Se référer à l’Annexe 1 du présent règlement, relative aux principes de gestion des eaux pluviales sur l’ensemble du territoire de Roannaise de l’Eau. Zones sensibles - La totalité des eaux pluviales issues de la parcelle doivent être infiltrées pour tous les
évènements pluvieux jusqu’à l’évènement d’occurrence 30 ans ; - Dans le cas où il a été démontré qu’il était impossible d’infiltrer la totalité des eaux
pluviales, le demandeur cherchera à en infiltrer le maximum. Les excédents d’eau seront alors stockés par des ouvrages de rétention pour tous les évènements pluvieux jusqu’à l’évènement d’occurrence 30 ans. Les débits de fuite à prendre en compte sont les suivants : o 2 l/s pour les surfaces imperméabilisées inférieures à 300 m² o 5 l/s/ha avec un minimum à 2 l/s pour les surfaces imperméabilisées inférieures à 1 ha o 5 l/s/ha pour les surfaces imperméabilisées inférieures à 20 ha o 1 l/s/ha pour les surfaces imperméabilisées supérieures à 20 ha. Ces débits de fuite seront envoyés vers le milieu naturel. Dans le cas où il a été démontré qu’un raccordement à un fossé ou à un séparatif pluvial était impossible, le rejet se fera au réseau d’assainissement unitaire. Zones peu sensibles - La totalité des eaux pluviales issues de la parcelle doivent être infiltrées pour tous les évènements pluvieux jusqu’à l’évènement d’occurrence 10 ans ; - Dans le cas où il a été démontré qu’il était impossible d’infiltrer la totalité des eaux pluviales, le demandeur cherchera à en infiltrer le maximum. Les excédents d’eau seront alors stockés par des ouvrages de rétention pour tous les évènements pluvieux jusqu’à l’évènement d’occurrence 10 ans. Les débits de fuite à prendre en compte sont : o 2 l/s pour les surfaces imperméabilisées inférieures à 300 m² o 10 l/s/ha avec un minimum à 2 l/s pour les surfaces imperméabilisées inférieures à 1 ha o 5 l/s/ha pour les surfaces imperméabilisées inférieures à 20 ha o 1 l/s/ha pour les surfaces imperméabilisées supérieures à 20 ha.. Ces débits de fuite seront envoyés vers le milieu naturel. Dans le cas où il a été démontré qu’un raccordement à un fossé ou à un séparatif pluvial était impossible, le rejet se fera au réseau d’assainissement unitaire.
Dans tous les cas des mesures devront être prises pour limiter l’imperméabilisation des sols et pour assurer la maîtrise des débits et de l’écoulement des eaux pluviales ou de ruissellement. Les aménagements nécessaires visant à la limitation des débits évacués de la propriété (système d’infiltration ou de rétention) sont à la charge exclusive du propriétaire qui doit réaliser les dispositifs adaptés à l’opération et au terrain, conformément au règlement d’eaux pluviales à la parcelle. L’évacuation des eaux de ruissellement doit, si nécessaire, être assortie d’un pré traitement.
Sous-section 3d – Stationnement ARTICLE N 17 – STATIONNEMENTS Le stationnement des véhicules automobiles et des deux roues sera dimensionné au prorata des besoins engendrés par la ou les activités concernées. Pour l’habitat, il doit être prévu 2 places par logement. Le stationnement doit être assuré en dehors des voies publiques ou de desserte collective.
ANNEXES
ANNEXE 1 : NOTICE EXPLICATIVE - GESTION DES EAUX PLUVIALES
1. LE ZONAGE PLUVIAL - POURQUOI ? L’imperméabilisation des sols par les constructions, les parkings, les rues diminue l’infiltration naturelle de l’eau dans le sol. Le réseau de Roannaise de l’eau est saturé et ne peut plus accepter toutes les eaux de pluie. Lors des pluies importantes, le réseau déverse les eaux usées vers le milieu naturel et les stations d’épuration qui ne sont pas prévues pour récupérer des gros volumes d’eau, ne traitent plus suffisamment les eaux usées. Face à ces enjeux, Roannaise de l’eau a décidé de réaliser un zonage pluvial sur son territoire. Ce document décrit les principes de gestion des eaux pluviales sur l’ensemble du territoire de Roannaise de l’Eau. L’objectif de ce document est de s’assurer de la maîtrise du ruissellement et de privilégier l’infiltration des eaux pluviales.
