Intitulé du document : – ZONE A – QUALITE URBAINE, ARCHITECTURALE, ENVIRONNEMENTALE ET PAYSAGERE
3.1 - DISPOSITIONS GENERALES
Dans ce qui suit et dans l’ensemble des secteurs :
Les ouvrages, constructions, installations et équipements liés à la réalisation d’infrastructures ou au fonctionnement des services publics ou d’intérêt collectif autorisés ne sont pas réglementés.
D’une manière générale, les constructions autorisées devront être intégrées en harmonie avec le paysage naturel ou urbain dans lequel elles seront situées, tant par leur volume que par leur architecture, les matériaux employés, les couleurs et les dispositifs liés aux énergies renouvelables.
Des dispositions différentes pourront être autorisées afin de permettre la mise en place de solutions liées au développement durable (capteurs solaires…) sous réserve d’une bonne intégration architecturale, urbaine et paysagère dans le site.
L’autorisation d’utilisation du sol, de bâtir ou de clôturer, pourra être refusée ou n’être accordée que sous réserve de prescriptions particulières, si l’opération en cause, par sa situation, ses dimensions, son architecture ou son aspect extérieur, est de nature à porter atteinte :
- Au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants ; - Au site ; - Aux paysages naturels ou urbains.
Les accessoires de réception d’ondes et autres équipements techniques devront rester discrets depuis le domaine public.
Les équipements de type transformateur électrique ou poste de détente de gaz doivent prendre en compte par leur implantation et/ou leur traitement la qualité de l’environnement dans lequel ils s’insèrent.
Les transformateurs électriques et coffrets techniques devront être intégrés dans les constructions ou à la clôture.
Les zones de stockage et installations similaires seront implantées de telle manière qu'elles ne soient pas visibles de la voie publique et sous réserve de ne pas causer de nuisances visuelles pour le voisinage.
Les coffrets, compteurs et autres dispositifs liés à la desserte par les réseaux doivent être intégrés dans l’épaisseur ou la composition de la façade, ou de la clôture. Toutefois, leur intégration sur les façades non visibles depuis l’espace public pourra être tolérée dans les allèges, les appuis, ou les linteaux des ouvertures existantes, à condition que ce dispositif ne crée pas de nuisance pour le voisinage.
3.2 - VOLUMETRIE / MATERIAUX
La volumétrie devra s’adapter à l’usage et aux conditions d’exploitation, dans la limite des hauteurs définies à l’article 2 de ce règlement.
Les matériaux et leur mise en œuvre devront être compatibles et en harmonie avec les caractéristiques des matériaux utilisés de façon traditionnelle dans la région, afin d’éviter tout pastiche d’une architecture caractéristique d’une autre région ou d’un autre pays.
Les constructions nouvelles devront prendre en compte dans la mesure du possible et en fonction de leur usage, les objectifs du développement durable et la préservation de l’environnement tout en s’inscrivant en harmonie avec le paysage existant :
- Privilégier les matériaux renouvelables, récupérables, recyclables ; - Intégrer des dispositifs de récupération de l’eau de pluie ; - Privilégier l’utilisation des énergies renouvelables, solaires (utilisation passive et active de l’énergie solaire), géothermiques et des énergies recyclées.
Sont interdits :
- Tout pastiche d’architecture étrangère à la région ; - Toute imitation de matériaux traditionnels ; - Tout matériau réfléchissant ; - L’emploi à nu de matériaux destinés à être recouverts ; - L’emploi de couleurs vives pour les enduits et clôtures ; - L’emploi de matériaux non destinés à la construction.
3.3 – TOITURES
Les toitures devront présenter une simplicité de volume et une unité de conception. Dans le cas d’extension, les nouvelles toitures devront se raccorder correctement avec l’existant.
De manière générale, sont autorisées :
- Les toitures à deux pentes principales, sans débordement sur les pignons ; - Les toitures à un seul pan pour les extensions et les annexes.
Des toitures différentes peuvent être admises :
- Dans le cadre de rénovation, réhabilitation de constructions anciennes ou traditionnelles, à condition de respecter la composition architecture d’origine de la construction ;
- Pour les appentis, annexes ou constructions en matériaux de type verrier, dès lors que leur volumétrie est en harmonie avec la construction principale.
