Intitulé du document : 2.4 Conditions particulières relatives à la protection et à la mise en valeur des éléments de patrimoine repérées au doc
Pour les bâtiments repérés au document graphique sous la mention « bâtiment patrimonial à protéger », les travaux de réhabilitation ou d'extension doivent contribuer à la préservation et à la mise en valeur des caractéristiques culturelles et historiques des constructions, de l’ordonnancement du bâti et des espaces végétalisés organisant l’unité foncière.
Pour les murs en pierres repérés au document graphique, sont autorisés :
- Les travaux contribuant à la préservation et la mise en valeur de l’élément repéré selon les techniques édictées à l’article 5.5.
- Les travaux d'élargissement d'emprise de voirie conduisant à la démolition d'une clôture maçonnée en pierre locale, à condition qu’elle soit reconstruite à l'identique suivant le nouvel alignement.
- La création d’accès à condition de ne pas excéder deux percements par unité foncière et de ne pas porter atteinte au linéaire identifié. Si l’unité foncière concernée est ceinturée partiellement par une clôture maçonnée en pierre locale, la création des accès doit être privilégiée dans la partie non maçonnée en pierre locale.
2.5 Conditions particulières relatives à la protection et à la mise en valeur des éléments de paysage repérés au document graphique
Les conditions d’occupation décrites ci-dessous sont complétées par les dispositions de l’article 6.1 visant la préservation et la mise en valeur des éléments de paysage cités ci-après.
Boisements à préserver au titre de leur intérêt paysager
Certains aménagements et constructions peuvent être autorisés au sein de ces emprises sous réserve que les abattages restent ponctuels pour conserver l’allure générale du boisement, qu’ils soient compensés par la plantation d’essences similaires sur une surface équivalente à celle déboisée et qu’ils respectent la part de surface non imperméabilisée définie à l’article 4.1.
Pour aider à la sélection des essences à planter, une palette végétale est proposée dans l’OAP thématique « transition écologique et paysage ».
Espaces Boisés Classés
Arbres remarquables
Tout changement d’affectation ou tout mode d’occupation du sol de nature à compromettre la conservation, la protection ou la création de boisements est interdit.
Les constructions, installations, aménagements ainsi que les réseaux et les affouillements sont autorisés uniquement en dehors de la surface définie par la projection au sol du houppier afin de ne pas compromettre le bon développement de l’arbre.
Fond de jardins à constructibilité limitée Alignements
d’arbres
Venelles
Haies
Seules les extensions des constructions existantes et les annexes sont autorisées sous réserve de respecter les règles édictées à l’article 4.1.
Les constructions, installations et aménagements sont autorisées en dehors de l’emprise d’alignement des arbres afin de ne pas compromettre le bon développement des sujets qui le compose. L’emprise minimale à prendre en compte correspond à la projection du houppier. Les accès aux propriétés et les voies ou accès créés sont admis ponctuellement en tenant compte des arbres existants, afin de limiter les interruptions dans le linéaire.
Les occupations du sol sont autorisées si elles ne compromettent pas la continuité et l’accessibilité des venelles existantes.
Les haies repérées au document graphique doivent être conservées.
Dans le cas de projets de constructions ou d’aménagements:
- Lorsque la haie se trouve en limite d’espace public, les nouveaux accès sont autorisés sous condition qu’ils demeurent exceptionnels et limités au strict minimum afin de pas porter atteinte à la qualité du linéaire repéré.
- Si la parcelle voisine du projet est concernée par cette prescription, le pétitionnaire peut prolonger l’alignement existant.
- En cas d’élargissement de la voirie nécessitant l’abattage de haies plantées le long de la voie, des haies composées de plusieurs essences locales doivent être replantées le long de la nouvelle voie.
Le busage des fossés est autorisé à condition d’être réalisé :
- Ponctuellement pour la réalisation d’accès ;
- Pour des constructions et installations nécessaires à la réalisation d’équipements d’intérêt collectif et services publics dont la localisation répond à une nécessité technique impérative.
