Intitulé du document : DAPHNE LAUREOLE (Daphne laureola L.) →Plantation de haies →Boisements
ABRISSEAUX ET LIANES
LIERRE (Hesera helix L.) →Plantation de haies →Boisements
CHEVRE FEUILLE DES BOIS (Lonicera periclymenum L.) →Plantation de haies →Boisements
AJONC D’EUROPE (Ulex europaeus L.) →Plantation de haies
Règlement écrit – Annexes
AUBEPINE A DEUX STYLES (Crataegus laevigata (Poir.) DC.) →Plantation de haies →Boisements
BOURDAINE (Frangula alnus Mill.) →Boisements
ARBUSTES
AUBEPINE A UN STYLE (Crataegus monogyna Jacq.) →Plantation de haies →Boisements →Bords de cours d’eau, de mares et d’étangs
BUIS (Buxus sempervirens L.) →Boisements
CAMERISIER A BALAIS (Lonicera xylosteum L.) →Plantation de haies →Boisements
CERISIER DE SAINTE-LUCIE (Prunus mahaleb L.) →Boisements
CORNOUILLER SANGUIN (Cornus sanguinea L.) →Plantation de haies →Boisements →Bords de cours d’eau, de mares et d’étangs
GENET A BALAIS (Cytisus scoparius (L.) Link) →Plantation de haies
GROSEILLIER A MAQUEREAU (Ribes uva-crispa L.) →Plantation de haies →Boisements
GROSEILLIER ROUGE (Ribes rubrum L.) →Boisements →Bords de cours d’eau, de mares et d’étangs
NERPRUN PURGATIF (Rhamnus cathatica L.) →Plantation de haies
PRUNELLIER (Prunus spinosa L.) →Plantation de haies →Bords de cours d’eau, de mares et d’étangs
PLU approuvé le 14 janvier 2019
FUSAIN D’EUROPE (Evonymus europaeus L.) →Plantation de haies →Boisements →Bords de cours d’eau, de mares et d’étangs
GENEVRIER COMMUN (Juniperus communis L.) →Plantation de haies
GROSEILLIER DES ALPLES (Ribes alpinum L.) →Plantation de haies
Règlement écrit – Annexes
HOUX (Ilex aquifolium L.) →Plantation de haies →Boisements
NOISETIER, COUDRIER (Corylus avellana L.) →Plantation de haies →Boisements →Bords de cours d’eau, de mares et d’étangs
ROSIER DES CHAMPS (Rosa arvensis Huds.) →Plantation de haies →Boisements
SAULE CENDRE (Salix cinerea L.) →Bords de cours d’eau, de mares et d’étangs
SAULE ROUX (Salix atrocinerea Brot.) →Bords de cours d’eau, de mares et d’étangs
TROENE COMMUN (Ligustrum vulgare L.) →Plantation de haies →Boisements
VIORNE OBIER (Viburnum opulus L.) →Boisements →Bords de cours d’eau, de mares et d’étangs
SAULE MARSAULT (Salix caprea L.) →Boisements →Bords de cours d’eau, de mares et d’étangs
SUREAU NOIR (Sambucus nigra L.) →Boisements →Bords de cours d’eau, de mares et d’étangs
VIORNE LANTANE (Viburnum lantana L.) →Plantation de haies →Boisements →Bords de cours d’eau, de mares et d’étangs
Règlement écrit – Annexes
ALISIER TORMINAL (sorbus torminalis (l.) crantz) →Plantation de haies →Boisements
ARBRES
AULNE GLUTINEAUX (Alnus glutinosa (L.) Geartn.) →Bords de cours d’eau, de mares et d’étangs
BOULEAU VERRUQUEUX (Betula pendula Roth) →Boisements
CHATAIGNIER (Castanea sativa Mill.) →Plantation de haies →Boisements
CHENE PUBESCENT (Quercus pubescens Wild.) →Plantation de haies
CORMIER (Sorbus domestica L.) →Plantation de haies →Boisements
FRENE COMMUN (Fraxinus excelsior L.) →Plantation de haies →Boisements →Bords de cours d’eau, de mares et d’étangs
MERISSIER (Prunus avium L.) →Plantation de haies →Boisements →Bords de cours d’eau, de mares et d’étangs
PLU approuvé le 14 janvier 2019
CHARME (Carpinus betulus L.) →Plantation de haies →Boisements
CHENE PEDONCULE (Quercus robur L.) →Plantation de haies →Boisements →Bords de cours d’eau, de mares et d’étangs
CHENE SESSILE (Quercus petraea (Mattuschka) Liebl.) →Boisements
Règlement écrit – Annexes
ERABLE CHAMPETRE (Acer campestre L.) →Plantation de haies →Boisements
HETRE (Fagus sylvatica L.) →Plantation de haies →Boisements
ORNE CHAMPETRE (Ulmus minor Mill.) →Plantation de haies →Bords de cours d’eau, de mares et d’étangs
SAULE BLANC (Salix alba L.) →Bords de cours d’eau, de mares et d’étangs
TILLEUL A GRANDES FEUILLES (Tilia platyphyllos Scop.) →Boisements
Règlement écrit – Annexes
TILLEUL A PETITES FEUILLES (Tilia cordata Mill.) →Plantation de haies →Boisements
