Intitulé du document : 2.2. Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère
Article 11 : Aspect extérieur des constructions#
Chaque construction, indépendamment de sa nature, de sa fonction et de sa destination, devra, pour son expression architecturale et son aspect extérieur, s'inscrire harmonieusement dans les paysages communaux. Ceci n’exclut pas les constructions d’architecture contemporaine ou les constructions employant des techniques ou des matériaux d'intérêt environnemental (en application des dispositions de l'article L111-16 du Code de l'urbanisme) dès lors qu’elles justifient de leur bonne insertion dans l’environnement bâti.
Nonobstant les règles relatives à l'aspect extérieur des constructions des plans locaux d'urbanisme, des plans d'occupation des sols, des plans d'aménagement de zone et des règlements des lotissements, le
. Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère
Article 11 : Aspect extérieur des constructions#
Chaque construction, indépendamment de sa nature, de sa fonction et de sa destination, devra, pour son expression architecturale et son aspect extérieur, s'inscrire harmonieusement dans les paysages communaux. Ceci n’exclut pas les constructions d’architecture contemporaine ou les constructions employant des techniques ou des matériaux d'intérêt environnemental (en application des dispositions de l'article L111-16 du Code de l'urbanisme) dès lors qu’elles justifient de leur bonne insertion dans l’environnement bâti.
Nonobstant les règles relatives à l'aspect extérieur des constructions des plans locaux d'urbanisme, des plans d'occupation des sols, des plans d'aménagement de zone et des règlements des lotissements, le permis de construire ou d'aménager ou la décision prise sur une déclaration préalable ne peut s'opposer à l'utilisation de matériaux renouvelables ou de matériaux ou procédés de construction permettant d'éviter l'émission de gaz à effet de serre, à l'installation de dispositifs favorisant la retenue des eaux pluviales ou la production d'énergie renouvelable, y compris lorsque ces dispositifs sont installés sur les ombrières des aires de stationnement. Le permis de construire ou d'aménager ou la décision prise sur une déclaration préalable peut néanmoins comporter des prescriptions destinées à assurer la bonne intégration architecturale du projet dans le bâti existant et dans le milieu environnant. La liste des dispositifs, procédés de construction et matériaux concernés est fixée par décret.
A) Prescriptions générales
De manière générale, les constructions, par leur situation, leurs dimensions, leur architecture ou leur aspect extérieur ne doivent pas être de nature à porter atteinte :
- Au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants, - Aux sites, - Aux paysages naturels et urbains, - A la conservation des perspectives monumentales.
Au sein de la zone UX, les constructions neuves font l’objet d’une réflexion permettant d’assurer la qualité de leur insertion dans leur environnement bâti et naturel. Le traitement des façades, des toitures, des clôtures et du mobilier urbain et éclairage s’inscrit dans une composition d’ensemble permettant de garantir le respect des paysages bâtis comme naturels, tout en s’inscrivant dans une démarche de qualité environnementale.
Cependant, des éléments de facture contemporaine de qualité peuvent être utilisés, notamment dans le cadre d'extension, si ceux-ci :
- permettent de garder la lecture du bâtiment originel sans le dénaturer, - permettent de répondre aux enjeux environnementaux et de sobriété énergétique du bâti.
B) Traitement des façades, matériaux et couleurs des constructions
Enduits, matériaux, revêtements :
Sont interdits :
- L’emploi à nu de matériaux destinés à être recouverts (carreaux de plâtre, briques creuses, parpaings, etc.).
- L’emploi de la tôle brute ou galvanisée, non peinte en usine, en façade et en toiture.
L’utilisation de bois, de matériaux innovants ou de dispositifs particuliers liés à la mise en œuvre d’une démarche environnementale est autorisée.
Couleur :
L’usage de la couleur blanc pur (teinte de la gamme de RAL 9010) en tant que teinte principale du bâti est interdit hors détails architecturaux ou éléments de modénature.
L’usage de couleurs claires à albédo élevé doit cependant être privilégié dans une démarche environnementale.
Ouvertures et menuiseries extérieures :
Tout projet devra intégrer une réflexion sur les ouvertures et la manière dont elles jouent un rôle prépondérant dans l’agencement et le rythme des façades. Dans ce cadre, la diversité de formes et de proportion est à limiter.
Restauration de l’existant, extensions et annexes :
Lors de l’extension ou du réaménagement de bâtiments existants, les modifications de l’aspect extérieur doivent être réalisées en accord avec l’existant et s’inscrire dans une composition d’ensemble.
