1. · Alimentation en eau potable 2. · Assainissement 3. · Eaux pluviales 4. · Autres réseaux
S’inscrivant dans la philosophie de la loi SRU, le décret offre aux auteurs du règlement, une plus grande liberté dans son contenu, aucune disposition ne revêtant désormais un caractère obligatoire. Si la réglementation est notablement assouplie dans certaines zones, elle se montre également plus ciblée, à la faveur d’une modification des catégories de destinations
2. Les modalités d’entrée en vigueur du décret#
Le décret est entré en vigueur le 1er janvier 2016. Néanmoins, l’article 12 de ce dernier prévoit des modalités d’entrée en vigueur particulières pour certaines dispositions de la partie règlementaire du livre Ier du code de l’urbanisme.
Parmi ces dernières, l’article 12 VI prévoit que les dispositions des anciens articles R. 123-1 à R. 123-14 du Code de l'Urbanisme (dans leur rédaction en vigueur au 31 décembre 2015) relatives au contenu des PLU demeurent applicables aux PLU dont l’élaboration, la révision, la modification ou la mise en compatibilité a été engagée avant le 1er janvier 2016.
Toutefois, dans les cas d’une élaboration ou d’une révision prescrite sur le fondement du I de l’article L. 12313 en vigueur avant le 31 décembre 2015, le conseil communautaire ou le conseil municipal peut décider, par une délibération expresse qui intervient au plus tard lorsque le projet est arrêté, que sera applicable au document l’ensemble des articles R. 151-1 à R. 151-55 du Code de l'Urbanisme relatifs au nouveau contenu des PLU dans leur rédaction en vigueur à compter du 1er janvier 2016.
A noter que dans ces deux hypothèses (élaboration, révision, modification ou mise en comptabilité engagée avant le 1er janvier 2016 et révision « allégée », modification ou mise en compatibilité engagée après le 1er janvier 2016), le décret prévoit que certaines dispositions du livre Ier du code de l’urbanisme dans leur rédaction en vigueur à compter du 1er janvier 2016 leurs sont applicables.
Il s’agit de : - l’article R. 151-1 2° du Code de l'Urbanisme qui prévoit que le rapport de présentation du PLU analyse les capacités de densification et de mutation des espaces bâtis identifiés par le SCOT ainsi que des autres espaces bâtis identifiés par le rapport lui-même - l’article R. 151-4 du Code de l'Urbanisme qui prévoit que le rapport de présentation identifie les indicateurs nécessaires à l’analyse des résultats de l’application du PLU et, le cas échéant, pour le bilan de l’application des dispositions relatives à l’habitat lorsque le PLU tient lieu de programme local de l’habitat (PLH) - l’article R. 151-23 1° du Code de l'Urbanisme qui prévoit que peuvent être autorisées, en zone agricole « A » les constructions et installations nécessaires à l’exploitation agricole ou au stockage et à l’entretien de matériel agricole par les coopératives d’utilisation de matériel agricole agréées au titre de l’article L. 525-1 du code rural et de la pêche maritime, - l’article R. 151-25 1° du Code de l'Urbanisme qui prévoit que peuvent être autorisées en zone naturelle « N » les constructions et installations nécessaires à l’exploitation agricole et forestière, ou au stockage et à l’entretien de matériel agricole par les coopératives d’utilisation de matériel agricole agréées au titre de l’article L. 525-1 du code rural et de la pêche maritime.
La présente révision du Plan Local d'Urbanisme Intercommunal permettant d’étendre le projet du territoire à l’ensemble des communes ayant rejoint la Communauté de Communes , à savoir les 8 communes de l’ex CCRAVH et 4 communes de l’ex CCSOC, prendra en compte les dispositions de la loi ALUR, celles de la loi LAAAF (Loi d’Avenir sur l’Agriculture, l’Alimentation et la Forêt d’octobre 2014) ainsi que les évolutions réglementaires suite aux décrets n°2015-1782 et 1783 en date du 28 décembre 2015.