Les toitures plates sont autorisées pour les extensions et annexes, sous réserve que leur intégration dans l’environnement paysager soit assurée. Elles peuvent être végétalisées ou recouvertes de matériaux non réfléchissants.
Les toitures reprendront par leur assemblage et leur couleur l’aspect des couvertures traditionnelles du secteur :
- Pour les constructions à vocation agricole, prioritairement d’aspect « petite tuile plate », zinc pré-patiné ou bac acier. Les teintes sombres, mates ou satinées, sont privilégiées (brun rouge, gris foncé, gris ardoise…), afin d’atténuer leur impact dans le paysage ;
- Pour les constructions à vocation d’habitation, les matériaux seront prioritairement d’aspect ardoise (bleue-noire) ou tuile plate de pays (du rouge vieilli au brun vieilli, panaché). Ces dispositions ne s’appliquent pas aux couvertures de piscine et abris de jardin.
Des extensions et annexes en matériaux de type verrier sont autorisées. Dans le cas de la réalisation d’une couverture pleine, les principes précédents s’appliquent. Des matériaux d’aspect aluminium et polycarbonate sont autorisés en toiture.
Pour les constructions agricoles, des panneaux translucides d’éclairement naturel pourront être autorisés à condition que ces derniers forment un pan de toiture complet ou qu’ils soient organisés en bande près du faîtage ou de l’égout.
Les capteurs solaires doivent s’intégrer harmonieusement à la toiture.
Des ouvrages indispensables au fonctionnement des bâtiments (VMC, climatisation…) peuvent être réalisés en toiture à condition qu’ils soient de faible volume et intégrés à la conception architecturale d’ensemble.
3.4 - FAÇADES
Dans le cas de réhabilitation d’une construction existante, les éléments d’ornement existants des façades devront être conservés.
Les enduits doivent avoir un aspect sans relief marqué, être réalisés sans fioriture particulière qui serait incompatible avec la sobriété de l’architecture locale.
Une même façade ne peut recevoir plus de deux teintes de camaïeux différents. Dans ce cadre, il sera respecté un principe de proportion d’un tiers dédié au soubassement et de deux tiers dédiés à l’enduit ou au bardage.
Afin d’assurer une bonne insertion de la construction dans le paysage et son environnement proche, les façades des constructions à vocation agricole doivent privilégier des teintes sobres et mates (beige, beige-gris, jaune sable, vert réséda…).
Pour les constructions à vocation d’habitation, les façades sont de teinte claire comprenant des camaïeux de beiges à ocre pastel. Les enduits de ciment gris sont interdits.
Les bardages en matériaux d’aspect bois, ardoise ou métallique non réfléchissant sont autorisés.
Les appareils de climatisation, les prises, conduits et rejets d’air type « ventouse » doivent être intégrés dans le volume de la construction ou dans le pan de façade sans saillie.
3.5 – OUVERTURES
La création de nouveaux percements dans un bâtiment existant doit être limitée au strict nécessaire afin de préserver l'harmonie des façades et des toitures. Ils doivent obligatoirement reprendre les proportions, le rythme de ceux existants et s'intégrer à la composition des façades.
Les ouvertures en façades sont organisées dans un souci d’unité. Elles doivent être plus hautes que larges, à l’exception des baies vitrées.
Les volets roulants sont admis dès lors que le coffre se situe à l’intérieur de la construction pour les constructions neuves ou à l’extérieur de la construction à condition qu’il soit intégré au linteau ou protégé d’un cache pour les constructions existantes.
Les percements des toitures sont constitués soit par des châssis vitrés posés dans le pan de toit, sans saillie soit par des lucarnes dites rampantes. Les stores et volets roulants dont le caisson est extérieur sont interdits.
3.6 - ANNEXES ET EXTENSIONS
Les annexes et extensions seront traitées avec le même soin que le bâtiment principal, en respectant les règles énoncées ci-dessus. Elles doivent être réalisées en harmonie avec l’environnement proche.
Lorsque les constructions principales existantes à la date d’approbation du PLU comportent des matériaux non autorisés au présent article, l’emploi de matériaux analogues est autorisé pour les extensions et annexes.
Toute adjonction ou surélévation d’une construction doit être conçue dans sa volumétrie et sa composition pour conserver l’harmonie des proportions de la construction initiale.
