Intitulé du document : Traitement environnemental et paysager des espaces non-bâtis et abords des constructions Se référer à la sous-section 3
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En lien avec : OAP Thématique Continuités écologiques En lien avec : OAP Thématique Aménagement artisanal commercial et logistique
Les zones Nz étant, le plus souvent, implantées en entrée de bourg, les nouvelles constructions doivent s’insérer de manière qualitative dans le paysage. Les porteurs de projets devront réaliser un traitement paysager de leur construction en veillant à marquer une transition douce entre les espaces.
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En lien avec : OAP Thématique Continuités écologiques En lien avec : OAP Thématique Aménagement artisanal commercial et logistique
Les zones Ne étant, le plus souvent, implantées en entrée de bourg, les nouvelles constructions doivent s’insérer de manière qualitative dans le paysage. Les porteurs de projets devront réaliser un traitement paysager de leur construction en veillant à marquer une transition douce entre les espaces.
Le guide des plantations
Salix caprea Grands arbustes
Sureau noir
Source : Pépinières Dauguet
Salix atrocinerea Grands arbustes
Tilleul à petites feuilles
Source : Jardiner facile
Sorbus aucuparia Arbres moyens
Troène des bois
Source : Jardiland
Sambucus nigra Grands arbustes
Viorne lantane
Source : Pépinière Dominique Savio
Tilia cordata Hautes tiges
Source : SNHF
Ligustrum vulgare Grands arbustes
Source : Gerbeaud
Viburnum lantana Petits arbustes
Viorne obier
Les essences locales
Aubépine monogyne
Lilas commun
Source : Le Parisien
Viburnum opulus Grands arbustes
Orme
Source : Freepik
Crataegus monogyna Grands arbustes
Cerisier de Sainte-Lucie
Source : PictureThis
Syringa vulgaris Grands arbustes
Chêne chevelu
Source : Le Figaro
Ulmus Hautes tiges
Erable sycomore
Source : Graines du monde
Prunus mahaleb Grands arbustes
Erable plane
Quercus cerris Hautes tiges
Cornouiller mâle
Source : Le jardin du Pic
Acer pseudoplatanus Hautes tiges
Source : Willemse France
Acer platanoïdes Hautes tiges
Source : Pépinières Rouxel
Cornus mas Grands arbustes
Cytise faux ébénier
Les essences locales
Rosier des chiens
Chêne pubescent
Source : le guide des plantations
Laburnum anagyroides Grands arbustes
Noyer commun
Source : INPN
Rosa canina Petits arbustes
Orme champêtre
Source : Futura Sciences
Quercus pubescens Hautes tiges
Source : Ferriere Fleurs
Juglans regia Hautes tiges
Ulmus minor Grands arbustes
Annexe 3 : Recommandations sur la plantation de haies
RÈGLEMENT ÉCRIT
VU pour être annexé à la délibération en date du 2 mars 2026 APPROUVANT le projet de Plan Local d'Urbanisme intercommunal Fait à Conlie, le 2 mars 2026 Présidente de la CC de la Champagne Conlinoise et du Pays de Sillé, Valérie RADOU
Recommandations d'essences pour la plantation d'haies champêtres
Facteur de bien être, le paysage est un marqueur fort d'appartenance. Au même titre que l'architecture ou les traditions, les éléments paysagers du territoire font partis de notre culture locale. La présence de l'arbre est particulièrement marqué sur le territoire du Parc NormandieMaine. Cette présence se manifeste tout particulièrement à travers les différents bocages et leurs haies champêtres.
Vous voulez plantez une haie champêtre pour délimiter votre parcelle et créer une barrière
visuelle chez vous ? Voici quelques petits conseils.
1 Conserver et préserver les éléments paysagers existants
Avant toute chose, regarder et identifier les arbres et arbustes déjà présents sur votre parcelle.Ils peuvent déjà vous fournir une première base pour créer votre clôture alors éviter au maximum de les abattre. En effet, ils vous permettront de gagner un peu de temps car il faut une dizaine d'année pour reconstituer une végétation.