Comme précisé, le conseil communautaire a la possibilité – bien que la délibération de révision du Plan Local d'Urbanisme Intercommunal soit antérieure à la date du 31 décembre 2015, de poursuivre leur réflexion en faisant application des nouvelles dispositions réglementaires.
Aussi, la révision du Plan Local d'Urbanisme Intercommunal « PLUI v2 » se fait en application des nouvelles dispositions réglementaires relatives à l’écriture du règlement.
3. Tableau de concordance des articles entre l’ancienne et la nouvelle nomenclature#
Ancienne nomenclature · N° · Dénomination · N°
1 Occupations et utilisation des sols interdites#
2 Conditions et utilisations des sols soumises à des 1 conditions particulières#
3 Conditions de desserte par les voies publiques ou privées et accès aux voies ouvertes#
7
au public
4
Conditions de desserte par les réseaux
8
5 Superficie Minimale des#
terrains constructibles
6 Implantations#
des
constructions aux voies et
emprises publiques
7 Implantation#
des
constructions par rapport aux
limites séparatives
8 Implantation#
des 3
constructions les unes par
rapport aux autres sur une
même propriété
9 Emprise au sol des#
constructions
10 Hauteur des constructions#
11 Aspect extérieur#
4
12 Obligations en matière d’aires de stationnement 6#
13 Obligations d’espaces plantations en matière#
libres
et 5
14 Coefficient d’occupation des sols#
16 Obligations en matière d’infrastructures et réseau de communication électronique#
2
Nouvelle nomenclature
Dénomination
Remarques
Interdiction et limitation de certains usages et affectations des sols, constructions et activités
Cet
article
regroupe
maintenant :
- ce qui est interdit,
- ce qui est soumis à conditions et
- ce qui est spécifiques au
regard des risques naturels
Desserte par les voies publiques ou privées
Desserte par les réseaux
Cet article n’existe plus
Volumétrie et implantation des constructions
Qualité architecturale, environnementale paysagère urbaine, et
Gestion du stationnement
Traitement environnemental et paysager des espaces non bâtis et abords des constructions
Ce paragraphe regroupe l’ensemble des éléments relatifs à l’importance et l’implantation de la construction. Il regroupe 6
éléments : les conditions d’implantation par rapport aux voies, aux limites séparatives, aux constructions sur la même
unité foncière, à des cas
particuliers (rivières) et à
l’importance de la construction
(hauteur et emprise au sol)
On retrouve une structure similaire de l’article relatif aux
aspects extérieurs plus des
éléments sur la gestion des
abords.
Cet article est complété des obligations en matière de stationnement des véhicules électriques et des engins non motorisés.
Mixité
sociale
fonctionnelle
On retrouve une partie de cet article dans l’article 8 relatif aux réseaux
Cet article reprend les
et obligations en matière de productions de logements sociaux, de protections des
linéaires commerciaux.
Titre 3#
Intercommunal : PLUI v 2 Règlement
Definition de la zone urbaine#
Il s'agit de l’ensemble bâti de la Communauté de Communes Pays d’Opale. Elle regroupe l’ensemble de la trame bâtie initiale des villes, villages et leurs extensions périphériques ainsi que les enveloppes urbaines cohérentes où l’on retrouve du bâti traditionnel. Sa vocation est mixte : principalement affectée à l’habitat, aux équipements, aux commerces et services. La capacité des équipements publics existants ou en cours de réalisation, permettent d'admettre immédiatement des constructions et des services qui en sont le complément.
Certaines parcelles des zones «U » sont concernées par des obligations diverses ou par des servitudes d'utilité publique liées à : - l'alignement, - la protection des liaisons hertzienne contre les perturbations et les obstacles, - la protection des sites archéologiques.
Les usagers prendront connaissance, des dispositions particulières attachées aux obligations et servitudes et qui s'ajoutent à celles du règlement de zone (Servitudes d’utilité publique, obligations diverses et annexes).
