Intitulé du document : Valoriser les voies d’accès au jardin avec des plantations buissonnante (Aiguilhe)
Laisser de la place pour les prairies spontanées de bord de route (Aiguilhe)
2.2.4:Performances énergétiques et environnementales :
Pour les constructions neuves et les extensions : les bâtiments devront respecter la règlementation thermique en vigueur lors du dépôt du permis de construire. Pour les rénovations / réhabilitation de bâtiments anciens, il est fortement recommandé de mettre en place des moyens de réduction de la consommation énergétique pour se rapprocher au mieux de la règlementation thermique sur les habitations neuves.
Les constructions devront prendre en compte tout ou partie des objectifs du développement durable et de la préservation de l’environnement suivants, tout en s’inscrivant en harmonie avec le paysage urbain :
- Utiliser si possible les matériaux renouvelables, récupérables, recyclables, - Intégrer des dispositifs de récupération de l’eau de pluie, - Utiliser des énergies renouvelables sous réserve de respecter les réglementations supra communales et de ne pas créer de nuisances pour les riverains, - Orienter les bâtiments pour favoriser la récupération des apports solaires et valoriser la lumière naturelle, - Prendre en compte les ombres portées sur les bâtiments riverains.
2.2.5:Règles différenciées entre rez de chaussée et étages pour prendre en compte le risque inondation :
La commune d’AIGUILHE est couverte par un Plan de prévention du risque inondation lié à la LOIRE, La BORNE, LE DOLAIZON et leurs affluents approuvés le 28/09/2015.L’application stricte des dispositions contenues dans ce document est obligatoire. Chaque parcelle comprise dans le périmètre du PPRI porté au plan de zonage du PLU devra faire l’objet d’une attention particulière. Il devra notamment être vérifié sur quel type de zone (du PPRI) est classée la parcelle. En zone rouge toute nouvelle construction est interdite.
Le règlement spécifique du PPR-i comporte un zonage décrivant 7 types de zones à risque. Il convient notamment de retenir que pour la Zone rouge, l’inconstuctibilité est générale alors que pour la Zone Bleue, la constructibilité sous conditions est la règle générale. L’article 2.1.2 « Autorisations sous conditions » détaille les règles de construction à respecter. L’article 2.2.1 précise toutes les interdictions. L’article 2.2.2 les natures de projet pouvant être autorisés sous conditions et notamment la cote plancher à respecter. L’article 2.3 « Règles de construction applicables en Zone Rouge et Bleue »donne le détail des dispositions à adopter pour des projets postérieurs à la date d’approbation du PPR-i
II.3:Traitement environnemental et paysager des espaces non batis et abords des constructions#
Celui –ci doit contribuer à la qualité du cadre de vie, assurer un équilibre entre les espaces construits et les espaces libres et répondre aux enjeux environnementaux.
2.3.1 : Part minimale de surfaces non imperméabilisées ou éco-aménageables :
Le Coefficient de biotope permet de préserver et réintroduire la nature en ville. En cohérence avec le coefficient d’emprise au sol (CES), la part minimale de surfaces non imperméabilisées en zone UC doit représenter 65 % de la surface totale de la parcelle.
2.3.2 : Obligation en matière de réalisation d’espaces publics et de plantations, d’aires de jeux et de loisirs > Varier la palette végétale:
Arbres d’alignement
Bosquets d’arbres
Arbes isolés
Chêne pédonculé Quercus robur
Chêne rouge Quercus rubra
Tilleul à petites feuilles Tilia cordata
Arbre de Judée Cercis siliquastrum
Copalme d’Amérique Erable champêtre Lquidambar stryracifua Acer campestris
Cerisier à fleur Prunus cerasifera
Arbre au 40 Ecus Gingko biloba
Erable negundo Acer negundo
Copalme d’Amérique Erable sycomore Lquidambar stryracifua Acer pseudoplatanus
Hêtre commun Fagus sylvatica
Erable plane Acer platanoides
Tilleul Tilia platyphyllos
Noyer commun Juglans regia
Frêne commun Fraxinus excelsior
Marronnier
Erable sycomore
Aesculus hippocastanum Acer pseudoplatanus
Sorbier des oiseleurs Sorbus acuparia
Noyer commun Juglans regia
Arbre au 40 Ecus Gingko biloba
Peuplier noir Populus nigra
Prunellier Prunus spinosa
Saule blanc Salix alba
Sorbier des oiseleurs Sorbus acuparia
Aulne glutineux Alnus glutinosa
Tilleul Tilia platyphyllos
A éviter
Les essences suivantes très horticoles sont à éviter : thuyas, lauriers palmes, pyracanthas, cotoneaster, photinias, forsythias, berbéris, eleagnus, escallonias.
Les bambous sont également déconseillés dans les haies car leur développement très rapide (feuillage et racines) les rendent invasifs visà-vis des autres végétaux. A utiliser donc avec parcimonie sur les espaces privés, en limitant systématiquement la zone de développement racinaire par des dispositifs anti-racines.
