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Rappel des dispositions du Code de l’Urbanisme :
« Le permis de construire peut être refusé ou n'être accordé que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leur dimension ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains, ainsi, qu'à la conservation des perspectives monumentales ».
En l'absence de toute autre disposition mentionnée dans le règlement de chaque zone, les constructions, installations et aménagements de toute nature respectent les prescriptions générales suivantes :
L'ensemble des prescriptions mentionnées ci-dessous n'est pas applicable aux ouvrages techniques d'intérêt public ponctuels ne créant pas de surface de plancher (poteaux, pylônes, etc.…) à condition qu'ils ne portent pas atteinte à la préservation du site et du paysage.
Les recommandations A1-Fiches conseil de l’UDAP04 sont annexées au PLU.
a. Adaptation au terrain
L'implantation, la volumétrie et l'aspect architectural devront être conçus de manière à respecter les caractéristiques naturelles du terrain et du paysage. En particulier, les terrassements seront réduits au minimum et on cherchera à partir d'une analyse soignée du paysage à favoriser leur intégration au site et à l'environnement. Cette analyse devra être jointe à la demande d'autorisation, dans le cadre de la notice descriptive (descriptif du terrain et présentation du projet et les matériaux, les modalités de travaux) réalisée conformément aux dispositions du code de l’urbanisme.
Dans le cas d’un terrain en pente, l’équilibre déblais / remblais devra être recherché et les murs de soutènement devront être limités au maximum afin de réduire l’impact visuel sur le site. Les constructions devront être implantées en accord avec la pente du terrain. Dans le cas d’un terrain plat, les terres de terrassements devront être régalées en pente douce.
b. Hauteur
La hauteur d'une construction est mesurée verticalement entre tout point du sol existant et le point le plus haut de l'égout du toit ou du faîtage. Par sol existant, il faut considérer le terrain initial avant remblais ou le terrain obtenu après déblais.
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c. Toitures
Les toitures seront simples sans décrochements excessifs. La toiture devra être réalisée avec un matériau dont l’aspect s’intègre à l’environnement existant (de couleur bardeaux de bois, ardoises, profile métallique de teinte gris lauze). A toute demande de permis de construire devra être jointe une étude de coloration permettant d'apprécier la cohérence du projet avec le site environnant.
Pour les zones UA, Nh et pour les constructions à valeur patrimoniale inscrites en L151-19, les toitures devront conserver leur aspect existant, la pente et les orientations ne pourront pas être modifiées. Les toitures contemporaines sont autorisées si et seulement si elles s’intègrent dans le contexte environnant, elles devront respecter l’harmonie du secteur.
Pente des toitures : en règle générale, la pente sera parallèle à celle du terrain. Elle sera comprise entre 35 et 100 %, sauf dans le secteur UCa ou les toitures seront à deux pentes latérales à 60° pour les mazots.
Les toitures à un seul pan sont interdites, sauf dans le cas où :
- soit la façade amont de la construction est enterrée ou adossée à un terrain à forte déclivité et où la toiture mono pente dans le sens de la pente du terrain se justifie ;
- soit elles concernent un bâtiment annexe constituant un volume secondaire s'appuyant sur le volume principal.
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d. Façades :
L’emploi à nu des matériaux destinés à être recouverts (briques creuses, parpaings, etc.) est interdit.
Ces matériaux devront être recouverts d’un enduit. Le bardage bois, les habillages en pierre sèche et murs de pierres ou autres produits utilisés couramment dans l’architecture contemporaine sont autorisés dans la mesure où ils s’inscrivent dans un projet architectural cohérent, en adéquation avec son environnement. En cas de constructions jumelées, les volumes sur rue seront fragmentés dans toutes les dimensions de sorte que chaque habitation se définisse comme une entité différente des autres.