Les extensions et les annexes (garages, boxes, locaux techniques, etc.) des constructions existantes doivent être construites avec des matériaux en harmonie avec ceux du bâtiment principal Le bois peut être utilisé.
C) Toitures et ouvertures de toit Dispositions générales#
La couverture des toitures doit permettre à la construction de s’intégrer dans l’environnement communal. Elle doit présenter une simplicité de volume, une unité de conception et s’inscrire dans une composition d’ensemble, en tenant compte notamment de l’ordonnancement de la façade.
Lors de l’extension ou du réaménagement de bâtiments existants, les modifications de l’aspect des toitures doivent être réalisées en accord avec l’existant et s’inscrire dans une composition d’ensemble.
Des dispositions différentes peuvent être acceptées de manière dérogatoire si la composition architecturale et la configuration du projet le nécessitent.
Formes et revêtements des toitures :
La réalisation de toitures-terrasses et/ou de faibles pentes (< 7°) est autorisée.
La pose de toitures végétalisées ou retenant les eaux pluviales, qui permettent de limiter ou d’éviter des émissions de gaz à effet de serre ou qui visent une économie des ressources naturelles, est autorisée.
Ouvertures de toit :
Les verrières et les puits de lumière sont autorisés.
Capteurs solaires
Se reporter à l’article 13.
D) Clôtures, sauf dispositions contraires liées au PPRL du Bessin
Règles générales
De manière générale, les clôtures doivent présenter une simplicité d’aspect et recevoir un traitement de finition en accord avec la construction principale et son environnement.
Sont à privilégier les haies vives doublées ou non d’un grillage. Elles devront être composées d’au minimum trois essences végétales.
Les haies bocagères identifiées au règlement graphique supprimées doivent être remplacées.
Sont interdits :
- L’emploi à nu des éléments destinés à être enduits ; - Les plaques bétons non enduites ; - Les haies monospécifiques ; - Les haies de résineux (thuya) ou d’essences invasives et/ou à pousse rapide (laurier palme, bambous, etc.).
Les murs et clôtures doivent prévoir des aménagements permettant le passage de la petite faune au niveau du sol (ouvertures dans les murs et murets, clôtures surélevées).
Schéma illustratif des types de clôtures permettant la circulation de la petite faune :
Le long des berges des cours d’eau, en cas d’édification de clôtures, il s’agira de conserver un retrait suffisant permettant l’entretien de celles-ci.
Clôtures sur rue
Les clôtures sur rue ne sont pas obligatoires.
La hauteur des clôtures sur rue ou en limite de voies privées ne peut excéder 2,50 mètres. Le cas échéant, elles peuvent s’aligner sur la hauteur des clôtures limitrophes existantes.
Elles doivent se présenter sous forme : - De haies vives, - De grillage sans dispositif intégré (lamelles) doublée ou non d’une haie vive. Dans ce cadre, la haie devra être d’une hauteur supérieure.
Les piliers sont autorisés pour encadrer les portails et les portillons. Les portails et portillons seront en harmonie avec la clôture.
Clôtures en limites séparatives
La hauteur des clôtures en limites séparatives ne peut excéder 2,50 mètres. Le cas échéant, elles peuvent s’aligner sur la hauteur des clôtures limitrophes existantes.
Elles doivent se présenter sous forme : - De haies vives - De murs-bahut d’une hauteur de 90 cm maximum, surmonté ou non d’une grille, d’un dispositif à claire-voie ou persienné et/ou doublé d’une haie vive. - De grilles ou grillages sans dispositif intégré (lamelles), doublés ou non d’une haie vive. Dans ce cadre, la haie devra être d’une hauteur supérieure.
Franges agricoles et naturelles
En limite de zones naturelles (N) ou agricoles (A), les clôtures doivent être constituées de grillages doublés de haies indigènes, en particulier celles poussant spontanément sur le site.
E) Eléments techniques
Sauf impossibilité techniques démontrée :
- Les composteurs, les pompes à chaleurs, les citernes, les espaces de stockages des conteneurs à déchets et les récupérateurs d’eau doivent être dissimulés de la voie publique.
- Les antennes satellitaires doivent toujours, être installées de manière à ne pas être visibles du domaine public. Elles doivent dans tous les cas être d’un coloris le plus proche possible des matériaux adjacents (toitures et façades).
