La qualité architecturale ne résulte pas de disposition réglementaire. Il est rappelé que l’article R 111-21 du code de l’urbanisme est d’ordre public, il reste applicable en présence d’un PLU : « Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales. »
1) Implantation et volume :
L’implantation, le volume et les proportions des constructions dans tous leurs éléments doivent être déterminés en tenant compte de l’environnement et en s’y intégrant le mieux possible. Les annexes des habitations, telles que garages, celliers, buanderies ou autres, seront composées autant que possible avec le bâtiment principal et sous le prolongement de son versant de toiture ; dans le cas contraire, la hauteur de celle-ci sera limitée à 2.50 mètres au faîtage.
2) Eléments de surface :
Les matériaux de couverture, les enduits, les ouvertures, les menuiseries et huisseries extérieures doivent être déterminés en tenant compte de leur environnement. Les teintes d’enduits, de menuiserie et de couverture doivent être en harmonie avec leur environnement.
Les façades doivent présenter un aspect : - Soit de pierre apparente - Soit enduite, en respectant le nuancier ci-dessous.
Les coffrets de volets roulants ne doivent dépasser du nu du mur extérieur. Les menuiseries et les ferronneries seront en harmonie avec les enduits et les autres éléments de construction. L’emploi à nu, en parements extérieurs, de matériaux normalement conçus pour être recouverts d’un enduit ou d’un type de revêtement est interdit.
Dans le secteur UAa et à proximité des éléments repérés au titre de l’article L123-1-5 7°, les annexes devront être traitées avec le même soin que le bâtiment principal.
3) Les clôtures :
Les clôtures doivent être d’aspect sobre, en concordance avec le paysage environnant et les usages locaux : couleur, matériaux, hauteurs. L’emploi des teintes vives est interdit. Les clôtures en panneaux d’éléments préfabriqués sont interdites à l’alignement des voies.
La hauteur des murs bahuts est limitée à 0,80 m le niveau +0 à prendre étant celui du point haut des trottoirs ou des accotements. La hauteur des clôtures sera de 1.50m au maximum à l’alignement des voies privées ou publiques. Pour des raisons de sécurité la hauteur des clôtures pourra être limitée et différente de celle règlementé. Les clôtures devront être implantées de manière à ne pas créer ou accentuer une gêne à la visibilité de la circulation et notamment aux carrefours. Les portillons seront traités dans le même ton que la clôture. En ce qui concerne la venelle piétonne repérée au titre de l’article L 123-1-5 7°, il est souhaité la préservation des murs existants en pierre. Ainsi, le long de la venelle reliant la Rue de la Claire Fontaine et la Rue des Fontaines, l’entretien et la reconstruction des murs existants, est autorisée sous réserve de préserver le caractère architectural initial de ces ouvrages. De plus, un soin devra être apporté aux clôtures dans ce secteur, avec la création à minima de
murs-bahuts en pierres apparentes de 0,50 à 2 mètres. Ce système pourra être doublé d’un grillage noyé ou non d’une haie, l’ensemble ne pouvant pas excéder 2 mètres.
Les constructions à proximité du Château et de l’Eglise, repérées au titre de l’article L 123-15 7° en zone UAa, et par ailleurs inscrit à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques pour le premier et classés Monument historique pour le second, sont soumis à l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France.
4) Les toitures :
Les pentes des toitures devront être proches à celles des constructions existantes les plus voisines.
Les couvertures doivent être réalisées en matériaux ayant l’aspect de tuiles de teintes rouge ou brun rouge. Les panneaux solaires, serres et autres éléments d'architecture bioclimatique comme des capteurs photovoltaïques, doivent être intégrés à l'enveloppe des constructions en évitant l'effet de superstructures surajoutées. Les antennes, qu’elles soient paraboliques ou hertziennes, doivent être installées de la manière la plus discrète possible.
5- Recherche architecturale
Lorsqu’un projet est délibérément de nature, par sa modernité, à modifier fortement le site existant ou à créer un nouveau paysage, l’aspect des constructions peut être apprécié selon des critères autres que ceux détaillés précédemment. Le demandeur ou l’auteur du projet doit alors justifier de la cohérence de la recherche architecturale par rapport au caractère général du site.
6- Recherche d’architecture permettant d’atteindre des performances énergétiques et environnementales
Dans le cas d’un projet mettant en oeuvre des techniques relevant de la bioclimatique ou permettant d’atteindre de hautes performances énergétiques ou l’utilisation d’énergie renouvelable, les règles sur l’aspect des constructions peuvent être assouplie dans la mesure où il n’est pas possible de les respecter pour des raisons de mise en oeuvre de ces techniques. Le demandeur ou l’auteur du projet doit aussi justifier de la cohérence de la recherche architecturale par rapport au caractère général du site.
7- Dispositions particulières aux bâtiments existants
En cas de réhabilitation, d’aménagement ou d’extension mesurée d’un bâtiment existant qui ne respecterait pas les règles énoncées ci-dessus, il peut être dérogé à celles-ci à condition que la typologie d’implantation, de forme et de matériaux du bâtiment existant soit respectée.