Rubrique N 1Usages et affectations des sols interdits ou soumis à conditions
Intitulé du document : N1 – DESTINATION DES CONSTRUCTIONS, USAGES DES SOLS ET NATURE D’ACTIVITE
La zone N (naturelle) est une zone de protection des espaces naturels, elle vise à conserver les richesses environnementales des lieux, pour des raisons d’exposition aux risques, d’enjeux de paysage ou de préservation de la biodiversité. Elle prend également en compte les exploitations forestières et assure le maintien et le développement de ces activités.
La zone est touchée par le PPRI dont le règlement annexé au PLUi s’impose au présent règlement.
N1.1 Destinations et sous-destinations
Les destinations et sous-destinations autorisées et interdites en zone Naturelle sont indiquées à travers le tableau suivant.
Les constructions autorisées sous conditions doivent respecter les dispositions du 1.2 du présent règlement.
Toute règle qui serait contraire à l’application d’un PPRi approuvé ne pourra être appliquée.
En sus des dispositions applicables à travers le présent règlement, tout projet devra également respecter les règles émises par les servitudes d’utilité publique appliquées sur le territoire intercommunal.
Code de l’Urbanisme, et qui ne sont pas liés à des travaux d’aménagement ou de construction ;
- Les dépôts de ferrailles, de matériaux combustibles solides ou liquides, les entreprises de stockage ou de cassage de véhicules ou de matériaux de récupération ;
- L’aménagement de terrains de camping ou d’aires de stationnement permanent des caravanes isolées ou groupées ;
- Les garages collectifs de caravanes ;
- Les aires de stationnement ouvertes au public.
Sont également interdits en zone N :
- L’ouverture et l’exploitation de carrières, les affouillements et les exhaussements du sol naturel, qui sont soumis au régime de la déclaration préalable au titre de l’article R.421-23 du
Sous-destinations
Autorisation
Zone n
Autorisation sous condition
Interdiction
Exploitation agricole et forestière
Exploitation agricole Exploitation forestière
X X · Habitation · Logement Hébergement · X X · Artisanat et commerce de détail · X · Restauration · X · Commerce de gros · X · Commerce et activités de service
Activités de services où s’effectue l’accueil d’une clientèle
X · Cinéma · X · Hôtels · X · Autres hébergements touristiques · X
Equipements d’intérêt collectif et services publics
Locaux et bureaux accueillant du public des administrations publiques et assimilés
Locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilés
X X · X · Salles d’art et de spectacles · X · Equipements sportifs · X · Lieux de culte · X
Autres équipements recevant du public
X · Industrie · X · Entrepôt · X
Autres activités des secteurs secondaire et tertiaire
Bureau · X · Centre de congrès et d’exposition · X · Cuisine dédiée à la vente en ligne · X
N1.2 Interdiction et limitation de certains usages et affectations des sols, constructions et activités
Pour les exploitations agricoles
Les constructions autorisées sous condition sont :
- La réhabilitation de bâtiments existants à la date d’approbation du PLUi ;
- Les serres directement liées aux exploitations agricoles ou forestières et qui ne dépassent pas 700 m² d’emprise au sol. La réalisation d’une dalle béton ou dispositif équivalent conduisant à une imperméabilisation irréversible du sol est interdite.
- Les abris pour animaux sont autorisés dans la zone et constituent des annexes, dès lors qu’il ne s’agit pas de constructions dont la vocation est principalement agricole. Ces abris doivent être démontables et permettre à retour à l’état initial du site (pas de dalles de béton…).
Pour le logement et leurs annexes
Seules les extensions, la réhabilitation et les annexes associées aux constructions existantes à la date d’approbation du PLUi sont autorisées.
L’extension de logement existant (lié à une exploitation agricole ou non) doit se faire de manière mesurée et ne pas dépasser 30% de l’emprise au sol de ladite construction ou 50 m² de surface de plancher à compter de la date d’approbation du PLUi. L’extension maximale autorisée correspond à l’application de la règle la plus favorable des deux.
