2.1. CARACTERISTIQUES ARCHITECTURALES DES FAÇADES, TOITURES ET CLOTURES « Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations » Article R.111-2 du Code de l’Urbanisme
2.1.1. Dispositions generales#
Les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrage à édifier ou à modifier, doivent concourir à la qualité architecturale et paysagère de la zone et à son insertion dans le site § Implantation des constructions dans le site La construction devra être adaptée au terrain naturel. Les mouvements de terrain (déblais et/ou remblais) nécessaires à l’implantation de la construction doivent être limités aux stricts besoins techniques. § Les volumes Les petits volumes sont à traiter avec simplicité et une unité de matériaux. Pour les grands volumes, il est demandé une recherche de rythme et de composition de la façade.
ZONE Ui
Pour atténuer l’effet de masse des grands volumes (au delà de 25 m de linéaire environ), il est préconisé :
- d’utiliser une couleur identique pour la façade et la toiture (proscrire des matériaux contrastant en terme de couleur ou de texture pour le traitement des angles et des rives de toit en particulier)
- de rythmer la façade, notamment par la création d’ouvertures, l’utilisation de plusieurs matériaux, de fractionner les volumes (voir exemple).
- La plantation d’espèces végétales à proximité et au pied d’un bâtiment de grand gabarit atténue aussi l’effet de masse
Illustration dépourvue de caractère contraignant (art.R.151-11)
Source: qualité architecturale des bâtiments agricoles (Ministère de l’Agriculture) § Les façades Toutes les façades d’une construction devront présenter un traitement qualitatif et soigné et concourir à la qualité architecturale et paysagère de la zone. Le traitement des façades doit être soigné : enduit ou en bardage. Doivent être recouverts sans délais d’un enduit tous les matériaux qui sont destinés à l’être, tels que le béton grossier, les parpaings agglomérés, etc… L’emploi de matériaux bruts est autorisé si leur mise en œuvre concourt à la qualité architecturale de la construction. Sont interdits les imitations et faux appareillages de matériaux tels que les fausses pierres. Les teintes seront discrètes, « éteintes » et doivent s’harmoniser avec le site (gris, gris-beige, grège, bronze, …). Les couleurs seront mates, plutôt sombres et non réfléchissantes. Sont proscrites les teintes trop claires, trop foncées ou trop vives. La couleur blanche est interdite.
ZONE Ui
§ Les toitures Les toitures terrasses seront autorisées, de préférence végétalisées. Aucun dispositif de ventilation, d’extraction, ou de climatisation… n’apparaîtra en toiture, à moins qu’il ne soit traité sous la forme d’un volume architectural cohérent avec l’expression architecturale de la construction.
§ Les clôtures Afin d’assurer une bonne intégration dans le paysage rural, les clôtures seront traitées de façon simple (simple grillage métallique à torsion ou en treillis soudé (pas de mur)), sobre et soignée. Il convient d’éviter toute multiplication de dispositifs disparates. Ces clôtures peuvent être doublées d’une haie champêtre. Dans le secteur concerné par les risques d’inondation, les clôtures doivent être réalisées sans mur bahut, avec un simple grillage. Elles doivent être perméables afin de ne pas gêner l’écoulement de l’eau. Les clôtures devront s’intégrer au mieux au site par l’usage de teintes discrètes (gris, gris-bège, grège, bronze, marron, terre,…). Le blanc et les teintes claires sont proscrits. Dans tous les cas, les brise-vues de type haie artificielle, bâches en plastique apposés sur les clôtures sont proscrits. Les clôtures ne peuvent excéder une hauteur de 1,80 mètres. Les éléments techniques (logettes de desserte ou de comptage, boîtes aux lettres…) devront être intégrés à la clôture. Les enseignes devront être intégrées de manière harmonieuse aux façades ou aux clôtures Le long de l’Oron, les clôtures devront être composées d’une haie de type ripisylve.
§ Les portails L’aspect des portails doit être simple et discret. Il pourra s’agir de portails métalliques non-ajourés ou ajourés à barreaudage simple vertical ou horizontal. Comme pour les clôtures, les teintes seront éteintes. La hauteur des portails doit s’accorder avec celles des clôtures. A l’instar de ces dernières, la hauteur maximum est de 1,80 m. La conception du portail et de l’entrée doit intégrer harmonieusement les éléments techniques (boite aux lettres, coffret des réseaux...) et des supports de communication (enseigne).
