Intitulé du document : Aspect extérieur des constructions et aménagement de leurs abords
1/- Dispositions générales Conformément à l’article R111-1 du code de l’urbanisme, les dispositions de l’article R111-21 du dit code, rappelées ci-après restent applicables : « Le projet peut être refusé ou n’être accepté que sous réserve de l’observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions, ou l’aspect extérieur des bâtiments à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu’à la conservation des perspectives monumentales. »
Les règles édictées dans les paragraphes suivants pourront faire l’objet d’adaptations pour les constructions mettant en œuvre des procédés technologiques performants en matière environnementale (habitat « durable », à énergie passive, maison bois, Haute Qualité Environnementale (HQE), Bâtiment Basse Consommation (BBC), architecture bioclimatique…) ou s’inscrivant dans le cadre d’une Approche Environnementale de l’Urbanisme (AEU).
Il est recommandé de consulter, préalablement à tout projet de construction, les services ou organismes de conseil en matière d’architecture (architectes et paysagistes conseils de la Direction Départementale des Territoires, du Service Départemental de l’Architecture et du Patrimoine et du Conseil d’Architecture, de l’Urbanisme et de l’Environnement).
2/- Prescriptions particulières
Les pastiches ou imitations d’une architecture anachronique, archaïque ou étrangère à la région, et les travaux qui sont de nature à rompre l’harmonie d’un ensemble architectural présentant une unicité de volume, de couleur, de matériaux ou de style sont à proscrire.
a) Forme Les constructions, restaurations, extensions, annexes et autres bâtiments, présenteront une simplicité de volume et une unité d’aspect de matériaux compatibles avec la silhouette du bâti environnant actuel et l’harmonie du paysage.
b) Murs extérieurs L’emploi à nu de matériaux brillants (tels que tôle galvanisée, papier goudronné…) ou de matériaux (tels que carreaux de plâtre, briques creuses, parpaings…) fabriqués en vue d’être recouverts d’un parement ou d’un enduit est interdit. Le blanc pur est interdit et les couleurs vives à éviter. De même les menuiseries de couleur trop vive ou ne s’harmonisant pas avec les façades et l’environnement bâti sont à proscrire. Le soubassement doit être traité dans la même teinte que le reste de l’habitation ou en pierres apparentes.
c) Toitures Les toitures en pente sont à privilégier, la valeur des pentes est à apprécier visà-vis de l’environnement bâti existant et de la conception architecturale retenue. Les constructions doivent être terminées par des toitures couvertes de tuile brun-rouge ou d’ardoise naturelle. Des matériaux de substitution sont possibles, sous-réserve d’une bonne harmonie avec le patrimoine existant. Les châssis de toits et les capteurs solaires des nouvelles constructions seront intégrés au pan de toiture sans sur-hauteur.
d) Abords Si une clôture est édifiée, elle doit par son aspect, sa nature et ses dimensions, s’intégrer à l’environnement. Une priorité doit être donnée aux clôtures végétales. Le soubassement des clôtures à claire-voie ne doit pas dépasser 0.60 mètres. La hauteur des clôtures ne doit pas dépasser 1.5 mètres en façade et 2 mètres en limites séparatives. Les blocs techniques et boîtes aux lettres sont intégrés aux clôtures. Les murs et murets constitués de parpaings devront être enduits.
e) Implantation L’implantation des constructions devra se faire en recherchant un équilibre déblai/remblai.
f) Bâtiments annexes Les bâtiments annexes tels que garages, abris, remises sont soumis aux mêmes règles d’aspect que les constructions principales
g) Constructions bois Les constructions bois sont admises sous réserve du respect de l’architecture locale et des caractéristiques suivantes :
- façades en bardage bois, à lames horizontales, verticales ou obliques ou en bois massif de section rectangulaire uniquement (les constructions de rondins ou madriers emboîtés de type nordique ou montagnard ainsi que les bois saillants aux angles sont interdits),
- pas de bois saillant aux angles, - toiture en matériaux traditionnels régionaux (sauf procédés de construction écologiquement performants), sans débord excessif, - ouvertures situées majoritairement en façade.
3/- Prescriptions applicables aux constructions industrielles et artisanales, dans les zones urbaines et notamment dans la zone UI
Pour bien s’intégrer dans le paysage et ne pas contraster avec lui, l’enveloppe du bâtiment devra être de forme simple (sauf spécificité nécessaire à l’activité), sans contraste marqué.
Les couleurs vives sont à éviter. La couleur de toiture sera identique à celle des façades ou plus foncée. Les accessoires (gouttières, chéneaux, bande de rive, etc...) seront de même couleur que les façades dont ils font partie. Les portes resteront dans la même gamme de ton que les façades.
L’emploi de matériaux brillants ou réfléchissants, non enduit ou de teinte trop claire est proscrit.
Les soubassements en maçonnerie seront enduits ou peints d’une couleur identique ou plus foncée que les façades.
Si un acrotère dissimule la toiture, elle sera de même hauteur sur toutes les façades d’un même volume.
Les enseignes publicitaires seront apposées sur les façades sans dépasser la hauteur de l’acrotère ou de celle de l’égout du toit.
La micro-signalisation des activités sera homogène et répondra à une charte graphique d’ensemble (réalisée sur des bi-mâts implantés à l’entrée de la zone par exemple).
En cas de besoin, les clôtures seront constituées de grillage plastifié ou prépeint de couleur sombre, de 1,50 à 2,00 mètres de hauteur, doublé éventuellement de haies vives, arbustives en limites séparatives, constituées d’essences locales.
Les plates-formes des bâtiments seront réalisées sur la partie nécessaire au bâti, en recherchant au maximum un équilibre déblai-remblai.
Les aires de stockage seront réalisées hors de la vue des axes de circulation, de préférence sur l’arrière des bâtiments ou sur les côtés de ces derniers.