Fossés, mares
Lorsque les fossés assurent l’écoulement des eaux pluviales, en cas de recalibrage ou d’aménagement de voirie, les fossés doivent être réaménagés le long du nouvel axe.
Le comblement des mares est autorisé uniquement pour les constructions et installations nécessaires à la réalisation d’équipements d’intérêt collectif et services publics dont la localisation répond à une nécessité technique impérative.
Les dispositions des articles 5.1, 5.2 et 5.9 ne s’appliquent pas pour les projets relatifs à la destination « équipements d’intérêt collectif et services publics ».
5.1 Aspect extérieur des constructions* nouvelles#
L’extérieur des façades doit présenter un aspect soigné et témoigner d’une recherche dans le choix et la mise en œuvre de matériaux. Le traitement de façade doit être adapté à son contexte et veiller à son insertion aux différentes échelles de perception.
5.1.1 Façade implantée en limite de voie ou d’emprise publique Une façade implantée en limite de voie ou d’emprise publique :
- ne peut constituer une façade aveugle. Elle doit comprendre au moins une ouverture (baie, porte, accès véhicule);
- doit être rythmée par la composition architecturale de la façade (rupture du volume, modénature, etc.) à laquelle peuvent contribuer les ouvertures créées en façade.
Le traitement et la composition de façade doivent notamment permettre de rythmer les perceptions depuis l’espace public à hauteur de piéton.
5.1.2 Façade tournée vers une limite séparative à l’interface avec une zone A ou N Les ouvertures et équipements générateurs de bruit, d’odeurs et/ou de risques technologiques ne peuvent être orientés vers cette limite qu’à condition de limiter leurs impacts paysagers et environnementaux éventuels.
5.1.3 Façade tournée vers une limite séparative à l’interface avec une zone U ou AU habitée (Uj, Ui, Uv, 1AUi-v-j, Up) La façade orientée vers la limite séparative doit être aveugle ou ne comporter que des vitrages fixes en partie haute. Aucun équipement générateur de bruit, d’odeurs ou de risques technologiques ne doit être orienté vers cette limite.
5.1.4 Toiture des constructions nouvelles Les toitures sont traitées avec le même soin que les façades des bâtiments.
Les ouvrages techniques (climatisation, panneaux solaires, groupes d’extraction d’air, etc.) doivent faire l’objet d’un traitement architectural visant à les intégrer à la volumétrie et à limiter leur perceptibilité depuis les espaces accessibles au public.
5.1.5 Les annexes*#
La création d’annexes doit :
- s’attacher à créer une cohérence avec le bâtiment existant,
- être réalisée avec le même soin que celui apporté à une autre construction neuve,
- chercher à améliorer la qualité architecturale et l’insertion dans l’environnement du projet, à la mesure de l’ampleur des interventions envisagées.
En conséquence, les dispositions prévues à l’article 5.9 et 6.4 pour les constructions nouvelles s’appliquent également à ces projets, à partir de 250 m² d’emprise au sol créée.
5.2 Aspect extérieur des constructions existantes* non repérés au document graphique#
5.2.1 Activités L’adaptation, l’extension ou la reconstruction partielle de constructions existantes doivent :
- s’attacher à créer une cohérence avec le bâtiment existant,
- être réalisées avec le même soin que celui apporté à une autre construction neuve,
- chercher à améliorer la qualité architecturale et l’insertion dans l’environnement du projet, à la mesure de l’ampleur des interventions envisagées.
En conséquence, les dispositions prévues à l’article 5.9 et 6.4 pour les constructions nouvelles s’appliquent également à ces projets, à partir de 250 m² d’emprise au sol créée.
