L’emprise au sol correspond à la projection verticale du volume de la construction, tous débords et surplombs inclus. Toutefois, les ornements tels que les éléments de modénature et les marquises sont exclus, ainsi que les débords de toiture lorsqu’ils ne sont pas soutenus par des poteaux ou des encorbellements.
Extension
L’extension consiste en un agrandissement de la construction existante présentant des dimensions inférieures à celle-ci. L’extension peut être horizontale ou verticale (par surélévation, excavation ou agrandissement), et doit présenter un lien physique et fonctionnel avec la construction existante.
Façade
Les façades d’un bâtiment ou d’une construction correspondent à l’ensemble de ses parois extérieures hors toiture. Elles intègrent tous les éléments structurels, tels que les baies, les bardages, les ouvertures, l’isolation extérieure et les éléments de modénature.
Gabarit
Le gabarit désigne l’ensemble des plans verticaux, horizontaux ou obliques constituant la forme extérieure de la construction. Il résulte de la combinaison des règles de hauteur, de prospects et d’emprise au sol.
Cette définition reprend les termes de l’article R*420-1 du code de l’urbanisme qui s’appliquait uniquement au livre IV dudit code. On notera que les installations techniques qui font partie intégrante des constructions et participent de leur volume général, tels que les ascenseurs extérieurs, sont donc à comptabiliser dans leur emprise.
Extension
L’élément essentiel caractérisant l’extension est sa contiguïté avec la construction principale existante. Sont considérées comme contiguës les constructions accolées l’une avec l’autre. L’extension doit également constituer un ensemble architectural avec la construction principale existante. Le lien physique et fonctionnel doit être assuré soit par une porte de communication entre la construction existante et son extension, soit par un lien physique (par exemple dans le cas d’une piscine ou d’une terrasse prolongeant le bâtiment principal)
La présente définition permettra notamment aux auteurs de PLU(i) d’édicter des règles distinctes entre les constructions principales, les extensions et les annexes.
Il conviendra d’apporter une attention particulière à ce qui peut être qualifié d’annexe ou d‘extension et aux règles qui s’y attachent, dans le cadre de l’instruction relative à l’application du droit des sols.
Façade
Cette définition vise à intégrer les dimensions fonctionnelles, et esthétique d’une façade, le règlement du PLU(i) permettant d’encadrer les dispositions relatives à l’aspect extérieur des constructions, ainsi qu’aux ouvertures pratiquées en façade et aux ouvrages en saillie (balcons, oriels, garde-corps, cheminées, canalisations extérieures …).
Les éléments de modénatures tels que les acrotères, les bandeaux, les corniches, les moulures décoratives ou fonctionnelles, les bordures, les chambranles ou marquises sont constitutifs de la façade.
L’application de cette définition ne remet pas en cause les dispositions des articles L111-16 et L111-17 du code de l’urbanisme qui permettent aux PLU de s’opposer à l'utilisation de l’isolation extérieure (réalisée par des matériaux renouvelables ou par des matériaux ou procédés de construction) dans les sites patrimoniaux remarquables, en sites inscrits ou classés, à l'intérieur du cœur d'un parc national, sur les monuments historiques et dans leurs abords, et dans les périmètres dans lesquels les dispositions de l'article L. 111-16 s’appliquent.
Gabarit
La notion de gabarit s’entend comme la totalité de l’enveloppe d’un bâtiment, comprenant sa hauteur et son emprise au sol.
Le gabarit permet d’exprimer la densité en termes volumétriques, en définissant des formes bâties conformes aux limites de dimensions que doivent respecter les édifices dans une zone donnée. Il peut ainsi être utilisé pour octroyer des bonus de constructibilité.