Liste des végétaux dont la plantation et la multiplication sont interdites sur le territoire national du fait des risques liés au feu bactérien
Pommier à couteau : variétés Abbondanza et James Grieve
Pommier à cidre : variétés Argile rouge, Tardive de la Sarthe, Doux Normandie, Blanc sûr, Peau de Chien
Poirier : variétés Bronstar, Passe-Crassane, Laxton ‘Superb, Durondeau, Madame Ballet Nashi : variétés Kumoi, Nijisseiki
Pommier d’ornement : variété Crittenden
Crataegus (aubépines) : semis de Crataegus, plants de Crataegus issus de semis, à ’exception de ceux destinés au greffage dans les établissements de production la Protection des Végétaux).
Liste des plantes potentiellement invasives sur le coteau de Chosson, à proscrire
Ces plantes sont qualifiées d’invasives lorsqu’elles concurrencent des espèces indigènes ou produisent des changements au sein des écosystèmes. Elles peuvent également causer des problèmes graves à la santé humaine (allergies, toxicité) ou causer des préjudices à certaines activités économiques. Les principales espèces à proscrire, que l’on peut se procurer dans les jardineries ou susceptibles d’être importées pour leur intérêt ornemental, sont les suivantes : - Ailanthus altissima, ailante - Robinia pseudacacia, robinier, faux acacia - Baccharis halimifolia, séneçon en arbre - Buddleja davidii, arbre aux papillons - Cortaderia selloana, herbe de la pampa - Pterocarya fraxinifolia, noyer du caucase
Pour toute plantation de végétaux sensibles, une demande de dérogation doit être faite auprès de la DRAF/SRPV (Service Régional de
Haies bocagères
Haies vives
Végétation basse ou rampante
Aubépine
Noisetier
Crataegus succulenta Corylus avellana
Eglantier Rosa canina
Vigne Vitis vinifera
Prunellier Prunus spinosa
Laurier noble Laurus nobilis
Chèvrefeuille arbustif Lonicera nitida
Hypericum calycinum Millepertuis
Glycine de Chine Wisteria sinensis
Mûrier sauvage Rubus fructicosa
Noyer commun Juglans nigra
Peuplier blanc Populus alba
Lilas Syringa vulgaris
Eglantier Rosa canina
Noisetier Corylus avellana
Pavot d’Orient Papaver orientalis
Hemerocalle Hemerocallis sp.
Prairie fleurie
Prunellier Prunus spinosa
Frêne à fleur Fraxinus ornus
Sureau noir Sambucus nigra
Rosier d’ornement Rosa sp.
Troène d’Europe Ligustrum vulgare
Viorne obier Viburnum opulus
Vigne Vitis vinifera
Chèvrefeuille Lonicera sp.
Sauge Salvia officinalis
En complément
Végétation basse : Ces plantes trouveront leur place entre les bâtiments, dans les allées, à l’avant des bâtiments, dans les zones de retrait imposées. L’objectif est la diversité des espèces, dans un esprit champêtre.
Il pourra s’agir de : - vivaces fleuries : Heuchères, Astilbes, Euphorbes, Geraniums (≠ Pelargoniums), Penstemons, Alchémilles, Campanules, Achillées, Erigerons, Centranthe... - graminées : Calamagrostis, Sesleria, Carex, Pennisteum, Imperata... - bulbes, tubercules : Iris, Crocosmias, Schizostylis...
Pour les grimpantes :
Les plantes grimpantes peuvent être utilisées en accompagnement des clôtures, en habillage de façades, balcons ... : - jasmin étoilé (Trachelospermum jasminoides) - lierre (Ilex sp.) - clématites (Clematis montana…) - houblon (Humulus japonicus) - hortensia grimpant (Hydrangea petiolaris) - bignone (Campsis sp.) - faux jasmin (Solanum jasminoides) - jasmin (Jasminum officinalis) - rosier grimpant (Rosa banksiae, Rosa sp.)
> Maîtriser les limites :
Une diversité de clôtures existe sur le coteau : grillage torsadé, grillage à mouton, brande, panneau, canisse, brise vue en tout genre... Cette caractéristique produit un paysage hétérogène et pas toujours qualitatif. La hauteur des clôtures dépasse souvent la hauteur d’homme et empêche les vues sur les rochers depuis l’espace public.
