Les constructions doivent présenter un aspect compatible avec le caractère ou l’intérêt des lieux avoisinants, des sites et des paysages naturels ou urbains.
Les constructions doivent s'intégrer à leur environnement par :
- Une adaptation au sol soigneusement traitée : respecter la topographie du terrain naturel.
- Leurs dimensions et la composition de leurs volumes : respecter une hauteur de toiture inférieure à la hauteur à l’égout de la construction ; une largeur de façade supérieure à la hauteur totale du bâtiment.
- L'aspect et la mise en œuvre des matériaux : respecter l’aspect des constructions à l’origine de l’opération.
- Le rythme et la proportion des ouvertures : une disposition comparable à celle des maisons à l’origine de l’opération est recommandée.
- L'harmonie des couleurs : Il sera fait un meilleur usage des choix proposés par le document « Patrimoine et Réhabilitation » de Seine et Marne édité par le CAUE pour le choix et les coloris des matériaux de façade, de couverture et de menuiseries extérieures. CAUE 77 (Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement de Seine et Marne) 27 rue du Marché 77120 COULOMMIERS.
En cas de réhabilitation d’anciens bâtiments agricoles édifiés en maçonnerie, leurs caractéristiques morphologiques et architecturales seront conservées ou restituées.
Il est recommandé d’utiliser des énergies renouvelables pour l’approvisionnement énergétique des constructions neuves, en fonction des caractéristiques des constructions, sous réserve de la protection des sites et des paysages.
Dans le secteur UBa, les constructions identifiées dans les orientations d’aménagement comme « bâtiment remarquable» et « ensemble architectural » seront maintenues en l’état. Des modifications seront toutefois autorisées selon les conditions définies ci-dessous.
Les principes suivants seront respectés :
- la structure générale de la configuration urbaine (morphologie bâtie) sera conservée, - des atteintes à la structure bâtie des constructions (surélévations, ajouts) sont autorisées sous condition de cohérence technique et architecturale, - l’évolution des décors de façade (coloris, modénatures) est autorisée sous condition de cohérence d’ensemble par rapport au bâtiment lui-même et aux constructions avoisinantes.
Cette dernière disposition s’applique en particulier pour les maisons mitoyennes (lesquelles sont dans 28
le secteur UBa, sous un régime de copropriété).
VOLUMES ET PERCEMENTS
Le volume, la modénature et les rythmes de percement des constructions nouvelles doivent s'harmoniser avec ceux du bâti existant, en s'inscrivant dans la composition générale de l'îlot ou de la rue.
Les mouvements de terre créant un relief artificiel en surélévation par rapport au sol naturel, sont proscrits.
PAREMENTS EXTERIEURS
Les différents murs d'un bâtiment doivent présenter un aspect et une couleur en harmonie avec les constructions proches.
L’emploi sans enduit de matériaux destinés à être recouverts (carreaux de plâtre, brique creuse, parpaing, etc.) est interdit.
Les pignons seront traités avec le même soin que les façades principales. Les pignons aveugles sont interdits en façade visible de la rue.
Les soubassements seront traités en continuité avec le mur qui les surmonte.
Les ouvrages techniques (coffrets de volets roulants, chauffe-eau, climatisation, etc.) seront installés de manière à ne pas être visibles depuis la voie publique et intégrés dans la composition architecturale du bâtiment.
Les constructions présentant l’aspect du bois sont autorisées, à condition que les chaînages d’angle soient ajustés sans débord.
LES MATERIAUX
Les matériaux de façade seront choisis avec un souci de cohérence et de continuité avec le bâti avoisinant aussi bien pour le bâtiment principal que pour les annexes.
Les matériaux de façades peuvent être la pierre, le bois, le zinc, la terre cuite, l’ardoise, l’enduit, le verre…
LES COULEURS
Les couleurs des matériaux doivent s’harmoniser entre elles (couleur des tuiles, de l’enduit, des menuiseries, des modénatures…).
Les couleurs des constructions annexes et des clôtures doivent être choisies dans un souci de cohérence avec la construction principale.
Les prescriptions ci-après seront appliquées dans le respect du schéma de coloration joint au règlement. Un échantillon de coloration précisera les couleurs référencées dans la demande d’autorisation.
Les constructions édifiées en continuité des ensembles architecturaux identifiés respecteront les mêmes gammes de coloris.
Dans le cas de façade comportant des bandeaux, soubassements, encadrements de fenêtre, les couleurs sont choisies en harmonie avec la couleur de l’enduit de façade.
Les enduits seront de tonalité neutre, en harmonie avec les maçonneries de pierre locale et de préférence de finition grattée.
La couleur « blanc pur » est interdite, sauf en secteurs UB a et UB b pour les menuiseries.
LES MENUISERIES EXTERIEURES
Les menuiseries extérieures (fenêtres, volets, portes, portail, portillon…) seront peintes de teinte blanc
cassé, beige, ocre, gris, gris bleu, gris vert, bleu vert, rouge foncé, marron ou vert foncé (voir préconisations du CAUE).
Les menuiseries extérieures en PVC sont déconseillées.
TOITURES
Les combles et toitures devront présenter une simplicité de volume et une unité de conception.
Les toitures des constructions à usage d'habitation seront composées d'un ou plusieurs éléments à versants symétriques, dont la pente sera comprise entre 35° et 45°.
Les constructions annexes isolées d'une hauteur à l'égout inférieure à 3 mètres pourront être couvertes par une toiture à un seul versant de pente plus faible. En cas d’implantation à l’alignement de la voie, le mur supportant la gouttière sera implanté vers cette limite.