Parcelle n°794 section cadastrale OD
2- L’Aubergerie
Hangard en pierre Emprise au sol = 235 m²
Parcelle n°794 section cadastrale OD
PLAN LOCAL D’URBANISME DE MECE 3- La Jeudonnière
Atelier et étable Emprise au sol = 135 m²
Parcelle n°872 section cadastrale OD
4- La Jeudonière
Ancienne étable Emprise au sol = 95 m²
Parcelles n°1107 et 1104 section cadastrale OD
5- Les petites Deroiries
Atelier et ancienne étable Emprise au sol = 180 m²
Parcelles n°1220 section cadastrale OA
PLAN LOCAL D’URBANISME DE MECE 6- La Bourgonnière
Ancienne étable Emprise au sol = 174 m²
Parcelle n°1125 section cadastrale OD
7- La Cotardière
Ancienne étable Emprise au sol = 187 m²
Parcelles n°412 section cadastrale OA
8- La Goberie
Ancienne étable Emprise au sol = 121 m²
Parcelle n°460 section cadastrale OD
PLAN LOCAL D’URBANISME DE MECE 9- Janouse Ancienne étable Emprise au sol = 183 m² Parcelle n°416 section cadastrale OD
10- La Chéderie Ancienne grange en pierre = 120m² environ Parcelle n°28 section cadastrale 0C
PLAN LOCAL D’URBANISME DE MECE 11- La Morinière Ancienne étable Emprise au sol = 112 m² Parcelle n°241 section cadastrale OD
12- Le Boulay Ancienne étable Emprise au sol = 151 m² Parcelle n°7 section cadastrale OC
PLAN LOCAL D’URBANISME DE MECE 13- La Petite Malnoë Ancienne étable Emprise au sol = 247 m² Parcelle n°59 section cadastrale OC
14- La Vairie Ancienne étable Emprise au sol = 247 m² Parcelle n°419 section cadastrale OC
PLAN LOCAL D’URBANISME DE MECE 15- La Vairie Ancienne étable Emprise au sol = 201 m² Parcelle n°423 section cadastrale OC
16 – Le Rocher Goupil Grange Emprise au sol = 86 m² Parcelle n°590 section cadastrale OC
PLAN LOCAL D’URBANISME DE MECE 17- L’Anerie
Ancienne étable Emprise au sol = 102 m²
Parcelle n° 1020 section cadastrale OA
REGLEMENT LITTERAL
18-L’Anerie Ancienne étable Emprise au sol = 214 m² Parcelle n°1034 section cadastrale OA
PLAN LOCAL D’URBANISME DE MECE 19-La Tiercinière Ancien cellier Emprise au sol = 142 m² Parcelle n°1192section cadastrale OA
20-La Guerchais Ancienne étable Emprise au sol = 105 m² Parcelle n°21 section cadastrale OD
PLAN LOCAL D’URBANISME DE MECE 21-La Goberie
Ancienne étable Emprise au sol = 118 m²
Parcelle n°928 section cadastrale OD
AVRIL 2016
QUERE Emmanuel GESLIN Julien
Liste des plantes vasculaires invasives de Bretagne
Antenne de Bretagne
Liste des plantes vasculaires invasives de Bretagne
2016
Rédaction : Quéré Emmanuel – CBN de Brest Geslin Julien– CBN de Brest Contributions et relecture : Colasse Vincent – CBN de Brest Glemarec Erwan – CBN de Brest Guillevic Yvon (Botaniste – membre du Conseil scientifique du CBNB) Hardegen Marion – CBN de Brest Haury Jacques (Agrocampus Ouest) Laurent Elise – CBN de Brest Lieurade Agnès – CBN de Brest Magnanon Sylvie – CBN de Brest Masson Gaëtan – CBN de Brest Photographie de couverture : Myriophyllum aquaticum – CBN de Brest (Loïc Ruellan)
Ce document doit être référencé comme suit : QUERE E., GESLIN J., 2016 - Liste des plantes vasculaires invasives de Bretagne. DREAL Bretagne, Région Bretagne. Conservatoire botanique national de Brest, 27 p. + annexes
Sommaire
Préambule
6
L’élaboration de la liste : contexte et méthodologie
7
Définitions
8
Clé pour l’intégration des espèces végétales dans des listes de plantes
14 invasives avérées, invasives potentielles ou à surveiller
Présentation de la liste des plantes invasives de Bretagne
18
Conclusion et perspectives
25
Bibliographie
26
Annexes
Préambule
Les échanges commerciaux ainsi que les déplacements des hommes et des animaux, qu’ils empruntent les voies maritimes, fluviales ou terrestres, entraînent l’introduction volontaire ou involontaire d’espèces animales et végétales exogènes. Dans la mesure où ces phénomènes de migrations interviennent partout dans le monde, une espèce dite « autochtone » ou « indigène » à un endroit donné de la planète, est nécessairement considérée comme « allochtone » ou « exogène » à un autre endroit de la planète1 (sauf si l’espèce est naturellement cosmopolite).
