En complément de la délimitation des zones urbaines, à urbaniser, agricoles et des zones naturelles et forestières, les documents graphiques comportent également :
Les Espaces Boisés Classés (EBC)
Ce classement interdit tout changement d'affectation ou tout mode d'occupation du sol de nature à compromettre la conservation, la protection ou la création des boisements et des arbres remarquables classés comme tels. Pour ces derniers, les changements de niveau de sol autour du pied de l’arbre (sur une surface correspondant à la projection au sol du houppier de l’arbre) sont interdits.
Nonobstant toute disposition contraire, le classement en espace boisé classé entraîne le rejet de plein droit de la demande d'autorisation de défrichement prévue aux chapitres I et II du titre Ier, livre III du Code Forestier.
La végétation d’arbres ne pourra être abattue, sauf pour renouvellement sanitaire coordonné, dans le cadre d’une rénovation globale ou dans des cas particuliers justifiés par des impératifs majeurs et argumentés par une étude paysagère, urbanistique et architecturale.
Le remplacement des arbres devra être réalisé par des essences de même type que celles des essences d’origine (sauf cas de maladie sur l’essence d’origine).
Les défrichements des terrains boisés non classés dans le PLU sont soumis à autorisation dans les cas prévus par le Code Forestier (notamment dans les massifs de plus de 4 hectares) et quelle qu’en soit leur superficie, dans les bois ayant fait l’objet d’une aide de l’État ou propriété d’une collectivité locale.
Dans la Vienne, l’Arrêté Préfectoral n°2011/DDT/SEB/346 du 25 Mai 2011 fixe les seuils et surfaces pour certaines coupes forestières au titre des articles L.9 et L.10 du Code Forestier.
Propriété boisée gérée suivant un Plan Simple de Gestion (PSG) agréé et en cours de validité
Cas de la coupe
Texte de référence
Formalité
Coupe prévue par le PSG Coupe extraordinaire au PSG Coupe d’urgence
Article L.312-5 du Code Forestier
Articles L.312-5 et R.312-12 du Code Forestier
Articles L.312-5 et R.312-16 du Code Forestier
Pas de formalité
Demande extraordinaire de coupe auprès du CRPF (délai d’instruction de 6 mois) Aviser le CRPF par lettre recommandée au moins 15 jours avant la coupe
Propriété boisée de surface supérieure ou égale à 25 hectares et non dotée d’un PSG
Cas de la coupe
Coupe en forêt placée sous régime d’autorisation administrative (RAA)
Texte de référence
Formalité
Articles L.312-9 et R.312-20 Demande d’autorisation à la DDT (délai
du Code Forestier
d’instruction de 4 mois)
Propriété boisée de surface inférieure à 25 hectares et non dotée d’un PSG volontaire
Cas de la coupe
Coupe de plus de 1 hectare
Coupe dans un espace boisé classé (EBC) en l’absence de PLU Coupe dans une commune où l’élaboration du PLU est prescrite
Coupe en site Natura 2000
Coupe dans un Site inscrit ou Site classé
Texte de référence
Article L.124-5 du Code Forestier et Arrêté Préfectoral n°2011/DDT/SEB/346 du 25 Mai 2011
Articles L.130-1 et R.421-23 du Code de l’Urbanisme
Article L.130-1 du Code de l’Urbanisme
Articles L.414-4 et R.414-19 du Code de l’Environnement et Arrêté Préfectoral n°2011/DDT/SEB/391 du 25 Mai 2011 Articles L.341-1 et L.341-10 du Code de l’Environnement, Article L.642-6 du Code du Patrimoine
Formalité
Demande d’autorisation à la DDT
Déclaration préalable en Mairie Déclaration préalable en Mairie
Évaluation d’incidences Natura 2000 Déclaration ou demande d’autorisation de coupe
À déterminer avec le Service Territorial de l’Architecture et du Patrimoine
Les éléments de paysage à protéger pour des motifs d’ordre culturel, historique ou architectural, au titre de l’Article L.151-19 du Code de l’Urbanisme
Les éléments identifiés au titre de l’article L.151-19 du Code de l’Urbanisme et figurant au plan de zonage doivent être préservés. Les travaux exécutés sur ces éléments, ayant pour effet de les modifier ou de les supprimer, sont soumis à déclaration préalable en Mairie.