2 S'inspirer de l'existant
Regarder les essences présentes dans les haies champêtres près de chez vous. Vous y retrouverez de nombreuses essences locales. Cette palette végétale pré-existante est favorable à la biodiversité locale et adaptée aux caractéristiques du territoire. N'hésitez pas à vous en inspirer pour composer votre haie.
3 Maximiser la diversité
Diversifier les essences plantées est un gage d'adaptation de votre plantation. C'est l'occasion d'accueillir et d'observer une grande diversité d'espèces dans votre jardin : oiseaux, pollinisateurs, hérissons, ... C'est également l'occasion de découvrir une haie changeante au fur et à mesure des saisons ! En effet certaines essences vont perdre leurs feuilles en hiver, d'autres vous fourniront des fruits en été, ...
Nous vous proposons ici une liste d'essences locales que nous utilisons pour nos projets de plantations : des arbres de hauts jets, des arbres intermédiaires et des arbustes. Pensez toujours à choisir vos essences en fonction des caractéristiques du sol et votre exposition.
ARBRES DE HAUT-JET
Châtaignier commun
Chêne pédonculé
Chêne sessile
Érable plane
Hêtre commun
Merisier vrai
ARBRES INTERMEDIAIRES
Noyer commun
Chêne pubescent
Charme
Bouleau verruqueux
Érable champêtre
Peuplier tremble
ARBRES INTERMEDIAIRES - suite
Pommier sauvage
Saule blanc
Tilleuil à petites feuilles
Alisier torminal
Bouleau pubescent
Cormier
Nerprun purgatif
Poirier sauvage
Sorbier des oiseleurs
ARBUSTES
Bourdaine
Cerisier de Sainte-Lucie
Cornouiller mâle
Fusain d'Europe
ARBUSTES - suite
Troène
Sureau noir
Saule marsault
Houx
Néflier commun
Noisetier commun
Prunellier
Viorne lantane
Cornouiller sanguin
Orme champêtre
Saule osier
Saule roux
Annexe 4 : Charte bocagère
RÈGLEMENT ÉCRIT
VU pour être annexé à la délibération en date du 2 mars 2026 APPROUVANT le projet de Plan Local d'Urbanisme intercommunal Fait à Conlie, le 2 mars 2026 Présidente de la CC de la Champagne Conlinoise et du Pays de Sillé, Valérie RADOU
Charte bocagère
Communauté de communes de la Champagne Conlinoise et du Pays de Sillé
(4CPS)
SOMMAIRE
1. Pause printanière et estivale ..................................................................................................................4 2. Gestion...............................................................................................................................................................5 3. Entretien courant.......................................................................................................................................... 6 4. Prélèvement ................................................................................................................................................... 6 5. Arbres abritant des espèces protégés et sécurité publique....................................................7 6. Arbres morts....................................................................................................................................................7 7. Création de nouvelles haies....................................................................................................................7 8. Déplacement de haies champêtres.....................................................................................................8 9. Haies en bord de route ..............................................................................................................................8 10. Valorisation des branches taillées .......................................................................................................9 11. Stockage de carbone............................................................................................................................... 10
La Charte bocagère est issue d’un choix politique. Sa rédaction a pris en compte la participation et les contributions des différents acteurs du territoire lors des permanences du 20 au 23 novembre 2023, la Conférence des maires du 12 janvier 2024, et les réunions de restitution du 22 et 25 janvier 2024.
La Charte bocagère contient des recommandations à destination de tous les gestionnaires des haies champêtres du territoire : collectivités, particuliers, agriculteurs et autres entreprises.
Le bocage est constitué de haies, d’arbres isolés, de talus et de mares. Ainsi, bien que la Charte bocagère se concentre sur les haies, celles-ci font parties d’un paysage aux caractéristiques multiples.
