Rubrique AC 1Usages et affectations des sols interdits ou soumis à conditions
Intitulé du document : - La démolition totale est interdite ; -
Les extensions ou constructions nouvelles sur l’unité foncière doivent être implantées de façon à mettre en valeur l’ordonnancement architectural du bâti existant.
- Nonobstant toutes dispositions contraires, il entraîne le rejet de plein droit de la demande d’autorisation de défrichement prévue au chapitre Ier du titre IV du livre III du code forestier.
- Y sont notamment interdits, les recouvrements du sol par tout matériau imperméable : ciment, bitume ainsi que les remblais.
- Les accès aux propriétés sont admis dans la mesure où ils ne compromettent pas la préservation des boisements existants.
LA PROTECTION DU PATRIMOINE NATUREL ET PAYSAGER : ESPACES BOISES CLASSES (EBC) Les terrains boisés identifiés aux documents graphiques comme espaces boisés, à conserver, à protéger ou à créer sont soumis au régime des articles L. 113-2 et suivants du Code de l’Urbanisme :
- Ce classement interdit tout changement d’affectation ou tout mode d’occupation du sol de nature à compromettre la conservation, la protection ou la création des boisements.
LA PROTECTION DU PATRIMOINE NATUREL ET PAYSAGER : ALIGNEMENTS D’ARBRES ET CONTINUITÉS VÉGÉTALES À CONSERVER OU À CRÉER Les alignements d’arbres et continuités végétales identifiés au titre de l’article L. 151-23 du Code de l’Urbanisme aux documents graphiques sont à conserver ou à planter. Les symboles graphiques employés constituent un principe de repérage et non une localisation exacte des arbres à conserver ou à créer. Les travaux ayant pour effet de modifier ou de supprimer un élément que le PLUi a identifié en application de l’article L. 151-23 du Code de l’Urbanisme doivent être précédés d’une déclaration préalable de travaux (art. R. 421-23 du Code de l’Urbanisme). Les alignements d’arbres à créer peuvent être remplacés par d’autres aménagements contribuant à la végétalisation et aux continuités écologiques sur l’espace public (bandes plantées, haies, noues, etc.). Lorsque des travaux liés aux services publics ou aux équipements d’intérêt collectif nécessitent la suppression d’un alignement d’arbres à conserver, l’abattage pourra être autorisé avec obligation de replantation d’un alignement ou d’une continuité végétale autre équivalente en linéaire ou surface. Les accès aux propriétés devront expressément prendre en compte la présence des arbres ou plantations existantes. Toutefois s’il s’avère qu’il n’existe pas de solution alternative, même onéreuse, l’abattage devra être autorisé par le gestionnaire du domaine public.
Dispositions relatives aux risques et nuisances
Les dispositions règlementaires relatives aux risques (inondation, mouvements de terrain, technologique) sont reportées sur le règlement graphique « VOLET RISQUES ».
Risques Naturels :
Risques inondation - PPRi Vallée de la Vienne « amont » section Availles-Limouzine/Valdivienne
Le plan de prévention des risques inondation de la Vallée de la Vienne, qui vaut servitude d’utilité publique est reporté sur le règlement graphique « VOLET RISQUES ».
Dans les zones rouges et bleues du PPRi, les dispositions règlementaires du règlement écrit du PPRi s’appliquent.
- PPRN de Montmorillon
Le plan de prévention des risques naturels de Montmorillon, qui vaut servitude d’utilité publique est reporté sur le règlement graphique « VOLET RISQUES ».
Ce document distingue 8 zones différentes :
- Zone bleue B1 : risque éboulement de falaise
- Zone bleue B2 : risque effondrement de mur de soutènement
- Zone bleue B3 : risque glissement de terrain
- Zone bleue B4 : risque inondation - Zone bleue B4* : risque inondation dans le périmètre ZPPAU - Zone rouge R1 : risque éboulement de falaise - Zone rouge R2 : risque effondrement de mur de soutènement - Zone rouge R3 : risque inondation
Dans chacune de ces zones, les dispositions règlementaires du PPRN de Montmorillon s’appliquent.
- Atlas des zones inondables (AZI)
L'atlas des zones inondables hydrauliques (AZI) est élaboré par les services de l'État au niveau de chaque bassin hydrographique. Ils ont pour objet de rappeler l'existence et les conséquences des événements historiques et de montrer les caractéristiques des aléas pour la crue de référence choisie, qui est la plus forte crue connue, ou la crue centennale si celle-ci est supérieure. L'AZI n'a pas de caractère règlementaire. Il constitue un élément de référence pour l'application de l'article R. 111-2 du Code de l'Urbanisme, l'élaboration des plans de prévention des risques naturels prévisibles et l'information préventive des citoyens sur les risques majeurs. Il s’agit d’une cartographie de l'enveloppe maximale des zones inondables. Il n’y a donc en l’espèce ni hauteur ni vitesse, juste une emprise.
Par conséquent, en application du principe de précaution l’ensemble des AZI présents sur le territoire des communes comprises dans le périmètre du PLUi est intégré au sein du règlement graphique « VOLET RISQUES » selon le type d’aléa :
- Les zones d’aléas faible et moyen reportés avec le code « AZI1 » sur le règlement graphique « VOLET RISQUES »
- Les zones d’aléas fort reportés avec le code « AZI2 » sur le règlement graphique « VOLET RISQUES »
- Les zone d’aléas non caractérisés reportés avec le code « AZI NC » sur le règlement graphique « VOLET RISQUES »
Toute construction et occupation du sol sont conditionnées aux types d'aléas (faible, moyen et fort) des secteurs couverts par les AZI :
En zone AZI1 sont autorisés :
- les extensions des constructions existantes sous condition de respecter les dispositions règlementaires liées au risque d’inondation ;
- la création d'annexes aux bâtiments d’habitation existantes sous condition de respecter les dispositions règlementaires liées au risque d’inondation.