- Pour les constructions nouvelles, les compteurs électriques, boîtes aux lettres et autres éléments techniques similaires doivent être intégrés dans la clôture ou en façade. Pour les constructions existantes, une telle intégration doit être favorisée.
Article 12 : Règles relatives aux bâtiments et éléments particuliers protégés#
- Se reporter à la prescription définie dans les dispositions communes à toutes les zones.
Article 13 : Performances énergétiques et environnementales#
Toute construction doit être conforme à la Réglementation Environnementale en vigueur.
- La réalisation de constructions mettant en œuvre des objectifs de performance énergétique élevés ainsi que l’installation de dispositifs de production d’énergies renouvelables est encouragée au regard de 3 caractéristiques :
- Une performance énergétique.
- Un impact environnemental positif.
- Une pérennité de la solution retenue.
- L’implantation de ces dispositifs (panneau solaire, pompe à chaleur, etc.) doit être considérée comme un élément de composition architecturale à part entière.
L’installation de tout dispositif individuel de production d’énergie renouvelable est autorisée dès lors qu’il ne nuit ni à la qualité architecturale du projet ni à la qualité urbaine des lieux telle qu’exigée au sein du règlement de la zone.
Elle doit faire l’objet d’une insertion judicieuse dans l’environnement sonore et urbain (teintes de toiture adaptées, masque paysager depuis les voies, zone de recul pour limiter l'incidence du bruit ou des odeurs des installations sur les propriétés voisines, etc.) En cas de travaux d’isolation sur une construction existante, le choix des matériaux privilégie une adaptation au système constructif d’origine et à son esthétique.
Les matériaux ou procédés de construction permettant d'éviter l'émission de gaz à effet de serre ou de favoriser la production d'énergie renouvelable, telle que les panneaux photovoltaïques, sont obligatoires sur les bâtiments commerciaux de plus de 500 m² et sur la moitié de la surface des parkings de plus de 500 m² qui leur sont associés (Article L. 171-4 du code de la construction et de l’habitation).
Afin d’assurer l’intégration de ces matériaux ou procédés de construction dans le milieu environnant et le bâti existant, il est notamment préconisé de recourir à des dispositifs sobres et adaptés à la couleur des toitures environnantes. Concernant la construction neuve à caractère contemporain, l’installation des panneaux solaires sera prise en compte dès la conception du projet. Les panneaux seront considérés comme des éléments d’architecture à part entière.
. Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère
Article 11 : Aspect extérieur des constructions#
Chaque construction, indépendamment de sa nature, de sa fonction et de sa destination, devra, pour son expression architecturale et son aspect extérieur, s'inscrire harmonieusement dans les paysages communaux. Ceci n’exclut pas les constructions d’architecture contemporaine ou les constructions employant des techniques ou des matériaux d'intérêt environnemental (en application des dispositions de l'article L111-16 du Code de l'urbanisme) dès lors qu’elles justifient de leur bonne insertion dans l’environnement bâti.
Nonobstant les règles relatives à l'aspect extérieur des constructions des plans locaux d'urbanisme, des plans d'occupation des sols, des plans d'aménagement de zone et des règlements des lotissements, le permis de construire ou d'aménager ou la décision prise sur une déclaration préalable ne peut s'opposer à l'utilisation de matériaux renouvelables ou de matériaux ou procédés de construction permettant d'éviter l'émission de gaz à effet de serre, à l'installation de dispositifs favorisant la retenue des eaux pluviales ou la production d'énergie renouvelable, y compris lorsque ces dispositifs sont installés sur les ombrières des aires de stationnement. Le permis de construire ou d'aménager ou la décision prise sur une déclaration préalable peut néanmoins comporter des prescriptions destinées à assurer la bonne intégration architecturale du projet dans le bâti existant et dans le milieu environnant. La liste des dispositifs, procédés de construction et matériaux concernés est fixée par décret.
A) Prescriptions générales
De manière générale, les constructions, par leur situation, leurs dimensions, leur architecture ou leur aspect extérieur ne doivent pas être de nature à porter atteinte :
- Au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants, - Aux sites, - Aux paysages naturels ou urbains, - A la conservation des perspectives monumentales.
La réhabilitation ou la modification d’une construction ancienne doit permettre la conservation, l’amélioration et/ou la restitution de ses spécificités architecturales (volumes, percements et matériaux notamment). À cet effet, des dispositions différentes de celles prévues dans les sections B (traitements des façades, matériaux et couleurs des constructions) et C (toitures et ouvertures du toit) pourront être autorisées.