Au sein des zones urbaines, l’application de l’article R.151-21 du code de l’Urbanisme est exclue
Hierarchisation et qualification des zones urbaines#
Différentes zones urbaines sont visibles sur la Communauté de Communes correspondant aux différents tissus bâtis et où les règles de constructibilité sont adaptées à la typologie bâtie, à une morphologie de village et à une identité de territoire :
- Zone UA, zone urbaine mixte, à vocation d’habitat, de services, d’artisanat et de commerces des villes centre de Guînes et Ardres, ainsi que celle des bourgs relais
- Zone UB, zone urbaine mixte, correspondant au centre des villages, où des pôles de vie ont été identifiés,
- Zone UD, zone urbaine de faible densité correspondant aux extensions récentes d’habitat pavillonnaire,
- un sous-secteur UDm, zone urbaine mixte, de faible densité correspondant à l’urbanisation du marais de Guînes
- Zone UE, zone urbaine mixte, à vocation économique, - Un sous-secteur UEt, spécifique à la zone Eurotunnel
- Zone UH, zone urbaine spécifique aux équipements publics
- Zone UJ, zone à vocation économique, destinée à recevoir des activités à caractère industriel, artisanal, ou de services dont la présence peut être gênante au voisinage des habitations.
- Zone UT, zone à vocation touristique, destinée à recevoir des activités à vocation d’hébergement touristique, artisanal, récréatif.
Au titre de l'art. L 151-15 du Code de l'Urbanisme, une trame spécifique identifie au sein des zones urbaines une servitude de mixité sociale où est imposé un pourcentage minimum de 30% de logements aidés. Les Orientations d’Aménagement et de Programmation valant PLH détaillent les répartitions par statut d’occupation.
Concernant la gestion de l’assainissement :
Existence d’un réseau d’assainissement collectif pour les communes suivantes : Guînes, Ardres Balinghem, Brêmes (partiellement), Andres et Licques, Pihen les Guînes, Louches (partiellement), Andres, Saint-Tricat, Peuplingues et Bonningues-lès-Calais.
Réalisation en cours : Campagne-les-Guînes,
Preservation des paysages urbains#
1- Sous réserve de la protection des sites et des paysages, l’utilisation de l’architecture bioclimatique, le recours aux techniques répondant aux notions de développement durable permettant la minimisation des émissions de GES et l’utilisation des énergies renouvelables pour l’approvisionnement des constructions est vivement recommandée. Dans ce cadre et seulement dans ce cadre, il pourra être dérogé aux règles définies au chapitre « dispositions particulières » de l’article 4 qui iraient à l’encontre de cette utilisation.
Les communes d’Ardres, Brêmes, Nielles les Ardres, Hocquinghen, Licques et Hardinghen sont concernées par le périmètre de protection des monuments historiques classés, d'un rayon de 500 mètres, autour :
De la colonne Blanchart dans la forêt de Guînes De l’Eglise saint-Pierre de Nielles les Ardres Du Bastion Condette ou Royal à Ardres, De la Chapelle des Carmes à Ardres De l’Eglise Notre Dame de Grâce à Ardres, de l’Eglise de la Nativité de Notre Dame – Ancienne Abbaye des Prémontrés classée et l’Ancienne Abbaye des prémontrés inscrite à l’Inventaire le 21/09/1983 pour Licques, de la Croix de cimetière inscrite à l’Inventaire la 18/08/1988 pour Hardinghen.
2- Par ailleurs : Les travaux ayant pour effet de modifier ou de supprimer un élément de patrimoine identifié au plan de zonage au titre de l’article L 151-19 du Code de l’Urbanisme sont subordonnés à la délivrance d’une autorisation préalable conformément au Code de l’Urbanisme.
Les éléments naturels existants (haie, fossés, talus, mares, arbres isolés) repérés au plan de zonage au titre du L151-23 doivent être conservés ou en cas d’impossibilité de conservation, remplacés à la hauteur de leur valeur écologique et paysagère. Les aménagements avoisinants devront tenir compte de ces éléments repérés de manière à ne pas leur porter atteinte.
