Dispositions réglementaires applicables à l’ensemble du territoire communal
La préservation du patrimoine bâti
Lors d’opérations impactant des ensembles patrimoniaux existants, se référer aux fiches patrimoine en annexe du règlement écrit, qui présentent des orientations cherchant à requalifier des espaces bâtis patrimoniaux. Elles portent sur la restauration et la transformation des toitures et des façades du patrimoine bâti et de ses abords, dans le respect de leurs caractéristiques traditionnelles.
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La portée des inscriptions graphiques du règlement graphique
Protection des éléments de paysage et de patrimoine bâti
Secteurs paysagers à protéger pour des motifs écologiques et paysagers
Ces prescriptions s’inscrivent en complément et en cohérence avec l’Orientation d’Aménagement et de Programmation thématique trame verte et bleue.
Catégories
Représentation
Espaces Boisés Classés
Eléments de paysage
Prescriptions
Le classement, identifié au plan de zonage, interdit tout changement d'affectation ou tout mode d'occupation du sol de nature à compromettre la conservation, la protection ou la création des boisements. Y sont notamment interdits les recouvrements du sol par tous matériaux imperméables : ciment, bitume ainsi que les remblais. L’opération volontaire ayant pour effet de détruire l’état boisé d’un terrain et de mettre fin à sa destination forestière en arrachant les souches ou les racines réalise un défrichement. Dans les massifs privés de plus de quatre hectares (même répartis entre plusieurs propriétaires) et 0,4 ha pour les ripisylves (superficie pouvant être adaptée en fonction des arrêtés préfectoraux en vigueur en Isère ou à l’échelle nationale), cette opération est soumise à autorisation. Dans les espaces boisés classés est interdit le défrichement (sauf dérogations particulières). Le défrichement dans les forêts de collectivités est soumis, quelle que soit la surface, à une autorisation préalable. Les coupes et abattages d'arbres sont soumis à déclaration préalable. Les accès aux propriétés sont admis dans la mesure où ils ne compromettent pas la préservation des boisements existants. Ces secteurs identifient les boisements, bosquets, ripisylves, vergers et parcs végétalisés publics et jardins privés représentant un intérêt particulier pour le paysage, le maintien et la perméabilité des sols et la fonctionnalité écologique du site.
Ils doivent conserver leur aspect naturel et végétal prédominant : - au moins 80% de leur superficie doivent être maintenus en espaces libres perméables, espaces verts ou liaisons douces non imperméabilisées ; - les aménagements et constructions en lien avec l’usage du site et sa mise en valeur touristique sont autorisés dans une limite de 3,50m de hauteur à l’égout ;
- En cas de destruction, la surface perdue devra être compensée dans un ratio de 1 pour 1 sur la même unité foncière.
La coupe ou le défrichement de ces éléments seront autorisés uniquement lorsqu’ils sont rendus nécessaires :
- Pour des travaux de sécurisation contre les risques naturels
- Pour la sécurité des biens et des personnes
- Pour un projet de construction autorisée dans le secteur, sous réserve que ces éléments de paysage soient reconstitués avec une valeur écologique et paysagère identique dans l’environnement immédiat du dit projet.
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Catégories
Représentation
Zones humides
Prescriptions
A 20 m de part et d’autre des berges des cours d’eau identifiés, une bande tampon est instaurée. Cette bande tampon est réduite à 5m au sein des espaces déjà urbanisés. Au sein de cette bande tampon, l’inconstructibilité est la règle de base. Tous les espaces naturels et structures agro-naturelles présentes, incluant ainsi les ripisylves, sont protégées, avec interdiction de les couper.
Les exceptions suivantes sont autorisées :
- Percement de la ripisylve pour la réalisation d’un accès, sous réserve que cette trouée n’excède pas les 10% du linéaire total de la ripisylve, avec un maximum de 10 m. De plus, le percement réalisé ne doit pas créer de nouvelles coupes par rapport à l’état existant.
- Coupes des arbres pour la gestion des cours d’eau et la prévention des embâcles.
- Coupes des arbres pour des raisons sanitaires et/ou de risques visà-vis des personnes et des biens.
- Coupes des arbres pour la mise en place d’ouvrage de protection collectifs de types digues ou arasement de celle-ci.