Dans les hameaux et pour les constructions à valeur patrimoniale, les constructions nouvelles devront présenter les mêmes caractéristiques de toiture, percements et revêtement de façade que les constructions traditionnelles existantes et en cas de réhabilitation, prendre en compte et mettre en valeur les spécificités et les caractéristiques architecturales et patrimoniales remarquables du bâtiment concerné. L’architecture contemporaine de qualité à sa place en centre ancien ; elle devra prendre en compte l’environnement bâti existant.
e. Menuiseries
Le rythme et la forme des ouvertures seront de préférence à dominante verticale, sauf dérogation pour un parti pris architectural motivé qui s’intègre dans un projet architectural cohérent. Les menuiseries auront un aspect bois, acier, ou aluminium. Les volets roulants, dans la mesure où les caissons sont non visibles depuis l’extérieur, les volets coulissants ou basculants sont autorisés, à l’exclusion des secteurs de protection où ils sont soumis à l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France et des constructions à valeur patrimoniales inscrites en L151-19.
f. Panneaux solaires, climatiseurs, pompes à chaleur et autres éléments techniques
D'une façon générale, les constructions réalisées en adoptant des technologies ou des matériaux innovants favorisant la performance énergétique et les énergies renouvelables sont autorisées à condition d'avoir fait l'objet d'une étude soignée d'intégration dans le site environnant jointe au dossier de demande d'autorisation d'occuper le sol.
Les climatiseurs, pompes à chaleur devront être implantés prioritairement sur les espaces privatifs (cours, jardins…).
Dans le cas où ils seraient disposés en façade donnant sur l’espace public, ils devront être intégrés à la façade et non saillants sur l’emprise publique. S’ils sont posés sur des toitures terrasses, ils devront être intégrés à des éléments d’architecture.
Ces dispositifs techniques devront être conçus, et isolés en tant que de besoin, de manière à ne causer aucune gêne ou nuisance notamment en matière de bruit et d’écoulements pour les résidents des habitations situées à proximité et de l’espace public. Ces travaux sont soumis à déclaration préalable (modification de façade).
Dans le cas où ils seraient disposés en façade donnant sur l’espace public, ils devront être intégrés à la façade et non saillants sur l’emprise publique.
Pour les constructions neuves : les panneaux solaires doivent s’intégrer dans l’épaisseur de la toiture, de sorte à s’apparenter à un châssis de toit, ou doivent avoir une fonction architecturale comme par exemple assurer l’étanchéité d’une partie du toit, servir de brise-soleil ou de garde-corps par exemple
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Pour les constructions existantes : les panneaux solaires doivent dans la mesure du possible s’intégrer dans l’épaisseur de la toiture qui leur sert de support de sorte à s’apparenter à un châssis de toit sauf en cas d’impossibilité technique. Sinon ils doivent être posés parallèlement à la pente du toit. Le matériau devra être anti-réfléchissant et non éblouissant et se conformer aux prescriptions sur le photovoltaïque et le solaire.
g. Clôtures
L'édification d'une clôture est soumise à déclaration préalable en application du Code de l'Urbanisme.
Recommandations et prescriptions applicables dans toutes les zones :
Dans le cadre d'une opération groupée (lotissement, groupe d'habitations), les clôtures devront faire l'objet d'une étude globale jointe à la demande d'autorisation d'occuper le sol, en préalable à leur réalisation immédiate ou différée.
Les clôtures et portails seront d'allure discrète, le portail étant proportionné à la clôture et traité de façon cohérente avec celle-ci.
Les éléments en béton moulés fantaisistes sont interdits.
Recommandations et prescriptions applicables dans toutes les zones, sauf la zone UA dans laquelle seules les dispositions de l'article 8 du règlement de zone s'appliquent :
Les clôtures seront constituées de haies vives ou de grilles, grillages ou tout autre dispositif à claire voie notamment de type palissade, comportant ou non un mur bahut.
Les dimensions du mur bahut ne dépasseront pas 0,50 m de hauteur. La hauteur totale de la clôture ne pourra pas excéder 1,20 m.
h. Interventions en périmètre ABF
Tous les travaux exécutés sur un bâtiment faisant l'objet d'une protection au titre de l'article L. 151-19 du Code de l’Urbanisme doivent être conçus en évitant toute dénaturation des caractéristiques constituant leurs intérêts.
