Intitulé du document : UV 2.2 - QUALITE URBAINE, ARCHITECTURALE, ENVIRONNEMENTALE ET PAYSAGERE
Pour la commune d’Artonne uniquement : la règle suivante s’applique sous réserve des règles définies par le site patrimonial remarquable d’Artonne (la règle la plus stricte entre le SPR et le règlement du PLUi-H s’applique).
1. Règle générale#
Le permis de construire peut être refusé ou n’être accordé que sous réserve de l’observation de prescriptions spéciales si les constructions par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l’aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants, aux sites, et aux paysages naturels et urbains. Les architectures de style ou de caractère empruntés à d’autres régions sont exclues. Les différentes parties d’un bâtiment doivent être traitées de façon homogène. L’emploi à nu des matériaux destinés à être enduits sont interdits.
Les prescriptions définies dans les paragraphes « toitures » et « façades » peuvent ne pas s’appliquer dans les cas suivants, à condition de conserver une harmonie ou pour des raisons d’impératifs techniques :
- Pour les vérandas, pergolas, carport, piscines, serres, à condition de ne pas porter atteinte au cadre bâti et de s’inscrire en harmonie avec le bâtiment existant (l’aspect architectural doit rester sobre) ;
- Pour les ouvrages techniques nécessaires aux services publics et/ou d’intérêt collectif, répondant à des exigences techniques différentes, à condition de disposer d’une intégration convenable dans le paysage urbain ;
- Pour les dispositifs de production d’énergies renouvelables ou les réhabilitations de constructions existantes permettant une meilleure isolation, à condition que ces dispositions ne portent pas atteinte à l’environnement bâti dans lequel elles s’insèrent.
2. Dispositions concernant les caractéristiques architecturales des façades et des toitures#
1. Adaptation du terrain#
Les constructions doivent être étudiées en fonction du relief et adaptées à celui-ci. Les formes du terrain naturel doivent être modifiées le moins possible. Les buttes de terre sont interdites. Les pieds ou crêts de talus ne doivent pas être implantés à moins de 2 mètres des limites séparatives.
2. Toitures#
Reçu en préfecture le 21/01/2026 Publié le
Pour les constructions nouvelles :
La toiture doit être couverte d’aspect tuile ou ardoise et de teinte uniforme.
Les toitures sont à faible pente (inférieures à 50 %).
L’emploi de matériaux blancs, brillants ou réfléchissants est interdit.
Les éléments surajoutés (cheminée notamment) doivent s’intégrer au mieux au volume et à l’aspect de la construction.
Les toitures à une seule pente peuvent être admises pour les annexes et extensions de petite dimension, à condition d’être adossées à une construction.
Un soin particulier est à apporter à la liaison entre le mur et le toit qui constitue un élément fonctionnel et esthétique important.
Les toitures terrasses sont autorisées.
Pour les réfections de toitures : Les corniches en pierre, les génoises et les accessoires traditionnels existant sur la toiture sont conservés et sont restaurés dans les mêmes formes et mêmes proportions. La restitution de motifs historiques (tuiles vernissées par exemple) est autorisée.
3. Façades Pour le bâti ancien Les modifications d’ouvertures ou nouvelles ouvertures doivent permettre de conserver des ouvertures ordonnancées et cohérentes, tout en permettant d’améliorer l’éclairage naturel à l’intérieur du bâtiment. La régularité de rythme et de proportions sur les façades à la trame régulière ne doit pas être perturbée. Les baies vitrées sont toutefois admises. Les façades destinées à être enduites sont recouvertes d’un enduit de teinte et de finition identiques à celle des enduits locaux anciens. Les enduits ne doivent pas détourer grossièrement les pierres de grande taille, mais doivent les encadrer de manière régulière et géométrique. Pour les façades destinées à rester en pierres apparentes, le jointement est réalisé dans les tons sable locaux. Les matériaux utilisés doivent être respirants lorsque les caractéristiques du bâti le permettent. L’isolation par l’extérieur est interdite. Les teintes réfléchissantes, les couleurs vives, trop claires ou trop foncées sont interdits. La suppression des éléments décoratifs originels en façades (moulures, corniches, bandeaux, chaînage d’angle…) est interdite, sauf conditions particulières de dégradation. Les façades en pierre apparentes, non destinées à être enduites, doivent être rejointoyées à joints largement beurrés, à fleur de la pierre. Les teintes vives, blanches, sont proscrites. Les façades polychromes en briques peuvent être préservées et mises en valeur, elles ne doivent pas être recouvertes.
Menuiseries : Les menuiseries doivent s’adapter à la forme des ouvertures. Les menuiseries de teintes blanc pur, noire sont interdites. Les couleurs vives ou saturées sont également interdites.