Lorsqu’elles sont introduites dans une région étrangère à leur aire de répartition naturelle, la plupart de ces espèces allochtones ne se maintiennent pas, n’étant pas capables de supporter des contextes écologiques et climatiques différents de ceux qui prévalent dans leur aire d’origine. D’autres, en revanche, sont capables de se naturaliser et de s’incorporer durablement aux communautés animales ou végétales locales. Certaines de ces espèces naturalisées (1 pour 1000 en moyenne selon Williamson, 1996) sont capables de développer un caractère envahissant, c’est-à-dire de former des populations parfois très denses, se dispersant massivement sans intervention directe de l’être humain, s’étendant rapidement dans les milieux naturels et pouvant alors entrer en concurrence avec la flore et la faune locale.
Les invasions biologiques peuvent aussi créer des dommages à la santé humaine (diffusion de pollens allergisants par exemple) et avoir localement des conséquences économiques importantes (en zone agricole ou en milieu aquatique notamment). Cependant, c’est bien parce qu’elles constituent l’une des causes majeures d’érosion de la biodiversité que ces espèces dites invasives (espèces exogènes réalisant une invasion biologique avec un impact avéré ou potentiel) font désormais partie des préoccupations des acteurs de l’aménagement du territoire et de la gestion des milieux naturels.
C’est dans ce contexte que les Conservatoires botaniques nationaux sont missionnés par leurs différents partenaires publics (Ministère en charge de l’environnement et ses délégations régionales, Régions, Départements, notamment) pour, notamment :
- assurer une veille sur la répartition générale des plantes invasives à l’échelle de leur territoire d’agrément 2
- proposer et tenir à jour des listes d’espèces invasives permettant d’appuyer et d’orienter les politiques publiques relatives à la conservation de la biodiversité : définir les espèces nécessitant des mesures de gestion, de réglementation, et/ou des mesures d’information et de prévention visant à freiner leur extension3 ; hiérarchiser les priorités d’intervention vis à vis des espèces invasives, en accord avec les comités régionaux de suivi des espèces invasives quand ils existent.
1 Ces termes font référence au « statut d’indigénat », notion précisée ci-après, notamment par des définitions données en annexe. L’attribution d’un « statut d’indigénat » à un taxon de la flore d’un territoire donné repose en grande partie sur sa date d’arrivée sur ce territoire (avant ou après 1 500 ans après J.C., date approximative de la découverte des Amériques et du développement des transports inter-continentaux de végétaux) et / ou sur la durée de son observation dans une même station au sein de ce territoire (plus ou moins 10 ans d’observation consécutive). Ces chiffres, fréquemment cités dans la littérature, doivent être pris à titre indicatif ; il est en effet très rare de connaître avec exactitude l’histoire précise de l’arrivée des taxons dans un territoire donné. 2 Le territoire d’agrément du CBN de Brest comprend les régions Basse-Normandie, Bretagne et Pays de la Loire (Sarthe exceptée) 3 A cet égard, la constitution de réseaux d’alerte et de prévention sur les plantes invasives, doit permettre d’informer de manière réactive et concrète les structures opérationnelles compétentes pour intervenir sur les risques de dissémination de nouvelles espèces invasives
Elaboration de la liste : contexte et méthodologie
Une première liste des plantes invasives de Bretagne a été réalisée en 2011 (Quéré, 2011) dans le cadre d’un partenariat entre le Conservatoire botanique national de Brest et le CSRPN de Bretagne.