La création d’annexe est autorisée sous réserve :
- D’être implantée à moins de 20 mètres de la construction principale à laquelle elle se rattache.
- De respecter une surface d’emprise au sol cumulée de 40 m² d’annexe par unité foncière en plus des surfaces d’annexes existantes à compter de la date d’approbation du PLUi (hors piscines et les équipements d’entretiens liés).
Pour les équipements d’intérêt collectif et services publics
Les locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilées sont autorisés sous réserve de leur compatibilité avec le respect des paysages et le maintien du caractère naturel de la zone.
Pour les lignes électriques HTB
Les constructions et installations nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif sont autorisées dans l’ensemble de la zone, sous-secteurs compris et que les travaux de maintenance ou de modification de ces ouvrages sont donc également autorisés pour des exigences fonctionnelles et/ou techniques.
Les règles de prospect et d’implantation ne sont pas applicables aux lignes de transport d’électricité « HTB » faisant l’objet d’un report dans les documents graphiques et mentionnés dans la liste des servitudes.
Les exhaussements et affouillements de sol sont autorisés pour les constructions et installations nécessaires au fonctionnement des services publics.
Pour les ouvrages de transport de gaz
Des canalisations de transport de gaz exploitées par NaTran traversent certaines parties du territoire communal. À ce titre, des servitudes d’utilité publique s’appliquent.
La servitude d’implantation I3 impose une zone non aedificandi et non sylvandi au droit des ouvrages. Dans cette emprise, sont interdites toutes constructions, plantations d’arbres ou travaux susceptibles de porter atteinte à la sécurité ou à l’intégrité de la canalisation.
Les servitudes d’utilité publique I1 relatives à la maîtrise de l’urbanisation autour des canalisations de transport de gaz doivent également être prises en compte. Tout projet situé dans les zones d’effets définies autour des ouvrages devra faire l’objet d’une analyse de compatibilité au regard des risques technologiques liés à la présence de la canalisation.
Conformément à l’article R. 555-30-1 du Code de l’environnement, toute demande de permis de construire, permis d’aménager ou certificat d’urbanisme opérationnel concernant un projet situé dans les zones d’effets d’une canalisation devra faire l’objet d’une information préalable de NaTran.
Par ailleurs, les travaux réalisés à proximité des réseaux doivent respecter la réglementation anti-endommagement des réseaux. Les maîtres d’ouvrage et entreprises ont l’obligation de procéder aux Déclarations de Travaux (DT) et Déclarations d’Intention de Commencement de Travaux (DICT) via le Guichet Unique des réseaux : www.reseaux-et-canalisations.gouv.fr.
Les informations relatives à ces obligations figurent au sein du document d’annexe (4B) du PLUi.
Les changements de destination sont interdits au sein des zones d’effets.
Pour les autres sous-destinations autorisées sous conditions
L’implantation d’un bâtiment, hors annexe de moins de 20m², ne pourra se faire à moins de 30 mètres d’une lisière boisée.
Les bâtiments identifiés au plan de zonage au titre de l’article L.151-11, 2° du Code de l’urbanisme peuvent faire l’objet d’un changement de destination pour l’une des sous-destinations autorisées (avec ou sans conditions) au 1.1 du présent règlement de la zone naturelle, sous réserve de leur compatibilité avec le maintien du caractère agricole, naturel ou forestier de la zone et que celui-ci ne porte pas atteinte à la sauvegarde des espaces agricoles et des paysages.
Les constructions légères et démontables d’abris pour animaux sont autorisées, sous conditions :
- D’être implantées au plus près des limites du tènement et à 50 minimum des zones U et AU repérées sur plan,
- D’être réversibles, sans fondation et intégrées au paysage,
- D’avoir au moins un côté ouvert et sans porte,
- D’avoir une emprise au sol maximale de 20 m² et une hauteur maximale de 3 m,
- De ne pas générer de nouveaux besoins ou extensions des réseaux publics.