5.2.2 Habitations 5.2.2.1 Façades des habitations Les matériaux apparents en façade doivent être choisis de telle sorte que leur mise en œuvre permette de conserver de façon permanente un aspect satisfaisant. Les enduits doivent être d’une tonalité, semblable à celle des constructions traditionnelles locales, réalisés à la chaux naturelle et aux sables locaux. Des teintes différentes peuvent être utilisées à condition d’être ponctuelles et/ou de ne concerner que des extensions ou annexes à la construction principale. Toutes les façades doivent être traitées avec le même soin, l’emploi à nu en parement extérieur de matériaux destinés à être recouverts (briques creuses, parpaings en béton, pierraille…) est interdit.
Les matériaux ne permettant pas d’assurer un vieillissement correct de l’ouvrage, tels que la tôle ondulée et le fibrociment non teinté dans la masse, sont interdits.
Dans le cas de travaux d’Isolation Thermique par l’Extérieur pour les bâtiments anciens il est conseillé l’usage de matériaux naturels respirants (fibre de bois, chanvre, liège, chaux,…) afin d’éviter les problèmes d’humidité.
Un soin particulier doit être porté aux détails des façades et aux dispositifs techniques qui s’y intègrent. Les ouvrages et équipements techniques, propres à la construction, positionnés sur les façades (paraboles, caissons de climatisation, antenne relais, coffre de volets roulants, descentes d’eaux pluviales) doivent être dissimulés ou soigneusement intégrés à la composition architecturale de la façade.
5.2.2.2 Ouvertures et menuiseries des habitations#
Les ouvertures et les menuiseries, par leur nombre et leur proportion, doivent s’intégrer à la composition d’ensemble du bâtiment.
5.2.2.3 Toiture des habitations#
Dans le cas d’une réhabilitation de toiture en petites tuiles plates ou en ardoise, la couverture doit être réalisée :
- avec les mêmes matériaux et les mêmes procédés de mises en oeuvre (densité au moins égale à 22 unités/m² et équivalente au tissu environnant pour la tuile plate de ton brun-rouge nuancé) ou ardoises ;
- en utilisant des matériaux ou procédés contemporains qui, par leur mise en oeuvre et leur aspect, s’intègrent parmi les toitures traditionnelles locales.
Dans le cas d’une réhabilitation de toiture non couvertes en ardoise ou petites tuiles plates, une restitution du matériau supposé à l’origine de la construction doit être systématiquement envisagée.
Toutefois, le réemploi du même matériau est autorisé pour les travaux de réhabilitation sauf dans le cas d’une toiture composée de matériaux de type tôle ondulée et fibrociment où le projet de réfection devra respecter les matériaux précédemment mentionnés.
Pour les projets d’extension, sont autorisés les toitures à 2 pans avec une pente principale comprise entre 40° et 50°, les pentes plus faibles ainsi que les toitures plates de type toit terrasses à condition de s’intégrer à la composition d’ensemble du bâtiment et des constructions voisines.
Pour ce type de projet, les toitures des constructions peuvent réemployer le matériau de la construction existante ou utiliser des matériaux ou procédés contemporains qui, par leur mise en œuvre et leur aspect, s’intègrent parmi les toitures traditionnelles locales. L’installation de systèmes de production d’énergie renouvelable doit répondre aux dispositions de l’article 5.8 du présent règlement.
Les toitures vitrées sont autorisées pour les vérandas.
5.3 Aspect extérieur des constructions existantes repérées au document graphique sous la mention « bâtiment patrimonial à protéger »
5.3.1. Dispositions générales#
5.3.1.1 Façades* des constructions*#
Les matériaux apparents en façade doivent être choisis de telle sorte que leur mise en œuvre permette de conserver de façon permanente un aspect satisfaisant.
Les enduits sont réalisés au mortier de chaux et de sables locaux et doivent affleurer au maximum les éléments d’encadrement et de décor. Les surépaisseurs d’enduits sont donc interdites. Leur finition doit être brossée ou talochée. Des teintes différentes peuvent être utilisées à condition d’être ponctuelles et/ou de ne concerner que des extensions ou annexes à la construction principale.