Les sentiers piétonniers et chemins de randonnée à conserver ou à créer Les sentiers piétonniers et chemins de randonnée portés au plan doivent être maintenus. Des aménagements peuvent y être autorisés dans la mesure où ils ne compromettent pas la continuité du cheminement.
Les éléments bâtis patrimoniaux
Le bâti patrimonial ne jouissant pas d’une protection au titre des monuments historiques, des sites classés ou sites inscrits a été identifié en vue d'une protection.
Aménagement, restauration, extension : les travaux ayant pour effet de modifier un élément bâti d’intérêt culturel, historique ou architectural repéré aux documents graphiques doivent être précédés d’une déclaration préalable en Mairie.
Ces travaux sont autorisés dès lors qu’ils sont rendus nécessaires pour assurer la sécurité des usagers ou la salubrité des locaux ou qu’ils ne portent pas atteinte à la valeur de ce patrimoine.
Par ailleurs, les extensions seront possibles si elles ne dissimulent pas des éléments essentiels d’architecture et si elles ne mettent pas en péril la lecture de la logique de la composition de l’ensemble du bâtiment.
Démolition : les travaux ayant pour objet de démolir ou de rendre inutilisable tout ou partie de ce patrimoine devront être précédés d’une déclaration préalable en Mairie. La démolition sera autorisée dès lors qu’elle est rendue nécessaire pour assurer la sécurité des usagers ou la salubrité des locaux. En revanche, elle pourra être refusée en fonction de la qualité de la construction et sa situation par rapport au bâti environnant.
Les sites historiques
Un secteur historique, identifié aux documents graphiques du PLU, ne relevant pas de la réglementation sur les monuments historiques, est soumis à des conditions d’aménagement particulières.
Au sein de ce périmètre, toute construction ou opération d’aménagement est conditionnée à la réalisation d’un diagnostic d’archéologie préventive à la charge du pétitionnaire.
Par ailleurs, en application de l’article R.111-27 du Code de l’Urbanisme, « le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales ». Il conviendra ainsi de veiller spécifiquement à l’intégration du projet dans son contexte architectural avoisinant.
Les éléments de paysage à protéger pour des motifs d’ordre écologique, au titre de l’Article L.151-23 du Code de l’Urbanisme
Les éléments identifiés au titre de l’article L.151-23 du Code de l’Urbanisme et figurant au plan de zonage doivent être préservés. Les travaux exécutés sur ces éléments, ayant pour effet de les modifier ou de les supprimer, sont soumis à déclaration préalable en Mairie.
Les haies
Les haies protégées doivent être maintenues et régénérées par des essences adaptées au sol, au climat et au paysage. Les travaux ayant pour effet de détruire ou de porter atteinte à une haie repérée aux documents graphiques du PLU doivent faire l’objet d’une déclaration préalable en Mairie. Cette dernière pourra être refusée ou soumise à des conditions particulières si les travaux sont de nature à porter atteinte à la haie de manière irrémédiable, les principaux critères de décision étant l’état sanitaire des arbres et arbustes, la fonction précise de la haie, la sécurité, la fonctionnalité agricole et la fonctionnalité des accès. Sont autorisés les abattages en cas d’état sanitaire dûment justifié. Sont également autorisés des abattages partiels pour la création d’accès qui s’avéreraient nécessaires. Le remplacement par des essences adaptées au sol, au climat et au paysage, est alors prescrit.
En cas d’arrachage, en tant que mesure compensatoire, une haie devra être plantée dans les mêmes proportions que celle détruite (linéaire équivalent ou supérieur), sur le territoire communal.
Les mares Les mares repérées aux documents graphiques du PLU doivent être maintenues. Les travaux d’entretien et de réhabilitation (curage notamment) sont autorisés. Les travaux ayant pour effet de détruire ou de porter atteinte à une mare (comblement notamment) doivent faire l’objet d’une déclaration préalable en Mairie. Cette dernière pourra être refusée ou soumise à des conditions particulières si les travaux sont de nature à porter atteinte à la mare de manière irrémédiable, les principaux critères de décision étant la fonctionnalité esthétique et/ou écologique.