2.1.2. Dispositions particulieres#
§ Les constructions d’équipements d’intérêt collectif et services publics L’ensemble de ces dispositions ne s’applique pas aux constructions d’équipements d’intérêt collectif et services publics
2.2. PATRIMOINE BATI ET PAYSAGER Pour les éléments identifiés au titre de l’article L.151-19 du Code de l’Urbanisme, les travaux, installations ou aménagements ayant pour effet de modifier ou de supprimer un élément identifié comme présentant un intérêt patrimonial ou paysager doivent respecter les dispositions définies au titre V du présent règlement. Les espaces verts repérés au titre de l’article L.151-19 du Code de l’Urbanisme doivent être maintenus et mis en valeur afin de préserver l’ambiance paysagère du site. Les constructions, les aménagements de voirie, les travaux réalisés sur les terrains concernés par cette prescription, doivent être conçus pour garantir la mise en valeur de ces ensembles paysagers. Toutefois, leur destruction partielle est admise dès lors qu’elle est compensée par des plantations restituant ou améliorant l’ambiance initiale du terrain.
ZONE Ui
Cette disposition n'est pas applicable aux travaux ou ouvrages relatifs aux voiries et réseaux d'intérêt public dès lors qu'ils poursuivent un objectif d'intérêt général et qu'ils sont incompatibles, du fait de leur nature ou de leur importance, avec la conservation des éléments végétalisés à protéger.
2.3. PERFORMANCES ENERGETIQUES ET ENVIRONNEMENTALES Non réglementé#
2.1. Caracteristiques architecturales des façades, toitures et clotures#
2.1.1. Dispositions generales#
« Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations » Article R.111-2 du Code de l’Urbanisme Les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier ne doivent pas porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales.
§ Implantation des constructions dans le site La construction devra être adaptée au terrain naturel. Les mouvements de terrain (déblais et/ou remblais) nécessaires à l’implantation de la construction doivent être limités aux stricts besoins techniques.
§ Les volumes La volumétrie des constructions doit être simple, sobre. Les constructions ne doivent pas présenter de complexité des volumes (décrochements multiples en plan, en toiture,…) sans rapport avec l’architecture locale. Les constructions dont l’aspect général est d’un type régional affirmé étranger à la région sont interdites. Les constructions proposant un vocabulaire architectural contemporain, innovant notamment dans le cas de la mise en œuvre de matériaux ou de techniques liées aux économies d'énergies, aux énergies renouvelables, ou à l’éco-construction, sont autorisées à condition de respecter les fondamentaux de la construction traditionnelle locale, à savoir la simplicité des silhouettes et une bonne insertion dans le paysage. Cas des bâtiments d’activités (ex bâtiments agricoles) : Les petits volumes sont à traiter avec simplicité et une unité de matériaux.
Pour atténuer l’effet de masse des grands volumes (au delà de 20 m de linéaire environ), il est préconisé :
- d’utiliser une couleur identique pour la façade et la toiture (proscrire des matériaux contrastant en terme de couleur ou de texture pour le traitement des angles et des rives de toit en particulier)
- de rythmer la façade, notamment par la création d’ouvertures, l’utilisation de plusieurs matériaux, de fractionner les volumes (voir exemple).
- La plantation d’espèces végétales (essences locales) à proximité et au pied d’un bâtiment de grand gabarit atténuant aussi l’effet de masse
Illustration dépourvue de caractère contraignant (art.R.151-11)
Source: qualité architecturale des bâtiments agricoles (Ministère de l’Agriculture) § Extension des habitations ou bâtiments existants Les constructions réalisées en extension des bâtiments existants ainsi que les constructions d’annexes séparées des constructions principales (garages, abris...) peuvent être autorisées sous réserve de l’utilisation de matériaux en harmonie avec la construction principale. La volumétrie et les toitures des extensions devront notamment être en harmonie avec celles du bâtiment principal. Les vérandas peuvent être créées sur le bâti ancien sous réserve que leur architecture soit cohérente avec l’existant.