• Définition d’une haie champêtre Une haie champêtre est linéaire. Elle est composée d’arbustes et/ou de cépées et/ou d’arbres formés en haut-jet ou en têtard. Les essences (espèces) arborées, composant la haie, sont indigènes du territoire (voir liste en Annexe 1). Un linéaire de ronces ou de fougères contenant d’autres essences (ex : prunellier) est une haie. S’il y a seulement des ronces ou des fougères, ce linéaire n’est pas une haie. La haie ornementale (ex : thuya, laurier, troène du japon, etc.) est exclue de cette définition.
Toutes les haies participent, à leur mesure, à la création de nombreux services fondamentaux : ressources, biodiversité, paysage, microclimat, micro-cycles de l’eau, gestion de la quantité et de la qualité de l’eau, atténuation et adaptation au changement climatique. Un bocage intergénérationnel géré durablement est essentiel pour que l’Homme s’épanouisse, de génération en génération, au sein de cet environnement préservé.
Vocabulaire utilisé :
• Arbuste : petit arbre composé de plusieurs troncs (ex : cornouillers, viornes, aubépine, etc.)
• Cépée : arbre composé de plusieurs troncs (ex : charme, érables, ormes, etc.) • Haut-jet : arbre avec un tronc unique et des branches s’insérant aléatoirement sur le
tronc (ex : chêne haut-jet, érable haut-jet, frêne haut-jet) • Têtard : arbre avec un tronc unique et des branches s’insérant à la même hauteur sur
une tête qui s’élargie avec les coupes successives des branches (ex : chêne têtard, frêne têtard, érable têtard, etc.)
1. Pause printanière et estivale
L’arrêté BCAE8 de la Politique Agricole Commune (PAC) interdit aux agriculteurs de tailler leurs haies du 16 mars au 15 août inclus. L’objectif est de préserver la biodiversité en évitant
la destruction d’un habitat dans lequel des espèces se reproduisent (période de reproduction des oiseaux notamment).
La Charte recommande aux particuliers et aux collectivités de ne pas tailler leurs haies champêtres pendant la même période que les agriculteurs, afin d’éviter toute destruction d’habitat.
2. Gestion La gestion durable assure l’augmentation et le maintien de la qualité et de la quantité des haies. Les opérations de gestion sont réparties dans le temps et l’espace de manière à assurer le renouvellement du bocage.
Le bocage d’un territoire est qualitatif lorsqu’il est composé de haies jeunes, adultes et vieilles, de diverses typologies. La qualité d’une haie dépend de : sa typologie, sa dynamique de renouvellement, la largeur de son pied de haie et de son ourlet, son positionnement par rapport à la pente, de la présence/absence de talus, ainsi que de sa diversité (essence et structure).
Opérations de gestion recommandées, illustrées et détaillées dans le « Guide de Gestion Durable des Haies » écrit par la Chambre d’agriculture des Pays-de-la-Loire et téléchargeable en pdf sur internet :
• Recépage : coupe nette perpendiculaire aux troncs des arbustes et des cépées effectuées à proximité du sol (5 cm à 15 cm du sol). Le recépage est réalisé lorsque les arbres n’ont plus de feuilles jusqu’à la mi-mars. Il doit permettre la repousse des arbustes et cépées. Le recépage d’une même haie peut être effectué tous les 9 à 20 ans selon la vigueur des arbres. Il ne doit pas être effectué tous les ans.
• Balivage : sélection d’un tronc au sein d’une cépée pour le mener en arbre de haut-jet ou en arbre têtard ; suppression des troncs non sélectionnés.