En cas de coupe, des boisements compensatoires doivent être réalisés dans la continuité des milieux naturels, avec des essences locales et adaptées.
Dans les secteurs de zones humides potentielles, les constructions doivent être conditionnées par la démonstration stricte de l’absence de zone humide. Dans le cas contraire, sont interdits :
- toute nouvelle construction, extension de construction existante et imperméabilisation ;
- tout exhaussement et affouillement de sol; - tout aménagement de sous-sols et opération d’ancrage ; - tout aménagement conduisant au drainage des sols; - tout aménagement de dispositif d’assainissement même
végétalisé ; - tout aménagement susceptible d'altérer le fonctionnement et
l’alimentation de la zone humide.
Sont admis sous conditions : - les aménagements légers et démontables de valorisation écologique, paysagère et pédagogique des milieux ; - l'adaptation et la réfection des constructions existantes à condition que cela n'entraîne pas une augmentation de l'emprise au sol du bâtiment.
Dans le cas où la dégradation ou la destruction d’une zone humide est inévitable, des mesures de restauration et/ou de compensation correspondant aux dispositions fixées par les documents en vigueur devront être réalisées.
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Catégories
Représentation
Arbres remarquables
(Liste
consultable en
annexe
du
règlement)
Prescriptions
Les arbres isolés marquent le paysage et l’ambiance du quotidien des usagers de la commune. Implantés dans les espaces verts, les parcs privés ou publics, ils ont un intérêt particulier d’un point de vue écologique et paysager. Ils doivent être préservés et protégés notamment par le maintien d’un périmètre de protection adapté autour de chaque sujet, garantissant leur bon développement et leur pérennité.
À ce titre, dans un rayon défini par la projection au sol du houppier de l’arbre adulte augmentée de 2 mètres, toute intervention est encadrée :
- Sont interdites les constructions, installations ou aménagements (tels que voies de circulation, zones de stationnement, stockage de matériaux…) susceptibles d'entraîner un compactage, un tassement ou une imperméabilisation du sol.
- Cette règle s’applique que les racines soient situées en domaine public ou privé.
Alignements d’arbres et haies
Les coupes et abattages d'arbres sont soumis à déclaration préalable et doivent être motivés par une intervention en cas d’entretien phytosanitaire et/ou de sécurisation des biens et personnes. En cas d’abatage, un arbre doit être replanté sur la parcelle si possible d’essence similaire.
Les alignements d’arbres et les haies repérés au plan de zonage structurent les paysages ouverts. En bordure de voirie, ils rythment les cheminements et qualifient les entrées de bourgs et de villages. Ces alignements végétaux sont strictement protégés et leur abattage est interdit, à l’exception :
− le percement est possible pour permettre la création d’un accès agricole ou à une construction, sous réserve qu’il n’existe pas d’autre accès. L’abattage n’est autorisé que si le linéaire détruit ne représente pas plus de 20% du linéaire de la haie dans une limite de 10 mètres linéaire et qu’aucune autre solution alternative n’est possible.
− Le déplacement des alignements d’arbres ou des haies, sous réserve d’être dûment justifié et compensé. Les règles de compensation sont les suivantes : • Dans le cas d’un percement, le ratio de compensation est de 1 pour 1. • Dans le cas d’un déplacement, le ratio de compensation est de 1 pour 1. • Les arbres plantés doivent être des essences locales, adaptées aux conditions édaphiques et climatiques du territoire.
− Les arbres plantés de haute tige doivent présenter une force minimum de 16/18. Cette force des arbres peut être réduite si le
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Catégories
Représentation
Prescriptions
ratio de compensation est plus élevé que celui imposé par cette règle.
Les pelouses sèches
Les pelouses sèches sont protégées. Sont interdits :
- Toute construction, extension de construction existante et imperméabilisation ;
- Tout exhaussement et affouillement de sol ;
- Le stockage de matériaux (terre, gravats, déchets, etc.) ou de produits chimiques pouvant nuire à la biodiversité et à la qualité du sol.
Sont autorisés sous condition : - Les clôtures laissant passer la faune, telles que les clôtures agricoles ; - Les aménagements nécessaires à la prévention des risques.