TREMBLE (Populus tremula L.) →Boisements
Source : Planter local ? Arbres et arbuste du Centre-Val de Loire, Observatoire régional de la Biodiversité Centre-Val de Loir et Conservatoire botanique national du Bassin parisien,
FICHES ACTIONS
LES CHEMINS RURAUX
Les chemins ruraux sont les chemins appartenant aux communes, affectés à l'usage du public, qui n'ont pas été classés comme voies communales (Art L161-1 du Code rural). Ils appartiennent au domaine privé de la commune et leur entretien n'est pas obligatoire pour les communes.
Ces chemins constituent des éléments importants dans la préservation de la biodiversité locale de part,
- La présence d'une bande de roulement et de bermes servant de refuges à de nombreuses espèces animales et végétales ;
- Leur rôle de continuité écologique.
Une gestion adaptée de ces chemins doit être mise en œuvre pour maintenir les usages et favoriser la biodiversité.
Le Plan départemental des itinéraires de promenades et de randonnées (PDIPR) est un outil départemental offrant des aides notamment pour des aménagements nécessaires afin de maintenir des continuités ou pour de la mise en valeur du patrimoine local.
Préconisations de gestion
Pour concilier l'ensemble des usages et les rôles de continuité écologique et de refuge pour la faune et la flore, un entretien en deux temps est préconisé dans le but de maintenir en permanence une zone non fauchée :
- Faucher la bande de roulement une fois par an au mois d'avril afin de faciliter le passage des usagers. En fin de saison, elle constituera un refuge hivernal pour la faune ;
- Faucher les bermes une fois par an au mois de septembre lorsque la plupart des espèces animales et végétales auront achevé leur cycle de reproduction ;
- Faucher à une hauteur de 15 centimètres environ pour préserver la petite faune.
Préférer la fauche plutôt que le broyage plus destructeur pour la faune et la flore mais aussi plus consommateur en carburant et favorisant la dispersion des espèces végétales non-désirées pour les cultures.
AMENAGER UNE CLOTURE FAVORABLE A LA BIODIVERSITE
Selon leur forme, les clôtures peuvent être des obstacles voire des pièges mortels pour certains animaux. Le principe d'aménager une clôture favorable à la biodiversité est de la rendre perméable au plus grand nombre d'animaux et favorable pour les continuités tout en facilitant l'entretien.
Préconisations
- Laisser un passage de 10 à 20 centimètres sous la clôture, en plus de permettre le passage de la petite faune, cela facilitera l'entretien de la clôture ;
- Choisir des mailles larges ; - Si cela n'est pas possible, aménager un passage à petite faune sur chaque façade de 20 cm sur
20 cm.
Source : écologique collectifs Natureparif,
Guide de gestion des espaces
publics et privés, 2016
PLANTATION ET ENTRETIEN D’UNE HAIE
La haie constitue une zone refuge pour la faune, une continuité écologique et un élément paysager du territoire communal. Il existe deux grands types de haies : les haies taillées correspondant aux haies entretenues régulièrement dont la hauteur et la largeur sont maîtrisées et les haies libres d'aspect plus sauvage comme les haies bocagères.
Préconisations pour la plantation
- Choisir des essences locales. Il existe désormais un label permettant de garantir l'origine locale d'un plant, le label « Végétal local ». o Quelques essences locales adaptées pour les haies : Charme (Carpinus betulus), Noisetier (Corylus avellana), Cornouiller sanguin (Cornus sanguinea), Fusain d'Europe (Euonymus europaeus), Prunellier (Prunus spinosa), Troène (Ligustrum vulgare) ;
- Mélanger les espèces. Des haies multispécifiques seront plus accueillantes pour la faune ; - Lors de la plantation, disposer les plants de manière à ce que les différentes essences soient
réparties en mélange ; - Mettre en place un paillage plutôt qu'une bâche plastique pour protéger les jeunes plants.
