Intitulé du document : II- 2. qualité architecturale, environnementale et paysagère
II-2.1.
Le projet justifie de sa bonne intégration architecturale dans le paysage bâti et naturel dans lequel il s’inscrit. En référence à l’article R 111-27 du code de l’urbanisme, les constructions et installations à édifier ou à modifier doivent participer, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou leur aspect extérieur, à l’intérêt et à la mise en valeur du caractère des lieux avoisinants, des sites, des paysages naturels ou urbains, et à la conservation des perspectives monumentales.
Pour les équipements d’intérêt collectifs et les services publics :
II-2.2. La construction est adaptée à la fonction et à l’usage de l’équipement et respecte le paysage bâti et naturel dans lequel il s’inscrit.
II-2.5. Les matériaux de couverture de la toiture en pentes sont :
- en tavaillons, en tuiles de teinte sombre (ral 7006 ou 7015) ou de type bac acier de teinte sombre à base de gris ou en zinc patiné.
II-2.6. La souche de cheminée :
- est habillée en bois, ou en cuivre, et a une proportion équivalente aux cheminées traditionnelles afin de conserver la cohérence d’ensemble,
- est unique et située dans le tiers supérieur de la toiture, près du faîtage, voire au sommet. Les conduits sont regroupés dans une souche unique, ou selon le cas, réalisés en plus un ou deux conduits simples en inox, ou en cuivre.
II-2.7. Les toitures plates sont végétalisées de pleine terre.
Toiture des constructions annexes :
II-2.8. Les matériaux de couverture de la toiture en pentes sont :
Toiture des constructions principales hors annexes :
- en tavaillons, en tôle plane à tasseaux, ou en tôle plane à joint debouts, ou de type bac acier de teinte sombre à base de gris ou en zinc patiné.
PLU Manigod#
II-2.3. L’orientation dominante du(es) faîtage(s) est dans le sens
Eclairage naturel :
de la ligne de plus grande pente du terrain concerné, sauf cas particulier lié à la nature de la construction ou à la
II-2.9. L’éclairage naturel est privilégié en pignons, puis en topographie du site.
façades latérales et ensuite par une verrière en toiture le cas échéant pour amener la lumière naturelle au coeur de
II-2.4. Les différentes constructions constituant l’exploitation l’édifice.
agricole peuvent être constituées de plusieurs types de matériaux, si l’aspect de l’ensemble bâti est avéré et s’intègre de manière satisfaisante dans son site paysager.
Galerie, coursives, garde-corps :
II-2.10. Les rambardes sont en bois :
- Le bois de structure a un aspect «équarri à la hache».
- soit restitués dans leur modénature d’origine,
Accès et stationnement :
- soit à barreaudage vertical entre deux lisses (formant «échelle»), les barreaux sont de section carrée,
II-2.16. Le revêtement des aires de stationnement et des chemins d’accès sont en matériaux perméables.
- soit à «échelle» raccourcie et «jupe» de planche.
Confort et bien-être :
- soit à palines simples. Deux palines sur le pignon peuvent recevoir un motif.
Matériaux :
II-2.11. L’ensemble des matériaux utilisés présente un aspect fini.
II-2.17. Pour répondre aux nouveaux modes de vie et d’habiter (confort moderne incluant le bien-être), il est possible de réaliser une liaison, entre deux édifices (une construction principale et un grenier ou deux constructions principales), à l’amont du tènement et jusqu’au premier tiers à laval desdites constructions.
II-2.12. L’utilisation de matériaux bruts présente une mise en oeuvre soignée.
II-2.13. Soubassement :
Lorsque les parties maçonnées :
II-2.18. Cette liaison, enterrée ou semi-enterrée, avec une toiture terrasse végétalisée de pleine terre et/ou avec toiture terrasse accessible en bois, comprend un seul niveau et une longueur maximum de façade de 10 m entre les deux constructions.
- sont en pierres, elles sont alors à joints secs, avec une mise
Le bâti identifié patrimonial au titre de l’article en oeuvre soignée, un appareillage et une dimension
L151-23 du CU :
des pierres, similaires à ceux utilisés par le bâti tradtionnel manigodin.