Cependant, des éléments de facture contemporaine de qualité peuvent être utilisés, notamment dans le cadre d'extension, si ceux-ci :
- permettent de garder la lecture du bâtiment originel sans le dénaturer, - permettent de répondre aux enjeux environnementaux et de sobriété énergétique du bâti.
Bien qu'il soit privilégié des constructions faisant appel au vocabulaire architectural traditionnel, des constructions d'architectures contemporaines peuvent être acceptées.
L’ensemble des dispositions suivantes ne s’impose pas aux équipements publics ou d’intérêt collectif, si les conditions d’utilisation ou si des considérations architecturales le justifient.
B) Traitement des façades, matériaux et couleurs des constructions
Enduits, matériaux, revêtements :
De manière générale est privilégiée l’utilisation de matériaux traditionnels (pierre locale) qui s’harmonisent avec les constructions existantes (couleurs beiges, ocrées). L’utilisation de la pierre et des maçonneries enduites est recommandée pour les matériaux de façade.
- L’emploi à nu de matériaux destinés à être recouverts (carreaux de plâtre, briques creuses, parpaings, etc.).
- Pour les constructions dédiées à de « l’Habitat » (R.151-8), l’emploi de la tôle brute ou galvanisée, non peinte en usine, en façade et en toiture.
Les bâtiments à destination d’activités agricoles pourront être réalisés en bardage.
Les matériaux destinés à rester apparents (de type pierre de taille, éléments vitrés, éléments de modénatures, d’encadrement, de bandeau, de chaînage, de corniche…) ne doivent pas être recouverts ou recevoir de mise en peinture. Dans ce cadre, les façades en briques décorées doivent être préservées des enduits et des peintures.
L’usage d’éléments de modénature ou de détails architecturaux peut être mis en valeur par un traitement contrasté.
L’utilisation de bois, de matériaux innovants ou de dispositifs particuliers liés à la mise en œuvre d’une démarche environnementale est autorisée.
Doivent être conservés lisibles, et si nécessaire restaurés : - Les devantures commerciales anciennes en menuiserie ; - La pierre de taille ; - Les éléments décoratifs (modénature, briques d’encadrements de baies, chaînes d’angle, bandeaux et corniches moulurées, décor de briques polychrome, etc.; - Les pans de bois et les remplissages en torchis ou en brique.
Couleur :
De manière générale, il sera privilégié des coloris rappelant les teintes locales, choisies en réflexion avec les constructions existantes.
L’usage de la couleur blanc pur (teinte de la gamme de RAL 9010) en tant que teinte principale du bâti est interdit (hors détails architecturaux ou éléments de modénature).
Dans le cas de bâtiments réalisés en bardage, la teinte utilisée devra permettre au projet de s’intégrer parfaitement au bâti existant et au site.
Ouvertures et menuiseries extérieures :
Tout projet devra intégrer une réflexion sur les ouvertures et la manière dont elles jouent un rôle prépondérant dans l’agencement et le rythme des façades. Dans ce cadre, la diversité de formes et de proportion est à limiter.
L’ajout de volets roulants extérieurs est autorisé, mais devra garantir une cohérence architecturale d’ensemble avec le bâti existant, notamment dans le cas de bâti ancien.
Restauration de l’existant, extensions et annexes :
Lors de l’extension ou du réaménagement de bâtiments existants, les modifications de l’aspect extérieur doivent être réalisées en accord avec l’existant et s’inscrire dans une composition d’ensemble. Néanmoins, dans ce cadre, une écriture moderne pourra être autorisée.
Les extensions et les annexes (garages, boxes, locaux techniques, etc.) des constructions existantes doivent être construites avec des matériaux en harmonie avec ceux du bâtiment principal. Le bois peut être utilisé à condition de respecter le caractère de l’environnement bâti.
Les vérandas sont autorisées si elles s’intègrent par leurs matériaux et formes avec la construction principale. Le volume de cette extension doit être pensé en fonction du volume principal de la construction sur laquelle elle se greffe, soit en s’intégrant dans le volume principal de l’habitation ou des annexes, soit en s’y adossant à la manière d’une dépendance.
Les abris de jardin auront un aspect simple, avec la possibilité d’utiliser le bois pour les façades.