Ferronneries : Les ferronneries et ouvrages d’art sont à conserver. Les ferronneries de teintes blanc pur, noire sont interdites. Les couleurs vives ou saturées sont également interdites.
Pour les autres constructions :
Reçu en préfecture le 21/01/2026 Publié le
L’aspect des façades et la définition des rythmes des percements et des encadremIeDn:t0s63d-e20b00a7i1e199-20260120-CCPL_2026_02_1-DE tiendra compte du contexte urbain et paysager.
La construction initiale constitue le volume de référence sur lequel l’extension doit respecter les règles de volumétrie et d’aspect pour préserver l’harmonie de l’ensemble de la construction.
Les matériaux et teintes réfléchissants, les couleurs vives, trop claires ou trop foncées sont interdits.
Les solutions mixtes associant des éléments de maçonnerie et des parements en bois sont autorisées.
Les coffrets des volets roulants ou brises vue orientables dépassant en saillie sur la façade sont interdits.
Les enduits doivent être réalisés avec une finition lisse (par exemple taloché ou gratté fin).
Menuiseries : Les menuiseries de teintes blanc pur, noire sont interdites. Les couleurs vives ou saturées sont également interdites.
Ferronneries : Les ferronneries et ouvrages d’art sont à conserver. Les ferronneries de teintes blanc pur, noire sont interdites. Les couleurs vives ou saturées sont également interdites.
4. Eléments techniques Les éléments techniques (antennes, paraboles, sortie de chaudière…) ne doivent pas créer un effet de superstructure surajouté incompatible avec la volumétrie de la construction. Les éléments tels que les climatiseurs et les pompes à chaleur sont interdits sur les façades du bâti ancien perceptibles depuis le domaine public. Pour les autres constructions, ces éléments doivent être évités sur la façade donnant sur la rue. Ils doivent être étudiés de manière à s’intégrer au mieux aux volumes de constructions et au paysage environnant. En cas d’installation sur la façade donnant sur la voie, ces éléments doivent être habillés de façon à les intégrer dans le paysage urbain.
Les équipements nécessaires à l’exploitation des énergies renouvelables et autres ouvrages techniques, tels que les panneaux photovoltaïques ou les capteurs solaires, sont autorisés à condition :
- De ne pas être réfléchissants mais d’aspect mat, - D’être intégrés au versant de toiture ou posés selon la même pente que celle du toit, de forme simple et adaptée à la toiture, en évitant les implantations sur les croupes.
L’installation de panneaux photovoltaïques sur toiture sera privilégiée : - D’un bord à l’autre de la toiture, sur les constructions principales, - Sur l’intégralité d’un pan de toiture, sur les constructions annexes.
Les panneaux solaires et photovoltaïques sont autorisés en façade, à condition de disposer d’une bonne intégration paysagère. Les panneaux solaires et photovoltaïques sont autorisés au sol, dans la limite de 30 m² d’emprise au sol, à condition de ne pas être visible depuis la voie publique. Les ombrières photovoltaïques sont autorisées sous réserve d’être liées à la couverture de places de stationnement.
3. Les clôtures#
Les clôtures doivent être traitées avec le même soin que les façades des bâtiments et ne pas constituer, par leurs matériaux, leur aspect ou leur couleur, des dissonances architecturales avec le cadre environnant. Les murs de clôtures en pierre/d’aspect traditionnel doivent être maintenus et entretenus, avec toutefois la possibilité de modifier ou de créer des ouvertures si besoin.
La hauteur totale des clôtures est limitée à 1,60 m à l’alignement et à 1,80 m en limitPeusbéliéplaerative. En cas de prolongation d’un mur de clôture existant, la hauteur peut être plus importIaDn:t0e6,3-à20c0o0n71d1i9ti9o-2n02d6e01n2e0-pCCasPLê_t2r0e26_02_1-DE plus haute que celle du mur existant.
Les clôtures sont constituées : - D’une haie composée d’au moins 3 essences locales différentes minimum, éventuellement doublée d’un grillage souple, - Ou d’un mur ou muret de soubassement d’une hauteur maximum de 1 m, surmonté d’un grillage, d’un barreaudage ou d’un dispositif à claire-voie, - Ou d’un grillage souple.
En limite des zones A, N ou des éléments constitutifs de la Trame Verte et Bleue, les clôtures sont constituées : - D’une haie composée d’au moins 3 essences locales différentes minimum, éventuellement doublé d’un grillage souple, - Ou d’un grillage, dont les ouvertures permettent le passage de la petite faune, en créant des ouvertures de 10 à 20 cm² par tranche de 15 m de longueur.
4. Dispositions concernant le patrimoine bâti et paysager à protéger au titre de l’article L.151-19 du code de l’urbanisme :
Se reporter à la disposition générale n°13.