Les enduits de type « tyrolien » ou « écrasés » sont interdits.
Les enduits doivent respecter la teinte et l’aspect des enduits traditionnels à la chaux (ton beige sable légèrement ocré selon la dominante locale. Leur tonalité doit être légèrement plus soutenue que celle du tuffeau).
Les soubassements, encadrements d’ouvertures, chaînages, appuis de fenêtre, corniches, ornementations de toitures ainsi que les autres éléments de modénature doivent être préservés.
Toutes les façades doivent être traitées avec le même soin, l’emploi à nu en parement extérieur de matériaux destinés à être recouverts (briques creuses, parpaings en béton, pierraille…) est interdit. Inversement, les matériaux destinés à rester apparents ne doivent pas être recouverts (peints ou enduits) : pierre de taille, brique, enduit, bois laissé à son vieillissement naturel. Les bardages bois peuvent être autorisés. Toutefois, les matériaux imitant le bois ou d’aspects métalliques sont interdits. Un soin particulier doit être porté aux détails des façades et aux dispositifs techniques qui s’y intègrent. Les ouvrages et équipements techniques, propres à la construction, positionnés sur les façades (paraboles, caissons de climatisation, antenne relais, coffre de volets roulants, descentes d’eaux pluviales) doivent être dissimulés ou soigneusement intégrés à la composition architecturale de la façade. Le choix des matériaux et dispositifs de mise en œuvre des travaux d'isolation en façade pour l'amélioration de la performance énergétique doivent permettre de préserver la composition architecturale du bâtiment (éléments de décors, ouvertures, volets…) et l’intégration du projet avec les constructions voisines. Les ouvrages nécessaires à la mise aux normes de l’accessibilité des bâtiments (une rampe escamotable par exemple) sont autorisés sous réserve de ne pas entraîner la disparition d’un perron ou d’un escalier ouvragé.
5.3.1.2 Ouvertures et menuiseries des constructions*#
La composition des ouvertures, les percements et les menuiseries, par leur nombre et leur proportion, doivent s’intégrer à la composition d’ensemble du bâtiment.
L’emploi du PVC ou matériaux assimilés est interdit.
5.3.1.3 Toiture des constructions*#
Dans le cas d’une réhabilitation de toiture en petites tuiles plates ou en ardoise, la couverture doit être réalisée avec les mêmes matériaux et les mêmes procédés de mises en œuvre. Pour les petites tuiles plates, la densité est au moins égale à 22 unités/m² ou équivalente à celle remplacée, ou à celle existante lorsqu’il s’agit d’une extension. Toutefois, pour la commune de Ménars, la densité minimale à respecter est au moins égale à 44 unités/m².
Dans le cas d’une réhabilitation de toiture non couvertes en ardoise ou petites tuiles plates, une restitution du matériau supposé à l’origine de la construction doit être systématiquement envisagée. Toutefois, le réemploi du même matériau est autorisé pour les travaux de réhabilitation sauf dans le cas d’une toiture composée de matériaux de type tôle ondulée et fibrociment où le projet de réfection devra respecter les matériaux autorisés à l’article 5.2.1.3.
Pour les projets d’extension, sont autorisés les toitures à 2 pans avec une pente principale comprise entre 40° et 50°, les pentes plus faibles ainsi que les toitures plates de type toit terrasses dès lors que le projet s’inscrit comme un élément de liaison entre deux volumes principaux non visibles du domaine public et à condition de s’intégrer à la composition d’ensemble du bâtiment et des constructions voisines.
Pour ce type de projet, les toitures des constructions peuvent réemployer le matériau de la construction existante ou utiliser des matériaux ou procédés contemporains qui, par leur mise en œuvre et leur aspect, s’intègrent parmi les toitures traditionnelles locales. L’installation de systèmes de production d’énergie renouvelable doit répondre aux dispositions de l’article 5.8 du présent règlement.