• Gestion des arbres têtards : si l’étêtage est possible, l’effectuer tous les 9 à 15 ans o Têtard vieux avec peu de vitalité : ne pas l’étêter, mais le tailler en entonnoir, en coupant les branches horizontales et en ne conservant que les branches verticales ; o Têtard vieux avec une vitalité moyenne : effectuer un étêtage progressif en 2-3 ans en abaissant le houppier progressivement jusqu’à étêtage complet o Têtard vieux avec une vitalité forte : effectuer un étêtage en une seule fois en laissant 1 ou 2 tir-sèves sur l’extérieur du houppier o Jeune arbre têtard : effectuer un étêtage sans laisser de tir-sève
• Elagage des arbres de haut-jets : taille de branches permettant de conserver un tronc unique de plus en plus haut et/ou de supprimer des branches mortes ou malades
• Eclaircie : suppression d’arbres pour permettre à d’autres arbres de s’épanouir • Enrichissement de haie : plantation ponctuelle d’arbres dans une haie discontinue ou
une haie arbustive • Haie spontanée : pousse d’une haie via les graines déjà présentes dans le sol :
favoriser le stock de graines par la pose de perchoir pour les oiseaux, installer une délimitation/une signalisation pour permettre à tous de respecter les jeunes arbres • Plantation d’une haie : plantation, dans un sol travaillé, de jeunes arbres protégés et paillés
• Taille de formation d’une jeune haie : recépage des arbustes et cépées, formation des haut-jets, création des arbres têtards
Des professionnels peuvent aider les gestionnaires de haies pour la réalisation de ces opérations (Annexe 2).
3. Entretien courant
Les actions d’entretien courant de la haie permettent de conserver une haie à une dimension souhaitée. Ce ne sont pas des opérations de gestion. Elles ne suffisent pas à assurer la qualité d’une haie dans le temps.
Ces actions d’entretien courant recouvrent notamment :
• La taille latérale d’une haie, qui permet de maintenir la largeur souhaitée. • La taille sommitale d’une haie, qui permet de maintenir la hauteur souhaitée. Ces tailles peuvent être effectuées tous les ans, ou moins fréquemment, selon la dimension souhaitée et la vigueur de la haie.
Il est recommandé d’utiliser du matériel n’éclatant pas les branches :
• Lamier à couteaux : adapté aux tailles de branches jeunes et de petits diamètres (2-3 cm)
• Barre sécateur : permet une coupe nette sur les branches de 3 à 4 cm • Lamier à scies : permet une coupe franche des branches allant jusqu’à 8 cm de
diamètre Le pied de la haie (=< 1m de hauteur) peut être entretenu couramment à l’aide d’une épareuse.
Il est recommandé, pour tous les gestionnaires de haies, de ne pas associer cet entretien courant à un traitement chimique de la haie (pas de traitement chimique sur la haie, ni sur l’ourlet herbacé présent de chaque côté de la haie). Pour rappel, l’usage de produits phytosanitaires de synthèse est interdit pour les collectivités depuis 2017 et pour les particuliers depuis 2019 (Loi LABBE 2016).
4. Prélèvement
Le prélèvement d’arbres de haut-jets ou d’arbres têtards n’abritant pas d’espèces protégées, est un droit du propriétaire.
Il est recommandé d’assurer le renouvellement des arbres prélevés soit en identifiant de jeunes arbres (ex : jeune chêne) déjà présents dans la haie ou à proximité (parcelle), soit en en plantant. Ces arbres d’avenir pourront nécessiter une taille de formation, voire une protection, pour assurer leur passage de l’état juvénile à l’état adulte.
Il est recommandé, à proximité d’arbres abritant des espèces protégées, de conserver d’autres arbres équivalent qui pourront assurer un nouvel habitat à la suite de la détérioration naturelle de l’habitat précédent. Il est donc essentiel de préserver un corridor de biodiversité spatial et temporel.
5. Arbres abritant des espèces protégés et sécurité publique
La destruction d’animaux ou de végétaux protégés et de leur habitat est lourdement sanctionnée par le code pénal. Pour autant, un arbre, vivant ou mort, abritant des espèces protégées (Annexe 3) peut se révéler dangereux pour la sécurité publique (maison, route, etc.).