En ce qui concerne les extensions, le souci d’intégration des constructions dans leur contexte peut conduire à proposer un vocabulaire architectural contemporain. Dans ce cas, la demande d’autorisation d’urbanisme devra mettre en avant un argumentaire architectural rigoureux, démontrant la bonne intégration de l’extension dans son environnement bâti et paysager. § Les matériaux
Doivent être recouverts sans délai, d’un enduit tous les matériaux qui sont destinés à l’être, tels que le béton grossier, les briques, les parpaings agglomérés, etc… L’enduit de finition sera de préférence finement lissé, gratté ou frotté.
Les murs en galet doivent être préservés, ni enduits, ni peints.
L’emploi de matériaux bruts est autorisé si leur mise en œuvre concourt à la qualité architecturale de la construction.
Les murs pignons aveugles ou non, et les parties apparentes des murs séparatifs de bâtiments doivent, lorsqu’ils ne sont pas construits avec les mêmes matériaux que les murs de façade principale, avoir la même couleur que celle ci.
§ Les couleurs
Les dispositions ci-après ne sont pas applicables aux vérandas, aux pergolas (bioclimatiques ou non), aux abris de piscine et aux abris de jardin de moins de 10 m2.
Les teintes des matériaux utilisées doivent être discrètes, s’harmoniser avec les tonalités des matériaux locaux et respecter la tonalité générale du bâti rural : les enduits devront être de teinte proche des pisés traditionnels (enduits allant de l’ocre jaune au légèrement rosé de couleur éteinte non saturée et non lumineuse). Sont proscrites les teintes trop claires, trop foncées ou trop vives ou brillantes. La couleur blanche est interdite pour les enduits.
En outre, pour les façades des bâtiments à usage agricole, les teintes doivent être discrètes, « éteintes » et doivent s’harmoniser avec le site (gris, gris-beige, grège…). Les couleurs seront mates, plutôt sombres et non réfléchissantes. § Les toitures
Les dispositions ci-après ne sont pas applicables aux vérandas, aux pergolas (bioclimatiques ou non), aux abris de piscine et aux abris de jardin de moins de 10 m2.
Les toitures doivent être simples.
Leur pente doit être au maximum de 35% avec une pente convexe.
Les toitures à deux pans seront privilégiées. Néanmoins, des toitures à quatre pans pourront être admises pour les constructions à usage d’habitation d’une hauteur minimum en R+1. Les toitures à un pan seront autorisées pour les constructions de petit volume inférieures à 30 m2 et adossées au bâtiment principal ou pour les constructions de petit volume inférieures à 20 m2 et adossées au mur de clôture. Dans ce cas, la pente de toit s’orientera vers l’intérieur du tènement.
Les toitures-terrasses accessibles et aménagées ou les toitures-terrasses végétalisées, ne sont autorisées que :
- sur des bâtiments annexes mitoyens à la construction principale
- ou en jonction immédiate avec le terrain naturel
- ou sur des bâtiments de jonction entre deux volumes
Les jacobines, chiens assis,… sont interdits. Les « fenêtres de toit » doivent être mises en œuvre de telle manière que leur surface extérieure affleure le plan du toit les recevant. En aucune manière, une réalisation saillante ne sera acceptée.
Les toitures des habitations doivent être couvertes de tuiles. Les couvertures de type tôle ondulée, fibro-ciment,… sont proscrites ainsi que les tuiles noires. La couleur des matériaux de couverture doit être dans les tons terre cuite vieillie de teinte rouge, teintés dans la masse. Dans le cas d’une extension, d’une rénovation ou d’une construction annexe, la couleur des matériaux de couverture de même aspect que l’existant peut être admise.