Le CBN de Brest, dans le cadre de sa mission publique relative à la connaissance de la flore et des habitats de Basse-Normandie, Bretagne et des Pays de la Loire, a procédé, en 2016, à la mise à jour de cette liste, présentée ici. La méthode adoptée pour la constitution et la mise à jour de la liste des plantes vasculaires invasives de Bretagne s’inscrit dans un cadre inter-régional ; les listes de Bretagne, de Basse-Normandie et des Pays de la Loire ayant, par souci de cohérence, été élaborées de manière concertée et révisées simultanément.
Cette méthode, détaillée dans un document technique du CBN de Brest (Lacroix et al., 2007 ; 2011 ; Geslin et al., 2016), et dont les principaux traits sont exposés ci-après, s’appuie sur : - une synthèse des données de répartition des plantes vasculaires4 des régions Basse-Normandie,
Bretagne et Pays de la Loire, par exploitation de la base de données Calluna du CBN de Brest et par interrogation du réseau d’observateurs du Conservatoire, - une définition (voir Geslin et al., 2008 ; 2011) et une analyse du « statut d’indigénat » de l’ensemble des taxons connus sur ce territoire inter-régional, afin de séparer les taxons indigènes ou assimilés indigènes (voir ci-après) des taxons non indigènes au territoire, - une évaluation (à dire d’expert) des atteintes causées par ces espèces aux habitats ou aux communautés végétales des trois régions concernées, ainsi que des tendances observées en termes d’extension d’aire et de transformation des milieux naturels impactés, - une analyse de la bibliographie et de bases de données internationales en ligne (voir références à la fin du document) permettant d’identifier l’existence d’un éventuel caractère envahissant chez les plantes ainsi qualifiées d’exogènes sous des climats et dans des contextes écologiques similaires à ceux qu’on observe dans le nord-ouest de la France.
A l’issue de la synthèse des données et éléments bibliographiques nécessaires, une clé de détermination dichotomique a été élaborée. Son emploi permet de classer les différents taxons exogènes dans différentes catégories, en fonction de leur statut d’invasivité. Cette clé, ainsi que les définitions sur les termes employés, sont présentées ci-après.
La nomenclature utilisée dans ce document utilise les noms de référence du CBN de Brest, sauf mention contraire (correspondance avec le référentiel national Taxref V.7).
4 La connaissance des taxons de flore non vasculaire est, dans ces régions, actuellement trop lacunaire pour pouvoir envisager une telle analyse.
Définitions
NB : les termes cités dans le texte et affectés d’un astérisque * concernent la notion d’indigénat ; ils sont définis en annexe.
En préambule aux définitions des catégories d’invasives, on fera les remarques et précisions suivantes : - le caractère envahissant d’un taxon exogène à l’échelle d’un territoire donné est par définition non figé : une plante peut en effet ne pas présenter durant une certaine période ce caractère puis « basculer » à un moment dans la catégorie des exotiques envahissantes, l’inverse étant également possible. - on considère qu'une plante (non indigène) présente un caractère envahissant avéré lorsqu'elle forme dans plusieurs sites des populations denses, bien installées, et qu'elle montre une dynamique d’extension rapide à l’échelle du territoire considéré. - on considère qu’une plante (non indigène) présente une tendance au développement d’un caractère envahissant lorsqu’elle forme dans quelques sites des populations denses (mais non encore stabilisées), ce qui laisse craindre une dynamique d’extension rapide. - on considère qu’une plante cause des problèmes graves à la santé humaine lorsqu’il existe des données montrant qu’elle produit un pollen hautement allergène, qu’elle provoque des allergies ou lésions cutanées par contact, ou que sa toxicité présente un danger considérable pour la santé de la population humaine. - on considère qu’une plante cause des préjudices à certaines activités économiques lorsqu’elle se répand massivement et cause des dégâts dans les milieux agricoles et sylvicoles, dans le réseau hydrographique, et perturbe les activités nautiques, ou encore si elle porte atteinte aux constructions et à leur sécurité, etc. - on considère qu’une plante non indigène porte atteinte à la biodiversité lorsqu’elle concurrence des espèces indigènes ou qu’elle produit des changements significatifs de composition, de structure et/ou de fonctionnement des écosystèmes.
