1. RÈGLE GÉNÉRALE
La construction doit, par ses matériaux, tons, rythmes et modénature être en harmonie avec l’environnement bâti. Les transformations et réhabilitations de bâtiments existants s’effectuent dans le respect de leurs caractéristiques architecturales et volumétriques d’origine et tendent à les restituer lorsque celles-ci ont été altérées. Tous les permis et autorisations nécessités par le projet en vertu de la réglementation en vigueur peuvent être refusés ou n’être accordés qu’à la condition que certaines prescriptions particulières soient observées si la construction par son implantation, son volume, son aspect général ou certains détails de ses façades, est de nature à porter atteinte à l’environnement bâti.
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§2. FAÇADES - ORDONNANCE ET COMPOSITION
a) Séquences du parcellaire. La composition de la façade ne peut abolir le rythme du découpage parcellaire pré-existant lorsqu’un projet s’établit sur la largeur de plusieurs parcelles. De même, si dans une rue où des rythmes horizontaux sont dominants, un bâtiment projeté présente un linéaire de façade important, celle-ci doit, dans sa composition, reconstituer des séquences de façon à ne pas interrompre ce rythme dominant, ou à créer une composition qui définisse avec les rythmes existants, une harmonie nouvelle valorisant la perception de la rue.
b) Soubassement. Si, au sein d’une rue, les bâtiments existants présentent des soubassements, il peut être exigé que les nouveaux volumes à bâtir en comportent également. La hauteur des soubassements s’accorde à celle d’un des volumes bâtis jointifs.
c) Devantures. Toute modification du rez-de-chaussée au profit d’un local professionnel s’effectue dans le respect de la composition existante de la façade. Le percement ou l’aménagement des vitrines en rez-dechaussée est autorisé à condition de s’inscrire dans le rythme général de la façade.
Ceci peut impliquer de restituer des trumeaux dans la composition de la vitrine. La création d’une vitrine d’un seul tenant d’une limite séparative à l’autre, ou encore qui dépasse les limites séparatives d’immeubles, est interdite. Lorsqu’un rez-de-chaussée de local professionnel s’étend sur la largeur de plusieurs immeubles, la devanture doit être divisée en séquences organisées de manière à respecter les rythmes verticaux des façades de chaque construction.
d) Accès aux étages. Les transformations et aménagements d’un rez-de-chaussée ne peuvent supprimer les accès aux étages.
e) Baies. Il ne peut être autorisé de créer des baies nouvelles à un bâtiment existant que dans la mesure où celles-ci s'insèrent dans l'ordonnancement architectural de l'édifice. Les baies créées ont des proportions et formes correspondant à celles des baies existantes. Si les diverses baies des immeubles bordant la rue sont à dominante verticale, il peut être imposé cette même dominante verticale pour les percements de l’immeuble à construire. Si les encadrements des baies sont généralement traités en saillie, il peut être imposé de faire de même
f) Coursives. Les coursives sont interdites en façade sur rue.
g) Balcons. Lorsque la majorité des constructions bordant la rue ne comporte pas de balcons, il peut être interdit de réaliser des balcons sur les constructions nouvelles.
h) Façade latérale et arrière composée. Les fortes différences de qualité entre la façade sur rue et les autres façades d’une construction sont prohibées. Les façades latérales doivent être traitées en continuité de la façade principale (retour de soubassement, attique, fenêtre d'angle, modénature,...) et ajourées si la réglementation le permet. La façade arrière est composée en cohérence avec la façade avant, fût-ce dans une expression plus simple. Dans le secteur UBg, toutes les façades présentent la même qualité.
i) Volumes annexes. Le traitement des façades des volumes annexes doit être en harmonie avec la construction principale.
j) Transition harmonieuse avec l'environnement. Dans les raccords entre volumes bâtis, une correspondance des corniches, chaînages d’angle et tous éléments de modénature est obligatoire de manière à assurer la transition harmonieuse entre façades mitoyennes.
k) Dispositions relatives aux immeubles et éléments non bâtis repris à l’Inventaire du Patrimoine Architectural et Paysager :
Les baies anciennes sont maintenues et, dans le cas d’une altération, rétablies et restituées dans leurs proportions et formes initiales, moulures, sculptures et encadrements, linteaux, mascarons et clés. Aucune baie ancienne présentant un intérêt architectural n’est obstruée, celles qui le sont, doivent être restituées ou affouillées à mi-tableau (au moins 10 cm en retrait)
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§3. FAÇADES - MATÉRIAUX D’ÉLÉVATION a) Les matériaux en façade doivent être choisis de telle sorte que leur mise en œuvre permette de leur conserver, de façon permanente, un aspect satisfaisant.
