Eau potable :
Toute construction ou installation doit être raccordée au réseau public de distribution d’eau potable conformément à la réglementation en vigueur, lorsqu’il existe. Toutefois, en l’absence de possibilité réelle de raccordement au réseau public de distribution d’eau potable, une alimentation en eau autonome par captage, puits, forage ou tout autre ouvrage, peut être admise pour les besoins agricoles ou pour l’alimentation humaine, sous réserve du respect des prescriptions de la loi du 30 décembre 2006 sur l’eau et les milieux aquatiques et de la réglementation en vigueur. Néanmoins, les constructions devront être directement raccordées au réseau public de distribution d’eau potable dès sa mise en service.
Eaux usées :
Toute construction ou installation doit être raccordée au réseau public d’assainissement, conformément à la réglementation en vigueur. L’évacuation des eaux usées et des eaux vannes sans les réseaux pluviaux, ainsi que dans les ruisseaux, fossés et caniveaux est interdite. En l'absence de possibilité de raccordement au réseau public d'assainissement, l’assainissement non collectif est autorisé conformément à la réglementation en vigueur et après avis du Service Public d'Assainissement Non Collectif (SPANC). Cet avis du SPANC est également requis pour les extensions de constructions existantes. Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations. Les installations d’assainissement non collectif doivent être implantées à plus de 35 mètres de tout captage d’alimentation en eau potable, à une distance minimale de 5 mètres par rapport aux constructions à usage d’habitation et à une distance minimale de 3 mètres par rapport aux limites séparatives. Eaux pluviales : Les eaux pluviales provenant de toute surface imperméabilisée (telles que toitures et parkings), ainsi que les eaux provenant des piscines, doivent être collectées et dirigées par des canalisations vers les caniveaux, fossés ou réseaux prévus à cet effet. Il pourra être exigé un bassin de rétention ou des tranchées drainantes pour éviter d’aggraver le ruissellement. L'évacuation des eaux pluviales dans le réseau collectif d'assainissement des eaux usées est interdite. Tout aménagement réalisé ne doit pas faire obstacle à l’écoulement des eaux pluviales. Autres réseaux : Les réseaux divers (électricité, téléphonie, télévision…) nécessaires à toute construction ou installation nouvelle doivent être enterrés. Citerne de gaz, gasoil et de récupération des eaux de pluie : Les citernes de gaz seront enterrées. Les citernes de gasoil ou d’eau de pluie seront disposées à l'intérieur des constructions ou enterrées.
ARTICLE N 17 – CONDITIONS DE DESSERTE PAR LES RESEAUX DE COMMUNICATIONS
ELECTRONIQUES Non réglementé
ANNEXES
ANNEXE 1 : DEFINITION D’UNE EXPLOITATION AGRICOLE
Critères de définition de l’exploitation agricole et de la notion de constructions directement nécessaires à son activité
En application des articles L311-1 et L312-1 du Code Rural. L’exploitation agricole, considérée en tant qu’entité de production végétale et/ou animale devra disposer de deux Surfaces Minimales d’Assujettissement (S.M.A.). La SMA est fixée par arrêté préfectoral. Pour les exploitations agricoles dont les types de productions végétales et/ou animales ne disposent pas de surface minimale d’assujettissement, définie par l’arrêté ci-dessus évoqué, les revenus annuels dégagés de l'activité agricole devront être au moins égaux à 1.5 SMIC. Les activités d’agritourisme et de diversification telles que définies par l’article L311-1 du Code Rural pourront être autorisées selon la réglementation en vigueur, à condition qu’elles s’inscrivent dans le prolongement de l’acte de produire, ou qu’elles aient pour support l’exploitation.
Définition de la notion de constructions directement nécessaires à l’exploitation agricole
En zone agricole, peuvent être autorisées les constructions nécessaires à l’exploitation agricole. La preuve de la nécessité de bâtiments ou d’aménagements pour l’exploitation agricole doit donc être apportée dans les dossiers d’autorisation d’urbanisme. Le projet agricole doit y être clairement précisé ainsi que l’activité existante et les bâtiments et matériels actuels déjà à disposition. Des documents supplémentaires aux pièces obligatoires doivent donc être apportés pour prouver cette nécessité et l’existence d’une exploitation agricole répondant à la définition précédente. Exemples de pièces à fournir : - Existence d’une exploitation agricole : attestation de la MSA justifiant que l’exploitation agricole permet d’être bénéficiaire de l’Assurance Maladie des Exploitants Agricoles (AMEXA) en tant que Chef d’Exploitation, avis d’imposition laissant apparaître des revenus agricoles, cartes grises des engins agricoles ... - Taille de l’exploitation agricole : relevé d’exploitation délivré par la MSA prouvant la surface cultivée ou l’importance du cheptel présent, relevé du casier viticole, déclaration de récolte, factures, convention de mise à disposition de foncier (bail à ferme enregistré, convention de pâturage...) - Nécessité des constructions : note de présentation, plan des parcelles cultivées et des bâtiments déjà existants, description de leur usage pour justifier de la nécessité de nouveaux bâtiments et leur localisation par rapport au siège d’exploitation, relevé de propriété…
ANNEXE 2 : INSTALLATIONS ET DEPOTS
Les installations et dépôts visés à l’article 1 - Occupation du sol interdites - du titre II, se définissent comme suit : 1. Toute installation, établie depuis plus de trois mois, susceptible de servir d’abri pour l’habitation,
constituée : -soit par d’anciens véhicules désaffectés ; -par des roulottes ou véhicules dits «caravanes », à moins qu’ils ne soient mis en garage pendant la période de non utilisation ; -soit par des abris précaires en quelque matériau que ce soit.
