas.
A 2.3.5 Caractéristiques des clôtures
Les clôtures ne sont pas obligatoires. Elles sont soumises à déclaration préalable. Elles doivent être en continuité et en harmonie avec le bâti qu’elles accompagnent ainsi qu’avec le paysage environnant.
Les clôtures implantées dans les zones naturelles ou forestières délimitées par le règlement du plan local d'urbanisme en application de l'article L 151‐9 du code de l'urbanisme ou, à défaut d'un tel règlement, dans les espaces naturels permettent en tout temps la libre circulation des animaux sauvages. Elles sont posées 30 centimètres au‐dessus de la surface du sol, leur hauteur est limitée à 1,20 mètre et elles ne peuvent ni être vulnérantes ni constituer des pièges pour la faune. Ces clôtures sont en matériaux naturels ou traditionnels définis par le schéma régional d'aménagement, de développement durable et d'égalité des territoires prévu à l'article L 4251‐1 du code général des collectivités territoriales
Les haies à feuillages persistants sont autorisées. Elles pourront être d’essences variées afin de rompre avec la monotonie d’essences et de couleurs. Les végétaux invasifs de type bambous et autres sont interdits. Remarques : Les clôtures sont souvent associées à une végétation arbustive ou grimpante. Les essences locales ont l’avantage de bien s’acclimater. Le choix se fait en fonction de la croissance, des feuillages, le parfum des fleurs... Le recours à une proportion d’essences marcescentes, c’est‐à‐dire de plantes à feuillage saisonnier mais qui conservent leurs feuilles mortes aux branches pendant le repos végétatif (hêtre, charme, chêne marcescent...), peut être favorisé par rapport aux plantes persistantes mono spécifiques.
Les murs de pierre identifiés sur les plans au titre du patrimoine doivent être protégés. Il sera toutefois possible de créer dans le linéaire de mur un passage pour les piétons ou les véhicules dans la limite de 3,50 mètres.
Les clôtures doivent avoir une cohérence de conception et de traitement sur toute leur longueur, en harmonie avec le secteur.
Doivent être recouverts d'un enduit tous les matériaux qui par leur nature et par l'usage de la région sont destinés à l'être, tel le béton grossier, les briques, les parpaings agglomérés, etc...
Les couleurs des enduits des murettes et des murs doivent être discrètes, ni trop claires, ni foncées, ni vives.
Dans tous les cas, sont interdits : • les clôtures de type film, toile, canisse. • l’emploi de clôture de matériaux hétéroclites. • l’emploi de plaque de béton.
À proximité des carrefours des voies ouvertes à la circulation publique, la hauteur des clôtures et des haies ne doit pas excéder 0.80 mètre en tout point du triangle de visibilité. Voir § sur les portails.
Pour éviter un effet de « mur vert », les haies végétales mono‐essence à feuillage persistant (thuya, laurier...) sont interdites. Les haies végétales seront constituées d’un mélange d’essences variées à feuillage caduc. En limite de domaine public, il est recommandé de planter la haie à l'extérieur de la clôture. Pour les portails situés sur les accès donnant directement sur la RD 904 ou la RD 105, un recul minimum de 5 mètres par rapport à l’alignement est exigé ; pour des raisons de sécurité sur ces accès à ces routes, les portails présenteront une transparence dans une proportion minimum de 50% de leur surface. S’ils sont motorisés, les portails situés sur les accès donnant sur les voies communales peuvent être implantés dans le prolongement de la clôture. Dans le cas contraire, ils seront implantés avec un recul minimum de 3 mètres. Des exceptions sont possibles pour reprendre les alignements existants.
A 2.3.6 Dispositif pour les énergies renouvelables
Les éléments techniques liés aux installations énergétiques solaires doivent être intégrés dans le plan de la toiture ou sur châssis isolé. Les éléments techniques liés aux installations aérothermiques doivent être intégrés si possible dans la façade, éventuellement dans des ouvrages d’habillage et de dissimulation.
A 2.4 ‐ Traitement environnemental et paysager des espaces non bâtis et abords des constructions
Les surfaces de stationnements et les accès privés seront composés, de préférence, de revêtements perméables. Les aires de stationnement en surface doivent être plantées à raison d’un arbre de haute tige pour 3 places.