Invasive avérée : Plante non indigène* ayant, dans son territoire d’introduction, un caractère envahissant avéré5 et ayant un impact négatif sur la biodiversité et/ou sur la santé humaine et/ou sur les activités économiques
Sont retenues parmi les invasives avérées, les plantes exogènes suivantes :
1. les plantes naturalisées* ou en voie de naturalisation* présentant actuellement dans le territoire considéré un caractère envahissant avéré à l’intérieur de communautés végétales naturelles ou semi-naturelles, et concurrençant des espèces indigènes ou produisant des changements significatifs de composition, de structure et/ou de fonctionnement des écosystèmes (on parle alors d’espèces transformatrices).
(Catégorie IA1)
2. les plantes naturalisées* ou en voie de naturalisation*, ayant actuellement un caractère envahissant avéré dans le territoire considéré en milieu naturel ou semi-naturel, ou en milieu fortement anthropisé (décombres, bords de routes, etc.), et causant des problèmes graves à la santé humaine.
(Catégorie IA2)
3. les plantes naturalisées* ou en voie de naturalisation* présentant actuellement dans le territoire considéré un caractère envahissant avéré à l’intérieur de communautés végétales naturelles ou semi-naturelles, et causant des préjudices à certaines activités économiques.
(Catégorie IA3)
Sources : Cronk & Fuller, 1996 in S. Müller (2004), Köhler et col. (2005), Pysek et al., 2004 in Meerts et col.(2004), A. Aboucaya, (1999), modifiés ; Wittenberg, (2005).
Selon les régions, les contextes et l’état d’avancement des connaissances, ont été distinguées au sein de cette catégorie (suivant Richardson et al. 2005) des invasives avérées installées qui sont présentes depuis plusieurs années sur le territoire considéré et dont les localités sont très nombreuses et des invasives avérées émergeantes, arrivées plus récemment sur le territoire (dynamique de colonisation du territoire en cours) au caractère envahissant et aux impacts bien identifié, dont on découvre régulièrement de nouvelles stations mais encore en nombre relativement limité.
5 C’est à dire montrant une dynamique d’extension rapide du fait d’une reproduction sexuée ou d’une multiplication végétative intenses, et formant localement, notamment dans les milieux naturels ou semi-naturels, des populations denses et bien installées
Invasive potentielle : Plante non indigène* présentant actuellement une tendance au développement d’un caractère envahissant6 à l’intérieur de communautés naturelles ou seminaturelles et dont la dynamique à l'intérieur du territoire considéré et/ou dans des régions limitrophes ou climatiquement proches, est telle qu'il existe un risque de la voir devenir à plus ou moins long terme une invasive avérée. A ce titre, la présence d’invasives potentielles sur le territoire considéré justifie une forte vigilance et peut nécessiter la mise en place rapide d’actions préventives ou curatives.
Sont retenues parmi les invasives potentielles les plantes exogènes suivantes :
1. les plantes non signalées à l’état sauvage dans le territoire considéré (pouvant néanmoins être cultivées), mais déterminées comme invasives avérées dans un département directement limitrophe et qui présentent un risque d’apparition prochaine du fait de leur dynamique d’extension.
(Catégorie IP1)
2. les plantes naturalisées* ou en voie de naturalisation* montrant actuellement dans le territoire considéré un caractère envahissant avéré uniquement à l’intérieur de communautés végétales fortement anthropisées (décombres, bords de routes, etc.), et qui présentent un caractère envahissant (avec impact sur la biodiversité locale) à l’intérieur de communautés végétales naturelles ou semi-naturelles ailleurs dans le domaine biogéographique atlantique ou ailleurs dans le monde dans une aire climatique proche, au climat tempéré (océanique ou continental), ou subtropical (dont méditerranéen).
(Catégorie IP2)
3. les plantes accidentelles*, naturalisées* ou en voie de naturalisation* qui présentent actuellement dans le territoire considéré une tendance au développement d’un caractère envahissant en milieu naturel ou semi-naturel, ou en milieu fortement anthropisé (écombres, bords de routes, etc.) et qui causent des problèmes graves à la santé humaine.