2. ZONE SENSIBLE
l Projets dont la surface totale est inférieure ou égale 1 hectare
Mesures applicables aux projets dont la surface est inférieure ou égale à 1 hectare – Zones sensibles
Surface considérée (m²) 1 m² < Simp ≤ 300 m²
Débit de fuite 2 l/s
Période de dimensionnement 30 ans
300 m² < Stotale
5 l/s/ha –
30 ans
Minimum : 2 l/s
Volume total à stocker (infiltration + rétention) Étude de dimensionnement Ou : V = Simp x 0,04 (1) Étude de dimensionnement
(1)Ce dimensionnement standard correspond au volume ruisselé lors d’une pluie trentennale de durée 1h. Le stockage correspond à 40,0 mm par m² imperméabilisé.
l Projet dont la surface totale est supérieure à 1 hectare
Mesures applicables aux projets dont la surface est supérieure à 1 hectare – Zones sensibles
Surface considérée (m²)
Débit de fuite
Période de dimensionnement
Volume total à stocker (infiltration + rétention)
Stotale < 20 ha
5 l/s/ha
30 ans
Étude de dimensionnement
Stotale ≥ 20 ha
1 l/s/ha
30 ans
Étude de dimensionnement
3. ZONE PEU SENSIBLE
l Projets dont la surface totale est inférieure ou égale 1 hectare
Mesures applicables aux projets dont la surface est inférieure ou égale à 1 hectare – Zones peu sensibles
Surface considérée (m²) 1 m² < Simp ≤ 300 m²
Débit de fuite 2 l/s
Période de dimensionnement 10 ans
300 m² < Stotale
10 l/s/ha –
10 ans
Minimum : 2 l/s
Volume total à stocker (infiltration + rétention) Étude de dimensionnement Ou : V = Simp x 0,03 (1) Étude de dimensionnement
(1)Ce dimensionnement standard correspondant à une pluie décennale d’1h.
l Projet dont la surface totale est supérieure à 1 hectare Mesures applicables aux projets dont la surface est supérieure à 1 hectare – Zones peu sensibles
Surface considérée (m²) Stotale < 20 ha Stotale ≥ 20 ha
Débit de fuite
Période de dimensionnement
5 l/s/ha
10 ans
1 l/s/ha
10 ans
Volume total à stocker (infiltration + rétention) Étude de dimensionnement Étude de dimensionnement
4. COMMENT CONCEVOIR LE DISPOSITIF DE GESTION DES EAUX PLUVIALES
Les éléments ci-dessous ne sont qu’une proposition aux particuliers pour simplifier la mise en place des ouvrages et ainsi éviter la réalisation d’une étude hydraulique dans le cas d’aménagement de petites surfaces.
CAS 1 – Mon sol est un sol perméable : sol sableux par exemple
Toutes les eaux pluviales sont infiltrées sur la parcelle jusqu’à une pluie 10 ans en zone peu sensible, 30 ans pour une zone sensible.
CAS 2 – Mon sol est un sol peu perméable : sol argileux, rocheux
Je dois :
- Infiltrer les 10 premiers millimètres de pluie sur mon terrain
- Puis, retenir l’eau de la pluie 10 ans en zone peu sensible, 30 ans en zone sensible, avant de la rejeter au milieu naturel. En cas d’impossibilité de rejet au milieu naturel, le rejet se fera au réseau d’assainissement.