b) La dominante générale pour les élévations est constituée des tons ocre, brique et schiste, telle qu’elle résulte de l’emploi de la pierre de taille de ton ocre, de la brique rouge et du schiste néanmoins d’autres tonalités peuvent être admises à l’occasion d’un projet élaboré dans une expression architecturale recherchant la novation, en adéquation avec les exigences du site. Une tonalité ou un matériau présent de manière dominante dans une rue peut être imposé au projet envisagé.
c) En particulier les matériaux suivants sont interdits :
La pierre autre que les moellons et la pierre de taille de ton ocre d’usage attesté à Charleville-Mézières
Le schiste hors des sections de rue où ce matériau est présent de manière significative
Les imitations de matériaux naturels, tels que fausses briques, fausses pierres, faux pans de bois, faux enduits, etc...
Les briques et parements de brique de type flammé
L’emploi sans enduit de matériaux destinés à être revêtus tels carreaux de plâtre, briques de plâtre, briques creuses, parpaings en béton gris, agglomérés…
Les matériaux de revêtement posés à l’extérieur sur un bâtiment n’étant pas conçu pour les recevoir, en particulier les bâtiments dont les façades sont en pierre ou en briques
Les plaques nervurées ou ondulées de grand format en fibrociment Les plaques ondulées en polyester ou en polycarbonate
Le verre réfléchissant
Les carrelages, faïences et carreaux vernissés
Les enduits dits écrasés ou crépis grossiers
Les revêtements en ciment gris
Les rejointoiements de briques, de pierre de taille, de moellons en ciment gris
d) Les matériaux autres que le bois ou les matériaux similaires à la construction principale de la parcelle sont interdits en secteur UBr. Cette disposition ne s'applique pas pour les serres des parcs publics.
e) Est interdite la mise en peinture de tout matériau non destiné à être peint, en particulier la pierre de taille et les moellons.
f) Sauf au titre de l’entretien, la couleur blanche et les tons très clairs sont interdits de manière générale. Sont de plus proscrites, pour tous matériaux, les couleurs violentes ou apportant des notes discordantes dans l’environnement immédiat ou le paysage, ou encore n’étant pas accordée avec la typologie des constructions environnantes.
g) De manière générale, le recouvrement de la pierre ou de la brique est interdit pour tous les bâtiments existants, néanmoins le recouvrement par enduit peut être imposé dans le cas d’une façade présentant un appareillage hétéroclite et disgracieux.
h) Lors de restauration ou de complément d'édifices à conserver, la pierre ou la brique employée est de même nature que celle de l'édifice originel. Les mortiers de rejointoiement sont de la teinte de la pierre. Les jointoiements de la brique sont faits, soit au nu du parement, soit légèrement en creux.
i) Les encadrements de baies doivent avoir un retour couvrant le tableau.
j) Les soubassements sont réalisés en pierre, brique, ou encore sous forme d’un surcroît d’enduit épais d’au moins 3 cm. D’autres matériaux peuvent être autorisés dans les limites fixées au §3 c)
k) Les murs rideaux peuvent être autorisés dans la mesure où ils ne génèrent pas de distorsion avec l’environnement bâti.
l) Les dispositifs solaires en façades sont autorisés lorsqu'ils participent pleinement au renforcement du parti architectural.
m) Dispositions relatives aux immeubles et éléments non bâtis repris à l’Inventaire du Patrimoine Architectural et Paysager. Les ragréages de pierre ne sont autorisés que sur des parties de faible étendue (fissures, cavités) Les chaînages d'angle en pierre de taille sont restaurés ou remplacés à l'identique. Il en est de même pour les emmarchements et perrons en pierre existants.
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§5. MURS PIGNONS, CONDUITS SURÉLEVÉS
a) Les murs pignons mitoyens ou en retrait, perpendiculaires à la voirie, laissés à découvert ou à édifier, doivent être traités en harmonie avec les façades principales lorsqu’ils sont visibles d’une voie. Les murs pignons dégagés de manière pérenne au-dessus de la rive de toiture du bâtiment mitoyen sont dotés d’un traitement architectural. b) Les surélévations de conduits de fumée nécessitées par une construction neuve doivent faire l’objet d’un traitement architectural.