II-2.19. Chaque bâtiment patrimonial fait l’objet d’un diagnostic architectural en amont du dépôt de l’autorisation
- sont enduites, alors l’enduit est lisse et de teinte grège d’urbanisme. Ce diagnostic sur le bâti existant doit :
(BBAE98).
II-2.14. La Ruche * :
- effectuer son analyse typo-morphologiquede (rythme des
- Le bois de structure (et de bardage) est un bois local de travées de la ruche notamment).
type épicéa. Laisser le bois se patiner avec le temps, il deviendra marron/grisé avec le temps.
II-2.20. Tout projet de démolition est subordonné à l’obtention d’un Permis de Démolir.
II-2.21. Ces bâtiments peuvent faire l’objet d’un changement qui se patinera et deviendra marron/grisé avec le temps.
de destination, à condition que ce changement de destination ne compromette ni l’exploitation agricole ni la
II-2.26. Le sous-sol peut-être aménagé. Cet aménagement doit qualité paysagère du site.
respecter l’aspect initial du soubassement et de son ancrage dans le terrain naturel. L’utilisation des accès
II-2.22. Pour les maisons traditionnelles, les extensions sont possibles de plein-pieds existants est dans ce cas obligatoire. La (voir schémas pages suivantes), s’il est possible de compter création de nouveaux accès de plein-pieds pour accéder deux places de stationnements par logement existant ou à au sous-sol est interdite afin de ne pas modifier le terrain créer.
naturel. Si la création d’un accès est nécessaire, le justifier,
Ces extensions respectent les morphologies indiquées sur et il doit être le plus respectueux possible du terrain naturel.
les schémas page suivante, en respectant la ruche à deux ou trois travées du bâti patrimonial existant.
Si la ruche est complètement à reprendre, soit changer les madriers et les éléments en bois abîmés en partie, en les
II-2.27. Les murs de soubassement en pierres «tout venant» sont destinés à être enduit. L’enduit est de type enduit raclé «à fleur de pierres», de teinte grège (BBAE98).
mélangeant avec les éléments d’origine afin de retrouver une certaine homogénéité d’aspect avec le temps, soit reprendre la ruche complètement. Dans tous les cas, les
Le chalet d’alpage identifié au titre de l’article L122-11.3° du CU :
nouveaux madriers sont de type «équarris à la hâche» pour leur conserver un aspect rustique et non industriel.
II.2.28. La restauration ou la reconstruction d’anciens chalets d’alpage sont autorisées, ainsi que les extensions limitées
II-2.23. Pour les greniers et les granges, les extensions sont possibles dans la continuité du faîtage à l’amont. Le bois est de type sciée à la main pour le bardage et de type équarri à la hache pour le bois de structure.
dans un objectif de protection et de mise en valeur du patrimoine montagnard et lorsque la destination est liée à une activité professionnelle saisonnière. L’autorisation est délivrée par l’autorité administrative compétente de l’Etat après avis de la commission départementale de la
II-2.24. La rénovation/réhabilitation respecte la morphologie et les caractéristiques du bâti existant identifié patrimonial (trame, hauteur, ruche - à deux ou trois travées, pente de préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers et de la commission départementale de la nature, des paysages et des sites.
toit, section des bois - madriers et bardage et les accès par niveau au bâtiment).
II.2.29. Lorsque les chalets d’alpage, existants ou anciens, ne sont pas desservis par les voies et réseaux, ou lorsqu’ils sont
II-2.25. Le nouveau bois inséré est du bois local de la même essence et de la même section que le bois existant. Il peut être traité par un badigeon d’un mélange d’huile de lin et d’essence de térébenthine (propriétés insecticides et fongicides), afin de conserver la teinte uniforme au bois desservis par des voies qui ne sont pas utilisables en période hivernale, l’autorisation, qui ne peut être qu’expresse, est subordonnée à l’institution, par l’autorité compétente pour délivrer le permis de construire ou prendre la décision sur la déclaration préalable, d’une servitude administrative, publiée au fichier immobilier, interdisant l’utilisation du bâtiment en période hivernale ou limitant son usage pour tenir compte de l’absence de réseaux. Cette servitude précise que la commune est libérée de l’obligation d’assurer la desserte du bâtiment par les réseaux et équipements publics. Lorsque le terrain n’est pas desservi par une voie carrossable, la servitude rappelle l’interdiction de circulation des véhicules à moteur édictée par l’article L. 362-1 du code de l’environnement.