5.3.2 Dispositions spécifiques#
Ces dispositions spécifiques complètent les dispositions générales décrites à l’article 5.3.1 pour les bâtiments repérés sous la mention « bâtiment patrimonial à protéger » selon les typologies suivantes :
Typologie de bâtiments
Singulière (S)
Dispositions spécifiques#
Toitures Les toitures terrasses doivent être conservées et la mise en œuvre de l’acrotère et de son éventuel décor doit être maintenu.
5.4 Aspect extérieur des constructions existantes repérées au document graphique sous la mention « petit patrimoine »
L’ensemble des éléments repérés sous la mention « petit patrimoine » au document graphique doit être préservé. Les travaux réalisés doivent permettre leur mise en valeur et la remise en état dans le respect de ses caractéristiques d’origine (hauteur, volumétrie, aspect des matériaux…).
5.5 Traitement des clôtures*#
Pour les bâtiments repérés au document graphique sous la mention « bâtiment patrimonial à protéger », l’emploi du PVC ou de matériaux assimilés est interdit. Dans les espaces inondables, les règlements des Plans de Prévention du Risque Inondation (PPRi) en vigueur peuvent imposer des clôtures ajourées pour ne pas nuire à l'écoulement des eaux. Il est donc nécessaire de se reporter à ces règlements lorsqu'ils s'appliquent.
5.5.1 Clôtures existantes Les travaux de restauration des clôtures existantes sont autorisés. Les dispositifs de clôtures peuvent être complétés en respectant les dispositions de l’article 5.5.2 et 5.5.3 et à condition que le projet ne porte pas atteinte à la qualité d’origine de la clôture : maintien de la transparence d’une grille ouvragée(l’ajout de plaques festonnées sur une hauteur inférieure à la hauteur totale de la grille est autorisé afin d’occulter les vues) prolongement d’une clôture en pierre de taille avec le même matériau pour garantir une cohérence d’ensemble.
Les murs en maçonnerie traditionnelle (enduit plein ou enduit à pierre vue) y compris leur couronnement et les murs bahuts surmontés d’un élément de ferronnerie ou de lisses, ainsi que les portes d’accès dans les clôtures sont conservés, restaurés ou refaits à l’identique selon les techniques traditionnelles et le jointoiement doit être effectué avec un mortier à base de chaux. Les chaînages de pierre apparente existants sont conservés et entretenus. Cette disposition s’applique pour les murs en pierre repérés au document graphique et, dans la mesure du possible, pour les murs non repérés au document graphique. Pour les « murs en pierres » repérés au document graphique, les percements sont autorisés selon les conditions définies à l’article 2.4.
L’enduit ciment sur les maçonneries traditionnelles est interdit. Les grilles en fer forgé doivent être maintenues et restaurées ou remplacées à l’identique. Les portails et portillons anciens (en ferronnerie ou en bois à un ou deux vantaux) avec leurs ferronneries et leurs piliers en pierre de taille ou brique et pierre sont conservés, restaurés ou remplacés à l’identique.
5.5.2 Clôtures* nouvelles sur la limite d’emprise de la voie* ou emprises publiques#
Les clôtures doivent être traitées avec le même soin que les façades des bâtiments et les matériaux utilisés doivent permettre un vieillissement correct de l’ouvrage. Les portails et/ou portillons doivent être en harmonie avec le reste de la clôture de par leur forme, leur aspect, leurs matériaux, leur couleur. Les piliers et les portails doivent être proportionnés à la clôture.
Elles s’inscrivent notamment en cohérence avec les principes définis aux articles 4.2 et 4.3.2 pour s’adapter au traitement du rapport avec l’espace public.
Les clôtures ont une hauteur maximale de 1,80 mètre. La hauteur de clôture peut être majorée jusqu’à 2 mètres si elle est justifiée par des exigences renforcées de sécurité ou pour les secteurs jouxtant les emprises ferroviaires.