Clôture simple et esthétique associant échalas et vignes, chemin des Cités à Aiguilhe Clôture de panneaux valorisée et animée par la présence du lierre
Mélange de vigne vierge et de rosier pour habiller grillage et panneau de bois
Clématite montana sur un grillage torsadé
Clôtures
Chaque traitement de limite doit accorder une place au végétal. De D’une façon générale il sera souhaitable d’intégrer les limites manière générale, l’ensemble des dispositifs adoptés pour clôturer dans le traitement paysager des continuités naturelles bordant les les espaces doit être le plus discret possible et doit favoriser les jardins. Cette implantation doit permettre d’accueillir discrètement la profondeurs de vues. C’est un élément qui participe au projet global et clôture au milieu du massif arbustif par exemple, et de confondre à qui ne doit pas entraver la mise en valeur des continuités paysagères. terme le statut des deux espaces. Il faut donc éviter les hauteurs de clôture trop importantes, ne pas dépasser 1,60 m sauf motivation, et ménager des transparences le long des passages vers les jardins privatifs et l’espace public.
Les limites devront autant que possible être traitées de façon unitaire :
- soit par un jeu de dénivelé permettant l’identification de la limite espace public/espace privatif (relief lié aux chambées ou fossé)
- soit par des limites de plain-pied traitées avec des clôtures de moyenne hauteur intégrées dans la végétation.
- Rechercher une homogénéité et une qualité des clôtures et portails
- Préserver au maximum les vues sur le rocher d’Aiguilhe en limitant la hauteur des clôtures à 1,60 m
- Favoriser un accompagnement végétal systématique des clôtures
- Mettre en résonance les limites avec le style architectural de la maison
Recherche intéressante d’unité dans la relation entre portail et maison
Clôture et portail en résonance avec le paysage dans un jeu de couleur et de transparence
Portails et portillons
En cas d’usage d’un portail, il sera obligatoirement implanté après l’accès à la parcelle, hors de la bande de recul de 5 m obligatoire.
Les matériaux autorisés sont uniquement le métal et le bois, en panneaux pleins ou ajourés, en barreaudage ou bardage vertical ou horizontal.
D’autres formes présentant un intérêt dans leur composition pourront être admises. Les géométries doivent respecter une certaine simplicité, sobriété (les portails et portillons avec ornementations types flèches, sculptures, dorures,…, sont à proscrire).
Dans le cas de piliers maçonnés, les matériaux et leur mise en œuvre autorisés sont similaires à ceux des murs enduits des façades bâties.
La hauteur du portail sera identique à celle du muret technique, soit 1,10 m.
2.3.4 : Obligations concernant les installations nécessaires à la gestion des eaux pluviales et de ruissellement
> Concevoir les sols et recueillir l’eau à la parcelle :
L’eau pluviale représente une certaine contrainte sur le coteau de Chosson dans la mesure où les canalisations sont aujourd’hui sousdimensionnées par rapport à la densité de l’habitat. C’est pourquoi il est nécessaire de trouver des solutions pour maîtriser l’eau autrement. Certaines parcelles exemplaires sur le coteau récupèrent l’eau de toiture et infiltre au maximum l’eau dans le sol.
La gestion alternative des eaux de pluie
Avantages
Paysagers :
La gestion alternative des eaux de pluie doit être un principe fondateur de l’aménagement de la parcelle.
Les concepteurs des jardins privés sont donc encouragés à fonder leur projet sur la réponse à ces problématiques : gestion de l’eau «à ciel ouvert» (bassins, zones inondables, noue, dépression...), rétention et infiltration maximale à la parcelle, et rejet du trop-plein lorsque nécessaire (évènements pluvieux importants) dans les noues, avec régulation du débit de fuite par quelque système de batardeau, de digue, de terrasses, etc.).
Economiques :
- économie de fouilles, de tuyaux, d’ouvrages enterrés divers - économie de gestion puisqu’il s’agit d’un entretien normal (et régulier) de jardin (fauche et nettoyage principalement) - alimentation naturelle et gratuite de l’eau, ressource précieuse (qui a tendance à se raréfier), et qui appartient de plein droit au propriétaire du fond sur lequel elle tombe (code civil).
Hydrauliques :
- perméabilité, capacité d’infiltration et ralentissement du ruissellement - dans une noue, large bande enherbée en creux (cf images ci-dessus), la vitesse d’écoulement est trois fois moindre que dans une canalisation - facilité d’accès et d’entretien donc rôle hydraulique mieux préservé - visibilité des dysfonctionnements
- enrichissement du projet paysager en termes de composition, de topographie et de choix botaniques - dimension ludique de certains dispositifs (franchissements, surverses, rigoles...)
Ecologiques :
- évaporation donc amélioration de l’atmosphère du village, et infiltration pour écrêter les débits mais aussi pour préserver la réalimentation naturelle des nappes - valorisation de l’eau pluviale et prise de conscience, pour les citadins, de la nature, du cycle de l’eau - recherche d’une certaine culture de l’eau en la mettant en valeur les jours de pluie.
Ne pas dissimuler l’eau c’est s’en préoccuper.
- Favoriser la récupération d’eau pluviale en toiture
- Varier la gamme de sols poreux pour infiltrer l’eau dans la parcelle
- Respecter les cheminements de l’eau
- Combiner stationnement et sols poreux
- Obtenir un débit de fuite satisfaisant par rapport à la surface de la parcelle et à la porosité du sol