Avant de le couper, il est obligatoire d’effectuer une « demande de destruction d’habitat d’espèce protégée » auprès de la Direction Départementale des Territoires (DDT) via un formulaire CERFA (Annexe 4). Si la mise-en-sécurité s’avère urgente (problème de sécurité imminent), il est recommandé de prendre une photo datée de l’arbre en question, permettant de mettre en évidence le danger qu’il représente et, d’avertir le Maire, avant de le couper.
Après avoir coupé un arbre abritant des espèces protégées, il est obligatoire de le laisser au sol, sur place ou à proximité, hors des voies de circulation, pendant 3 ans afin que ces espèces puissent partir. Il est interdit de le tronçonner ou de le brûler.
Si les branches n’abritent aucune espèce protégée, alors elles peuvent être taillées, que l’arbre soit sur pied ou au sol.
L’Office Français de la Biodiversité (OFB) accepte de se déplacer pour lever tout doute sur la présence d’une espèce protégée dans un arbre, qu’il soit mort ou vivant.
6. Arbres morts
Les arbres morts n’abritant pas d’espèce protégée peuvent être conservés ou coupés selon le souhait du propriétaire.
7. Création de nouvelles haies
La création de nouvelles haies permet de densifier un bocage faiblement dense (inférieur à la moyenne sarthoise de 73 mètres linéaire de haie par hectare). Deux méthodes sont recommandées : la plantation et la haie spontanée.
La plantation d’une haie champêtre nécessite d’acheter ou de produire des plants. Un décompactage vertical et profond du sol est conseillé afin que les racines soient autonomes en eau rapidement. La mise-en-place d’un paillage biodégradable est pertinente car celui-ci limite la concurrence herbacée les deux premières années, retient l’humidité et diminue la température du sol. Protéger les arbres des animaux sauvages ou d’élevage peut s’avérer nécessaire. La plantation s’effectue de mi-novembre à fin février. Tout planteur peut bénéficier
de l’accompagnement de professionnels du conseil jusqu’à la plantation (Annexe 2). Des aides financières existent. Elles ont des conditions d’admissibilités et des cahiers des charges spécifiques (Annexe 5).
La haie spontanée s’implante sans intervention de l’Homme. Elle est issue de graines disséminées par la faune ou déjà présentes dans le sol. Il est possible de favoriser cette régénération en installant des perchoirs pour attirer les oiseaux, en posant des clôtures pour préserver la zone choisie, en y ajoutant des branchages ou déchets végétaux.
Le semis de graines d’arbres peut également permettre de créer une nouvelle haie. Cette technique est néanmoins aléatoire car les graines peuvent avoir besoin de conditions spécifiques pour germer, et d’autres n’ont pas de pouvoir de germination.
Créer une nouvelle haie sur talus, avec des ourlets enherbés de chaque côté, permet à celleci d’être plus fonctionnelle : limitation de l’érosion, infiltration de l’eau, abris pour la biodiversité.
Il est proposé d’informer la mairie et l’entourage lors de la plantation d’une haie.
8. Déplacement de haies champêtres
Le déplacement d’une haie consiste à planter une haie, puis à arracher une autre haie.
Il est obligatoire de respecter les réglementations présentes sur la haie concernée (Code rural, Code de l’environnement, Code de la santé publique, Code du patrimoine, Code de l’urbanisme). Celles-ci peuvent interdire la suppression de cette haie, ou la conditionner. A titre d’exemple, la Politique Agricole Commune (PAC) réglemente le déplacement des haies agricoles.