Préconisations d'entretien et de taille
- Les premières années, ne pas entretenir entre les plants pour laisser se développer une végétation protégeant les jeunes plants et des arbustes naturels et spontanés adaptés au milieu ;
- Pour éviter le drageonnement, il est recommandé de passer tous les trois ans avec un soc de charrue à proximité de la haie (50 cm) pour couper les racines se développant ;
- Pour une haie taillée, à partir du second hiver et jusqu'à l'obtention de la forme et de la taille souhaitées, il faut rabattre les végétaux d'un tiers pour leur permettre d'être plus denses à la base. La haie sera alors bien fournie. Lorsque la forme et la taille souhaitées sont obtenues, tailler les pousses de printemps début juin et les pousses d'août début octobre afin de ne pas dégarnir la haie et lui permettre de s'épaissir ;
- Pour une haie libre, les méthodes de taille sont identiques à la haie taillée. Toutefois, à sa taille adulte la haie présentera des végétaux aux ports différents qu'il faudra respecter pour ne pas avoir une haie taillée et conserver l'aspect sauvage.
Source : Guide de gestion écologique des espaces collectifs publics et privés, Natureparif, 2016
GESTION DU COURS D’EAU ET DE SA RIPISYLVE
Règlement écrit – Annexes
Le cours d’eau et sa ripisylve, éléments constitutifs de la trame bleue, sont des milieux menacés par la perte de biodiversité, le développement des espèces invasives, la densification de la végétation des berges pouvant amener une fermeture du milieu et les perturbations dans l’écoulement de l’eau. Il est donc nécessaire de mettre en œuvre une gestion adaptée pour les préserver.
Préconisations d'entretien de la végétation des berges
La végétation des berges est importante. C'est une zone refuge, de nourrissage et de reproduction pour la faune. Elle procure de l'ombre qui permet de garder une température des eaux fraîches et régule la quantité de lumière en partie à l'origine des phénomènes d'eutrophisation. Elle évite l'érosion des berges. Elle joue le rôle de filtre par rapport aux apports sédimentaires et participe à l'élimination des pollutions diffuses.
L'entretien de la végétation des berges doit se faire entre novembre et mars, hors période de végétation et de nidification des oiseaux ;
L'entretien consiste à :
- Élaguer les branches basses d'un diamètre supérieur à 5 cm, afin d'empêcher tout obstacle à l'écoulement des eaux et pour procéder à des éclaircies propices à la diversification des plantes ;
- Recéper les arbres vieillissants ou malades ;
- Abattre les arbres morts pouvant déstabiliser les berges. Les souches seront conservées pour fixer les berges et les bois évacués ;
- Débroussailler ponctuellement pour faciliter l'accès aux arbres à entretenir ou au cours d'eau et pour éviter une explosion de végétation difficile à maîtriser par la suite.
Préconisations pour la plantation des berges
- La plantation des berges si nécessaire (par exemple si une partie de la berge est soumise à érosion) doit se faire au printemps, afin de limiter les dégâts engendrés par les crues hivernales ;
- Planter des essences locales et adaptées (aulnes, frênes, hélophytes, etc.) dont les systèmes racinaires permettent de fixer les berges et d'éviter leur érosion ;
- Favoriser la diversité des essences pour une meilleure résistance aux maladies ;
- Alterner des zones d'ombres et de lumière pour répondre aux exigences des différentes espèces présentes.
Préconisations de gestion des embâcles et atterrissements
- Les embâcles sont des accumulations de bois morts ou autres débris flottants. Ce sont des habitats privilégiés pour la faune aquatique. Seuls les embâcles perturbant la circulation de l'eau doivent être retirés ;
- Les atterrissements sont des dépôts de vase, sable, graviers en bord des berges ou dans le lit. C'est une dynamique naturelle du cours d'eau. Il faut les conserver s'ils ne gênent pas l'écoulement de l'eau.
GESTION DES MILIEUX CALCICOLES
Les milieux calcicoles sont des milieux patrimoniaux accueillant un cortège d’espèces spécifiques notamment de nombreuses espèces d’orchidées rares et protégées. Actuellement, une grande partie de ces milieux sont en cours de fermeture sur le territoire communal. Les pelouses calcicoles sont dégradées, envahies par les arbustes. Une intervention est indispensable pour préserver ces milieux patrimoniaux.