§6. DISPOSITIFS DIVERS EN FAÇADE
a) Les climatiseurs, antennes paraboliques, ventouses de chauffage et dispositifs de ventilation sont autorisés en toiture mais ne peuvent pas être visibles du domaine public. Ils sont interdits en façade sur rue. b) Les citernes à gaz ou à mazout, les conteneurs ne peuvent pas être visibles de l’espace public. c) Le parcours des descentes des eaux pluviales suit les limites du bâtiment ou, en cas d'impossibilité, le tracé le plus direct. Les coudes dans le plan de la façade sont interdits. Les gouttières ne peuvent passer devant les lucarnes.
§7. DÉCORS ET MODÉNATURE DES FACADES
En cas de travaux effectués sur des constructions existantes, les éléments décoratifs de façade ne peuvent être supprimés. Ils doivent être conservés et restaurés, tels sculptures, moulures, bandeaux, pilastres, hauts et bas reliefs, fresques, éléments de menuiserie remarquables, ferronneries et garde-corps, etc. La modénature des constructions existantes (différents modes de pose de la pierre et de la brique) doit être conservée et restaurée.
§8. MENUISERIES
a) Principes généraux. Le dessin des châssis respecte toujours le dessin des baies dans lesquelles ils s’inscrivent. Pour toutes les menuiseries, il peut être imposé une teinte harmonisée avec celle du contexte.
Les matériaux seront de préférence choisis en fonction de leur moindre niveau d'impact sur l'environnement, en particulier on préférera le bois à tout autre matériaux.
b) Fenêtres
Pour les bâtiments existants le choix du matériau des menuiseries remplacées ainsi que leur traitement de finition s’effectue en accord avec les caractéristiques architecturales de l’édifice.
c) Portes. Les matériaux autres que le bois naturel, peint ou lasuré, l’acier ou l'aluminium sont interdits. Les vantaux de porte ainsi que les portes de garage pouvant être admises sont réalisés en harmonie avec le style de l’édifice.
d) Devantures. La réalisation des devantures s’effectue selon les principes suivants :
Pour ce type d’ensemble menuisé, les matériaux autres que le bois, l’acier ou l’aluminium laqué sont interdits.
Types de devantures autorisés :
- En feuillures, la maçonnerie en rez-de-chaussée autour de l’ensemble menuisé doit être conforme à l’aspect des étages. Le placage sur la maçonnerie de tout matériaux d’imitations, de briques, de carreaux vernissés, marbres, ardoises, plaques plastiques, est interdit, de même que les peintures. Les boîtiers et stores métalliques de protection sont intérieurs
- En applique, les devantures en applique sont préférentiellement réalisées en bois. Les grilles de protection extérieures sont interdites sauf lorsqu'elles sont repliables en tableau, rabattables sur les trumeaux ou intégrées aux linteaux sans saillie
Les stores bannes sont en toile repliables dans des coffres intérieurs ou en tableau. Ils sont de préférence de couleur unie.
L’éclairage des devantures s’effectue préférentiellement depuis l’intérieur de la vitrine, néanmoins des dispositifs extérieurs peuvent être autorisé dans la mesure ou ils sont intégrés aux éléments de la devanture. Les éclairages trop violents apposés sur la devanture ou la maçonnerie l’encadrant sont interdits.
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e) Volets, persiennes et occultations. Les volets et persiennes des bâtiments existants doivent être conservés et renouvelés en accord avec le caractère architectural de la construction. Les caissons de volet roulant en saillie sont interdits, ils sont intégrés dans le linteau pour les bâtiments neufs.
f) Vitrerie. Le verre miroir est interdit.
g) Dispositions relatives aux immeubles et éléments non bâtis repris à l’Inventaire du Patrimoine Architectural et Paysager : les menuiseries anciennes de qualité (vantaux des portes, contrevents, devantures de magasin, etc) et leur serrurerie de qualité sont maintenues et restaurées. Les menuiseries remplacées sont subdivisées en fonction de l'architecture de l'édifice.