La Charte bocagère recommande :
• D’informer la mairie et l’entourage du déplacement de la haie • Planter, au minimum, 1 mètre linéaire de haie pour 1 mètre linéaire de haie arraché • Planter une typologie de haie au minimum équivalente à celle de la haie arrachée (voir
Annexe 6 « Typologie Nationale des haies ») • Planter au moins 3 essences différentes (liste des essences recommandées en
Annexe 1) • Prévoir, au minimum, 2 mètres de largeur pour le pied de haie, et un ourlet (bande
enherbée) d’1 mètre de large de chaque côté. • Planter une haie sur talus, surtout si la haie arrachée était sur talus • Planter perpendiculaire à la pente, surtout si la haie arrachée était perpendiculaire à la
pente • Planter au voisinage de la haie arrachée
9. Haies en bord de route
De nombreuses haies sont situées en bordure de route, en mitoyenneté avec des particuliers, des agriculteurs ou des collectivités. Ces haies sont souvent très importantes car elles maintiennent des talus et rafraichissent le bitume. Leur gestion s’appuie sur trois piliers :
• Assurer la sécurité routière ; • Effectuer un entretien courant n’altérant pas la largeur de la haie, sa repousse, son
intégrité ; • Effectuer des opérations de gestion concertées entre les propriétaires et les
gestionnaires de la haie. Il est recommandé à tous les gestionnaires des haies de bord de route de se former pour acquérir les bonnes pratiques permettant d’intégrer ces trois piliers.
10. Valorisation des branches taillées
L’Article L541-21-1, II du Code de l’Environnement, interdit, depuis le 10 février 2020, aux particuliers, aux collectivités et aux professionnels de brûler leurs biodéchets.
Les biodéchets agricoles issus des haies ne sont pas concernés par cette interdiction. Néanmoins, en cas de dépassement des valeurs de certains polluants dans l’air, les agriculteurs ont l’interdiction de brûler leurs biodéchets jusqu’à la fin de l’alerte.
De plus, l’Arrêté du 5 juillet 2023, interdit, entre le 1er mars et le 30 septembre inclus, à toute personne sans distinction, tous usages du feu dans les bois et forêts et jusqu’à une distance de 200m de ceux-ci.
La Charte bocagère recommande à tous les gestionnaires de haies de ne pas brûler les branches issues des tailles. Faciliter l’accès à des solutions alternatives au brûlage permettrait de diminuer petit à petit le brûlage des biodéchets agricoles issus des haies, et aiderait les particuliers à mieux supporter l’interdiction qui leur est imposée.
Lors des tailles, deux types de branches peuvent être distingués : celles qui sont valorisables (diamètre > 5cm) et celles qui ne le sont pas (diamètre < 5cm). C’est le diamètre des branches qui permet de les distinguer.
Il est recommandé de valoriser les branches qui peuvent l’être en bois bûche ou en copeaux (bois énergie, paillage, etc.). Il est important de ne pas introduire des déchets (ex : grillage) dans le tas de branches à broyer.
Les rameaux non valorisables sont riches en azote et sont appréciés par les micro-organismes du sol. Il est recommandé de les broyer sur place en créant du Bois Raméal Fragmenté (BRF) par exemple avec une épareuse ou un petit broyeur, ou de les mettre en tas dans une trouée de haie pour qu’ils se décomposent.
Des professionnels peuvent accompagner le développement de ces alternatives au brûlage (Annexe 2).
11. Stockage de carbone Des haies gérées durablement (cf. partie 2) stockent plus de carbone que les haies non gérées qui sont moins dynamiques. En complément des haies existantes, la création de nouvelles haies permet d’augmenter le stockage de carbone sur un territoire. Cette fonctionnalité des haies est accompagnée par de nombreux co-bénéfices : création d’un micro-climat, production de bois, accueil de la biodiversité, amélioration du sol, limitation des inondations et de l’érosion, bien-être pour les populations, etc.
ANNEXE 1 : ESSENCES CHAMPETRES SARTHOISES
Source : Politique Bocage du Conseil Départemental Sarthois
Frêne élevé : arbre indigène de la Sarthe. La chalarose est une maladie, très contagieuse, qui entraîne la mortalité des frênes en Europe. Il est donc nécessaire d’être prudent lors de l’achat de ces plants. Rosier des chiens = églantier Aubépine (Crataegus monogyna) : arbuste indigène à la Sarthe, autorisé à la plantation depuis 2021. Ces essences champêtres peuvent être associées à des lianes indigènes au territoire sarthois telles que : la ronce, le lierre terrestre, le chèvrefeuille commun, la clématite des haies, etc.