Les secteurs soumis à Orientation d’Aménagement et de Programmation
Les secteurs soumis à Orientation d’Aménagement et de Programmation, identifiés aux documents graphiques du PLU au titre de l’article R.151-6 du Code de l’Urbanisme, sont soumis à des conditions d’aménagement particulières. Celles-ci sont présentées dans la pièce III du document d’urbanisme : Orientations d’Aménagement et de Programmation.
Les bâtiments situés en zones agricole ou naturelle qui peuvent faire l’objet d’un changement de destination
En application de l’article L.111-3 du Code Rural et de la Pêche Maritime, le principe de distance de réciprocité s’applique en espace rural. Par ailleurs, de nombreux bâtiments sont dispersés dans l’espace rural et n’auront pas les mêmes possibilités d’évolution.
Le changement de destination de bâtiments en habitation par exemple est autorisé à condition :
› que celui-ci ne soit pas préjudiciable au maintien et n’entrave pas le développement des exploitations agricoles situées à proximité selon la règle de réciprocité, dont l’objectif est également de protéger les tiers contre les éventuelles nuisances générées par les activités agricoles ;
› qu’il ne porte pas atteinte à la qualité paysagère du site.
Le changement de destination est soumis, en zone agricole, à l'avis conforme de la Commission Départementale de la Préservation des espaces Agricoles, Naturels et Forestiers prévue à l'article L.112-1-1 du Code Rural et de la Pêche Maritime et, en zone naturelle, à l'avis conforme de la Commission Départementale de la Nature, des Paysages et des Sites.
Seuls sont concernés les bâtiments figurant aux documents graphiques du règlement (étoilage).
Les bâtiments agricoles soumis au Règlement Sanitaire Départemental (RSD)
Sont portés aux documents graphiques du PLU les bâtiments agricoles soumis à cette réglementation, notamment eu égard au périmètre d’éloignement que ceux-ci génèrent respectivement vis-à-vis des habitations, en application de l’article L.111-3 du Code Rural et de la Pêche Maritime et, dans la Vienne, en référence à l’Arrêté Préfectoral n°79-ASS/S452 du 31 Décembre 1979 modifié.
Les périmètres au sein desquels le Règlement Sanitaire Départemental s’applique sont repérés par un trait plein autour des bâtiments agricoles.
Les emplacements réservés
En application de l’article L.151-41 du Code de l’Urbanisme, les documents graphiques du Plan Local d’Urbanisme fixent les emplacements réservés aux voies et ouvrages publics, aux installations d'intérêt général à créer ou à modifier, ainsi qu'aux espaces verts à créer ou à modifier et aux espaces nécessaires aux continuités écologiques.
En annexe aux documents graphiques sont précisés leur destination, leur surface, ainsi que les collectivités, services et organismes publics bénéficiaires.
Les périmètres autour des ouvrages épuratoires
En application de l’article R.151-31-2 du Code de l’Urbanisme, la collectivité prend en compte les nuisances sonores ou olfactives potentielles aux abords des ouvrages épuratoires et décide d’instaurer une zone non-aedificandi de 100 mètres autour de ceux-ci.
Les périmètres au sein desquels un risque ou une nuisance spécifique doit être pris en compte
Les documents graphiques du Plan Local d’Urbanisme repèrent les périmètres au sein desquels est présent un risque constructif lié à la proximité d’une cavité souterraine repérée par le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM).
Ces périmètres font l’objet de prescriptions déterminées par la réglementation afférente.
Les éléments donnés à titre informatif et emportant potentiellement des prescriptions réglementaires
Les espaces à dominante humide La prélocalisation d’espaces à dominante humide, reportée aux documents graphiques du PLU, constitue un indicateur de référence sur la présomption de présence d’une zone humide. Sur ces sites, tout projet d’aménagement ou de construction doit faire l’objet d’études de sols complémentaires afin de déterminer si le contexte pédologique et la morphologie des sols répondent à la définition de « zone humide » telle que définie par l’article R.211-108 du Code de l’Environnement. Une telle étude devra être conforme aux dispositions du Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux applicable sur le territoire communal et peut s’inspirer du Guide de la méthode nationale d’évaluation des fonctions des zones humides édité par l’ONEMA en 2016.
Dans l’hypothèse d’une confirmation de la présence d’une zone humide, les dispositions s’appliquant à sa suppression potentielle et aux mesures compensatoires afférentes sont celles définies par le SDAGE et le(s) SAGE en vigueur sur le territoire communal.