§9. TOITURES
a) Formes de toitures -
règles générales. Toutes les toitures sont à deux ou plusieurs versants. Le faîtage du volume sur rue d’une toiture est parallèle à l’axe de la voirie. Les toitures à la « Mansart » sont autorisées pour les bâtiments ayant au moins 2 niveaux en façade. Les pentes des versants sont conçues en priorité pour être sensiblement égales aux pentes dominantes des toitures de la rue. Autant que possible, la pente de toiture d’une construction nouvelle reprend celle de la toiture d’une construction adjacente. cas particuliers et adaptations. Les toitures cintrées, les toitures mono-pente plates ou à faible pente végétalisées ou d'autres types sont admises lorsque ce type de toiture n’occasionne pas de distorsion avec l’environnement bâti.
b) Matériaux de toitures. Les matériaux de toitures et la couleur doivent être en harmonie avec les matériaux des toitures environnantes. De manière générale, les toitures de cette zone sont dominées par l’emploi de l’ardoise naturelle.
Les Matériaux interdits sont :
les matériaux d’imitation tels shingles, bacs acier imitant la tuile,...
les tuiles en béton sauf au titre de l'entretien
le polycarbonate ondulé sauf pour de petites surfaces (moins de 10m²)
les plaques ondulées en fibro-ciment
le bac acier lorsqu’il est visible de l’espace public, hormis dans le secteur UBd où le bac acier est autorisé pour les constructions à usage d’activités, qu’il soit visible ou pas de l’espace public.
les verrières ne sont admises qu’en qualité de pan vitré intégré à la toiture, jamais sous la forme d’assemblage de fenêtres de toiture
la mise en peinture des couvertures est interdite.
Unité de matériau. Les différents versants de toiture d'un même volume construit doivent être revêtus du même matériau de toiture.
c) Traitement des toitures plates ou à faible pente
Considérées comme une cinquième façade, largement vue des bâtiments hauts, un soin particulier est exigé pour l’aménagement des toitures plates ou à pente inférieure à 20%. La végétalisation de ces surfaces est obligatoire hors emprises des terrasses accessibles et des dispositifs utilisant l'énergie solaire, au- delà des seuils ci-dessous pour les constructions nouvelles :
à partir de 30 m² pour tous les bâtiments en rez de chaussée et R+1
à partir de 50 m² pour tous les bâtiments en R+2
à partir de 100 m² pour les bâtiments en R+3 et R+4
la végétalisation est recommandée pour les bâtiments supérieurs à R+4
Cette obligation s'applique pour toute extension, construction neuve et reconstruction. La végétation est suffisamment couvrante et entretenue pour assurer le caractère végétal effectif de la surface de couverture.
d) Intégration des dispositifs solaires. Les chauffe-eau solaires et les panneaux photovoltaïques sont posés dans le même plan que la toiture. Ils peuvent également être intégrés aux façades. Ils peuvent être visibles du domaine public s’ils participent au renforcement du parti architectural ou à une meilleure prise en considération des critères de développement durable. Dans le secteur UBd, la pose des panneaux photovoltaïques en surimposition est aussi autorisée, en parallèle à la toiture.
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e) Collecte des eaux pluviales. Celle-ci s’effectue au moyen de chéneaux ou gouttières, les descentes d’eau sont en zinc, cuivre ou acier laqué. Les dauphins sont en fonte. Le PVC est proscrit pour l’ensemble de ces ouvrages.
f) Conservation des corniches et des souches de cheminées. Sur les bâtiments existants, les corniches en pierre doivent être conservées ou remplacées à l’identique. Les débords en saillant en bois sont conservés non diminués et restitués si nécessaire. Les souches de cheminées anciennes sont conservées et restaurées.
g) Dispositions relatives aux immeubles et éléments non bâtis repris à l’Inventaire du Patrimoine Architectural et Paysager. Les couvertures qui ne sont pas réalisées en ardoises naturelles, en zinc, ou en cuivre sont interdites. Les tuiles ne sont autorisées que sur les bâtiments qui en comportent dès l'origine. Le modèle des tuiles neuves sera similaire au modèle originel.
§10. LUCARNES ET FENÊTRES DE TOITURE
a) Les lucarnes et fenêtres de toitures doivent être disposées dans la moitié inférieure du versant ou de la courbe de toiture. Elles doivent s’inscrire dans la continuité des baies de façade, en relation avec la composition de celle-ci. b) Ces éléments cumulés ne peuvent représenter plus du tiers du développement de chaque toiture. Les matériaux de couverture des lucarnes sont identiques à ceux de la toiture principale et leurs matériaux de menuiserie sont identiques à ceux de la façade. c) Les fenêtres de toiture sont posées en encastré. Leurs dimensions dans les pans de toiture surmontant les façades avant n’excèdent pas 78 x 98 cm et sont de tonalité sombre. d) Sur un bâtiment existant, les lucarnes ajoutées sont conformes au modèle des lucarnes existantes ou à celles présentes dans l’environnement bâti proche en termes de matériaux et de proportions. e) Les chiens assis sont interdits. f) Dispositions relatives aux immeubles et éléments non bâtis repris à l’Inventaire du Patrimoine Architectural et Paysager : Les « skydomes » sont interdits.