ANNEXE 2 : INTERLOCUTEURS PROFESSIONNELS (NON EXHAUSTIFS)
Mis-à-jour en février 2024
Interlocuteurs sarthois (non exhaustif) / Besoins du gestionnaire de haie
Je souhaite m'informer des réglementations présentes sur ma
haie
Direction Départementale des
Territoires (DDT 72)
X
= Point Info Bocage 72
Office Français de la Biodiversité (OFB 72)
Conseil Départemental (CD 72)
Chambre d'agriculture de région Pays-de-la-Loire (site basé au Mans)
Centre Permanent D'initiatives Pour L'environnement (CPIE) Vallées de la Sarthe et du Loir
Centre d’Initiatives pour Valoriser l’Agriculture et le Milieu Rural - Agriculture Durable (CIVAM AD72) Fédération Française des Chasseurs de la Sarthe (FD 72)
Sylvaloir
Union des Cuma des Pays de la Loire ("Cuma la Cigale")
SICA Bois Energie du Maine
SCIC Bois Bocage Energie (activités en Sarthe)
Je souhaite déterminer si des espèces protégées sont présentes dans
ma haie
X
oriente vers les structures/services
compétents
X
Je souhaite créer de nouvelles haies
(conseil technique et financement)
X
oriente vers les structures/services
compétents
X
pour les particuliers et les collectivités
X
pour les agriculteurs
Je souhaite gérer durablement mes
haies (conseil technique)
X
X
X
X
X
X
X
X
X
Je souhaite déplacer une haie agricole
X
Je souhaite développer la filière
bois énergie, ou m'équiper d'une chaudière bois
Je souhaite couper du bois
X
oriente vers les structures/services
compétents
Je souhaite acheter des copeaux de
bois
X
X
X
X
X
X
X
X
X
Adresse postale
Téléphone
Mail
Direction Départementale des Territoires (DDT 72) = Point Info Bocage 72
Office Français de la Biodiversité (OFB 72)
Conseil Départemental (CD 72)
Chambre d'agriculture de région Pays-de-la-Loire (site basé au Mans) Centre Permanent D'initiatives Pour L'environnement (CPIE) Vallées de la Sarthe et du Loir Centre d’Initiatives pour Valoriser l’Agriculture et le Milieu Rural (CIVAM AD72)
Fédération Française des Chasseurs de la Sarthe (FD 72)
Sylvaloir
Union des Cuma des Pays de la Loire ("Cuma la Cigale")
SICA Bois Energie du Maine
SCIC Bois Bocage Energie
DDT 72 - Bocage Pôle administratif de Paixhans
19 boulevard Paixhans 72042 Le Mans Cedex 9
OFB Service départemental de Sarthe
19, boulevard Paixhans 72000 Le Mans
Département de la Sarthe Bur. Patrimoine naturel et espaces verts
5, rue Joseph-Marie Jacquard 72 100 LE MANS
Chambre d'agriculture Pays de la Loire Service Arbre et Biodiversité 15 rue Jean Grémillon 72 013 LE MANS Cedex 2 CPIE La Bruère 72200 La Flèche CIVAM AD72 Maison des Paysans 16 Avenue Georges Auric 72 000 LE MANS
Fédération Départementale des Chasseurs de la Sarthe
Le Grand Courtu 72 210 VOIVRES LES LE MANS
Sylvaloir 11 place de l'église
72340 Marçon Union des Cuma Pays de Loire
72 avenue Olivier Messiaen Immeuble Belle-Ile 72000 LE MANS
SICA Bois Energie du Maine 72 avenue Olivier Messiaen
Immeuble Belle Ile 72000 LE MANS
SCIC Bois Bocage Energie 6 PLACE DE VERDUN 61800 CHANU
02 85 32 75 89