Préconisations pour la réouverture des pelouses dégradées et des ourlets calcicoles
- Réaliser un débroussaillage manuel des pelouses à l’aide d’une débroussailleuse à disque. Ce débroussaillage se fera entre novembre et février ;
- Les rejets ligneux seront débroussaillés une fois par an dans un premier temps puis en fonction des besoins selon la dynamique de la végétation. Les bosquets pourront être supprimés pour agrandir la zone de pelouse.
Préconisation pour la gestion des pelouses calcicoles
- Réaliser une fauche une fois par an, entre novembre et février ;
- Les résidus de fauche seront exportés, deux à trois jours après la fauche, dans un site de compostage.
LUTTE CONTRE LES CHENILLES PROCESSIONNAIRES DU PIN
La chenille processionnaire du pin est la larve d’un papillon de nuit, le Thaumetopoea pityocampa communément appelé Processionnaire du pin. Cette espèce est inféodée aux pins. La femelle pond ses œufs sur des pins. Les chenilles vont grandir dans l’arbre en se nourrissant de ses aiguilles et vont y construire un cocon pour y passer l’hiver. A la fin de l’hiver, les chenilles quittent leur cocon pour rejoindre la terre ferme en procession de plus dizaines d’individus pour se transformer en adulte.
Ces chenilles peuvent être problématiques si elles sont trop nombreuses. Elles peuvent provoquer la défoliation totale du pin sur lequel elles se trouvent, l’affaiblissant et le rendant plus vulnérable face aux maladies. De plus, leurs poils urticants, qui se détachent facilement, peuvent causer des irritations voire des allergies chez l’homme et les animaux.
Méthode curative
Installer des éco-pièges sur chaque tronc d’arbre où la présence de chenilles est avérée, de décembre à avril. Les chenilles vont être canalisées dans la collerette de l'éco-piège et n'auront pas d'autre choix que de descendre dans le tuyau qui mène dans un sac rempli de terre. Une fois dans le sac, elles vont croire qu'elles sont arrivées sur terre et elles vont s'enfouir dans la terre afin de se transformer en nymphe.
Les pièges seront retirés à la fin du mois de juin et jetés en déchetterie.
© Lyon Chenilles
Méthode préventive
Installer des nichoirs à mésanges. Ces oiseaux peuvent manger jusqu’à une quarantaine de chenilles par jour. Cette méthode a pour but de maintenir les populations de chenilles à un niveau acceptable et ainsi prévenir une éventuelle pullulation.
LUTTE CONTRE LA RENOUEE DU JAPON
La renouée du Japon est une plante vivace à rhizomes, formant des fourrés denses pouvant atteindre 3 à 4 mètres de hauteur. Ses tiges sont creuses, cassantes et tachetées de rouge. Ses feuilles sont longues, triangulaires ou en forme de cœur. Elles portent à leur aisselle de minuscules fleurs blanches regroupées en grappes. Elle se rencontre dans les milieux frais et ensoleillés, sur des terrains perturbés par l'Homme (remblais, abords des voies de communication, friches, etc.) et les zones humides (abords des mares, fossés, etc.).
Cette plante a la capacité de se propager très facilement. La principale menace est une propagation de l'espèce aux dépens des espèces locales qui va engendrer une perte de biodiversité.
Préconisations
Une intervention rapide sur un site colonisé restreint les moyens mis en œuvre pour contrôler l'espèce. L'élimination totale des stations de renouées est rare. L'objectif de la gestion est avant tout de stabiliser et de contrôler leur extension.
Ce qui est conseillé :
- Une fauche plusieurs fois par an (minimum 4 fois par an) de la partie aérienne de la plante sera réalisée afin de l'épuiser et de favoriser le développement de la flore indigène ;
- La fauche s'espacera dans le temps au fur et à mesure que la plante perdra de sa vigueur ;
- La fauche comporte un risque en raison des probabilités de dispersion de fragments susceptibles de bouturer. Pour éviter la dissémination, les parties coupées seront séchées ou brûlées puis emmenées en déchetterie. Le séchage ou le brûlage est impératif sinon la renouée risque de se développer dans un autre endroit. Les outils utilisés devront être bien nettoyés après la fauche pour ne pas transporter des rhizomes. Un seul petit morceau de rhizome suffit pour que la renouée repousse ;
- La période d'intervention a lieu dès avril/mai au début du développement de l'espèce et répétée régulièrement tout au long de sa période végétative, au minimum 4 fois dans l'année pendant 2 à 7 ans.