En outre, les projets situés à proximité immédiate des bâtiments ainsi repérés doivent être élaborés dans la perspective d'une mise en valeur de ce patrimoine.
i. Interventions sur le bâti ancien
Toute intervention (extension ou réhabilitation) sur une construction existante devra être réalisée en harmonie avec le bâtiment initial, tant du point de vue architectural que de l’aspect des matériaux, avec les mêmes teintes, les mêmes pentes, et matériaux de toiture, … Toutefois, d’autres teintes et matériaux pourront être mis en œuvre s’ils sont justifiés par une recherche et création architecturale intégrés au site et à l’environnement naturel et bâti.
Lors des modifications et réhabilitations, les volumes, le mode de construction, les matériaux, les couleurs et les caractéristiques constituant l'intérêt du bâti ancien (fermes et granges isolées ou hameaux) sont respectés.
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Toute intervention en façade (ravalement) ou toiture (modification de l'aspect extérieur d'un bâtiment) doit faire l'objet d'une demande d'autorisation déposée à la mairie.
Une attention particulière est portée aux façades des nouvelles constructions en continuité du bâti ancien.
j. Rapport entre l'espace privé et l'espace public
Le projet architectural et paysager gérera la transition entre l'espace privé et l’espace public. Il assurera et renforcera les caractéristiques urbaines pour les zones U et AU et les caractéristiques rurales et naturelles pour les zones A et N. Les limites de domanialité seront lisibles et matérialisées (bâti, clôture, matériaux, revêtement de sol…) L’espace privé, visible depuis le domaine public, devra recevoir un traitement de qualité et permettra d’assurer la lisibilité des accès aux entrées, aux locaux communs et aux stationnements, qui seront traités en espace paysager.
Article 15 – implantation des constructions#
a. Implantation des constructions par rapport aux voies et emprises publiques
L'adaptation, le changement de destination, la réfection ou l'extension de constructions existantes ne respectant pas la règle de recul définie dans chaque règlement de zone sont possibles à condition de ne pas diminuer le recul existant.
L’implantation des constructions par rapport à l’axe des routes départementales sera de :
- 35 m de l’axe de la RD908 hors agglomération, en agglomération le recul est de 10 m de l’axe de la RD908
- 15 m de l’axe de la RD226, l’ancienne RD126 et la RD26
Cette disposition ne s’applique pas aux constructions et aux installations techniques de services publics
b. Implantation des constructions par rapport aux limites séparatives
Principe général : les constructions devront être implantées à une distance comptée horizontalement
(L) de tout point (y(A) ou z(A)) de la construction à édifier (A) au point le plus proche x(S) de la limite séparative (S), au moins égale à la moitié de la différence d'altitude entre ces deux points, sans être inférieure à x mètres
Point le plus proche de la limite séparative = x(S)
Tout point de A = y(A) ou z(A)
Résultats d'application :
- L1 ≥ . H1 H1 = altitude de y(A) - altitude de x(S)
- L2 ≥ . H2 H2 = altitude de z(A) - altitude de x(S)
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Si la limite séparative constituée par un ravin :
Dans le cas où la limite séparative est constituée par un ravin, les constructions devront être implantées à une distance comptée horizontalement de tout point de la construction à édifier au point le plus proche de la berge du ravin, au moins égale à :
- 5 mètres.
- 6 mètres sur les zones du Sarret et du Seignus Haut
- 10 mètres sur les zones A et N.
Les ouvrages techniques d'intérêt public sont implantés soit :
- sur la limite séparative ;
- à une distance comptée horizontalement de tout point de la construction à édifier au point le plus proche de la limite séparative, au moins égale à 0,50 mètre.
c. Implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur une même propriété
- L’implantation est libre, toutefois on veillera à préserver l’ensoleillement des constructions existantes et de celles prévues.
- Les choix d’implantation des constructions devront permettre de limiter les effets d’ombres portée d’un bâtiment sur l’autre.
L’implantation des annexes (garages, remises, ateliers, locaux techniques, etc.…) et l’implantation des piscines et des locaux liés à leur fonctionnement et à leur utilisation seront définis par les règles de zones.