- le changement de destination des bâtiments existants sous condition de respecter les dispositions règlementaires liées au risque inondation
En zone AZI1 sont interdits :
- Tous travaux, occupations et utilisations du sol susceptibles d'aggraver le risque ou ses effets.
En zones AZI2 et AZI NC sont interdits :
- Tous travaux, occupations et utilisations du sol susceptibles d'aggraver le risque ou ses effets.
- Toute construction nouvelle à l'exception des équipements d’intérêt collectifs et de services publics, dans la mesure où leur utilisation n'est pas incompatible avec le risque et où il n'en résulte pas une aggravation du risque et de ses effets.
Risques mouvements de terrain :
- Retrait gonflement des argiles
Le phénomène de retrait-gonflement des argiles cause des désordres aux constructions en augmentation sous l'effet de phénomènes de périodes de sécheresse plus longues et plus fréquentes. La cause vient de variations qui fatiguent les structures et provoquent des fissures en fin d'été, du fait que l'argile reste humide dans la zone centrale sous le bâtiment alors qu'elle s'assèche plus rapidement en périphérie.
Les maisons individuelles sont de loin les plus concernées par cette pathologie qui constitue le deuxième poste d'indemnisation des catastrophes naturelles.
Trois types d’aléas sont identifiés sur le règlement graphique « VOLET RISQUES »
- RG1 correspond à l’aléa faible o RG2 correspond à l’aléa moyen o RG3 correspond à l’aléa fort
Dispositions règlementaires relatives au risque « retrait-gonflement des argiles » :
Afin de se prévenir du risque pour les futures constructions, dans les zones concernées par un aléa fort ou moyen, et donc concernées par les zones RG2 ou RG3 identifiées sur le règlement graphique « VOLET RISQUES », les nouvelles constructions sont autorisées sous réserves d'une étude géotechnique (mission G2AVP selon la norme NFP 94 500).
- Cavités souterraines
En l’absence de plan de prévention des risques, les cavités sont reportées sur le plan de zonage via une trame dans le cadre de l’application de l’article R151-34 du code de l’urbanisme.
Pour rappel, les dispositions du PLU s’appliquent au sol (pas au sous-sol) et concernent donc uniquement l’occupation du sol située en surface.
Dispositions règlementaires relatives au risque « cavités souterraines » :
Les constructions y sont autorisées à condition de :
- Mettre en place des systèmes de gestion des eaux usées traitées et des eaux pluviales se rapprochant le plus possible des conditions naturelles de dispersion de l’eau (infiltration, évapotranspiration) en évitant la concentration des rejets de manière à ne pas fragiliser le terrain et aggraver le risque d’effondrement.
- Limiter les remblais et les déblais qui ne doivent pas dépasser la pente d’équilibre du terrain naturel.
- Adapter la construction à la pente.
- Ne pas créer de sous-sol.
En outre, les réparations et la reconstruction des bâtiments sinistrés sont autorisés, sans création de sous-sol et sous réserve que l’origine des dommages n’ait pas de lien avec le risque de mouvements de terrain.
Risques technologiques
- Risque nucléaire
Les communes de Civaux, Lhommaizé et Valdivienne sont comprises dans le rayon de de deux kilomètres autour de la centrale nucléaire de Civaux, qui correspond à la zone des dangers immédiats en cas d’accident nucléaire à cinétique rapide. Il convient donc pour l’urbanisation dans ce périmètre de prendre en considération les principes du guide l’agence de sureté nucléaire.
Dispositions règlementaires relatives au risque nucléaire :
Dans le périmètre de 2km autour de la centrale nucléaire, valant servitude d’utilité publique, et représenté sur le règlement graphique « VOLET RISQUES » sont strictement interdits :
- Les établissements d’enseignement, de santé et d’action sociale
Dans le périmètre de 2km autour de la centrale nucléaire, valant servitude d’utilité publique, et représenté sur le règlement graphique « VOLET RISQUES » sont strictement autorisés sous conditions :
- Toutes les destinations et sousdestinations dans la mesure où celles-ci ne peuvent être localisées hors du périmètre de 2km.
- Risque transports de matières dangereuses (TMD) : transports de gaz
Le risque de transport de matières dangereuses, ou risque TMD, est consécutif à un accident se produisant lors du transport de ces matières par voie routière, ferroviaire, voie d’eau ou canalisations. Le risque existe sur l’ensemble des communes, mais plus particulièrement :
- Valdivienne - La Chapelle-Viviers - Civaux - Lussac-les-Châteaux - Sillars - Persac - Moulismes - Plaisance - Lathus-Saint-Rémy - Montmorillon
Nuisances Sonores
Les dispositions relatives au classement sonore des infrastructures de transport terrestre sont reportées sur les documents graphiques et délimitent les périmètres au sein desquels s’appliquent des prescriptions constructives au titre des nuisances sonores. Ces secteurs sont définis en application de l’arrêté préfectoral en date du 27/10/2015.