zone
A
II.2.30. Schémas#
Ruches à deux travées (A)
Ruche à deux travées
Ruche à trois travées
Ruches à trois travées
(B)
Source : «Les types de l’Architecture Tradionnelle des Alpes du Nord» (Bernard Duprat & Michel Paulin)
II- 3. traitement environnemental et paysager des espaces non bâtis et des abords des constructions#
Pour les constructions d’habitation existantes non liées à l’activité agricole :
Annexe - Serre :
Plantation :
II-3.1. Un arbre isolé caduque près du bâti, un bosquet (pour s’isoler du voisinage), des arbres fruitiers et un potager sont attendus.
II-3.8. Elle est de type serre de jardin en métal ou en bois avec des panneaux transparents de type verre.
II-3.9. Elle est démontable et à proximité immédiate du bâti principal, elles font maximum 750 x 500 cm.
Annexe - Rucher :
II-3.2. Voir la liste des essences autorisées page suivante.
II-3.10. Il est démontable en bois,
II-3.3. Le tènement où est situé la construction est principalement en prairie.
Clôture :
II-3.4. Les clôtures ne sont pas dans la tradition montagnarde manigodine.
II-3.11. Il reçoit 12 ruches maximum.
Annexe - Piscine :
II-3.12. Elle est :
- de type piscine naturelle
II-3.5. Celles nécessaires au bon fonctionnement de l’activité agricole sont de type agricole : des poteaux bois et du fil.
- à proximité immédiate du bâti principal
II-3.6. Celles pour protéger un potager, un verger, ou les abords
- intégrée harmonieusement dans le paysage montagnard immédiat d’une construction sont simple et en bois local : poteaux avec planches ajourées, dites «fascine», laissées
Annexe - Cabane :
naturelles.
II-3.13. Elle est démontable, de 5 m2 maximum et à proximité
II-3.7. Si elles sont indispensables, veiller à ce que l’implantation immédiate de la construction principale.
des clôtures laisse une bonne visibilité à la circulation publique, en particulier à la proximité des carrefours.
Essences d’arbres
Sorbier des oiseleurs
Cornouiller sanguin
résistantes)
Erable champêtre (Acer campestre)
Saule marsault (Salix caprea)
Erable Plane (Acer platanoides)
Erable sycomore (Acer pseudoplatanus)
Aulnes (Alnus viridis, glutinosa, incana)
(Sorbus aucuparia) Alisier torminal (Sorbus Torminalis) Tilleul à petites feuilles (Tilia Cordata)
Essences d’arbustes
Amélanchier (Amélanchier ovalis) Argousier
(Cornus sanguinea)
Fusain d’europe (Euonymus europaeus)
Argousier (Hippophae rhamnoides)
Houx (Ilex aquifolium)
Cassissier (Ribes nigrum)
Cytise (Laburnum anagyroides)
Groseiller rouge (Ribes rubrum)
Groseiller à maquereaux (Ribes uva crispa)
Saule arbustif pourpre (Salix purpurea)
Saule marsault (Salix caprea)
Saule osier (Salix vinimalis)
Sureau noir
Bouleau commun (Betula pendula)
(Hippophae rhamnoides) Epine vinette
Eglantier des Alpes (Rosa canina)
(Sambucus nigra) Sureau rouge
Charme commun (Carpinus betulus)
(Berberis vulgaris) Charmille
Framboisier (Rubus ideaus)
(Sambucus racemosa) Viorne lantane
Hêtre
(Carpinus betulus)
Nerprun
(Viburnum lantana)
(Fagus sylvatica) Merisier
Genévrier (Juniperus communis)
(Rhamnus cathartica) Bourdaine
Viorne obier (Viburnum opulus)
(Prunus avium)
Aubépine blanche
(Rhamnus frangula)
If
Prunellier (Prunus spinosa)
(Crataegus laevigata et monogyna)
Noisetier (Corylus avellana)
(Taxus baccata)
Alisier Blanc (Sorbus aria)
Cornouiller mâle (Cornus mas)
Rosier rugueux (Rosa - variétés