Les clôtures sont réalisées en grillages à maille rectangulaire soudée de couleur sombre. D’autres types de traitement peuvent être autorisés lorsqu’ils sont justifiés en termes d’harmonie avec le paysage environnant ou celui de la rue, ou en termes de projet architectural et paysager en lien avec le bâti que la clôture accompagne ou définis à l’échelle de plusieurs unités foncières notamment dans le cadre d’opérations d’ensemble.
Les systèmes de brise-vues d’origines synthétiques, tels que les canisses, bâches en plastique, fausse végétation, sont interdits.
L’emploi à nu en parement extérieur de matériaux destinés à être recouverts (briques creuses, parpaings en béton, pierraille…) est interdit.
5.5.3 Clôtures* nouvelles sur limites séparatives*#
Les plaques de type béton sont interdites. Elles sont néanmoins autorisées en sous bassement d’un grillage, affleurant de 15cm maximum.
L’emploi à nu en parement extérieur de matériaux destinés à être recouverts (briques creuses, parpaings en béton, pierraille…) est interdit.
Les systèmes de brise-vues d’origines synthétiques, tels que les canisses, bâches en plastique, fausse végétation, sont interdits. A l’exception des parcelles voisines comportant une habitation, le mur plein maçonné est interdit.
En cas de mise en place de grillage, celui-ci doit être de teinte foncée.
En limite de zones Nfr et Nfc, l’absence de dispositif de clôture est à privilégier. Toutefois, en cas de mise en place d’une clôture celle-ci doit respecter les conditions ci-après :
- une hauteur maximale de 1,20 mètre ;
- des points de passage pour la petite faune en ménageant des ouvertures au niveau du sol d’environ 20 x 20 cm minimum tous les 10 mètres (ou de façon plus continue).
- l’emploi de matériaux naturels, de type bois.
L’OAP thématique « transition écologique et paysage » définit les principes d’aménagements qualitatifs des espaces situés au contact d’une zone agricole ou naturelle.
5.6 Traitement des coffrets techniques#
Les édicules, containers à déchets, citernes de récupération des eaux pluviales et autres ouvrages techniques doivent être prévus dès la conception (par leur choix de localisation, traitement et leur intégration au traitement architectural et paysager de la construction) pour les constructions neuves et être intégrés de manière satisfaisante. Leur perceptibilité depuis l’espace public doit être réduite.
5.7 Collecte des déchets ménagers et assimilés#
Les conteneurs de collecte des déchets ménagers et assimilés doivent être intégrés dans le bâtiment ou dans un local prévu à cet effet.
5.8 Insertion et qualité environnementale des constructions*#
Les matériaux et techniques innovantes visant une haute performance environnementale sont autorisés. Toutefois, ces matériaux et techniques peuvent être refusés pour des raisons de qualité architecturale et paysagère :
- sur les monuments historiques ou dans leurs abords
- en site inscrit ou classé
- sur un immeuble protégé par le PLU en application de l’article L151-19 du code de l’urbanisme
- dans les périmètres délimités par la collectivité après avis de l’Architecte des Bâtiments de France pour des raisons de protection du patrimoine bâti ou non bâti (cas de Cheverny et Ménars à la date d’approbation du PLUi-HD).
DISPOSITIFS ET SYSTEMES DE PRODUCTION D’ENERGIE RENOUVELABLE Les panneaux solaires doivent être, de couleur uniforme, et être intégrés soigneusement au plus près du nu du matériau de couverture de la toiture, afin de ne pas créer de points d’accroches importants générant des facteurs de dégradation tels que la stagnation de l’eau, la prolifération de mousses. Pour les projets créant une emprise au sol d'au moins 1000 m², les constructions ou installations doivent intégrer soit un procédé de production d'énergies renouvelables, soit un système de végétalisation en vue d'isolation thermique, soit tout autre dispositif aboutissant au même résultat. Ces dispositions s'appliquent, sans être moindre que celles imposées par la réglementation en vigueur, aux destinations et sous destinations suivantes : bureaux, équipements sportifs, équipements d’enseignement, de santé, d’actions sociale, centres de congrès et d’exposition, commerce de gros.