§11. DÉCORS ET MODE DE POSE DES TOITURES
En cas de travaux effectués à des constructions existantes, les éléments de décors de couverture et de menuiserie de corniche ou de rive, doivent être conservés, restaurés ou remplacés à l'identique (paratonnerres, sculptures, membrons, etc.) Le mode de pose des modules de couvertures, le traitement des arêtes, des faîtages des noues doit être traité en accord avec le style architectural de l'édifice.
§12. CLÔTURES :
Ces dispositions ne s’appliquent pas à la construction du barrage automatisé M09 – MEZIERES et de ses équipements et à la déconstruction du barrage manuel qu’il remplace et de ses équipements
a) Règles générales. Les clôtures ne peuvent en aucun cas dépasser 2 m de hauteur par rapport au niveau du trottoir, ou par rapport au terrain naturel.
Pour toute clôture, les matériaux interdits sont :
le PVC
les plaques de béton
les revêtements de ciments gris
le rejointoiement au ciment des murs existants en pierre ou en brique
les matériaux d’imitation tels fausse pierre, faux bois etc...
b) Clôtures sur rue : au contact de l’espace public, à l'alignement et en limite séparative sur la profondeur des aires de recul, sont proscrites les clôtures qui ne correspondent pas aux mises en œuvre suivantes :
soit un muret d’une hauteur maximum de 80 cm surmonté d’une grille métallique ouvragée ou d’un claustra bois d’une hauteur comprise entre 80 cm et 1,20 m. Les grilles sont en fer forgé peinte ou acier laqué, les portails et portillons sont harmonisés avec la grille.
soit un mur d'une hauteur maximale de 2 m. en moellons, pierre de taille ou schiste, ce dernier dans un contexte où il est déjà présent. Une hauteur supérieure est admise pour les équipements publics. La réfection des murs pleins anciens sur leur hauteur d’origine est admise
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une clôture s’inscrivant dans la continuité de clôtures remarquables en pierre et/ou en fer forgé reprend les proportions des clôtures modèles
d’autres types de clôtures sont possibles à l’occasion d’un projet élaboré dans une expression architecturale recherchant la novation, en adéquation avec les exigences du site
Dans les aires de recul, en fonction du contexte, afin de préserver l’unité de traitement de l’espace de la rue, il peut être interdit de porter atteinte à l’unité visuelle existante au moyen d’un type de clôture divergent des modèles présent de manière dominante. Dans une rue où la majorité des immeubles est construite à l’alignement, la démolition d’un mur plein ou d’une grille, ayant pour effet de briser la continuité de la rue, est interdite à l’exception du cas où une construction neuve serait édifiée à l’alignement. Les compteurs d’électricité, de gaz et les boites aux lettres doivent être intégrés à un élément maçonné en limite de l’espace public.
c) Clôtures en limite séparative. Elles ne peuvent être composées autrement que : de haies taillées. Toutes les haies peuvent être doublées d’un grillage de même hauteur de murs en pierre de taille ou en moellons, dont l’usage est attesté à Charleville-Mézières de claustras de bois du même modèle de clôture que celle employée sur rue
§13. DISPOSITIONS APPLICABLES AUX BIENS VOISINS D’IMMEUBLES REPRIS À L’INVENTAIRE DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL ET PAYSAGER
Les constructions neuves qui s’édifient sur une parcelle adjacente d’un bien immobilier repris à l’inventaire proposent une modénature harmonisée avec celle du bien à l’inventaire. Les formes de toiture et les matériaux d’élévation et de toiture du volume neuf qui ne s’harmonisent pas avec ceux du bien à l’inventaire peuvent être interdits. Les volumes adjacents à ce bien, qui ont pu former un ensemble avec celui-ci et qui font l’objet d’une transformation, doivent retrouver l’ancienne communauté volumétrique et formelle au cas où celle-ci aurait été compromise.