2. Les dépôts de ferrailles, de déchets tels que pneus usés, chiffons, ordures, véhicules désaffectés, etc., qu’ils soient ou non liés à une activité sauf activités de tri ou de retraitement.
3. Les parcs d’attraction permanents, les stands et parcours de tir par armes à feu, les pistes d’engins motorisés de toute nature.
ANNEXE 3 : MESURE DE LA HAUTEUR
Définitions : Niveau du sol naturel : il se définit comme le niveau du sol avant tous travaux Niveau du sol excavé : il se définit comme le niveau du sol après travaux de déblaiement. Hauteurs H et h du gabarit enveloppe (Cf. croquis ci-après) : Les constructions à édifier s'inscrivent en totalité dans un gabarit défini, à l’aplomb du nu extérieur des façades, par :
- un premier plan horizontal situé à une hauteur H mesurée depuis le niveau du sol naturel ou excavé jusqu'à l’égout des toitures en pente ou à l’arête supérieure de l’acrotère des toitures terrasse (Cf. croquis n°1 e t 2). - à une hauteur h du plan horizontal précédent, un second plan horizontal en contact avec le point le plus haut du faîtage de la couverture ou de la plus haute des superstructures et édicules techniques. Conditions de mesure : • Pour les constructions sur voie ou espace public ou collectif (cf. croquis n°1), la
hauteur se mesure, sur la façade donnant sur ces espaces, à partir du trottoir ou, à défaut, du bombé de la chaussée. Sur les voies en déclivité, la hauteur effective des constructions ne peut dépasser plus de 1m, au point le plus défavorable, de la limite prescrite par le règlement de zone ou de secteur. • Lorsque la couverture d’une construction n’est pas réalisée, en tout ou partie, sous la forme d’une toiture terrasse, ladite couverture ne pourra excéder en aucun point la hauteur maximum (H + h) • La mesure de la hauteur ne tient pas compte de l’accès à un éventuel niveau de stationnement excavé (cf. croquis n°3).
ANNEXE 4 : SCHEMA D'IMPLANTATION DES ANNEXES EN ZONES
AGRICOLES ET NATURELLES
ANNEXE 5 : OBLIGATIONS LEGALES DE DEBROUSSAILLEMENT
ANNEXE 6 : INVENTAIRE DU PATRIMOINE
1. Le château du Reclos
mond de Villeneuve Bargemon, alors propriétaire du domaine, décida de transformer le château en centre de vacances pour enfants. Aujourd’hui, le Reclos accueille des groupes ayant des activités culturelles ou sportives.
Situé au coeur d’un vaste parc d’agrément, le château du Reclos a été édifié à partir de 1696, sur le modèle des pavillons du château de Marly. Il comporte une enceinte constituée par un mur en pierre sèches datant de 1485 et six bassins construits aux 16 ème et 17 ème siècles
Les deux tours ont été rajoutées au 19 ème siècle. Au sortir de la guerre 39-45, le bâtiment ayant perdu sa vocation de résidence familiale, le comte Ray2. La place Moreri et le monument dédié
Louis Moréri, né à Bargemon le 25 mars 1643 et mort à Paris le 10 juillet 1680, est un érudit français. Moréri a fait ses humanités à Draguignan puis sa rhétorique chez les jésuites d’Aixen-Provence avant d’étudier la théologie et d’être ordonné prêtre à Lyon. Un monument lui est dédié sur l’ancienne place de l’Aire, devenue aujourd’hui place Moreri.
Ce monument est situé au centre de la place (ci-contre), place qui a aujourd’hui pour fonction principale un parc public de stationnement (ci-dessous).