Le matériau de couverture des constructions à usage d'habitation sera la tuile plate traditionnelle petit moule (minimum 65 à 80 au m2) ou la tuile plate mécanique de petit module (18 au m2 minimum) couleur terre cuite, brun vieilli" (voir références couleurs CAUE).
L'ardoise et autres matériaux sont admis pour les réfections à l'identique.
Ces règles ne s’appliquent pas s’il s’agit :
- d’un projet d’architecture contemporaine ou d’un projet utilisant des technologies énergétiques nouvelles (habitat solaire, architecture bio-climatique…) sous réserve que l’intégration dans l’environnement naturel et le paysage urbain de la construction à réaliser soit étudiée.
- de structures vitrées telles que vérandas, serres. Cependant ces structures vitrées doivent respecter l’harmonie des volumes et l’architecture de la construction dont elles constituent l’extension ou l’annexe.
La ligne principale de faîtage sera parallèle ou perpendiculaire à l’alignement ou à l’une des limites séparative de propriété. Toutefois une autre orientation pourra être recherchée pour optimiser l’exposition au soleil d’équipements tendant à économiser l’énergie.
GARAGES, ANNEXES ET CLOTURES
Les garages annexes et clôtures doivent utiliser des matériaux similaires en aspect et en couleur à la construction principale. Par exception, les annexes peuvent utiliser le bois comme matériaux de construction apparent.
Les projets de clôtures seront obligatoirement intégrés à la demande de permis de construire attachée à la construction principale.
L'usage de plaques de béton avec ossature apparente et poteaux en ciment est à proscrire pour ces ouvrages, qui doivent être traités en harmonie avec la construction principale.
Les clôtures seront, en bordure de voie, conçues de façon à s'harmoniser avec celles du même alignement ou de la rue. Les hauteurs seront mesurées côté rue et éléments de portail compris.
Pour les clôtures sur rues, un retrait au moins partiel (portails) par rapport à l’alignement des voies pourra être imposé.
Les clôtures édifiées à l’alignement respecteront les dispositions d’implantation prévues à l’article UB.6 (pan coupé).
En cas de terrain en pente, des décalages de niveau seront effectués à intervalles réguliers, de manière à respecter les hauteurs maximales définies ci-dessus en tout point de la clôture.
Le seuil d’accès des portes et portails sera situé au-dessus de la cote fil d’eau de la chaussée.
Elles seront constituées, suivant cet environnement, de :
- soit un mur de maçonnerie de pierre apparente ou enduite d'une hauteur comprise entre 1,80 m et 2,20 m dont l'aspect de parement sera proche des murs de constructions ou de clôture avoisinants, - soit de maçonnerie formant mur ou muret, d'une hauteur maximum de 1,00 m, surmontée ou non de grille à barreaudage vertical ou de grillage, - soit d'un grillage doublé d'une haie vive.
Les canisses et les brise vue en plastique sont interdits.
Il est recommandé l’usage du grillage galvanisé, sans peinture ni plastification. Les portails et éléments de clôture en PVC sont déconseillés.
Les murs de clôture en maçonnerie pleine, implantés à l’alignement des voies et existants à la date d’approbation du présent P.L.U, doivent être conservés et, le cas échéant, reconstruits sur l'alignement actuel ou futur. Seuls sont autorisés les percements de baies (portails ou autres), pour l’accès ou la vue sur la parcelle, ainsi que l’édification de constructions sur le même alignement et l’arasement partiel, par exemple pour constituer un mur-bahut surmonté d’une grille.
Les plantations dont la hauteur dépasse deux mètres ne sont autorisées qu’à une distance minimale de deux mètres de la limite séparative ; une distance minimale de 0,5 mètre devant être respectée dans le cas contraire.
Pour la constitution des haies, voir les recommandations paysagères en annexe du présent règlement.
Cependant, dans les secteurs UB a et UB b, les clôtures édifiées à l’alignement comme en limite séparative seront constituées de lisses Normandes et de haies végétales doublées ou non de grillages, d’une hauteur limitée à 1,20 m. Les clôtures édifiées en limite d’emprise publique seront rectilignes et continues sur cet alignement, en dehors des retraits éventuellement prescrits ci-avant.
Les clôtures et plantations seront réalisées par l’aménageur, dans le cas d’une opération d’ensemble.
DISPOSITIONS PARTICULIÈRES
Les citernes à gaz liquéfié ou installations similaires non enterrées, seront implantées de manière à être peu visibles de la voie publique, ou dissimulées par des végétaux,
Les vérandas sont admises si elles sont discrètes et respectent le caractère du bâti. Elles devront être traitées soit en s'intégrant au volume principal soit comme une greffe s'y accolant à la manière d'une dépendance.
L'aménagement de bâtiments existants à usage d'activités est subordonné à des conditions particulières d'aspect extérieur, respectant le caractère du bâtiment, le rythme et les proportions des percements. Il est demandé de dissimuler les stockages extérieurs.
Les dispositions édictées par le présent article, relatives aux toitures, aux façades et aux clôtures, etc., pourront ne pas être imposées en cas d’une extension à une construction existante, réalisée dans le même style architectural, ou s’il s’agit d’un projet utilisant des techniques solaires ou bio-climatiques, ainsi que dans le cas d’architecture novatrice, sous réserve toutefois que leur intégration dans l’environnement naturel ou urbain soit particulièrement étudiée.