(Catégorie IP3)
4. les plantes accidentelles* montrant dans le territoire considéré une tendance au développement d’un caractère envahissant à l’intérieur de communautés végétales naturelles ou semi-naturelles, et qui présentent un caractère envahissant (avec impact sur la biodiversité locale) à l’intérieur de communautés végétales naturelles ou semi-naturelles ailleurs dans le domaine biogéographique atlantique ou ailleurs dans le monde dans une aire climatique proche, au climat tempéré (océanique ou continental), ou subtropical (dont méditerranéen).
(Catégorie IP4)
5. les plantes naturalisées* ou en voie de naturalisation* présentant dans le territoire considéré une tendance au développement d’un caractère envahissant à l’intérieur de communautés végétales naturelles ou semi-naturelles et semblant pouvoir porter atteinte à la biodiversité locale.
(Catégorie IP5)
Sources : Cronk & Fuller, 1996 in S. Müller (2004), Köhler et col. (2005), Pysek et al., 2004 in Meerts et col., 2004,
A. Aboucaya, (1999), modifiés ; Wittenberg, 2005.
6 C’est à dire qu’elle forme dans quelques sites des populations denses (mais non encore stabilisées), ce qui laisse craindre une dynamique d’extension rapide
A surveiller : Dans les milieux naturels ou semi-naturels, une plante à surveiller est une plante non indigène* ne présentant actuellement pas (ou plus) de caractère envahissant avéré ni d’impact négatif sur la biodiversité dans le territoire considéré mais dont la possibilité de développer ces caractères (par reproduction sexuée ou multiplication végétative) n’est pas totalement écartée, compte tenu notamment du caractère envahissant de cette plante et des impacts sur la biodiversité dans d’autres régions. La présence de telles plantes sur le territoire considéré, en milieux naturels ou anthropisés, nécessite une surveillance particulière, et peut justifier des mesures rapides d’intervention.
Sont retenues parmi les plantes à surveiller les plantes exogènes suivantes :
1. les plantes accidentelles*, naturalisées* ou en voie de naturalisation* ne montrant actuellement pas de tendance au développement d’un caractère envahissant dans le territoire considéré (pas de développement en population dense dans au moins un site, ni de dynamique d’extension rapide) en milieu naturel ou semi-naturel, ou en milieu fortement anthropisé (décombres, bords de routes, etc.), mais dont on sait qu’elles causent des problèmes graves à la santé humaine.
(Catégorie AS1)
2. les plantes naturalisées* ou en voie de naturalisation* présentant actuellement dans le territoire considéré un caractère envahissant uniquement à l’intérieur de communautés végétales fortement anthropisées (décombres, bords de routes, etc.), mais n’étant pas considérées comme invasives à l’intérieur de communautés végétales naturelles ou semi-naturelles ailleurs dans le domaine biogéographique atlantique ou ailleurs dans le monde dans une aire climatique proche, au climat tempéré (océanique ou continental), ou subtropical (dont méditerranéen).
(Catégorie AS2)
3. les plantes accidentelles* présentant dans le territoire considéré une tendance au développement d’un caractère envahissant à l’intérieur de communautés végétales naturelles ou semi-naturelles, et n’étant pas considérées comme invasives à l’intérieur de communautés végétales naturelles ou semi-naturelles dans le domaine biogéographique atlantique ou ailleurs dans le monde dans une aire climatique proche, au climat tempéré (océanique ou continental), ou subtropical (dont méditerranéen).
(Catégorie AS3)
4. les plantes accidentelles*, naturalisées* ou en voie de naturalisation* en milieu naturel ou semi-naturel, ou en milieu fortement anthropisé (décombres, bords de routes, etc.) ne présentant pas actuellement de tendance au développement d’un caractère envahissant (pas de développement en population dense dans au moins un site, ni de dynamique d’extension rapide) dans le territoire considéré, mais ayant présenté par le passé un caractère envahissant (avec impact sur la biodiversité) dans le territoire considéré, et aujourd’hui intégré sans dysfonctionnement aux communautés indigènes.