Pour évaluer la capacité d’infiltration de mon sol, soit je fais réaliser un test d’infiltration, soit je prends la valeur proposée : K = 5.10-7 m/s.
Volume à infiltrer pour une pluie de 10 mm Le volume à infiltrer se calcule de la manière suivante :
Vinf : Volume d’infiltration en m3 Simp : Surface imperméabilisée sur la parcelle en m²
Surface de fond de l’ouvrage d’infiltration
La surface de fond de l’ouvrage correspond à la surface nécessaire pour que la pluie s’infiltre correctement dans le sol. Le tableau suivant présente les surfaces à mettre en place en fonction du volume à infiltrer et du temps de vidange.
Ainsi, avec la valeur proposée de 5.10-7 m/s, les surfaces de fond des ouvrages (m²) sont :
Volume à 0,25 0,5 infiltrer (m3)
Temps de vidange (jour)
0,75 1
1,25 1,5 2
2,5 3
1
6 m² 12 m² 17 m² 23 m² 29 m² 35 m² 46 m² 58 m² 69 m²
2
3 m² 6 m² 9 m² 12 m² 14 m² 17 m² 23 m² 29 m² 35 m²
3
2 m² 4 m² 6 m² 8 m² 10 m² 12 m² 15 m² 19 m² 23 m²
4
1,5
m² 3 m² 4 m² 6 m² 7 m² 9 m² 12 m² 14 m² 17 m²
6
1 m² 2 m² 3 m² 4 m² 5 m² 6 m² 8 m² 10 m² 12 m²
8
1,5
1 m²
m² 2 m² 3 m² 4 m² 4 m² 6 m² 7 m² 9 m²
10
0,5
m² 1 m² 2 m² 2 m² 3 m² 3 m² 5 m² 6 m² 7 m²
Le choix temps de vidange revient au propriétaire, en tenant compte du fait que : - Plus le temps de vidange est important, plus la surface du fond de l’ouvrage sera petite ; - Plus le temps de vidange est faible, moins les eaux pluviales stagnent au fond de l’ouvrage.
Volume à retenir avant rejet au milieu naturel ou réseau d’assainissement - En zone sensible, le volume de rétention est de :
Avec : Vrét : Volume de rétention en m3 Simp : Surface imperméabilisée sur la parcelle en m²
- En zone peu sensible, le volume de rétention est de :
Avec : Vrét : Volume de rétention en m3 Simp : Surface imperméabilisée sur la parcelle en m²
Les débits de fuite des ouvrages de rétention sont définis dans le règlement.
5. UN CAS CONCRET Un particulier souhaite construire un bâtiment sur une parcelle de 200 m² située dans le périmètre de protection des risques d’inondation de l’Oudan. Il se situe donc en zone sensible. La surface imperméabilisée par le projet est de 150 m². Il a donc le choix : soit suivre les dimensionnements proposés, soit réaliser une petite étude pour optimiser ses ouvrages. Dans ce cas, par exemple, le pétitionnaire estime que son sol est favorable à l’infiltration. Le pétitionnaire décide de donc de faire évaluer la perméabilité de son sol. Cette étude lui confirme ses observations : la perméabilité du sol est de K = 1.10-6 m/s. Dans ce cas, il devra faire installer un dispositif d’infiltration des eaux pluviales pour éviter tout rejet pour une pluie d’occurrence trentennale. Si son sol infiltre à 1.10-6 m/s, le dispositif d’infiltration devra avoir un volume de 1,5 m3 et le fond de l’ouvrage aura une surface de 3,5 m² car le pétitionnaire souhaite que son ouvrage se vidange en 5 jours seulement. (Sans étude spécifique, la surface du fond de l’ouvrage, pour une perméabilité K = 5.10-7 m/s aurait été de 7 m²) Son ouvrage d’infiltration sera couplé par un bassin de rétention de 3 m3 avec un rejet à débit limité de 2 l/s.
ANNEXE 2 : ESSENCES VEGETALES RECOMMANDEES