Intitulé du document : IX. LA QUALITE ARCHITECTURALE, PAYSAGERE ET ENVIRONNENTALE DU BÂTI
Les objectifs poursuivis : La communauté de communes Cazals-Salviac poursuit des objectifs d’harmonisation des implantations et volumétries patrimoniales tout en permettant leur évolution au regard de la mutation urbaine et des enjeux de préservation des terres agricoles et naturelles. Il s’agit de protéger les caractéristiques qui fondent une identité et une cohérence d’ensemble du territoire.
GENERALITES Le projet peut être refusé ou n’être accepté que sous réserve de l’observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l’aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu’à la conservation des perspectives monumentales. Article R111-27 du code de l’urbanisme Les constructions et installations, par leur situation, leur volume, leurs dimensions ou leur aspect extérieur, ne devront pas porter atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu’à la conservation des perspectives monumentales. Elles doivent être conçues de manière à s’insérer dans leur environnement quel que soit le vocabulaire architectural utilisé. Les annexes et les extensions des habitations doivent être composées en harmonie avec le bâtiment principal ou l’existant.
Dans le périmètre de protection de Monuments Historiques inscrit sur le plan des servitudes, toute construction, démolition, transformation, modification d’aspect extérieur ou tout déboisement, doit être soumis à l’avis de l’architecte des bâtiments de France.
Les projets favorisant par leur architecture la mise en œuvre des objectifs de qualité environnementale sont privilégiés. Leur intégration doit tenir compte des qualités du tissu urbain dans lequel ils s’insèrent.
Les volumes sont simples, adaptés à la parcelle et respectent l’échelle des constructions environnantes. L’aspect des extensions doit être justifié en vue d’une cohérence de l’aspect général de la construction, de son environnement, ainsi que de la perception de l’espace public aux abords de bâtiments d’intérêt patrimonial.
Les projets favorisant l’utilisation de matériaux biosourcés, locaux et géosourcés sont privilégiés.
Les dispositifs visant l’exploitation des énergies renouvelables pourront être refusés sur tout ou partie du bâtiment si l’intérêt architectural ou patrimonial le justifie. Sur le bâti ancien, l’installation de panneaux de production électrique pour une consommation personnelle est à privilégier sur les volumes secondaires des habitations (véranda, carport, auvent, abri, etc.) de manière à conserver la couverture traditionnelle sur le volume principal.
C’est la construction, ses annexes et extensions qui s’adapteront au relief du terrain, et non l’inverse.
Les affouillements et exhaussements du sol sont autorisés s’ils répondent à l’une des conditions suivantes :
- Ils sont directement liés aux travaux de constructions et installations autorisées sur le terrain d’assiette du projet (ex : fondations, piscines…),
- Ils sont nécessaires au bon fonctionnement d’une activité autorisée sur le terrain d’assiette (raccordement d’une construction, réalisation d’un assainissement, etc.),
- Ils sont nécessaires à la réalisation d’un projet d’intérêt général,
- Ils sont liés au fonctionnement des réseaux (canalisations…) et des ouvrages techniques liés à la distribution de l’énergie, du gaz, des télécommunications (y compris haut débit), à la gestion des eaux pluviales, etc.,
- Ils sont nécessaires à la recherche archéologique.
Ces prescriptions peuvent ne pas s’appliquer dans le cas où le projet est soumis à des prescriptions relevant d’un Plan de Prévention des Risques qui nécessitent la réalisation de terrassements ou s’il répond à des objectifs de réduction de la vulnérabilité face aux risques.
LES TOITURES Les toitures des constructions nouvelles et des extensions doivent avoir une forme simple et adaptée à leur contexte. Des exceptions seront tolérées pour des constructions de nature exceptionnelle ou pour s’adapter aux caractéristiques spécifiques d’un terrain.
La couverture des constructions doit chercher à reproduire l’aspect et les tonalités dominantes des couvertures traditionnelles (cf. nuancier en annexes du présent document).
Les tuiles de teinte noire, gris anthracite ou ardoisée sont interdites.
Ponctuellement et pour s’harmoniser avec l’environnement immédiat, il pourra être autorisé l’utilisation d’autres matériaux traditionnels (type ardoise, lauze). L’utilisation du bois en toiture est autorisée.
Les autres matériaux de couverture devront être justifiés par l’exceptionnalité de la construction. Les matériaux innovants ou coloris inhabituels sont possibles s’ils répondent aux objectifs d’insertion architecturale et paysagère et pour des motifs écologiques, notamment liés à la transition énergétique.
Les toitures-terrasses sont admises à condition qu’elles présentent un relevé d’acrotère permettant de rendre invisible le matériau de couverture.
Les chiens assis, lucarnes et les fenêtres de toit sont autorisés. Ils seront de dimensions plus hautes que larges.
Les façades#
L’unité d’aspect des constructions doit être recherchée par un traitement cohérent de toutes les façades, y compris les façades arrière des constructions mais aussi dans le cas d’une extension de la construction existante.
Le choix de l’aspect et des teintes employées en façade doit être réfléchi de manière à s’harmoniser avec les enduits et couleurs des constructions alentours (ton terre local, beige, gris, ton pierre locale). D’autres teintes pourront être utilisées seulement pour mettre en valeur des volumes, des retraits ou au niveau de joints creux. Une harmonie des teintes, aspects des matériaux et ouvertures est obligatoire sur la totalité de la construction et des bâtiments annexes.
Les teintes vives et intenses qui peuvent générer un contraste important dans le paysage et menacer la cohérence avec les bâtiments environnants sont proscrites.
Les murs pignons et les soubassements peuvent être traités avec des matériaux différents sous réserve qu’ils s’harmonisent entre eux.
Les matériaux de remplissage (briques, parpaings, etc ...) destinés à être enduits ne pourront rester apparents.
LES CLOTURES Généralités
Les clôtures concourent beaucoup à l’ambiance urbaine ou rurale du site. Les clôtures ne sont pas obligatoires mais elles sont largement conseillées et souhaitées en milieu urbain.
Une attention particulière doit être apportée dans la conception et dans la réalisation des clôtures :
- en évitant la multiplicité des matériaux, - en recherchant la simplicité des formes et structures, - en tenant compte du bâti et du site environnant ainsi que des clôtures adjacentes, - en intégrant les coffrets, compteurs, boîtes aux lettres…
La clôture sera simple par ses matériaux et sa forme. Elle pourra reprendre des motifs traditionnels comme les murets ou encore les piquets de bois.
En milieu urbain, les clôtures dessinent l’alignement et participent à l’ambiance paysagère et architecturale d’un quartier. Elles accompagnent le style architectural des maisons ou du quartier et leur dessin est homogène dans les volumes et le rythme.
Dans les secteurs concernés par le risque inondation, l’édification des clôtures est soumise aux prescriptions des Plans de Prévention des Risques (les clôtures ne doivent pas constituer un obstacle à l’écoulement des eaux). L’édification des clôtures veillera aussi à respecter les prescriptions du règlement SPR (Site Patrimonial Remarquable).