3. La fontaine de la mairie
La fontaine dite de la mairie est une des nombreuses fontaines que compte le village de Bargemon. Située devant la mairie qui portait historiquement le nom de Maison Commune, elle est historiquement un lieu de sociabilité à haute valeur symbolique. Elle date de 1805 et est intacte dans son état d’origine. Elle posséde un mélarguier, bassin contigu destiné à abreuver les bêtes ou laver le linge.
4. L’église Saint Etienne
D’après les archives, la construction de l’église Saint Etienne débuta en 1399 et se termina vers 1427. L’église connut des aménagements au cours des siècles et c’est en 1757 que le remaniement des dispositions intérieures les fixa dans leurs proportions actuelles (36 mètres de long, 10 mètres de large et 13 mètres de hauteur). Les deux têtes d’anges en marbre du maître-autel sont attribuées à Pierre Puget.
5. L’ancienne chapelle Saint Etienne
Bâtie en 1650, la chapelle Saint Etienne fermait le cours éponyme, aujourd’hui devenue place Saint Etienne (ou place du marché). Elle a été désaffectée vers 1910 en raison du clocher qui menaçait de s’écrouler. L’édifice servira ensuite de salle de cinéma avant de devenir un entrepôt municipal. Le bâtiment réhabilité a été transformé en musée (musée Honoré Camos, inauguré en 1994).
6. La maison de Boisgelin
Maison de maître et son parc, située rue Jean Jaurès (route de Seillans) et dominant le cours Saint Etienne. Elle présente des volumes intéressants et son parc est un élément de composition paysagère important dans le tissu urbain du village.
La façade Nord, rue Jean Jaurès.
7. Ancien château médiéval & remparts
Les premiers remparts de Bargemon datent du XI ème siècle. Ils mesuraient en moyenne 12 mètres de haut et 1,50 mètres d’épaisseur. Une tour de guet était disposée tous les 10 mètres environs. A droite de l’entrée du Château on peut voir les traces d’une ancienne chapelle. C’était la chapelle du Château et elle était utilisée en période de troubles, lorsque l’église paroissiale, située extra muros, n’était pas sûre. La Porte du Château, située à l’autre coté du Château, est constituée de deux tours accolées.
8. La fontaine de la Poissonnerie
La fontaine de la Poissonnerie date du début du 1er Empire. Son nom, Peïssounarié en provençal, serait une déformation du mot pélissarié, peausserie, car son bassin, démoli depuis, servait, comme celui de la fontaine devant la Mairie, à laver les peaux.
9. La porte de la prison
La porte de la Prison est une des portes historique du village médiéval dans son enceinte fortifiée. Elle est située à proximité immédiate de la mairie et doit son nom au fait qu’à proximité immédiate de cette porte se situait la prison.
10. La chapelle de Montaigu et la tour du Clos
La Chapelle de N.D. de Montaigu, construite entre 1609 et 1634 sous le vocable N.D. de l’Annonciation, est devenue un lieu de pèlerinage. La Tour du Clos, tour de la deuxième enceinte, est ronde, car construite en 1589, au moment ou existait l’artillerie. Elle a été construite pour fortifier la porte Nord de la cité, à l’époque troublée des guerres de religions. Murs enduits, grosses pierres à sa base (système anti-sape), fossé, meurtrières à arquebuse, étaient les défenses de cette tour de plus de 400 ans. Les fortifications du lieu comprenaient la Tour (à gorge ouverte), la Porte du Clos, murailles et fossé. Rare édifice encore debout du 16e siècle, la Tour a été restaurée et transformée en habitation et atelier d’artiste. Toutes les illustrations historiques du présent inventaire sont extraites de l’ouvrage «Bargemon : le passé (re)répresenté»
11. La chapelle de Favas
La chapelle médiévale de Favas est située sur le plan de Favas, en bordure de la RD 19 (route de Montferrat). Elle a été restaurée et présente un bon état de conservation. Elle se situe au coeur d’un espace attractif pour le tourisme (espace naturel sensible de Favas). Toutes les illustrations historiques du présent inventaire sont extraites de l’ouvrage «Bargemon : le passé (re)répresenté»
12. La source de l’Adoux
La source de l’Adoux est située en bordure de la RD 25 (route de Callas). Son site offre un très beau panorama sur le village de Bargemon et il a été historiquement aménagé sous forme d’une aire de repos calme et fraîche.
13. Ancien moulin à plâtre de l’Adoux
L’ancien moulin de l’Adoux est un des ultimes témoignages du passé «industriel» de la commune et de ses platrières qui profitaient de l’eau abondante sur la commune pour assurer leur fonctionnement. Il a aujourd’hui été transformé en maison d’habitation. Toutes les illustrations historiques du présent inventaire sont extraites de l’ouvrage «Bargemon : le passé (re)répresenté»