Eléments de patrimoine à protéger pour des motifs d’ordre culturel, historique ou architectural
Linéaires de rues concernés par les murs de
pierre
Eléments de patrimoine
Toute intervention sur les éléments de patrimoine répertoriés devra participer à la mise en valeur et la réhabilitation de ces dits éléments. La modification ou la démolition de ces éléments de patrimoine seront autorisées uniquement lorsqu’il apparaît que :
- la modification ne porte pas atteinte à la valeur de ce patrimoine, telle que définie dans le diagnostic du PLU (valeur historique et/ou monumentale, valeur d’ancienneté, valeur liée à la préservation des caractéristiques générales du bâti, valeur urbaine, valeur architecturale).
- la modification ou la démolition sont rendues nécessaires pour assurer la sécurité des usagers, la salubrité des locaux, ou encore la mise en valeur de l’ensemble des éléments de patrimoine du terrain d’assiette.
Toute création ou modification d’ouvertures en façade ou en toiture doit respecter l’écriture architecturale du bâti existant, afin de préserver la qualité et l’authenticité du patrimoine bâti.
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Les autres inscriptions graphiques
Catégories
Emplacement réservé (L15141)
(Liste consultable en
annexe du règlement)
Linéaire commercial à protéger ou à créer (L151-16)
Secteur de mixité sociale
(L151-15)
Représentation
Prescriptions
Seuls les travaux conformes à la future destination sont autorisés.
Certains emplacements réservés sont dédiés à la réalisation de programmes de logements sociaux dans un objectif de mixité sociale dans des secteurs résidentiels ; ils sont représentés en hachurés violets (voir ci-contre).
Les locaux situés au rez-de-chaussée le long des voies et destinés au commerce ne peuvent pas faire l’objet d’un changement de destination, interdisant ainsi habitation, industrie ou entrepôt.
Au sein de ces secteurs repérés au règlement graphique, des objectifs de mixité sociale s’appliquent et sont détaillés au sein des dispositions réglementaires relatifs à chaque zone, au sein du présent règlement.
Périmètres d’OAP
Les périmètres des secteurs couverts par une OAP sont inscrits au règlement graphique.
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Conditions de desserte des terrains par les voies publiques ou privées ou d'accès aux voies.
▪ La division d’un bâtiment existant ou d’une unité foncière ne doit pas donner lieu à la multiplication des accès. Une seule sortie piétonne et une seule sortie automobile sur la voirie pourront être imposées.
▪ Toute voie doit garantir des cheminements doux dont la qualité doit correspondre au caractère et à la vocation du secteur.
▪ L’accès au terrain est interdit depuis la RD 10 et RD 1090 si le terrain est bordé par une autre voie.
Stationnement des véhicules
▪ Le stationnement des véhicules correspondant aux besoins de l’immeuble à construire doit être assuré par des installations propres en dehors des voies et emprises publiques. Il sera réalisé sur le terrain d’assiette du projet. En cas d’impossibilité avérée d’aménager ou de mutualiser le nombre d’emplacements nécessaires sur le terrain de l’opération, le constructeur est autorisé à aménager les places manquantes sur un autre terrain situé à moins de 500 m du premier.
▪ Les places ne pourront être autorisées en accès direct depuis le domaine public uniquement dans le respect des conditions de sécurité.
▪ Le revêtement des places de stationnement devra être perméable et végétalisé au maximum hors places PMR.
▪ Les aires de stationnement devront être paysagées en respectant les mesures de sécurité liées à la circulation (accès, visibilité…) à raison de la plantation d’un arbre de haute tige pour 4 places de stationnement. Leur implantation fera l’objet d’un aménagement paysager d’ensemble. En cas d’implantation d’une ombrière photovoltaïque, le nombre d’arbres pourra être revu à la baisse sans pour autant être supprimé.
Alimentation en eau potable
▪ Toute occupation du sol qui requiert une alimentation en eau potable doit être raccordée dans des dimensions capacitaires suffisantes au réseau public d'alimentation.
▪ Tout établissement susceptible d’accueillir du public et utilisant une ressource privée en eau à des fins alimentaires devra, au préalable, adresser aux services de l’ARS un dossier de demande d’autorisation d’utiliser la ressource.