02 43 42 48 33
02 21 76 57 12
02 43 29 24 00 02 43 45 83 38 07 54 36 77 46 06 72 67 00 41 02 43 82 21 46 02 43 46 05 28 02 43 23 77 37
06 77 21 20 35 02 33 65 15 56 06 29 48 08 55
ddt-bocage@sarthe.gouv.fr sd72@ofb.gouv.fr
pierre-louis.chevreau@sarthe.fr accueil-lemans@ pl.chambagri.fr
contactcpie@cpie72.fr energies.civam72@civam.org n.morchipont@frc-paysdelaloire.com
sylvaloir@wanadoo.fr cumalacigale72@gmail.com boisenergiedumaine@gmail.com coordination@boisbocageenergie.com
CPIE Vallées de la Sarthe et du Loir | Charte bocagère | 4CPS 13
ANNEXE 3 : ESPECES PROTEGEES HABITANT DANS LES ARBRES
(NON EXHAUSTIF)
Source : DDT72 SEE/FCN, novembre 2015 « Le Pique-prune et le Grand Capricorne sont deux insectes, dits saproxyliques […] c’est-à-dire qu’ils sont liés au bois mort et à sa décomposition. Ils accomplissent donc l’essentiel de leur cycle de développement dans des arbres. Ils bénéficient d’un statut de protection. C’est à dire qu’il est interdit de détruire, détenir ou manipuler des individus morts ou vivants de ces espèces. Cette protection touche également leur habitat qu’il est donc important de savoir reconnaître. »
Arbre habité par une importante population de Grand Capricorne
Grand Capricorne adulte Photo issue du site du Muséum National d’Histoire Naturel (MNHN) L’Office Français de la Biodiversité (OFB) accepte de se déplacer pour lever tout doute sur la présence d’une espèce protégée dans un arbre, qu’il soit mort ou vivant.
ANNEXE 4 : CERFA « DEMANDE DE DEROGATION POUR LA
DESTRUCTION DE SPECIMENS D’ESPECES ANIMALES PROTEGEES »
ANNEXES 5 : AIDES FINANCIERES POUR LA PLANTATION DE HAIES
(NON EXHAUSTIF)
Mis-à-jour en février 2024
Subvention publique
Politique Bocage du Conseil Départemental de la Sarthe
Bénéficiaires
Objet de l'aide
Plantation de haie, d'arbres fruitiers, de
Agriculteurs, particulieurs, bosquets, d'arbres isolés ou alignés
collectivités, entreprises non agricoles
Création et restauration de mares
Type d'aide Forfaitaire: 100% d'un forfait
Mise-en-défens des arbres plantés
Agriculteurs, Propriétaires de foncier agricole,
Plantation de haie, d'arbres intraparcellaires,
de bosquets
Forfaitaire: 80% à 100% d'un
Collectivités et leurs Liger Bocage du Conseil Régional groupements,
Etablissements publics,
Restauration du bocage (dont Plan de Gestion Durable des Haies)
forfait Sur devis pour l'acquisition
Etablissements d’enseignement agricole, Associations
Acquisition de matériel d’entretien ou de valorisation du bocage
de matériel
Pour en savoir plus sur ces subventions publiques :
• Politique Bocage, Sarthe : https://www.sarthe.fr/developpement-territoiresenvironnement/patrimoine-naturel-biodiversite/bocage
• Liger Bocage, Pays-de-la-Loire : https://www.paysdelaloire.fr/les-aides/reglement-ligerbocage-et-agroforesterie
Des aides financières privées existent également. Le conseiller qui vous accompagnera pourra vous les détailler.
ANNEXES 6 : TYPOLOGIE NATIONALE DES HAIES
Liste des essences CD72