(Catégorie AS4)
5. les plantes accidentelles*, naturalisées* ou en voie de naturalisation* ne présentant pas (ou plus) actuellement de tendance au développement d’un caractère envahissant dans le territoire considéré (pas de développement en population dense dans au moins un site, ni de dynamique d’extension rapide), mais étant considérées comme invasives avérées (envahissantes avec impact sur la biodiversité) ailleurs dans le domaine biogéographique atlantique ou ailleurs dans le monde dans une aire climatique proche, au climat tempéré (océanique ou continental), ou subtropical (dont méditerranéen) à l’intérieur de communautés végétales naturelles ou semi-naturelles.
(Catégorie AS5)
6. les plantes accidentelles*, naturalisées* ou en voie de naturalisation* présentant dans le territoire considéré une tendance au développement d’un caractère envahissant à l’intérieur de communautés végétales fortement influencées par l’homme (décombres, bords de routes, etc.), et étant considérées comme invasives (envahissantes et portant atteinte à la biodiversité locale) ailleurs dans le domaine biogéographique atlantique ou ailleurs dans le monde dans une aire climatique proche, au climat tempéré (océanique ou continental), ou subtropical (dont méditerranéen) à l’intérieur de communautés végétales naturelles ou semi-naturelles.
(Catégorie AS6)
Sources : Cronk & Fuller, 1996 in S. Müller (2004), Köhler et col. (2005), Pysek et al., 2004 in Meerts et col., 2004, A. Aboucaya, (1999), modifiés ; Wittenberg, 2005.
Récapitulatif : classement des plantes invasives selon les catégories « invasives avérées », « invasives potentielles » et « plantes à surveiller »
Situation de la plante sur le territoire considéré
Catégorie de la plante
Plante exogène absente du territoire à l’état sauvage mais
- considérée comme invasive avérée dans un département limitrophe ……………………….. Invasive Potentielle IP1
- non considérée comme invasive avérée dans un territoire limitrophe ……………………….. Non invasive
-
Plante indigène (même pouvant faire localement l’objet de phénomènes de
- prolifération) ………………………………………………………………………………………………………………… Non invasive
Plante exogène causant des problèmes graves à la santé humaine
- ayant un caractère envahissant avéré ………………………………………………………………………… Invasive avérée
IA2
- ayant une tendance à montrer un caractère envahissant …………………………………………… Invasive potentielle IP3
- n’ayant pas de tendance au développement d’un caractère envahissant …………………… A surveiller
AS1
Plante exogène ayant un caractère envahissant avéré en milieu naturel ou semi-naturel et
- portant atteinte à la biodiversité ………………………………………………………………………………… Invasive avérée
IA1
- causant des problèmes à des activités économiques …………………………………………………. Invasive avérée
IA3
Plante exogène ayant un caractère envahissant uniquement en milieu fortement influencé par l’homme (remblais, décombres,…) :
- si un impact sur la biodiversité est connu dans des milieux naturels d’autres régions du monde (à climat proche) …………………………………………………………………………………………. Invasive potentielle
IP2
- si un impact sur la biodiversité n’est pas connu dans des milieux naturels d’autres
A surveiller régions du monde (à climat proche) ……………………………………………………………………………..
AS2
Plante exogène ayant une tendance à montrer un caractère envahissant uniquement en milieu fortement influencé par l’homme (remblais, décombres,…) :
- si un impact sur la biodiversité est connu dans des milieux naturels d’autres régions A surveiller
AS6 du monde (à climat proche) ………………………………………………………………………………………….
- si un impact sur la biodiversité n’est pas connu dans des milieux naturels d’autres
Non invasive (sans risque à priori pour les régions du monde (à climat proche) …………………………………………………………………………….. milieux naturels)
-
Plante exogène ayant une tendance à montrer un caractère envahissant en milieu naturel ou semi-naturel :
- Plante naturalisée ou en voie de naturalisation …………………………………………………………. Invasive potentielle IP5