C) Toitures et ouvertures de toit#
Dispositions générales :
La composition des toitures devra permettre à la construction de s'harmoniser avec le tissu environnant en reprenant les formes traditionnelles. S’agissant du bâti à destination d’habitat uniquement, la couverture des toitures doit permettre à la construction de s’intégrer dans l’environnement communal en respectant l’aspect dominant des couvertures existantes. Elle doit présenter une simplicité de volume, une unité de conception et s’inscrire dans une composition d’ensemble, en tenant compte notamment de l’ordonnancement des façades.
Lors de l’extension ou du réaménagement de bâtiments existants, les modifications de l’aspect des toitures et le recours à des châssis de toit ou lucarne doivent être réalisées en accord avec l’existant et s’inscrire dans une composition d’ensemble.
Des dispositions différentes peuvent être acceptées de manière dérogatoire si la composition architecturale et la configuration du projet le nécessitent.
L’ensemble de ces dispositions générales et suivantes ne s’applique pas aux vérandas.
Formes et revêtements des toitures :
Le bâti à destination autre que d’habitat n’est pas réglementé dans cette section.
S’agissant du bâti à destination d’habitat :
- La forme des toitures devra s’inscrire en continuité avec les toitures existantes dans l’environnement immédiat. Pour ce faire, elle présentera une simplicité des formes à deux ou quatre pentes. Lorsque l’implantation se fait en limite séparative, elle pourra ne présenter qu’une seule pente.
- La pente des toitures sera comprise entre 40 et 60°, ou sera identique à celle de la construction à laquelle elle s’adosse. Cette disposition ne s’applique pas lors de l’installation d’un dispositif de production d’énergie renouvelable.
- La réalisation de toitures-terrasses et/ou de faibles pentes (<7°) est autorisée.
- La pose de toitures végétalisées ou retenant les eaux pluviales, qui permettent de limiter ou d’éviter des émissions de gaz à effet de serre ou qui visent une économie des ressources naturelles, est autorisée.
- Sont admises les tuiles et les ardoises. D’autres matériaux peuvent être envisagés sous réserve qu’ils s’intègrent avec cohérence au contexte architectural local. Le choix des couvertures devra également tenir compte des contraintes techniques propres au projet.
- En cas de réfection totale de la toiture, il doit être recherché une harmonie avec les couvertures environnantes, sauf si l’aspect original de la construction est remis en cause par cette harmonisation.
En conséquence, les couvertures d’aspect ondulé, plastique ou fibrociment sont interdites sur le bâti à destination d’habitation, quelle que soit leur teinte.
Ouvertures de toit :
Les châssis de toit doivent être encastrés, sans débord sur le plan de la toiture et présenter un rapport vertical (plus haut que large). Ils doivent avoir un rapport proportionné aux baies de la construction.
L’ajout de volets roulants extérieurs posés sur châssis de toit est autorisé, mais devra garantir une cohérence architecturale d’ensemble avec le bâti existant, notamment dans le cas de bâti ancien.
Les fenêtres de toit doivent : - Ne pas dépasser le format châssis à bâtière traditionnel, - Être intégré dans le plan de toiture dans les constructions anciennes, - Par exception, une ou deux fenêtres de toit de plus grand format peuvent être autorisées sous réserve d’être de bonne composition architecturale.
Les verrières et les puits de lumière sont autorisés.
Capteurs solaires
Se reporter à l’article 13.
D) Clôtures, sauf dispositions contraires liées au PPRL du Bessin
Règles générales
De manière générale, les clôtures doivent présenter une simplicité d’aspect et recevoir un traitement de finition en accord avec la construction principale et son environnement.
Les murs de clôture d’aspect traditionnel, y compris leurs éléments de détail (piliers, grilles et portails), seront préservés et restaurés avec les techniques et matériaux d’origine.
Les haies bocagères identifiées au règlement graphique supprimées doivent être remplacées.
Sont à privilégier :
- Dans les secteurs identifiés sur le règlement graphique « secteur à enjeu patrimonial et architectural » (L151-19), les murs en pierres apparentes jointoyées à la chaux ou les clôtures pleines à condition que celles-ci soient recouvertes d’un enduit ton pierre claire à base de chaux.
- Les haies vives doublées ou non d’un grillage. Les essences végétales locales sont à privilégier. Elles devront être composées d’au minimum trois essences végétales.
Sont interdits :
- L’emploi à nu des éléments destinés à être enduits ; - Les plaques de béton non enduites ; - Les haies monospécifiques ; - Les haies de résineux (thuya) ou d’essences invasives et/ou à pousse rapide (laurier palme, bambous, etc.).