Elles sont réalisées en toiture des bâtiments ou sur les ombrières des aires de stationnement sur une surface au moins égale à 30% de la surface de la toiture et des ombrières créées.
ADAPTATION AU SOL Les mouvements de terre éventuellement nécessaires au projet doivent être limités et réalisés avec des pentes douces s’harmonisant tant avec le terrain naturel de la parcelle qu’avec celui des parcelles voisines, à l’exception des secteurs de coteaux où l’aménagement de terrasses couplé à la réalisation de murs de soutènement est autorisé. Les sous-sols enterrés sont autorisés à condition qu’il n’y ait aucun dépassement hors-sol débordant du terrain naturel, et que les mouvements de terres éventuellement nécessaires à l’insertion du projet soient effectués au plus près du terrain naturel.
IMPLANTATION ET RESPECT DU TERRAIN NATUREL Les affouillements et les exhaussements du sol naturel doivent être traités de manière à favoriser l'infiltration naturelle des eaux de pluie sur la parcelle au plus près du point de chute pour éviter toute aggravation de l'écoulement naturel sur les fonds voisins. Ils doivent être conçus afin de permettre une bonne insertion dans les perspectives urbaines et paysagères. Les Orientations d’Aménagement et de Programmation (OAP) en précisent les principes d’insertion.
5.9 Règles à adapter en fonction de l’ampleur du projet#
A la date d’approbation du PLUi-HD, si le(s) projet(s), crée(nt) plus de 250 m² d’emprise au sol [en cas de projets successifs, l’emprise au sol se cumule], les objectifs définis aux articles 5.9.1 et 5.9.2, fixés en fonction de l’importance du projet, doivent être respectés. Dans le cas de l’extension ou de la démolition/reconstruction partielle d’un bâtiment (l’extension ou la démolition/reconstruction étant supérieures à 250 m² d’emprise au sol en une fois, ou atteignant ce seuil par des projets successifs), cette règle peut s’appliquer aux seules parties créées et/ou aux parties existantes du bâtiment concerné (par exemple en retravaillant une façade ou l’entrée du bâtiment existant).
5.9.1. Jeux d’aspect*#
Tout projet doit comprendre plusieurs aspects différents (matériaux, jeu de textures) dont la composition contribuera à l’insertion paysagère et/ou à l’expression du fonctionnement architectural de la construction. Le nombre d’aspects différents minimum est précisé dans le tableau ci-dessous en fonction de la surface d’emprise au sol développée par le projet (en création ou en extension). Les Orientations d’Aménagement et de Programmation (OAP) en précisent les principes de mises en œuvre.
Constructions dont l’emprise au sol est …
≤ 250 m² inclus
> 250 m² et < 1000 m²
≥ 1 000 m² et < 5 000 m²
≥ à 5 000 m²
JA Nombre d’aspects différents (au minimum)
-
5.9.2. Évènement architectural*#
2
3
3
- Il n’est pas fixé d’obligation
Tout projet de plus de 250 m² doit contribuer à créer, par les jeux de volumes, d’aspect, et la gestion des fonctions, au moins un « évènement architectural ». Le nombre minimum est précisé dans le tableau ci-dessous en fonction de la surface d’emprise au sol développée par le projet (en création ou en extension).
Les Orientations d’Aménagement et de Programmation (OAP) précisent le type d’évènement pouvant être considéré comme évènement architectural au sens du présent article.
Constructions dont l’emprise au sol est …
≤ 250 m² inclus
> 250 m² et < 1000 m²
≥ 1 000 m² et < 5 000 m²
≥ à 5 000 m²
EA Nombre d’évènements architecturaux *
- 1 2 3
- Il n’est pas fixé d’obligation