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Assainissement
Eaux usées domestiques
Toute construction doit être raccordée au réseau public d’assainissement conformément à l’article L1331-1 du Code de la Santé publique. Il convient de se référer au règlement d’assainissement intercommunal. Ce document figure en annexe du présent règlement écrit. Pour rappel ce dernier édicte les règles liées à l’assainissement des eaux usées mais aussi des eaux pluviales. Il contient ainsi des règles spécifiques quant aux eaux pouvant être rejetées dans le réseau de collecte, le dimensionnement des ouvrages ou encore le traitement préalable des eaux pluviales. Ainsi, les eaux usées et pluviales devront être séparées sous la partie privative en cas de desserte par un réseau unitaire Le branchement sur le réseau public d’assainissement est obligatoire pour toute construction ou installation dans la mesure où la parcelle est desservie par le réseau. Quand le système est de type séparatif seules les eaux usées seront rejetées dans le réseau d’eaux usées.
Eaux usées non domestiques
Les eaux usées non domestiques ne peuvent être introduites dans le réseau public d’assainissement qu’avec l’autorisation expresse de la (ou des) collectivité(s) à laquelle appartiennent les ouvrages qui seront empruntés par les eaux usées avant de rejoindre le réseau naturel (réseaux, station d’épuration), organisme intercommunal (et son gestionnaire) et l’intéressé (industriel ou autre). Les installations, ouvrages, travaux et activités réalisés à des fins non domestiques entraînant des déversements, écoulements, rejets, même non polluants sont soumis à autorisation ou à déclaration (article L214-1 du Code de l’Environnement). Quand le système est de type séparatif, seules les eaux usées seront rejetées dans le réseau d’eaux usées. Les eaux non polluées (eau de refroidissement de climatisation, eaux de piscine…) seront rejetées dans le réseau d’eaux pluviales après vérification de la non-contamination de celle-ci.
Eaux pluviales
Les eaux pluviales doivent être gérées de la manière suivante : ▪ Privilégier l’infiltration sur la parcelle par la réduction de l’imperméabilisation, l’utilisation de matériaux poreux et l’intégrations de surfaces végétalisées. ▪ Si l’infiltration est insuffisante, le rejet de l’excédent sera dirigé vers un système de rétention prévu sur la parcelle. Le rejet devra être régulé et rejeté vers le milieu naturel de préférence (après autorisation du service gestionnaire et le cas échéant de la Police de l’eau). ▪ La gestion à ciel ouvert est à privilégier ▪ Les ouvrages techniques de gestion de l'eau (tels noues, bassins de rétention ou d'infiltration, …) doivent faire l'objet d'un aménagement paysager à dominante végétale contribuant à leur insertion paysagère dans l'environnement
Récupération des eaux de pluie
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Un système de récupération d’eau pluie en complément du système de rétention est obligatoire pour toutes les opérations dont la surface imperméabilisée est supérieure à 50m² (voirie et parking compris). En cas de permis groupé ou de lotissement, c’est la surface totale de l’opération qui est comptabilisée. Les eaux de pluies récoltées devront faire l’objet d’un prétraitement avant rejet dans le milieu naturel. Toutes les opérations augmentant la surface imperméabilisée existante de plus de 20%, parking et voirie compris. La conception du système de récupération devra limiter au maximum la prolifération des moustiques.
Autres réseaux
Les compteurs et coffrets doivent être dissimulés et doivent être accessibles depuis le domaine public. Ils seront au maximum encastré.
Lignes électriques et téléphoniques :
Elles seront obligatoirement enterrées
Les antennes paraboliques :
- Elles doivent être dissimulées au regard des voies publiques ; - Dans les immeubles collectifs, une seule antenne collective sera autorisée.
Ordures ménagères
Les constructions nouvelles doivent prévoir sur leur terrain d’assiette des espaces adaptés à la bonne gestion des ordures ménagères. Ces espaces doivent avoir des caractéristiques répondant aux exigences de l’autorité compétente en matière de collecte des ordures ménagères.
Toute opération de plus de 10 logements doit disposer d’un point d’apport volontaire enterré.
Performance énergétique
Dans le cadre de nouvelles constructions, les projets de plus de 300m² d’emprise au sol doivent justifier de la végétalisation ou solarisation de plus de 30% de la surface de toiture.