Les abris de jardin seront réalisés en matériaux naturels, peints ou non, de manière à assurer leur bonne intégration dans l’environnement paysager proche.
3.7 – CLOTURES ET PORTAILS
Les clôtures liées à l’élevage ne sont pas réglementées.
Pour les autres types de clôtures, le traitement, le choix des matériaux et des couleurs doivent bien s’intégrer à l’environnement dans lequel elles s’inscrivent.
Une attention particulière doit être apportée en :
- Évitant la multiplicité des matériaux ; - Recherchant la simplicité des formes et des structures ; - Respectant une hauteur maximale de 2 m.
Les clôtures devront être constituées :
- D’une haie vive doublée ou non d’un grillage rigide de couleur foncée, sur poteau bois ou métallique ;
- En vue de répondre aux prescriptions du PPRI, d’autres types de clôtures telles que les lisses pourront être autorisées, sous réserve d’une bonne intégration avec l’environnement bâti et paysager.
Les haies seront composées d’essences locales, dont une liste de recommandations est disponible en annexe du présent document. Les haies monotypées de thuyas, lauriers ou cupressus sont interdites.
Les grillages doivent être composés de mailles larges (minimum 10 cm x 10 cm) afin de permettre le passage de la petite faune.
Des clôtures plus hermétiques pourront être autorisées afin de dissimuler les aires de stockage, locaux techniques, ou pour assurer la continuité avec les clôtures existantes (mur enduit maçonné, mur bahut…).
Sont interdits :
- Les clôtures pleines toute hauteur d’aspect plaque béton ; - Les clôtures à base de panneaux pleins d’aspect bac acier ; - Les clôtures non pérennes (d’aspect bambou, canisses, bâche, etc.) ; - Les clôtures constituées de matériaux employés à nu destinés à être recouverts ; - Tous les matériaux d’usage temporaire ou non destinés à la construction.
3.8 - ÉNERGIES RENOUVELABLES
Les surfaces destinées à la captation d’énergie peuvent être réalisées en façade ou en toiture, à condition que ces installations restent discrètes depuis l’espace public et qu’elles ne remettent pas en cause les caractéristiques architecturales des constructions concernées.
Les capteurs solaires implantés en toiture sont autorisés sous réserve des conditions suivantes :
- De s’intégrer harmonieusement à la toiture ; - Que leur installation soit réalisée en s’intégrant dans le pan de toiture, sans dépassement ; - Que les panneaux forment un pan de toiture complet ou qu’ils s’organisent en bande près du faîtage ou de l’égout.
Les installations de production d’électricité grâce à l’énergie solaire implantées au sol sont autorisées si elles ne sont pas visibles depuis l’espace public.
Les installations de production d’électricité utilisant l’énergie mécanique du vent devront rester discrètes depuis l’espace public.
Les installations de production d’électricité ou de chaleur extraites du sol devront :
- Soit être intégrées à la construction principale ; - Soit être intégrées dans une annexe comprenant une isolation acoustique stoppant les nuisances sonores.
En cas d’impossibilité technique de réalisation de l’une de ces deux règles, ces installations ne devront pas être implantées en limite séparative et devront s’éloigner de celle-ci à 3 m minimum.
3.9 – LE PATRIMOINE BATI IDENTIFIE AU TITRE DE L’ARTICLE L.151-19 DU CODE DE L’URBANISME
La ferme d’Huberville a été repérée en zone agricole en tant qu’élément bâti remarquable du paysage et du patrimoine.
En complément des règles détaillées à l’article 3.1 des dispositions générales du présent document, les prescriptions applicables sont les suivantes :
- Le rythme des ouvertures existantes pour les bâtiments à vocation d’habitation devra être respecté ;
- L’utilisation de matériaux nouveaux pouvant mettre en péril l’authenticité et l’intégrité de l’édifice est interdite (fausses pierres, ciment, chaux-ciment, peinture moderne, tuiles métalliques…) ;
- Des projets architecturalement plus modernes et/ou utilisant des technologies énergétiques nouvelles pourront être autorisés sous réserve toutefois qu’ils soient de nature à valoriser le patrimoine bâti remarquable.
Se reporter aux fiches de présentation en fin de règlement pour une présentation approfondie des éléments protégés.