Les murs et clôtures doivent prévoir des aménagements permettant le passage de la petite faune au niveau du sol (ouvertures dans les murs et murets, clôtures surélevées).
Schéma illustratif des types de clôtures permettant la circulation de la petite faune :
Le long des berges des cours d’eau, en cas d’édification de clôtures, il s’agira de conserver un retrait suffisant permettant l’entretien de celles-ci
Clôtures sur rue :
Les clôtures sur rue ne sont pas obligatoires.
En sous-secteur Ax, la hauteur des clôtures sur rue ou en limite de voie privée ne peut excéder 2,50 m.
Lors de l’édification de nouvelles clôtures, celles-ci doivent se présenter sous forme :
- De murs pleins en pierre ou maçonnerie recouverts d’un enduit teinté dans la masse à base de cimen-pierre ou de chaux blanche,
- De murs-bahut, d’une hauteur de 90 cm maximum, surmontés ou non d’une grille, d’un dispositif à claire-voie ou persienné et/ou d’une haie vive. D’une haie vive
- De grilles ou grillages sans lamelles intégrées, doublés ou non d’une haie vive. Dans ce cadre, la plantation de la haie devra être d’une hauteur supérieure.
Les piliers sont autorisés pour encadrer les portails et les portillons. Les portails et portillons seront en harmonie avec la clôture.
Clôtures en limites séparatives :
En sous-secteur Ax, la hauteur des clôtures en limites séparatives ne peut excéder 2,50m.
Lors de l’édification de nouvelles clôtures, celles-ci doivent se présenter sous la forme :
- De haies vives, - De murs pleins en pierre ou maçonnerie recouverte d’un enduit teinté dans la masse à base de ciment-pierre ou de chaux blanche, - De murs bahut, d’une hauteur de 90 cm maximum, surmonté ou non d’une grille, d’un dispositif à claire-voie ou persienné, de panneaux pleins (hors béton) et/ou doublés d’une haie vive - De panneaux pleins (hors béton) sur toute la hauteur des clôtures - De grille ou grillage sans lamelles intégrées, doublée ou non d’une haie vive. Dans ce cadre, la haie devra être d’une hauteur supérieure.
E) Eléments techniques
Sauf impossibilité technique démontrée : - Les composteurs, les pompes à chaleur, les citernes, les espaces de stockage des conteneurs à déchets et les récupérateurs d’eau doivent être dissimulés de la voie publique. - Les antennes satellitaires doivent toujours, être installées de manière à ne pas être visibles du domaine public. Elles doivent dans tous les cas être d’un coloris le plus proche possible des matériaux adjacents (toitures et façades). - Pour les constructions nouvelles, les compteurs électriques, boîtes aux lettres et autres éléments techniques similaires doivent être intégrés dans la clôture ou en façade. Pour les constructions existantes, une telle intégration doit être favorisée.
Article 12 : Règles relatives aux bâtiments et éléments particuliers protégés#
- Se reporter à la prescription définie dans les dispositions communes à toutes les zones.
Article 13 : Performances énergétiques et environnementales#
Toute construction doit être conforme à la Réglementation Environnementale en vigueur.
- La réalisation de constructions mettant en œuvre des objectifs de performance énergétique élevés ainsi que l’installation de dispositifs de production d’énergies renouvelables est encouragée au regard de 3 caractéristiques :
- Une performance énergétique.
- Un impact environnemental positif.
- Une pérennité de la solution retenue.
- L’implantation de ces dispositifs (panneau solaire, pompe à chaleur, etc.) doit être considérée comme un élément de composition architecturale à part entière.
L’installation de tout dispositif individuel de production d’énergie renouvelable est autorisée dès lors qu’il ne nuit ni à la qualité architecturale du projet ni à la qualité urbaine des lieux telle qu’exigée au sein du règlement de la zone.
Elle doit faire l’objet d’une insertion judicieuse dans l’environnement sonore et urbain (teintes de toiture adaptées, masque paysager depuis les voies, zone de recul pour limiter l'incidence du bruit ou des odeurs des installations sur les propriétés voisines, etc.) En cas de travaux d’isolation sur une construction existante, le choix des matériaux privilégie une adaptation au système constructif d’origine et à son esthétique.
L’implantation de panneaux photovoltaïques devra se faire prioritairement de manière à ne pas être visible depuis l’espace public, auquel cas, leur insertion devra être travaillée pour s’intégrer harmonieusement, depuis la rue, dans le paysage et le caractère architectural environnant.