Tout élément naturel repéré à ce titre ne pourra être arraché ou détruit, après autorisation du Maire, que dans les cas suivants : a. Création d'un nouvel accès à la parcelle dans la limite maximale de 6 mètres pour les constructions à usage d’habitation et 10 mètres pour les constructions à usage d’activité (y compris agricole) sous réserve de ne pas porter atteinte à la structure du paysage, b. Création d'un bâtiment nécessitant l'arrachage d'une haie ou d’un alignement d’arbre sous réserve de la plantation, sur une distance équivalente, d'un linéaire de haies d'essences locales rétablissant le maillage bocager, c. Réorganisation du parcellaire nécessitant l'arrachage d’une haie ou d’un alignement d’arbre sous réserve de la plantation, sur une distance équivalente, d'un linéaire de haies d'essences locales,
Toutefois, cette autorisation n’est pas requise lorsque le propriétaire procède à l'enlèvement des arbres dangereux, des chablis et des bois morts.
Le comblement et le busage des fossés est interdit. Toutefois, la mise en place d’un pont tablier est possible, après autorisation du Maire, afin de permettre l’accès à la parcelle (entre la voirie et la parcelle) et entre parcelles, dans la limite d’une largeur de 6 mètres. Cet ouvrage ne devra pas comporter d’éléments en élévation (muret,…).
1 - Une trame spécifique identifie des espaces soumis aux aléas faibles à forts d’inondation soulevés par le Plan de Prévention des Risques d’Inondation de la Vallée de la Hem approuvé le 07/12/2009 pour les communes de Licques, Hocquinghen ainsi que celui de la vallée du Wimereux, approuvé le 06/07/2021 pour la commune de Boursin. Le PPRI pieds de coteaux de wateringue a également été approuvé le 25 mars 2022. Sur ces secteurs, le règlement du PPRI approuvé s’appliquera.
2- Une trame spécifique identifie les secteurs sur lesquels des zones inondées ont été constatées.
3 - Les communes sont concernées par le risque naturel de mouvement de terrain en temps de sécheresse lié au retrait gonflement des sols argileux. Dans les secteurs d’aléa moyen à fort, il est recommandé de réaliser une étude géotechnique afin de déterminer les mesures constructives qui seront à prendre.
« Avant tout engagement de travaux, il convient de consulter un bureau spécialisé en études de sols pour la réalisation d’une étude géotechnique relative à la nature et la portance des sols et qui déterminera les mesures à prendre en compte pour la stabilité et la pérennité de la construction projetée. »
4 - Une trame spécifique identifie les secteurs concernés par la présence de puits de mine autour desquels des zones d'intervention d'un rayon de 15m (pour les puits matérialisés), et de 30m (pour les puits non matérialisés) ont été définie.
Toute nouvelle construction ou tout ouvrage sont interdits dans cette zone qui doit rester accessible depuis la voie publique la plus proche afin de rendre possible la surveillance et éventuellement des interventions pour complément de remblais. Les zones annulaires sont constructibles moyennant certaines précautions (chaînage, joint de glissement, joint de rupture, dalle armée...). Il appartient au maître d'ouvrage, à son architecte ou au maître d'œuvre, de positionner les puits, la zone non aedificandi et les constructions ou ouvrages envisagés sur une carte originale comportant les coordonnées Lambert en vue d'en vérifier leurs positions respectives. A ce titre, les services de la DREAL de Lille, devront être consultés.
Par mesure préventive vis à vis de la présence possible de cavités souterraines, il est recommandé de réaliser une étude géotechnique relative à la recherche de cavités qui permettra de déterminer les mesures constructions qui seront à prendre en compte.
Zone UA, zone urbaine mixte, à vocation d’habitat, de services, d’artisanat et de commerces du centre des villes de Guînes et Ardres ainsi que celle des bourgs relais.
Destination des constructions, usage des sols et natures d’activites#
EN ZONE URBAINE : TOUT CE QUI N’EST PAS INTERDIT OU SOUMIS A CONDITIONS EST AUTORISE.