Pour les bâtiments à usage agricole, les couleurs doivent être mates et en harmonie avec la façade. Les toitures à un pan et les toitures végétalisées sont autorisées. Les édicules (cheminée, ouvrage technique, …) doivent être limités en toiture et être intégrés dans des éléments architecturaux. § Les clôtures Clore un terrain n'est pas obligatoire. Dans les secteurs concernés par les risques d’inondation, les clôtures doivent être réalisées sans mur bahut, avec un simple grillage. Elles doivent être perméables afin de ne pas gêner l’écoulement de l’eau. Pour les constructions à usage d’habitation : Les clôtures nouvelles ne doivent pas excéder 1,80 m de hauteur et seront constituées soit :
- d’une haie vive constituée d’essences champêtres. Les haies mono-spécifiques à feuillage persistant ne sont pas autorisées
- d’une clôture herbagère - d’une clôture à treillis souples (avec une maille laissant le passage de la petite faune) - d’un mur bahut de 0,60 m maximum surmonté ou non d’une grille ou d’un grillage, ou d’un dispositif ajouré de conception simple, doublé ou non de haies vives d’essences champêtres, à l’exception des secteurs concernés par des risques d’inondation. Les dispositifs en matière plastique ou pvc sont interdits. Pour les constructions à usage agricole : - les clôtures doivent être traitées de façon simple soit :
- par une simple clôture agricole - par une haie vive constituée d’essences champêtres. Les haies mono-spécifiques à feuillage persistant ne sont pas autorisées. - les clôtures ne peuvent excéder une hauteur de 2 mètres.
Des règles différentes peuvent être admises en fonction du site ou de la topographie. Dans tous les cas, les brise-vues de type haie artificielle, bâches en plastique apposés sur les clôtures sont proscrits.
La hauteur des clôtures se calcule du sol le plus bas et au point le plus haut de la clôture.
Illustration dépourvue de caractère contraignant (art.R.151-11)
2.1.2. DISPOSITIONS PARTICULIERES § Les constructions d’équipements d’intérêt collectif et services publics L’ensemble de ces dispositions ne s’applique pas aux constructions d’équipements d’intérêt collectif et services publics
§ Travaux sur le bâti existant à caractère traditionnel (datant d’avant 1950) Dans un objectif de préservation du patrimoine rural, il convient de respecter les prescriptions suivantes : Les travaux doivent respecter les caractéristiques initiales de la construction : volume de la construction, matériaux,… L’enduit de finition doit être finement lissé, gratté ou frotté. Le blanc devra être évité sauf si le bâtiment ou la typologie le justifie. - Les aménagements doivent permettre de préserver la qualité architecturale et patrimoniale du bâtiment initial, et de préserver les sujétions constructives correspondant à la mémoire de la destination d’origine (porches, poutres, poteaux, passes de toit, …). - La préservation de certains éléments de décoration pourra être imposée (façade en galet, bandeau, moulure, corniche, encadrement, éléments d’angle, volets, débords de toiture, proportion des ouvertures (plus hautes que larges)…). Si des coffrets doivent être posés pour la mise en place de volets roulants, la pose en applique est proscrite (le coffre doit être situé dans l’encadrement).
§ Préservation des ouvrages traditionnels Les murs existants en galets doivent être restaurés et préservés. Afin de permettre l'accès à une parcelle, un percement peut être autorisé dans la limite de 5 mètres.
2.2. PATRIMOINE BATI ET PAYSAGER Pour les éléments identifiés au titre de l’article L.151-19 du Code de l’Urbanisme, les travaux, installations ou aménagements ayant pour effet de modifier ou de supprimer un élément identifié comme présentant un intérêt patrimonial ou paysager doivent respecter les dispositions définies au titre V du présent règlement. Les espaces verts, haies et arbres remarquables repérés au titre de l’article L.151-19 doivent être maintenus et mis en valeur afin de préserver l’ambiance paysagère du site. Les constructions, les aménagements de voirie, les travaux réalisés sur les terrains concernés par cette prescription, doivent être conçus pour garantir la mise en valeur de ces ensembles paysagers. Toutefois, leur destruction partielle est admise dès lors qu’elle est compensée par des plantations restituant ou améliorant l’ambiance initiale du terrain. Cette disposition n'est pas applicable aux travaux ou ouvrages relatifs aux voiries et réseaux d'intérêt public dès lors qu'ils poursuivent un objectif d'intérêt général et qu'ils sont incompatibles, du fait de leur nature ou de leur importance, avec la conservation des éléments végétalisés à protéger.
2.3. PERFORMANCES ENERGETIQUES ET ENVIRONNEMENTALES Non réglementé#