- La plantation d'espèces ligneuses locales à croissance rapide (saule, aulne, etc.) permet d'apporter un ombrage limitant le développement de la plante.
Ce qui est déconseillé :
- L'arrachage est peu efficace car les rhizomes longs et profonds sont difficiles à arracher en totalité ;
- La lutte chimique est à proscrire car les molécules de synthèse la stimulent. La traiter aux herbicides la fera encore plus proliférer.
FICHES ARCHITECTURALES
CHOISIR LES DIFFÉRENTES COULEURS QUI COMPOSENT LE BÂTI
1
FICHE CONSEIL
La démarche
Le bâti ancien a été construit à l’aide des matériaux de provenance ou d’extraction locale qui ont déterminé les couleurs des bâtiments existants. Ces teintes, issues de la géologie locale, permettent aux bâtiments de s’inscrire parfaitement dans le paysage sans créer de dissonance par des rapports de contraste trop francs entre le paysage et les constructions. Les composantes chromatiques du bâti sont essentiellement constituées par la couleur des couvertures, des maçonneries (couleur de la façade), du décor de façade, et enfin des menuiseries et ferronneries. Pour respecter l’harmonie des couleurs, caractéristiques des constructions du Pays Drouais, il faudra utiliser, de préférence, des matériaux locaux et privilégier l’usage de teintes en harmonie avec celles de l’environnement. L’observation du paysage de proximité, et des teintes des bâtiments anciens est donc un préalable dans le choix des couleurs.
Couleur et texture de la bauge.
Choisir la couleur des couvertures de toiture
Pour les couvertures des toitures, la tuile rouge brunie non uniforme était quasiment systématiquement mise en œuvre. Pour réaliser de nouvelles couvertures ou pour la rénovation d’une couverture ancienne, il faut choisir des tuiles de couleur rouge brun non uniforme. Les tuiles de couleur claire (couleur fréquemment dénommée champagne), comme les tuiles foncées (proches de la couleur chocolat) sont à proscrire. Ces teintes ne correspondent pas aux couleurs caractéristiques des toitures du Pays Drouais.
Colombages protégés par un lait de chaux.
Tuiles de terre cuite, petit moule, rouge brun non uniforme.
Les qualités
Les couleurs des produits du soussol, sont adaptées au climat local. • En hiver les couleurs
favorisent l’inertie thermique, c’est à dire la conservation de la chaleur accumulée la journée, pour la nuit. • En été, elles évitent le phénomène d’éblouissement dû à une peinture trop claire.
Choisir la couleur des façades
La couleur des façades est le résultat, soit du matériau de construction (bauge, colombage, maçonneries mixtes en pierre de taille, silex, grison), soit de l’enduit qui recouvre ce matériau (enduit couvrant ou enduit à pierre vue).
Maçonnerie de brique et silex.
• Dans le cas de construction en bauge,
la bauge peut être réparée. De nouvelles constructions peuvent être réalisées selon ce procédé. La couleur est issue du matériau lui même, la terre, une argile à silex rouge ocre.
• Dans le cas de colombage,
les bois, dans la plupart des cas, sont laissés naturels. Ils doivent être, au minimum, protégés avec de l’huile de lin. Ils peuvent également être teintés au brou de noix, ou recevoir un lait de chaux teinté avec des pigments naturels, terre de sienne brûlée, ombre brûlée, ocre rouge, havane ...
Maçonnerie de brique et silex.
• Dans le cas d’une maçonnerie mixte à pierre vue,
la pierre ou la brique utilisée en réparation doit être proche en nature, texture, granulométrie et couleur de celle qu’elle remplace : silex, calcaire, terre cuite.
Maçonnerie de brique et grison et moellons enduits.
Attention
• En bordure de village, les nouvelles constructions sont fréquemment enduites dans une teinte trop claire. Elles forment des tâches dans le paysage. Pour limiter cet impact, il faut choisir des teintes proches de celles des matériaux locaux.
• Les enduits au ciment sont à proscrire totalement.
• Le blanc pur est à proscrire.
En pratique
Pour en savoir plus, consultez : • les fiches thématiques 1, 2, 3, 4, 5. • les fiches conseils 2, 3.
Faites vous conseiller par des professionnels (cf. liste des contatcs sur la couverture).
C.A.U.E. 28 : Tél. : 02 37 21 21 31 6, Rue Ch. Victor Garola - 28000 Chartres